mercredi 20 mars 2019

Qu'en sera-t-il..?

Embrayons sur le titre de cet article : https://www.lesechos.fr/22/11/2018/lesechos.fr/0600188814014_pourquoi-l-esperance-de-vie-progresse-moins-vite-en-france.htm.
Et ajoutons une hypothèse d'explication à celles qu'il comporte. 
Plus particulièrement dans le chapitre intitulé «Infarctus et AVC».

La consommation de vin en France a connu son apogée de 1957 à 1963 et cette période se présente visuellement comme un plateau sommital "en dents de scie".
C'est à partir de 1963 qu'il y a eu régression quasi-continue : voir tableau ci-dessous portant sur la consommation des "15 ans et +" de 1961 à 2015.

Pour des raisons culturelles et d'éloignement des lieux de production, cette consommation est essentiellement le fait de la France métropolitaine.
Prenons donc le second tableau de ce document : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2554599?sommaire=1912926.
Il ne comporte pas de colonne "à 15 ans", c'est donc, pour nous éloigner le moins possible de cet âge, celle "à 20 ans" que nous allons utiliser pour nous livrer (en "unisexe") à certains calculs.

Espérance de vie à 20 ans pour une femme en 1963 : 56 ans.
Pour un homme : 49,7 ans.
"Unisexe" : 49,7 + 56,1 = 105,8 ÷ 2 = 52,9 ans
Donc (en 1963) durée entière : 20 (déjà accomplis) + 52, 9 (à venir) = 72,9.
Une personne âgée de 20 ans en 1963 pouvait donc, en moyenne, espèrer une durée totale de vie égale à 72,9
ans. 
45 années plus tard, en 2008, parvenue à l'âge de 65 ans, son espérance de vie est de 22,5 ans si c'est une femme, 18,3 ans si c'est un homme. 
Moyenne "unisexe" : 18,3 + 22,5 = 40,8 ÷ 2 = 20,4.
Espérance de durée "unisexe" totale de vie en 2008 : 65 + 20,4 = 85,4 ans.
Donc, de 1963 à 2008, gain d'espérance de vie : 85,4 - 72,9 = 12.5 ans.

Et maintenant, refaisons les mêmes calculs mais concernant, cette fois-ci, une personne ayant fêté son 20ème anniversaire 10 ans plus tard : en 1973.
50,8 + 57,9 = 54,35 + 20 = 74,35 - 65 = 9,35
45 ans après, en 2018
19,4 + 23,2 = 42,6 ÷ 2 = 21,3
21,3 - 9,35 = 11.95 ans.

Atténuation du gain d'espérance de vie à 65 ans : 12,5 - 11,95 = 0.55 an.
Avec conséquence statistique sur l'espérance de vie à la naissance, du moins selon cette enquête :  https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/02/19/pourquoi-l-esperance-de-vie-des-francais-plafonne_5425324_1650684.html.
0,55 an = + de 200 jours !
Soit en moyenne : 20 jours par an !
- 0,55 ÷ 12, 5 = - 4,4%.
Un taux négatif à rapprocher probablement de celui du nombre de consommateurs réguliers de 1963 à 1973.
Sachant que cette décroissance a été, par la suite, l'objet d'une importante accélération, qu'en sera-t-il dans l'avenir des personnes ayant eu 20 ans en 1983 ?
En 1993 ?
En 2003 ?
Etc...

Bon, pour le moment, le peuple français reste, parmi
ceux de l'Union Européenne, celui qui consomme le plus
de "divin breuvage".
Et, par conséquent selon nous, le premier en terme d'espérance de vie à 65 ans.
Les suivants sur le podium étant l'Espagne et l'Italie...
Voir figure 3.6. page 87 : https://ec.europa.eu/health/sites/health/files/state/docs/2018_healthatglance_rep_en.pdf.
Sachant, bien sûr,  que l'Europe elle-même est, du monde, la première "région OMS" en termes de consommation de vin... et d'espérance de vie !

Article lié
http://honneurduvin.blospot.com/2016/07/baisse-du-quotient-intellectuel.html
Peut-être un lien entre gain d'espérance de vie et Q.I ?
Du moins en tendances évolutives...

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lundi 18 mars 2019

Le coup du mandat

Être efficaces dans la lutte implique de ne pas sous-estimer l'adversaire. 
Forts de ce constat, nous allons reconnaître aux ennemis du vin un mérite à tout le moins : savoir anticiper, calculs prospectifs à l'appui. 
Si nous reprenons (encore une fois) l'immortelle étude signée par Mmes Hill & Cº en 2013, il est fait état de «la consommation de 27g/jour estimée par l’Insee pour 2009» : http://www.invs.sante.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Archives/2013/BEH-n-16-17-18-2013 (page 163).
Ces 2,7 verres/jour pour 2009, correspondent, par an, à 12,61 litres d'«alcool consommé (en litres équivalents d'alcool pur) par habitant de 15 ans et plus».
Voir tableau 1 : https://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/alcool-evolution-des-quantites-consommees-par-habitant-age-de-15-ans-et-plus-depuis-1961-en-litres-equivalents-dalcool-pur/.
Au tout début du millénaire en cours, c'était 13,92 litres, contre 11,68 en 2017.
2,24 litres de moins en 17 ans.
Diminution : 2,24 ÷ 17 ≈ 0,13 litres de moins en moyenne par an.
Donc, baisse annuelle : environ 1%.
Pour être honnêtes, de 2005 (date de la création de l'INCa par décret n°2005-419) à 2015 -par définition dernière année observable en 2016- cette baisse était un peu ralentie : environ 0,8%.
Mais on était quand même passé de 2,75g à 2,54 (11, 87 ÷ 12,61 ≈ 0,94 et 2,7 × 0,94  2,54).
Et encore ne tenons-nous pas compte des 10% minimum d' «alcool perdu, renversé ou gaspillé» (Mmes Hill & Cº, op. cit. page 166).
Parce qu'alors, nous en aurions été à 2,29 environ (2,54 × 0,90).
Donc au dessous de la barre d'excès : panique à bord du vaisseau taxœnomane !
Rappelons qu'à cette époque là, les repères de consommation maximales sont toujours "les OMS", c'est à dire :
« ◆ne pas consommer plus de trois verres de boisson alcoolisée par jour lorsqu’on est un homme, deux verres lorsqu’on est une femme, réserver un jour par semaine sans alcool,
  ◆ne jamais dépasser quatre verres par occasion.»
Ceci comme en atteste ce document mis à jour le 13.03.16 : https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/alcool-sante.
Or, 3 pour les hommes et 2 pour les femmes, cela nous donne une "moyenne unisexe" de 2,5.
Et à 2,54, on est vraiment pas loin et l'avenir s'annonce compliqué !
Aussi, le dernier document cité ajoute très rapidement : «ces seuils sont discutés et pourraient être abaissés à l’avenir»...
Dernière mise à jour de ce «dossier d'information», il est important de le signaler : le 13 mars 2016.
Et 100 jours plus tard : «Santé publique France et l’Institut national du cancer ont été mandatés le 21 juin 2016 par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives et la Direction générale de la santé afin de faire des propositions pour le renouvellement du discours public sur l’alcool.»
Cf. : https://www.santepubliquefrance.fr/Actualites/Avis-d-experts-relatif-a-l-evolution-du-discours-public-en-matiere-de-consommation-d-alcool-en-France-organise-par-Sante-publique-France-et-l-Inca.

Et la suite on la connaît : «ne  pas consommer plus de 10
verres standards par semaine et pas plus de 2 par jour pour les hommes et les  femmes» ("Repères Ducimetière").
Soit au maximum 10 verres par semaine : une moyenne de 1,4g/jour.
Concernant la consommation du français moyen, on passe de "un peu trop " à "presque 2 fois trop" !
Ce qui, à l'aube de la prochaine législature, donnera au minimum "beaucoup trop" (cf. notre article "Législatures").

Bon, les personnages évoqués en debut d'article peuvent à bon droit penser qu'ils sont tranquilles pour quelques années. 
Et qu'ensuite, le cas échéant, ils pourront toujours refaire le "coup du mandat".
Et puis embrayer sur l'articulation habituelle : étude alarmiste, consternation ministérielle, porte-parole hystérique, tsunami médiatique, etc... etc...
Le tout, bien entendu, se concluant sur les récurrentes préconisations d'ordre fiscal. 
Aucune raison de changer !
Ne dit-on pas que c'est dans les vieux pots-pourris qu'on fait les meilleures soupes... à la grimace ?



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lundi 11 mars 2019

Hallucinants !

Il est un argument actuellement de plus en plus brandi par "le camp d'en face" sur lequel il nous avons pensé devoir nous pencher.
 Un argument qui apparaît particulièrement souvent dans les propos de M. Michel Reynaud.
Exemple récent «à propos du lobby de l'alcool» : «Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques» et «10% des Français consomme 58% de l'alcool vendu» : https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-19-fevrier-2019.
Nous avons trouvé d'autres articles avec des chiffres un peu différents... mais il faut faire la part de l'interprétation journalistique à tendance parfois simplificatrice.

Alors, nous avons préféré aller à la source en consultant l'étude à laquelle ces propos font référence... et cela nous a amené à opérer une sorte de "réfutation par l'absurde".
Cette étude, la voici : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/5-6/pdf/2019_5-6_1.pdf.
Nous invitons les lecteurs n'ayant pas envie de la lire en totalité à consulter directement les figures et tableau.
Figure 1 page 92 : «10% des 18-75 ans consomment 58% de l’alcool».
Quant à la figure 3 page 94, elle montre à l'évidence que plus la consommation est régulière, moins elle est importante.
Et comporte ce commentaire : «18-75 ans : 98 jours - 2,3 verres».

Voir aussi  l'interprétation de la figure 2 p.93 en haut à droite de cette même page 93 : «Parmi les 18-75  ans, les  consommateurs  d’alcool dans l’année buvaient en moyenne 2,3 verres d’alcool 98 jours par an.»
 Mais n'oublions pas que ces chiffres sont issus d'une «Enquête  en  population  générale» qui «a été  confiée à  l’institut Ipsos».
Et qu'il faut faire la part des sous-déclarations.
Pour ce qui est de la fréquence, nous pensons pouvoir considérer qu'elle correspond à la réalité : 98 jours/an, environ 2 jours par semaine, cela nous semble cohérent.
 Bien dommage, pour nous qui sommes partisans d'une consommation régulière, modérée et s'effectuant au cours des repas (0 poids éthanol ≤ 1% poids total), mais cohérent.
Par contre, en ce qui concerne la quantité, 2,3 × 98 = 225.4 verres/an soit 2,78 litres d'alcool pur/an, cela nous semble fort peu !
Or, il ne faut pas oublier les données objectives de «mise à la consommation».

«En 2017, le nombre de litres d’alcool pur mis à la consommation correspond en moyenne à 2,56 verres "standard" ou unité standard d’alcool (un verre standard contient environ 10 g d’alcool pur) consommés chaque jour par chaque habitant âgé de 15 ans et plus.» : https://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/alcool-evolution-des-quantites-consommees-par-habitant-age-de-15-ans-et-plus-depuis-1961-en-litres-equivalents-dalcool-pur/.
Et dans le tableau (p. 92), il apparaît que la «quantité d'alcool consommé (en litres équivalents d'alcool pur) par habitant de 15 ans et plus)» était, pour l'année 2017, égale à 11,68,..
Excluons immédiatement l'hypothèse selon laquelle les [15-17 ans] et les [+ de 75[ consommeraient la différence !
Tout semble à l'inverse laisser à penser que les consommations de ces 2 groupes d'âge est en moyenne moins élevée que celle des [18-75].
D'autant plus que nous savons depuis 2005 «qu’il y a un certain tassement de la prévalence de la consommation à partir de 70 ans» : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2006/34_35/beh_34_35_2006.pdf (figure 4, page 257, voir aussi la part des [15-17]).
Mais, bon... prenons les chiffres de répartition par âges de la population française en 2017 et constatons que les [18-75] représentent environ 92% des [+ de 15[ : https://www.insee.fr/fr/outil-interactif/2418114/xls/irsocsd2016_t6_fe.xls.
Et considérons donc que généraliser les données n'affectera pas trop les résultats.
Donc, 2,56 verres standard/jour... pendant toute l'année.

2,56 × 365,25 ≈ 935.
935 ÷ 92 ≈ 10.
10 verres "standard" par jour de consommation (2 fois par semaine) !
Et cela en moyenne !!
Et "unisexe", il ne faut pas l'oublier : multiplier par 6/5 pour les hommes et 4/5 pour les femmes.
Mais notons bien que pour les 10% qui «consomment 58% de l’alcool», c'est beaucoup, beaucoup plus : 10 × 58% ÷10% ≈ 58 !!!
Utilisons les dernières données disponibles concernant la répartition par types de boissons éthanoliques : https://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eftxfbv3.pdf.
Et opérons une simulation pour un jour de consommation par individu appartenant au "groupe des 10%" :
4 bouteilles de vin + 3 litres de bière + 1/2 bouteille de vodka + 4 verres d’un «autre alcool» (cidre, aperitifs divers, etc...) !!!!
Et cela 2 fois par semaine : des chiffres hallucinants !!!!!
Et dire que moins de la moitié de 10% (4,6%) des personnes interrogées ont déclaré (tableau p.92) un épisode d'«alcoolisation ponctuelle importante au moins une fois par semaine»...

10% des [18-75 ans], c'est environ 7,5% de la population totale (bébés compris).
Environ 1 sur 13...
À tous, nous posons une question simple : vous arrive-t-il, 2 fois par semaine, chaque fois que vous avez croisé 12 personnes dans la rue, de constater que la treizième est totalement ivre-morte ?
En plein coma éthylique ?
Titubant, s'écroulant, roulant dans le caniveau... et passons sur les détails peu râgoutants*.
Car, par définition, ces consommateurs ultra-excessifs ne font pas partie de ceux qui ont été "retirés de la circulation" car en cas inverse ils seraient hospitalisés et seraient comptés au nombre des abstinents, n'est-ce pas ?

Question simple à présent : franchement, les arguments qu'on nous oppose... sont-ils crédibles ?

Nota Bene 1 :
Par souci d'honnêteté intellectuelle, nous avons pensé qu'il pouvait aussi y avoir sous-estimation du nombre de jours de consommation et que si tel était le cas elle pouvait être parallèle au coefficient de sous-estimation affectant le nombre de verres.
98 ÷ 2,3 × 2,56 ≈ 109
+ 11%
Pas de quoi changer fondamentalement la démonstration.
Nota Bene 2 :
Nous nous sommes également intéressés à la consommation de la majorité des français, c'est à dire ceux qui ne font pas partie de «la moitié (49%) des 18-75 ans» qui «consomment 3% de l’alcool» (Fig. 1) et nous avons obtenu, en terme de consommation moyenne type, un résultat moins impressionnant, certes, mais tout aussi peu crédible.
En gros : une voiture croisée sur 4 qui zigzague  !

*Et bien beau s'il ne s'agit pas d'un cadavre, puisque «théoriquement, à partir d’un taux de 3 g/L, le coma éthylique survient. Et à 5 g/l, la mort.» : https://www.permis-de-exploitation.com/787-l-2g-alcool.html.

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vendredi 8 mars 2019

MILDE(co)CA

Qu'un document soit obsolète ne l'empêche pas forcément de comporter des éléments significatifs sur lesquels il peut ne pas être inintéressant de se pencher.  
Ne serait-ce que pour préparer l'avenir.

C'est à partir de cette considération que nous allons une fois de plus nous intéresser au plan MILDECA 
D'abord, rappelons pourquoi nous disons qu'il est obsolète : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/02/obsolescence.html.

Cela étant posé, revenons maintenant au récent plan publié par cet organisme interministériellement missionné : https://www.drogues.gouv.fr/sites/drogues.gouv.fr/files/atoms/files/plan_mildeca_2018-2022_def_190109_web.pdf.
Pas de panique, amis lecteurs : nous contenterons de commenter une seule page:  la page de couverture. 
Et même seulement les 4 premiers mots : «Alcool, Tabac, Drogues,  Écrans».
Passons sur l'ordre dans lequel sont disposés ces mots : il est d'autant plus significatif qu'il n'est pas alphabétique. 
Mais constatons que le mot «Écrans» se trouve en quatrième position, certes, mais quand même sur la même ligne que les 3 autres, beaucoup plus habituels. 
Or, ce mot, il ne figurait que 3 fois dans le plan précédent, et encore... il faut le chercher : https://www.drogues.gouv.fr/sites/drogues.gouv.fr/files/atoms/files/plan_gouvernemental_drogues_2013-2017_df.pdf !

Par contre, dans le 2018-2022, toujours pas de mots sucre, boissons sucrées, soda, etc... même en cherchant bien !
Pourtant... 
Lire cet article : https://bienmanger.co/boissons-gazeuses-effets-nefastes/
Particulièrement les points 1, 7 et surtout 8, cela pour rester sur le seul plan de l'addictivité... car sur celui des nocivités comparées, il y aurait beaucoup trop de choses à dire !
Surtout à l'attention de tous ceux qui ne sont pas indifférents au sort des enfants...
Bon ! Avec un peu de chance, sur la version 2022-2026, il y aura 3 mots là-dessus ?
Pas trop difficiles à débusquer quand même, s'il vous plaît !
Et peut-être que dans le plan 2026-2032, la MILDECA rejoindra la position de Santé Publique France cette année.
C'est à dire que, concernant «les boissons sucrées et les sodas, même light, les boissons dites "énergisantes"», elles «doivent être limités le plus possible ; dans tous les cas, pas plus d’un verre par jour» : http://www.mangerbouger.fr/Les-recommandations/Reduire/Les-boissons-sucrees-les-aliments-gras-sucres-sales-et-ultra-transformes.
Et même qu'il y aura un jour un plan MILDECA qui préconisera, comme World Cancer Research Fund en 2007, d'éviter (to avoid) les boissons sucrées : http://www.dcscience.net/WCRF-Marmot-Report.pdf (tableau page 373).
Avant la fin de ce siècle : on peut rêver, non ?

Petit plus
Mercredi dernier, sur Canal+, émission "L'info du vrai L'ÉVÈNEMENT".
Thème : "Drogue : Un marché en pleine croissance" : https://www.mycanal.fr/actualites/l-info-du-vrai-l-evenement/h/10318722_5000.
M. Michel Reynaud présent sur le plateau a parlé beaucoup d'"alcool", plus même que d'héroïne ou de cocaïne.  
Il était le seul et hors-sujet : le marché des boissons éthanoliques est, lui, en pleine décroissance !
Et à la fin de l'émission, promouvant le portail "Addict'aide" (https://www.addictaide.fr), site issu du Fonds Actions Addictions qu'il préside, il affirma que l'on y traite de «toutes les addictions».
Faux !
Il en manque une : le "doux poison" !

Sucre, le doux poison : https://m.youtube.com/watch?v=LqIuH8yACp8.

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mardi 5 mars 2019

Donner du fond à l'actualité


Le Président de la République Française publie ce mardi 5 mars dans plusieurs journaux européens une tribune baptisée « Pour une renaissance européenne ».p : https://www.lepoint.fr/elections-europeennes/emmanuel-macron-sa-tribune-pour-une-renaissance-europeenne-04-03-2019-2298070_2095.php.
Un titre intéressant !



Profitons-en pour lui rappeler que François Rabelais fut un écrivain français humaniste majeur de la Renaissance.
Et que l'une de ces plus belles citations est celle- ci : «Le vin est ce qu'il y a de plus civilisé au monde».
Lire aussi cet article : https://www.liberation.fr/futurs/2013/06/16/civilise_911282.


Et, en ce qui concerne l'Europe, lui indiquer aussi ce qui la caractérise à nos yeux : http://honneurduvin.blogspot.com/2015/04/leurope.html.

Puissent nos responsables politiques ne pas oublier un important lien de parenté : dans la mythologie grecque, Dionysos est fils de de Zeus et de Sémélé lequel est fils d'Agénor et donc frère d'Europe... dont le portrait figure ci-dessous. 


lundi 4 mars 2019

Législatures

Il est un cadencement que nous avons pu observer au cours des années, c'est celui des offensives majeures contre le vin : les 2 premières années de chaque législature. 
Afin de ne pas alourdir ce préalable, passons rapidement sur les exemples : Martel 2009, Hill 2013...
Cette fois-ci, il a été tenu compte des positions prises avant son élection par le Président de la République : http://www.terredevins.com/actualites/macron-president-aimait-vin/.
Et le choix a été donc fait, en vue de l'échéance suivante, de mettre en place des bases de lancement (repères Ducimetière, etc...).
Cela au niveau strictement national !


Par contre, en ce qui concerne l'UE, c'est dans quelques semaines qu'une législature va commencer. 
Et le même cadencement pourrait bien avoir déjà été élargi à la dimension continentale, du moins si on se réfère à quelques événements passés.   
Par exemple au contenu d'une certaine conférence informelle organisée en avril 2015 et au cours de laquelle ont été évoquées fixation des prix et mesures fiscales : https://eu2015.lv/fr/actualites/communique-aux-medias/1382-les-ministres-de-la-sante-reunis-a-riga-conviennent-de-la-necessite-de-disposer-d-une-politique-commune-en-matiere-de-nutrition-et-d-alcool...
Or cette fois-ci, que constate-t-on ?
Qu'avant même l'échéance électorale, le sponsoring se met en placehttps://www.ladepeche.fr/2019/03/02/quand-coca-cola-sponsorise-leurope,8046096.php !
Rappel : à l'époque, au printemps 2015, nous avions émis l'idée que les mercenaires de la cocacolonisation, déçus par l'échec subi en 2013, étaient en train de faire "le tour par Bruxelles"...


Article qu'il faut espérer non-lié
https://www.bfmtv.com/politique/europeennes-l-hypothese-agnes-buzyn-prend-de-l-ampleur-1641212.html.

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vendredi 1 mars 2019

Pluriel et Camus

Il est navrant de constater que nombre de personnes qui se prétendent scientifiques attribuent de nos jours encore le
mot "alcool" au seul éthanol et, par amalgame, à toute boisson en comportant un tant soit peu !
Ignorance ou volonté de désinformer ?

«Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde.» (Albert Camus) 

Alors, parce que nous connaissons aussi bien que nos adversaires l'importance stratégique des batailles sémantiques, rappelons une fois de plus qu'un alcool est une molécule dont la fonction caractéristique est un groupe hydroxyle OH porté par un atome de carbone.

Et notons que ce sont de différentes et nombreuses molécules à terminaison en -ol qui apparaissent chaque fois au terme de processus tout à fait naturels. 
Car, fondamentalement... c'est la Nature qui est alcoolière !

Éthanol, glycérol, inositol, hydroxytyrosol, etc...
Sauf erreur de notre part, le vin est la boisson qui contient le plus... d'alcoolsRespect !


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mercredi 27 février 2019

Ne pas hésiter à reconnaître...

Nous avons toujours essayé, dans le combat que nous menons, de ne pas hésiter à reconnaître certains mérites à nos adversaires lorsque l'occasion se présentait. 
En l'occurrence, force est de reconnaître que nos vieux adversaires de l'INCa ont été les premiers, hier 26/02 à se
mettre à jour en citant le BEH du 19/02 : https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Reduire-les-risques-de-cancer/Alcool.
Échappant ainsi à l'obsolescence quasi-généralisée que nous avons mise en lumière récemment : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/02/obsolescence.html.
Et force est de constater que le ton des recommandations s'est un peu adouci :
« ◆ ne pas consommer d’alcool régulièrement ;
en cas de consommation d’alcool, 
   ◆ réduire autant que possible sa quantité comme sa fréquence.»
En tout cas depuis l'époque où cet institut était présidé par une personne qui dès sa prise de fonctions demandait «à tout le monde d'arrêter de boire» (France Info 07/02/2013, entretien enregistré par nos soins).
Et, par la suite (10/11/2017) n'hésita pas à déclarer, concernant le tabac et surtout l'"alcool" : «...  malheureusement, je ne les interdit pas ! J'aimerai bien, peut-être !».
Cf. notre article "Y a d'l'abus... zinzin !" :  http://honneurduvin.blogspot.com/2017/11/y-dlabus-zinzin.html,

Cela étant dit, bien évidemment, nous aurions bien des choses à dire sur le contenu global de cette mise à jour.  
Nous le ferons peut-être un jour mais, pour l'heure, nos nous contenterons de nous étonner que des personnes se considérant scientifiques continuent à dénommer «alcool» ce qui se nomme éthanol...

lundi 25 février 2019

Boissons de synthèse

«Comment se fait-il que vous ne l'ayez pas encore signalé ?»
Cette réflexion qui nous a été récemment adressée concerne le
fait que le site "MANGERBOUGER" a été réactualisé et que les repères Ducimetière y apparaissent désormais : http://www.mangerbouger.fr/Les-recommandations/Reduire/L-alcool.
Oui, c'est vrai, nous aurions pu l'indiquer : nostra culpa
Mais en même temps chacun sait que ce site est une émanation de "Santé Publique France" et qu'il ne pouvait que suivre automatiquement l'officialisation des dits lugubres repères par cette structure.
Laquelle a été commentée dans notre article daté du jour même où elle a eu lieu : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/01/officialises.html.
Et les recommandations en matière d'alimentation sont bien entendu exactement identiques, même si les présentations sont différentes.
Cela étant dit, il est vrai que "chez" MANGERBOUGER la forme, plus synthétique et illustrée, est plus agréable à regarder et nous allons donc l'utiliser pour faire une proposition qui nous semble tout à fait recevable... sauf en cas de cocacoquinement !

Donc, on nous dit 10 verres par semaine. 
Et pour «les boissons sucrées et les sodas, même light, les boissons dites "énergisantes"» ?
Elles «doivent être limités le plus possible ; dans tous les cas, pas plus d’un verre par jour» : http://www.mangerbouger.fr/Les-recommandations/Reduire/Les-boissons-sucrees-les-aliments-gras-sucres-sales-et-ultra-transformes.
C'est à dire 7 verres par semaine.
Alors il serait logique que le niveau des entraves apportées à leur consommation soit équivalent à 10/7 de
celui que subit le vin.  
Soit 143% environ... arrondissable à 150% si l'on considère le calcul comme un peu compliqué à faire "de tête".
Cela tant en matière fiscale (TVA comprise) que de possibilité de communiquer, notamment par publicité. 
Et en matière aussi de stigmatisation dans les médias. 
D'autant plus que ces produits élaborés par synthèse industrielle de divers composants transformés sont quotidiennement ingurgités par une partie beaucoup plus importante de la population. 
Notamment les enfants...
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vendredi 22 février 2019

Obsolescence

Plus récemment ils ont été élaborés, plus ils peuvent être considérés comme insincères, les avis, les études, les plans et les rapports qui partent du principe que ce qu'ils appellent «l'alcool» est responsable de 49 000 décès en France par an. 
Cf. notre article du 18/01/2019 : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/01/insinceres.html.


Mais depuis  le 19 février dernier, ils doivent être considérés aussi comme obsolètes.
Voir notre article publié hier : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/02/encore-moins-fort.html.
Y compris ceux qui ont été portés à la connaissance du public depuis le début de cette année 2019, que ce soit le plan MILDECA (cf. notre article "Matignon") ou le rapport du CESE.(cf. Notre article "Machin").


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jeudi 21 février 2019

Encore moins fort !

À aucun lecteur fidèle de ce blog nous ne ferons l'offense de penser qu'il n'a pas en mémoire les observations comportées dans notre article du 18 janvier dernier intitulé "Insincères".
Notamment l'une d'entre elles : si (par hypothèse !) on s'acharne à employer l'étonnant coefficient multiplicateur utilisé depuis bientôt 20 ans par Mme Hill, il ne faut quand même pas négliger par la suite de réactualiser régulièrement le chiffre obtenu. 
Et nous proposions pour l'année 2015, en utilisant cette même manière spéciale de calculer ainsi que les données de base fournies par le CépiDc, celui de 42 000 : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/01/insinceres.html.
Or, tout récemment, en tandem avec un M. Bonaldi dont nous ignorions jusqu'à présent l'existence, cette même dame vient de... sous-enchérir !
En donnant dans le dernier BEH, le chiffre de... 41 000 : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/5-6/pdf/2019_5-6_2.pdf.
Cela au terme de circonvolutions sur lesquelles nous reviendrons.
Mais au sujet desquelles nous pouvons déjà indiquer -nul ne s'en étonnera- que nous les avons parcourues avec une certaine dose d'amusement !
Amusement qui ne s'est pas même pas atténué à la lecture des tout derniers mots (avant les "Références").
Lesquels incitent, sans surprise, à en venir aux lugubres repères Ducimetière.

Instantanément, la concomitante vague médiatique de rigueur s'en est suivie... certains articles ayant même anticipé : bien informés ! 
Cf. notre 'Revue de presse' depuis le 19/02.
Et à cette occasion, bien entendu, on a pu entendre la meute habituelle glapir les thèmes récurrents : «Il faut taxer, bâillonner, etc...».
Bon, là... on est nettement moins dans l'inattendu !

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lundi 18 février 2019

Pas d'«âme» aux manants !

C'est un peu difficile de trouver le prix moyen payé par le consommateur pour un verre de vin (10cl) au jour d'aujourd'hui.
Mais nous avons fini par nous souvenir d'un article datant du 27/11/2012 donnant 3,17€ par litre, ce qui nous paraît cohérent avec les prix des mercuriales de l'époque et les coûts de mise en marché... y compris le "revenant-bon", bien entendu !
Cet article, le voici :
https://www.sudouest.fr/2012/11/27/en-france-le-prix-moyen-d-achat-du-vin-n-est-que-de-3-17-eur-le-litre-891230-713.php.
En extrapolant sur la base de l'augmentation constatée entre 2010 et 2011 et en divisant par 10, on arrive à 0,35€ le verre, et il est logique de penser que ce prix moyen est consenti par les ménages français disposant d'un revenu moyen.
Si le projet de "minimum pricing" appliqué à la France est mis en œuvre, il y a tout lieu de penser que ce ce prix sera porté à 0,50€ (cf. notre article du 13/02 dernier).
Soit, donc, une augmentation d'environ 43%.
Prenons maintenant ce document : https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/3549496/REVPMEN18_F1.6_decomp-RD.pdf (voir tableau nº1).
Il porte sur l'année 2015, mais on peut considérer que les proportions entre déciles n'ont pas beaucoup changé en 4 ans.
Or on constate que si on multiplie le revenu moyen par 143%, on aboutit dans le "D8 à D9", ce qui signifie que seuls les 20% plus aisés ne subirons pas les conséquences de cette augmentation. 
Concernant les français moyens, sachant que la consommation de vin moyenne en France est inférieure à 42 litres/an (http://www.vinetsociete.fr/magazine/article/le-vin-en-quelques-chiffres-cles), c'est à dire 1,15 verres/jour : 1,15/143% = 0,8...
Moins d'1/2 verres par repas !
Nettement moins que que certains parmi ceux qui souhaitent les contraindre à cette restriction (cf. la fin de notre article "Amorce") !
Quant aux catégories les plus défavorisées, celles qui conservaient le plaisir de conserver un peu de contact avec le "sang de la terre" tant apprécié par leurs aïeux (même s'il s'agissait de produits d'entrée de gamme) : multiplication par plus de 4 !
Autant dire que sera fini pour eux...

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dimanche 17 février 2019

10 ans

Cela fait aujourd'hui exactement 10 ans que le vin a subi une attaque d'une violence alors sans précédent (pour mémoire : "L'affaire de la brochure").
C'est de l'indignation qu'elle provoqua que naquit notre association, laquelle dut par la suite faire face à plusieurs d'autres offensives.
Offensives similaires et à finalité analogue. 


mercredi 13 février 2019

Auto-censure

Un peu par hasard,, nous avons fait une petite découverte amusante !
À l'origine, un travail entrepris concernant le projet de
prix minimum appliqué au vin, celui pour lequel militent les tenants de la motivation que nous avons dénommée "élitisme" (cf. notre article "Motivations", voir nº2).

Notre intention était de déterminer quel pouvait être ce plancher dans leur esprit. 
Dès le tout début de cette recherche, une émission télévisuelle nous est revenue spontanément en mémoire : celle présentée par Mme Nora Hammadi et diffusée au mois d'octobre dernier sur la chaîne Arte dans le cadre de l'émission "Vox Pop" (cf. notre article "Chaîne déchaînée").
Nous nous souvenions  plus ou moins vaguement qu'il était question de «peste éthylique» et de «piquette à moins de 5 €».
De quoi frapper les esprits !
Pour vérifier,  nous avons alors cliqué sur le premier lien comporté dans l'article ("Chaîne déchaînée") que nous avions à l'époque consacré à cette émission.
Et là... surprise : https://www.arte.tv/fr/videos/078527-031-A/vox-pop/ !
Nous tombons sur ceci : «NOUS SOMMES DÉSOLÉS, LA PAGE QUE VOUS CHERCHEZ N’EXISTE PLUS...».
Étonnant, non ?
Alors nous allons chercher sur le Web, et nous tombons sur cette version : https://www.arte.tv/fr/videos/085756-000-A/france-le-lobby-de-l-alcool-dicte-sa-loi-vox-pop/.
D'emblée, nous sommes surpris par le fait que la durée du petit film en question est de 9mn 29sec.
Nous avions nettement plus long en mémoire !
Soit environ 1/2 heure dont un second sujet consacré aux plastiques. 
Nous écoutons et nous n'entendons rien concernant la «peste éthylique» et la «piquette à moins de 5 €».
En continuant à chercher, nous constatons qu'il existe aussi une version "You Tube", légèrement plus récente : https://m.youtube.com/watch?v=9z8zggNl5vo.
À une seconde près : pareil !
Alors, en persistant dans notre recherche nous tombons sur la version "Rutube" :  https://rutube.ru/video/080e17bb4034683fff7158f0c1ced241/.
Et là nous retrouvons ce que nous cherchions : de 3'30" à 4'.
Bien sûr, nous avons immédiatement enregistré : ça, c'est fait !
Bon ! N'épiloguons pas sur ces révélatrices coupures et constatons que l'objectif visé se chiffre à 5 euros.
Mais signalons quand même à Mme Hammadi et à ses amis que nous sommes disposés à leur indiquer d'excellentes bouteilles à des prix nettement inférieurs : à déguster !

Et puis notons que 5 € c'est assez cohérent, du moins si
l'on considère qu'il y a velléité de s'aligner sur l'exemple de l'Écosse.
Exemple au nom duquel «une bouteille de 75 cl de vin à 12,5 %» ne peut coûter «moins de 4,69 livres (5,2 euros)» : https://www.lesechos.fr/05/05/2018/lesechos.fr/0301643324490_l-ecosse-fixe-un-prix-minimum-pour-l-alcool.htm.
À la limite, ce différentiel de 20 centimes pourra servir à nous expliquer que ça aurait pu être pire, que nous ne nous en sortons mieux que les écossais... et que nous devons nous estimer heureux !

                                                 https://m.youtube.com/watch?v=y6Sxv-sUYtM

lundi 11 février 2019

Matignon

Lorsqu'ils parlent de la Mission interministérielle de
lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), les journaux la définissent souvent comme «placée sous l'égide de Matignon».
Exemple : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/01/08/97001-20190108FILWWW00195-le-gouvernement-publie-enfin-son-plan-addictions.php.
Ils ont raison, c'est le cas.
Prouvons le.
Pour cela, revenons au dernier plan transmis aux préfets le... 27 décembre dernier dans les conditions dont nous avons parlé au mois de janvier (voir notre article "Coup tordu").
Et on constate qu'effectivement l'éditorial (page 3) a été écrit par M. le Premier Ministre ou plutôt, sans doute... pour le Premier Ministre : https://www.drogues.gouv.fr/sites/drogues.gouv.fr/files/atoms/files/plan_mildeca_2018-2022_def_190109_web.pdf.
Écrit, probablement ... sans avoir véritablement lu le plan en question.
Ce qui d'ailleurs serait le moindre mal car, en cas inverse, on pourrait penser qu'il y a eu intention d'en aggraver les termes.
En effet, dans l'édito en question, on peut lire ceci : «Chaque  année,  le  tabac  et  l’alcool  sont  responsables du décès respectivement de 73 000 et de 49 000 personnes.»
Alors que dans le corps du plan en question (page 12),
ce sont «49 000 décès liés à l’alcool» qui sont indiqués. 
Or, les adjectifs responsable et lié ne sont pas synonymes !
En particulier si le lien dont il s'agit se révèle être un lien statistique et non pas un lien de causalité, cliniquement avéré. 
Et que, de surcroît, il a été "négligé" d'en actualiser le chiffre : voir notre article "Insincères".

M. le Premier Ministre, aussi humbles citoyens que nous soyons, nous allons nous permettre de vous donner un conseil : méfiez-vous de votre " Direction de l'information légale et administrative".
Laquelle, il y a un 15 mois, vous faisait déjà dire qu'il fallait carrément «éviter l'alcool» (même homovanillique ?). 
C'était très radical et c'était le 14 septembre 2017 : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A12000?xtor=EPR-100.
Et puis cela ouvrait la voie au précédent "coup tordu de fin d'année", celui de l'avant-dernière Saint-Sylvestre. 
M. Philippe, pratiquement un an plus tard nous n'oublions certes pas votre cri du cœur au Sénat, votre déclaration d'amour au ton tout à fait sincère : «J'aime le vin» !
                                     https://m.youtube.com/watch?v=Y-4Xa6yRQ0k (28ème seconde)
Une sincérité dont nous ne doutons absolument pas et c'est la raison pour laquelle, bien respectueusement, nous vous faisons une proposition honnête : à l'avenir, avant de donner votre imprimatur... passez-nous un petit coup de fil.
Et même en période de fêtes !


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jeudi 7 février 2019

Gilles et John parlent religion

J. Dear Gilles, je te sais très préoccupé par le climat conflictuel que les visiteurs peuvent constater en France actuellement.

G, Oui, ami John, cette nervosité, ces tensions m'inquiètent beaucoup. 
J'aimerai pouvoir agir dans le sens à plus de sérénité pour mon pays mais voilà : j'habite à la campagne, je n'appartiens à aucun réseau... mes moyens capacités d'action sont très limitées.

J. Si tu n'avais pas pris une voie inverse à la mienne en t'éloignant de la foi de ton enfance, je te proposerai bien
un certain mode d'action.

G. Dis toujours.

J. Eh bien, à ta place, j'adresserai une prière à Saint Bacchus (*), martyrisé au IVº siècle dans des conditions faisant référence aux vendanges et à la vinification. 

G. Ah ça !... Je t'avoue que je ne m'attendais pas à une telle proposition !
Et comment la formulerais-tu, toi, cette prière ?

J. À toi de trouver les mots, mais tu pourrais t'inspirer d'une phrase  de Properce, poète latin contemporain du Christ (**).
En l'adaptant, bien sûr. 

G. Et quelle est cette phrase ?

J. En l'occurrence, il s'agit d'une supplique qui se situe au tout début de l'Élégie XVII : « Maintenant, Bacchus, c'est au pied de tes autels qu'humblement je me prosterne ; dieu puissant, rends la paix et le calme à mon âme.» (***)


(*)
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bacchus (saint)
(**)
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Properce#cite ref-10
(***)
https://mediterranees.net/civilisation/amour/properce2/properce3.html 


Article associé : 
http://honneurduvin.blogspot.com/2018/12/lien-social.html.

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lundi 4 février 2019

Insincères (suite et fin)

Suite de notre article du 18/01/2019.

2) Autre méthodes
Depuis l'an 2000, Mme Hill a fait le choix de multiplier
par plus de 18 le nombre de décès attribués par le CépiDc à l'«abus d’alcool (y compris psychose alcoolique)».
C'est environ 2 fois le coefficient qui ressort d'une "étude source" portant sur une année très voisine (1998 vs 1995) et à taux de mortalité légèrement superieur selon le CépiDc (4,3 vs 4,2).
Et tout aussi digne d'être considéré comme pertinente : http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/168/%3Fsequence%3D23 (pdf).
Il en ressort un total de 23 000 décès pour 1998 et il est de plus indiqué qu'«en 20 ans, le taux comparatif de mortalité liée à l’imprégnation éthylique chronique a chuté d’environ 40 % pour les deux sexes».
Cette étude a été maintes fois reprise en référence, notamment dans ce document : http://fulltext.bdsp.ehesp.fr/Ministere/Drees/EtudesResultats/2002/153/er153.pdf.
Document en le préambule duquel il nous est dit que «si l'on tient compte par ailleurs des décès où l'alcool intervient comme "cause associée", le nombre de décès qui lui serait imputable seraient de l'ordre de 35 000».
Il est vrai qu'il est ajouté que «Cette estimation peut aller jusqu'à 45 000 avec d'autres méthodes en y ajoutant des "fractions de décès" dont l'alcool serait responsable».
Notons bien le «serait»...
Et notons bien aussi que si on applique la même méthode de réactualisation utilisée dans la première partie de cette mise au point, on obtient pour 2015 : 23 000 / 4,3 × 3,9 = 20 860.
Et «si l'on tient compte par ailleurs des décès où l'alcool intervient comme "cause associée"», voici le résultat : 35 000 / 4,3 × 3,9 = 31,744. 
Toujours pour 2015 et si l'on prolonge les courbes, on aboutit pour 2018 à des chiffres inférieurs à 20 000 et 30 000.
Il convient de souligner que l'un des signataires du dit préambule,  M. Éric Jougla, directeur du CépiDc, était en 2003 cosignataire d'un document intitulé « La mortalité "évitable" liée aux comportements à risque, une priorité de santé publique en France» : http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php%3Fexplnum_id%3D2066.
Intéressant de prendre connaissance en page 140 du tableau portant sur les «causes spécifiques de la mortalité "évitable" < 65 ans,France,1979-1999» car là aussi, on peut constater une certaine conjonction avec la baisse de consommation de vin telle que l'on peut la constater sur le tableau ci-dessus reproduit.

Conclusion
Non seulement le bourrage de crâne taxœnomane
choisit les chiffres les plus sévères mais en plus, il "néglige" de les réactualiser... lorsqu'il y a lieu de le faire à la baisse, évidemment !
Chacun reconnaîtra que lorsque nous parlons d'insincérité, le propos n'est pas excessif.
Malheureusement pour eux (et ceux qui les sponsorisent), le bon sens des français résiste à leur propagande : http://www.vinetsociete.fr/eclairer-l-opinion/les-francais-et-le-vin-ifop.
Par conséquent n'en doutons pas : le vin vaincra !

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