mercredi 29 janvier 2014

Cette fois peut-être…

Depuis près de 8 ans, nous le demandons.

 Cette revendication, au fil du temps, a été largement reprise par la grande majorité des organisations agricoles et par des centaines de parlementaires de tous bords politiques.
 Plusieurs propositions ont été déposées officiellement par des groupes conséquents.
Des saboteurs sournois sont sans doute à l'oeuvre, mais personne n'a jamais déclaré publiquement qu'une telle inscription serait illégitime, voire inopportune.
 Mais le fait est que le sujet n'a jamais été inscrit à l'ordre du jour de l'une ou l'autre des 2 chambres formant le Parlement.
Et le vin, malgré sa présence plus que bimillénaire sur notre sol, n'est toujours pas inscrit au Patrimoine Culturel et Gastronomique Protégé de la France.
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 Mais cette fois, peut-être, les saboteurs sournois seront déçus !
Et cela grâce au sénateur Couderc et à 29 de ses amis dont l'historique défenseur du vin : M. Gérard César.
 Lisons cet article : http://www.midilibre.fr/2014/01/28/couderc-hardi-defenseur-du-vin,814269.php.
Et voici la proposition de loi qu'ils ont déposée : Click.
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 C'est l'occasion pour nous de remercier une fois de plus tous les parlementaires qui se sont engagé dans ce combat et cela depuis des années.
 Comme le non moins historique sénateur Courteau : Click.
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C'est aussi l'occasion pour rappeler que pour nous, les clivages politiques traditionnels n'ont pas beaucoup d'importance.
 Il y a d'un côté les amis du vin et de l'autre le camp de la cocacollaboration.
Quelle différence de méthode ?
 Chez les premiers on agit franchement, au grand jour, tandis que dans le second, c'est beaucoup plus... sournois.
 Ce qui démontre une fois de plus que : In vino veritas !

lundi 27 janvier 2014

Obama, Canal + et Ku Klux Klan

I. Nous avons été assez étonnés  par une récente déclaration du Président des USA, lequel, parlant du cannabis a affirmé : «Je ne pense pas que ce soit plus dangereux que l'alcool». Tout en en déconseillant clairement l'usage à ses filles.      Et en ajoutant que «c'était une mauvaise idée, une perte de temps et pas très sain» : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/01/20/obama-je-ne-pense-pas-que-fumer-du-cannabis-soit-plus-dangereux-que-l-alcool_4350725_3222.html.

Est-ce à dire que Barack Obama reconnait lui-même avoir parfois "la mauvaise idée de perdre du temps à se livrer à une occupation pas très saine"?
 Nos lecteurs assidus se souviennent probablement que nous avions, il y a plus d'un an, parlé de son goût assumé pour la bière et de la richesse de sa cave à vin.
Relire notre article du 05/11/2012 : http://www.honneurduvin.com/obama-vs-romney/.
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 En fait, il faut lire la totalité de sa déclaration pour mieux comprendre : «Comme cela a été révélé, j'ai fumé de l'herbe lorsque j'étais enfant et je considère cela comme une mauvaise habitude et un vice, pas très différent de celui des cigarettes que j'ai fumées lorsque j'étais jeune et jusqu'à un âge avancé de mon existence d'adulte. Je ne pense pas que ce soit plus dangereux que l'alcool.»
 On peut observer que :
  a) cette déclaration fait suite à une révélation probablement considérée comme gênante et à laquelle il convenait de répondre en minimisant l'acte autant que possible pour laisser entendre que les facultés cérébrales présidentielles n'étaient pas amoindries.
   b) c'est uniquement au tabac que le cannabis est comparé en tant que vice.
Vice et danger sont des choses différentes : la comparaison avec l'alcool n'est faite que sur le plan de la dangerosité.
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 Comparaison abusive à notre sens, puisque si l'être humain est équipé de dispositifs détoxifiants en ce qui concerne l'alcool, notamment les enzymes alcool-déshydrogénases, par contre ses poumons ne sont absolument pas armés contre les fumées de différentes natures... ou les particules fines.
 On voit d'ailleurs bien dans le Global health Risks de l'OMS (page 11) que, dans les High Income Cuntries (les pays à haut niveau de vie, tels que les États Unis... ou la France) la pollution urbaine tue 2 fois plus que l'usage de l'alcool.
 Et le tabac 15 fois plus.
Qui plus est, personne, même pas Mme Hill, ne conteste l'intérêt d'une faible consommation quotidienne d'alcool.
 Alors que personne ne reconnaîtra la moindre vertu à la moindre bouffée.
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 II. Et nous avons été tout à fait indignés de la manière dont cette déclaration a été exploitée par certains médias, détournement de sens à l'appui.
 Prenons par exemple I Télé à l'occasion de son émission "On ne va pas se mentir" :
http://www.itele.fr/chroniques/onvpsm-on-ne-va-pas-se-mentir/pas-touche-a-la-loi-veil-obama-fumer-mieux-que-boire-psa-un-fleuron-francais-sous-emprise-chinoise-razzy-hammadi-un-depute-normal-69598.
Voir le titre : «Obama : fumer mieux que boire ?».
Titre  repris incrusté dans les images (par intermittence et plusieurs fois de 16 mn 30sec à 22mn).
 Ecoutons les propos de l'animatrice, Mlle Léa Salamé, dès le tout début : «Le président américain estime qu'il est moins dangereux de fumer du cannabis que de boire de l'alcool».
Cette affirmation est répétée à 14mn 54sec, à 16mn 04 sec,
La bonne vieille méthode du bourrage de crâne !
 Pourquoi ne pas rebaptiser l'émission ?
Au lieu de "on ne va pas se mentir", on pourrait l'appeler "on va mentir aux téléspectateurs" par exemple...
 Ce serait logique, puisque les propos du président Obama ont été gravement déformés.
Et pourquoi, puisque Mlle Salamé nous dit en entame que chez elle le débat se déroule «sans langue de bois», ne pas parler plutôt de "langue de soda gazeux" ?
 Cette dernière question parce que I Télé est une filiale du groupe Canal +, chaîne sur laquelle est diffusée une émission dénommée "Le petit journal" et que nous gardons en mémoire un commentaire posté il y a quelque temps par l'un de nos lecteurs : http://www.honneurduvin.com/du-pain-sur-deux-planches/#comments.
 C'est d'ailleurs sur I Télé que Mr Christophe Barbier, il y a presque un an, avait relaté les propos du Ministre de l'Intérieur d'une manière qui nous avait quelque peu... surpris.
 Relire notre article "Barbier : la triche".
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III. À l'attention de M. Obama et concernant le même sujet, rappelons les mots de l'un de ses illustres prédécesseurs et non le moindre.
 Abraham Lincoln, qui reste dans les mémoires comme l'un des personnages les plus emblématiques de la lutte contre l'esclavage, disait : «Il est reconnu depuis longtemps que les problèmes liés à l’alcool ne sont pas dus à l'usage d’une mauvaise chose, mais à l'abus d’une bonne chose».
 À l'inverse, le Ku Klux Klan, organisation ségrégationniste, fondée au lendemain de la Guerre de Sécession par d'anciens officiers confédérés,  fut un des principaux promoteurs de la prohibition.
Et fut même, après une période de relative inertie, réactivé en 1915 à Atlanta notamment dans ce but :
http://www2.potsdam.edu/hansondj/Controversies/1107362364.html#.UuEprtJKEf4.
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 Réactivé à Atlanta ?
Mais Atlanta c'est bien la ville où se situe le siège de la "Coca-Cola Company", n'est-ce pas ?
 C'est d'ailleurs à l'interdiction de l'alcool à Atlanta dès 1885 que le monde doit la création du plus célèbre des sodas gazeux par John Pemberton, vétéran confédéré.
 Une sorte de limonade brune à base d'acide phosphorique carbo-hydraté dont nous parlons parfois ici.
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Lorsque c'est le cas, il nous arrive d'utiliser le mot "cocacolonisation", un néologisme créé dans les années 1950, c'est à dire à la période au cours de laquelle ce phénomène prenait pied dans notre pays et que commençait, par sbires interposés, à se mettre en place une véritable stratégie de discrédit à l'égard du vin.
 Afin qu'il cède la place qu'il occupait à cette époque sur la table des français.
Une stratégie qui ne cessera dés lors et jusqu'à nos jours de monter en puissance... et en férocité!
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 Peut-être, pour rendre un triple "hommage" à la lettre K, faudra-t-il que désormais nous écrivions plutôt : "KoKaKolonisation" !
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jeudi 16 janvier 2014

Conférence de presse présidentielle

Mardi dernier, comme désormais tous les 6 mois, le président de la République donnait une conférence de presse.

 Celle ci semblait très attendue pour diverses raisons que nous ne commenterons pas...
Et elle a été très commentée le lendemain dans les médias.
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 Un passage nous a particulièrement interpellé. Il est court.
C'est celui où M. François Hollande dit :
«Pourquoi est-ce qu'il y a ce dénigrement de nous même ?
Peut-être parce que ça fait partie de la tradition française : on est à la fois très orgueilleux et en même temps on aime bien dire du mal de nous.
 En pensant pas que les autres peuvent entendre.
Mais ils écoutent tout maintenant.»
À écouter de 51mn 42 sec à 51mn 58sec :
http://www.lcp.fr/emissions/politique-matin/vod/155306-la-matinale-du-mercredi-15-janvier-2014.
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Cela a paru beaucoup amuser l'assistance et notamment Mme Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé.
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 Mais nous osons une question : est-ce que le dénigrement de nous même ne commence pas avec celui de nos productions.
 Et notamment celles qui font le prestige de notre pays dans le monde entier ?
Et en particulier du vin ?
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 Et si l'on en convient, pourquoi, de manière directe ou indirecte, paie-t-on un certain nombre d'individus qui s'adonnent en permanence à cette sinistre occupation ?
  A-t-on pensé au moins à solliciter les pays concurrents de la France afin qu'ils participent à ce financement ?
Ce ne serait que justice !
 Et le budget de l'état aurait tout à y gagner : c'est pas une proposition pragmatique, ça ?
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Et s'ils se faisaient tirer un peu l'oreille, ces dits pays, il suffirait de leur rappeler l'exemple de 2009, année d'attaque historique contre le vin dans notre pays et, consécutivement, de décrochage sur les marchés internationaux.
 Voir notre fiche : "Exportations : 2009 atypique".
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 Au fait ! Tant qu'on y est, il faudrait leur demander d'aider le Sénat à assurer les émoluments de son président, M. Jean-Pierre Bel.
 Pourquoi ?
Parce c'est à ce second personnage de l’État que l'on doit la nomination de M. Bernard Maris au prestigieux Conseil Général de la Banque de France :  http://www.senat.fr/presse/cp20111223.html.
 Et alors ?
Alors, c'est bien Mr Maris qui déclarait récemment à la télévision, à une heure de grande écoute et dans le cadre d'une émission très prisée qu'«en terme de santé, les vins français sont les plus mauvais d'Europe» !
 Relire notre article du 30/10/2013.
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Sans doute «en pensant pas que les autres peuvent entendre»...
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 Est-il prévu de créer un "Prix du dénigrement français" (PDF) ?
Parce que si tel était le cas nous avons des noms de candidats à proposer...
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lundi 13 janvier 2014

Révolution culturelle

(Développement de notre article du 02/01/2013)

À partir 1966 eut lieu en République Populaire de Chine une période qui reste dans l'histoire sous le nom de "Révolution Culturelle".

Elle dura environ 3 ans, son retentissement international fut considérable et induisit un certain nombre d’événements marquants, notamment en France.
 Un journal joua un rôle considérable à cette époque : "Le Quotidien du Peuple".
Il existe toujours.

 Dans le Quotidien du Peuple, en décembre 2013, est paru un article qui pourrait être à la source d'une véritable révolution culturelle dans le tristement hygiéniste paysage français des recommandations sanitaires.
Nous le reproduisons ci dessous in extenso :
«Selon une récente étude publiée par le Daily Mail, le meilleur moyen de se maintenir en bonne santé serait de boire plus d'alcool et moins de café, l'alcool allongerait l'espérance de vie, alors que la caféine pourrait la réduire.

Apparemment cela serait dû aux télomères, les séquences répétées à l'extrémité des chromosomes ADN. On nous apprend que lors de la division cellulaire, ils permettent aux chromosomes de rester stables et de prévenir l'altération, étant associés également au vieillissement cellulaire. Quand ils deviennent trop courts, les cellules meurent.

Les chercheurs de l'Université de Tel Aviv ont déclaré que les télomères étaient raccourcis, même par une faible dose de caféine, mais rallongés par l'alcool. « Ce phénomène étudié devrait contribuer un jour à la prévention et au traitement des maladies des êtres humains », a indiqué le Professeur Martin Kupiec.

En attendant, d'après le diététicien, que ce soit le vin ou le café, consommez en bien sûr avec modération.»
http://french.peopledaily.com.cn/Sci-Edu/8480984.html


 Comme nous l'avons fait il y a 11 jours, nous mettons à disposition de nos lecteurs l'étude-source israélienne :
http://www.plosgenetics.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pgen.1003721.

 Nous intéressant désormais de prés (chacun comprendra pourquoi) à la longueur des télomères, nous avons découvert grâce à un article de l'hebdomadaire "Le Point" que celle-ci influait sur le risque cancer :
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/un-risque-de-cancer-plus-eleve-en-cas-de-telomere-court-09-07-2010-1212868_57.php.
Voici l'étude-source de cet article : Click.

Le rapprochement de ces 2 études devraient interpeller l'Institut National du Cancer, non ?
 Il est vrai que depuis la nomination de Mme Agnès Buzyn à sa présidence ( mi-mai 2011), l'INCa ne nous parle plus beaucoup de télomères.
Pour ne pas dire plus du tout...

Normalement, du moins à notre sens, ces nouvelles découvertes devraient provoquer une profonde remise à plat de la problématique "vin et cancer".
 Et un moratoire sur toute proposition qui lui serait liée en attendant la fin de ce vaste chantier.

  D'autant plus que ce n'est pas tout !
Car en fin d'année dernière on a appris aussi qu'une équipe de chercheurs américains dirigé par Mme Ilhem Messaoudi de l'Université de Riverside en Californie, avait mis en évidence qu'une consommation modérée de vin renforçait le système immunitaire.
 Lire cet article qui comprend un lien permettant d'accéder à l'étude source :  http://www.metronews.fr/info/l-etude-sante-du-jour-boire-un-peu-de-vin-renforcerait-le-systeme-immunitaire/mmlt!2YWyAFCfRyTMk/.

 Sans oublier, bien sûr, les bénéfices du point de vue circulatoire :  «La consommation du vin rouge assure une meilleure espérance de vie», nous dit Jean Ferrières, cardiologue au CHU de Toulouse et chercheur à l'Inserm qui parle notamment de «protection vis-à-vis de l’athérosclérose, quel que soit le territoire intéressé, c'est-à-dire au niveau cérébral et au niveau cardiaque».
 Et évoque le problème du lien alcool-cancer dans le 1° paragraphe...
http://www.lepoint.fr/vin/jean-ferrieres-la-consommation-du-vin-rouge-assure-une-meilleure-esperance-de-vie-13-11-2013-1755957_581.php


  À la lumière de ces constatations, une réponse s'impose aux manœuvres en cours : s'il fallait stigmatiser et sur-taxer tout ce dont l'usage est salutaire parce qu'une minorité d'usagers en abusent, rien n'y échapperaient !
Pas même la nourriture...
 Et en l'occurrence nous ne parlons pas seulement de celle qui est reconnue nocive.
Y compris par ceux-là même qui la vendent :  http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/aux-etats-unis-mcdonald-s-conseille-a-ses-employes-de-ne-pas-manger-de-burgers_1310319.html.


Hardis, valeureux amis du vin, nous en viendrons à bout des intrigues à but fiscal et/ou à inspiration coca-collaborationniste !

 Et dans les moments de doute, voire de découragement, répétons-nous, paraphrasant Mao Tsé Toung (ou Mao Zedong) parlant de "l'impérialisme" que... "le prohibitionnisme est un tigre de papier" !

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jeudi 9 janvier 2014

TVA

Dès le 1° janvier dernier, la TVA appliquée au vin, comme à celle de nombreux autre produits de consommation, a été portée de 19,6% à 20%.

 C'est l'occasion pour nous de rappeler que nous cherchons encore quelqu'un qui veuille bien nous expliquer pourquoi le vin est affecté d'un taux bien supérieur à celui généralement appliqué aux produits alimentaires provenant directement de l'agriculture.
 Aucune donnée objective ne peut, à nos yeux, justifier techniquement cet état de fait

Affiche syndicat. 

Produit transformé ?
 Oui, le vin, comme le cidre ou le poiré, sont des jus de fruits qui ont subi une transformation : la fermentation.
Mais il s'agit d'une transformation naturelle maîtrisée car si elle ne l'était pas elle irait jusqu'à son terme et le liquide final serait du vinaigre... qui fait partie des produits dont le taux de TVA est de 5,5% !
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 Et puis, le fromage ne sort pas fromage du pis de la vache, que diable !
Les charcuteries font partie d'une catégorie qui s'appelle viande transformées !
 Quand aux sodas, n'en parlons pas, ce sont carrément des produits industriels !
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Problème de nocivité attribuable à l'alcool ?
 Rappelons une fois de plus que pour le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, les viandes transformées et les boissons sucrées sont à éviter tandis que les boissons alcoolisées sont à limiter.
 Un rapport que les responsables de l'Institut National du Cancer (INCa) semblent avoir oublié de lire... bien qu'ils ne se privent pas de le citer dans leur références !
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Et que ne pas dire des deux autres principales causes de mortalité ?
 Les problèmes cardio-vasculaires, par exemple, envers lesquels le vin présente un effet préventeur comme, Mme Buzyn, présidente de l'INCa le reconnaissait elle même à Bordeaux il y a un  peu plus d'un mois.
 Quant au diabète, nous n'épiloguerons pas sur les effets comparés du sucre et de l'alcool sur cette cause en constante progression...
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 Lorsque une telle aberration fut mise en place, dans les années 1950, la profession lutta contre cette sur-fiscalisation.
L'affiche ci-dessus en témoigne:
 Mais, malheureusement, bien peu réalisèrent que s'il en était ainsi c'était parce que la cocacolonisation avait commencé avec ses moyens de lobbying considérables, des "études" très défavorable à la consommation régulière et modérée de vin comme celle de Ledermann, et sa farouche ambition d'imposer définitivement et exclusivement la "limonade brune" sur la table des français.
 Objectif qui n'est pas loin d'être atteint, du moins si on observe quels liquides sont le plus présents sur les tables de cafétérias.
 Ne parlons pas des fast-food qui développent actuellement leurs implantations comme jamais... avec les conséquences sanitaires que l'on sait.
 Mais n'oublions pas non plus les brasseries ou restaurants plus traditionnels : le mal les gagne !
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 Plus tard, certains tentèrent encore d'agir, jusqu'à rappeler à celui qui était Président de la République dans les années 1980 qu'il avait signé une proposition de loi visant à ramener la TVA appliquée au vin au taux général des produits agricoles : peine perdue !
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 Beaucoup ont oublié, d'autres se sont résignés  à cette injustice... ce qui (avouons le) est un peu notre cas.
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 Mais pas tout à fait !
Car à l'heure ou certains œuvrent, rapports et études orientés à l'appui, à aggraver encore la situation, à passer de la sur-fiscalisation à "l'hyper-sur-fiscalisation", nous pensons avoir quand même encore le droit de rappeler que le vin, depuis des décennies, a largement payé son écot à la solidarité nationale... avec pour conséquence des courbes de consommation en chute libre et un risque de quasi-disparition de la culture populaire.
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  À d'autres maintenant !

lundi 6 janvier 2014

Continuer…

 "Faites ce que je dis, pas ce que je fais" !
 Le 30 novembre dernier à Bordeaux, quelques minutes après nous avoir asséné des chiffres «avérés», provenant d'études «robustes» et de documents OMS non communiqués, Mme Buzyn, Présidente de l'Institut National du Cancer, nous exhortait, à ne pas y regarder de plus près.
 Voir : http://www.youtube.com/watch?v=YiYuLR2T6aQ#t=5 à 1h 21mn 54 sec.
«Arrêtons de nous balancer des chiffres à la figure...».
À 1h 22mn 43sec : «Ne luttons pas contre les chiffres» !
 Est-ce qu'en l'occurrence il ne fallait pas entendre «ne luttez pas contre mes chiffres» ?
15000 décès par cancer attribuables à l'alcool en 2009, point, barre !
 Circulez, y a rien à voir !
Ite, missa est, et pis c'est tout !
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Et ces 15000 proviennent d'un document OMS dont nous ne divulguerons pas les références car vous n'avez pas à vérifier ce qui vous est péremptoirement affirmé !,
 Bande d'outrecuidants !
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 Désolés, madame, mais parce que nous avons déjà été confrontés à des chiffres de propagande à but fiscal et que nous savons donc que cela existe, nous allons pour notre part continuer à y regarder de plus prés !
 Et si «chercher à comprendre c'est commencer à désobéir», comme on nous le serinait pendant un an aux temps lointains du service militaire, nous allons être au regret de ne pas obtempérer, de ne pas vous obéir.
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 Car enfin, il faudrait bien qu'on nous l'explique et qu'on nous le démontre ce bond d'environ 67% en 3 ans de la mortalité par cancer due à l'alcool, de 2006 à 2009 selon les propres chiffres de l'INCa (voir notre article "Double langage ? (2)") !
Cela après un plus d'un demi-siècle de diminution continue de la consommation...
 Et si on ne nous l'explique pas, nous irons chercher l'explication !
Faute de quoi, certains esprits pervers et mal intentionnés pourraient en avancer une, d'explication.
 Par exemple que, le chiffre de 9000 s'étant révélé insuffisant lors de la manip' de 2009, le président de l'INCa étant alors M. Dominique Marraninchi, pour celle de 2013-2014, dans le but de de faire mieux, on a décidé d'en asséner un autre, espéré plus convaincant.
 Parce que plus impressionnant.
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 Et notre travail va commencer par le début de cette incroyable période, en 2009, avec le rapport de Mmes Hill, Doyon et M. Moussanif, intitulé "Évolution de la mortalité par cancer en France de 1950 à 2006".
 Un rapport, rappelons-le, référencé en 2011 par l'INCa dans une de ses "Fiches repères" (§ 1-2, page 2).
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Ouvrons le :
http://www.invs.sante.fr/publications/2009/evolution_mortalite_cancer_france_1950_2006/rapp_sci_cancer_mortalite_web.pdf.
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Passons pour le moment sur certaines fantaisies.
 Par exemple, page 39 (3.5 Cavité buccale) : «Les principaux facteurs de risque sont l’alcool, le tabac et
les infections à papillomavirus responsables respectivement de 60 %, 52 % et 7 % des décès.».
Et même si 60 + 52 + 7 = 119 , «l’ensemble de ces facteurs explique 78 % des décès par cancer de la cavité buccale».
119 = 78 ? Nous en reparlerons...
 Mais notons dès à présent que cette étrange base de calcul n'est pas sans conséquence puisque c'est sur elle qu'ont été estimés les 9000 décès par cancer attribuables à l'alcool en 2006 dont parlait l'INCa dans sa fiche repère à la fin de l'ère Marraninchi.
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 Ce qui pour Mme Hill, assez logiquement, représentait une nette diminution par rapport à 1995 puisque selon elle, cette année là, «parmi les 45 000 décès attribuables à l’alcool, 16 000 sont des décès par cancer».
 Voir cette étude parue en 2000, 1° colonne, page 16 : http://www.hcsp.fr/explore.cgi/ad301417.pdf.
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Cela avant l'inexplicable et tout récente violente inversion de tendance, entre 2006 et 2009 : + 6000 !
 Plus de 18% par an : une hécatombe !
Remarquons qu'à elle seule cette inversion explique sans doute que la mortalité totale attribuée à l'alcool ait augmenté de 1995 à 2009 (de 45000 à 49000).
 Or cette mortalité totale devait logiquement avoir diminué de 1995 à 2006, passant de 45000 à 38000 (16000 - 9000 = 7000 et 45000 - 7000 = 38000),
 Et encore... en faisant comme si les autres causes de décès n'avaient pas diminué !
Or, à titre exemple, le nombre de tués sur la route a été divisé par 2 en 20 ans selon les statistiques...
 On peut donc estimer que, selon Mme Hill et l'INCa, la mortalité totale attribuable à l'alcool, dans un contexte favorisant la décroissance, a augmenté de près de 10% par an !
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 D'autres chiffres encore, provenant du même document, sont à mettre en regard des propos de Mme Buzyn.
Et ceux que nous venons d'évoquer sont à rapprocher d'autres parutions... y compris OMS.
 Identifiables, celles là !
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                                                        (À suivre car nous n'arrêterons pas)