lundi 28 décembre 2015

Cadeaux

Entre Noël et le jour de l'an,  nous tentons habituellement de nous conformer à la coutume et d'offrir quelques menus cadeaux à nos lecteurs sous forme de quelques informations positives.
Ou de quelques bonnes nouvelles récentes que nous n'avons pas eu le temps de communiquer auparavant pour cause de "tête dans le guidon".

 Ne dérogeons pas et n'hésitons pas à monter en puissance : l'année dernière il y en avait eu une, cette année il y en aura quatre : c'est Byzance !

1) Tout d'abord,  pour ceux qui n'en aurait pas encore connaissance, il est très instructif et bien agréable de lire cet article : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Vin_et_culture.
Insistons particulièrement sur un point qui apparaît dès l'introduction : dans nos contrées, le théâtre est né du culte du vin.
Il est intéressant, nous semble-t-il, de mettre en évidence un parallèle entre ces deux faits culturels.
En effet, comme c'est actuellement le cas pour le vin, le théâtre a longtemps subi l'ostracisme et la diabolisation.
Et puis, l'obscurantisme reculant, cette stigmatisation a cessé.
Est-ce un signe avant-coureur ?
Les ténèbres vont-elle continuer à se dissiper ?
Les défenseurs du divin breuvage sont-ils autorisés à entrevoir le moment où ils pourront enfin se reposer ?

2) Une information récente : la chaîne Quick est passée au privé !
http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/12/17/le-rachat-de-quick-conclu-par-burger-king-france_4834303_1656994.html.
En effet, le vendeur,  Qualium Investissements,  est une filiale de la Caisse des Dépots et Consignations,  laquelle est une émanation de l'État.
Or l'histoire de l'alimentation depuis 60 ans monte clairement que si s'éloigner du vin c'est se rapprocher de la malbouffe, l'inverse est également vrai.
"Vice versa", selon l'expression consacrée.
La malbouffe étant un vice et le vin étant versable.

3) Tant que nous sommes sur ce sujet, fêtons le fait que «la stratégie de désinformation de Coca-Cola tombe à l'eau» :  http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/12/02/24364-obesite-strategie-desinformation-coca-cola-tombe-leau.

4) Vient également de tomber à l'eau la menace de "minimum pricing" au terme d'un très récent arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne :  http://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2015-12/cp150155fr.pdf.
Bien entendu, certaines considérations concomitantes sont désagréables à lire, mais nous avons des réponses que nous développerons plus tard : n'oublions pas que nous sommes en période de fêtes, quand même !

Des fêtes de fin d'année que nous vous souhaitons excellentes, amis lecteurs... tout en préconisant à chacun d'éviter les abus afin de ne pas les gâcher.
Et aussi d'avoir une pensée compassionnelle envers tous ceux auxquels l'abstinence s'impose, et cela pour quelque motif que ce soit.

mardi 22 décembre 2015

Excuse et fêtes

Nous approchons des fêtes de fin d'année, c'est à dire d'une période où traditionnellement et parce qu'elle suppose une dose certaine d'agressivité,  nous suspendons pour quelques jours l'activité qui fait notre spécificité : la défense contre-attaquante.
Une activité que nous exerçons au bénéfice du vin, bien entendu.
Et au détriment de ceux qui en dénigrent tout usage.
Cela pour des raisons que nous pensons avoir identifiées...

Mais avant de l'entamer, cette période, nous devons réparer un oubli.
En fait, il convient plutôt de parler d'omission involontaire.
Que nous prions les lecteurs de bien vouloir excuser.
De quoi s'agit-il ?
D'un courrier qui date de nettement plus d'un mois, précisément du 9 novembre dernier, c'est à dire en pleine bagarre parlementaire autour d'un amendement dont nous avons beaucoup parlé et dont nous reparlerons encore.
Ce courrier, le voici (liste des députés signataires en fin de page) : CLICK.
Cette lettre a été adressée à Mme Marisol Touraine,  ministre de la Santé, mais on peut légitimement se demander si elle lui est parvenue malgré les filtres mis en place  par le lobby cocacollaborationiste qui règne en maître dans le ministère que cette dame est censée gérer... comme bien d'autres avant elle !
Mais ce qui rend cette action particulièrement notable c'est que copie de ladite missive a été adressée à la présidente de la commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale, Mme Catherine Lemorton.
Celle-ci appartenant au même parti que les députés signataires du courrier évoque... mais ne partageant absolument pas leur point de vue concernant le traitement qui doit être appliqué au "divin breuvage".
D'où l'intérêt de la démarche.
Une démarche dont, du fond du cœur, les défenseurs du vin remercient ces députés !
Sans que ne doivent être oubliés,  bien entendu, tous les parlementaires de toutes sensibilités et toutes opinions qui se sont régulièrement impliqués dans le même combat et cela tout au long de l'année qui s'achève.

Et maintenant que cet oubli est réparé, changeons de registre et passons au bon temps : EXCELLENTES FÊTES DE FIN D'ANNÉE À NOS LECTEURS ET À TOUS LES DÉFENSEURS DU VIN !!!

Sans abus, bien entendu...

mardi 15 décembre 2015

C’est mal ?

C'est mal de mettre en garde contre la consommation excessive ?

2 verres maximum pour les femmes.
3 pour les hommes.
4 en une occasion exceptionnelle.
0 un jour par semaine.
En tout cas, bien que très souvent grassement payés pour sauvegarder la santé des citoyens,  les œnophobistes ne le font pas.
Et quand une vaillante association comme Vin & Société s'y attelle(http://2340.vinetsociete.fr/sites/default/files/CP%20National_campagne-reperes_Vin_et_Societe.pdf), quel scandale !
Alors que la structure "Entreprise et Prévention" le fait depuis des années :  http://2340.fr... et qu'on a jamais enregistré un tel volume de réactions.
Il faut dire que dans cette organisation siègent la plupart des productions d'autres boissons alcoolisées comme surtout la Fédération Française des Spiritueux, actuellement présidée par Mme Hénin-Badoinot (Bacardi) : http://2340.fr/qui-sommes-nous/.
Laquelle partage avec les ci-dessus cités œnophobistes l'objectif affiché de faire exploser la fiscalité sur le vin.
Et cela depuis bien longtemps puisque son ancien président disait déjà en 2010 que la FFS le demandait «depuis plusieurs années». Lire la dernière phrase de ce communiqué : <span style="border:0px;font-family:inherit;font-style:inherit;fon

mardi 8 décembre 2015

Impolitesse

Introduction
Tout se passe comme si les œnophobistes les plus radicalisés considéraient que le vin est l'œuvre du diable.
Et donc que ceux qui le défendent sont démoniaques.
Et qu'il faut absolument éviter de leur adresser la parole.
Ne serait-ce même que pour leur répondre.
Quitte à faire fi de la moindre parcelle de bonne éducation.
Ce qui est un symptôme typique de fanatisation.

Actualité
Regarder cet extrait du journal télévisé "Le Grand Soir" (France 3, 03/12/2015) :Il est clair que l'augmentation des températures favorise l'augmentation de la consommation de bière, n'est-ce pas ?

Et pas de vin rouge.
À notre avis, une étude menée sur ce point révélerait même l'effet inverse..

Rappel
Nous avons en juillet dernier mis en évidence le ciblage du vin par l'INPES dans le cadre des avertissements donnés aux français confrontés au phénomène de chaleur excessive et de longue durée.
Voir notre article "Canicule".

Sectarisme impoli
Il y a 3 mois, nous avons écrit à M. Bourdillon, directeur de l'INPES la lettre que le lecteur trouvera en bas de page.
Lettre confirmée par courriel quelques jours plus tard.
Sans réponse après 6 semaines, nous avons rappelé cette interpellation au secrétariat de M. Bourdillon.
Toujours rien à ce jour.
Bel exemple de la conception du dialogue chez les ennemis du vin !
Cela étant dit, nous ne sommes pas surpris : nous avions pu constater il y a quelques années leur refus de participer au Conseil de Modération et Prévention, instance de concertation dont ils ont fini par avoir la peau...

La lettre à M. Bourdillon



François Bourdillon

Directeur général de l’INPES

INPES- 42, bd de la Libération

93203 Saint Denis Cedex



Objet : Observation concernant la campagne d’information de l’INPES durant l’épisode de canicule au cours de l’été 2015



Paris, le 09 septembre

Monsieur le Directeur Général,



Au nom de l’association l’Honneur du vin, nous souhaitions vous faire part d’une observation relevée par certains de nos membres concernant la dernière campagne d’information sur la canicule diffusée en juillet dernier.



Durant ce spot télévisé, relayé également sur Internet, vous donnez aux citoyens de nombreux conseils pour prévenir les risques liés à une température particulièrement élevée.  Vous suggérez ainsi de ne pas boire d’alcool. Si ce conseil répond à un enjeu de prévention que nous comprenons et partageons parfaitement, vous illustrez cette information uniquement par un verre de vin rouge barré. Cette représentation graphique d’un verre de vin est censée représenter l’ensemble des alcools. Certains de nos membres ne comprennent pas pourquoi le vin est la boisson alcoolisée qui sert à elle seule d’illustration quand il s’agit de représenter la consommation excessive d’alcool ou la nécessité de s’abstenir de consommer dans ces circonstances particulières comme l’est la canicule.

D'autant plus que, selon toute les enquêtes de consommation, le vin ne fait pas partie des boissons alcoolisées dont les ventes augmentent en période de fortes chaleurs.



Par ailleurs, nous avons noté que, dans un document intitulé «Vague de chaleur : recommandations pour la population», votre ministère de tutelle recommande également d'«éviter sodas et autres boissons sucrées» ainsi que «les boissons à forte teneur en caféine» (document joint).

Concernant les sodas et autres boissons sucrées, notant au passage que les principales entreprises qui les produisent sont adhérentes à un syndicat national qui s'intitule «des boissons rafraîchissantes» (!), nous nous permettons de vous rappeler qu'il s'agit de liquides beaucoup plus fréquemment absorbés par les enfants que les boissons alcoolisées.

N'aurait-il pas été bon d'informer leurs parents au travers de tous les supports que vous avez utilisés ?



Nous espérons donc qu'il vous sera possible tenir compte de ces remarques dans vos prochaines campagnes d’information.



Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur général, etc..., etc...

Documents joints à cette lettre :

Vague de chaleur : recommandation pour la population par le Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des femmes. http://www.sante.gouv.fr/vague-de-chaleur-recommandations-pour-la-population.html
Page d'accueil du Syndicat National des Boissons Rafraîchissantes. http://www.boissonsrafraichissantes.com/

vendredi 4 décembre 2015

Bataille sémantique

«Lutte que suscitent les mots communs aux deux camps [d’une controverse] lorsque les débatteurs s’appliquent à faire triompher leur sens et leur définition, contre le sens et la définition antagonistes». 
(Juliette Rennes)

mardi 1 décembre 2015

COP21

«Île flottante émulsion de cèpe, en entrée, suivie d’un poisson sauvage de Bretagne au romarin, accompagné de pommes de terre confites de Noirmoutier au jus de crustacés. Vieux Comté, Roquefort, Brie de Meaux et cabri du Poitou sur l’assiette de fromage. Et pour dessert, la spécialité de la maison : une tarte fine sablée au cacao. Le tout arrosé de Bourgogne blanc, Bordeaux rouge et vin de Banyuls.»
http://www.20minutes.fr/planete/1741175-20151201-diner-3-etoiles-place-vosges-hollande-obama
À l'occasion de la COP21 le président de la République Française tente-t-il d'assassiner Barack Obama par inoculation du cancer ?
C'est dans doute la question que doivent se poser l'INCa, l'ANPAA, l'APA, la FFA, la SFA, et cætera, et cæcoca...
En effet, hier soir, François Hollande a amené dîner son homologue américain dans un restaurant parisien bien connu,  l'Ambroisie, un de ces lieux de perdition où l'on sert encore du vin !
Heureusement que ces deux présidents se fient probablement d'avantage aux rapports et études internationaux qu'à la littérature prohibitionniste française... car du coup tout s'est bien passé dirait-on.

jeudi 26 novembre 2015

Cocacolère

Ouh ! Ils ne sont contents les "big boss" de la junk food :
«On est même dans une sacrée cocacolère !
Ça pourrait bien barder pour certaines matricules !
Si on ne peut même plus compter sur la cocacollabosphère avec ce qu'elle nous coûte !»
En effet, malgré tous les efforts des marquygienistes de ministère, les députés, dans la nuit de mardi à mercredi dernier, ont confirmé la clarification de la loi Évin en refusant de supprimer l'amendement que les sénateurs avaient introduit dans le Projet de Loi de santé.
Et cela à une très large majorité : 76% des élus du peuple présents.
«Grave : faudrait quand même pas que ledit peuple se mette à entendre les appels à la décocacolonisation d'associations comme "Honneur du Vin" !
Vite : faire réagir les marchands d'espaces publicitaires sur ondes ou sur papier.
Les mêmes qui ont pris grand soin de regarder ailleurs quand le Conseil de Modération et Prevention a été mis à mort sans que soit au minimum consulté le Parlement qui l'avait institué quelques années auparavant.
Ça c'était de la victoire !»

Bon, trêve de plaisanterie, nous reviendrons bientôt en détail sur cet épisode.

En attendant,  voici quelques uns des éléments que nous utiliserons.

L'actualité
Un article parmi bien d'autres : http://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/les-deputes-assouplissent-la-loi-evin-et-debrident-la-publicite-sur-le-vin_1191427.html.
Le communiqué de Vin & Société : http://www.vinetsociete.fr/presse/communiques/projet-de-loi-de-sante-publique-les-deputes-votent-en-faveur-de-la-clarification-de-la-loi-evin-selon-une-etude-conduite-par-l-ifop-en-juin-dernier-75-des-francais-y-sont-favorables.
La réaction de "ceux d'en face" (voir 2º chapitre : "Mise à jour du 25 novembre 2015") : http://www.alliancepreventionalcool.org/index.php?option=com_content&view=article&id=51&catid=28.
Le compte-rendu des débats sur l'article 4 ter : http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2015-2016/20160064.asp#P662754.
La vidéo : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.3392472_5654c70086491.3eme-seance--projet-de-loi-relatif-a-la-sante-nouvelle-lecture-suite-24-novembre-2015.

En amont
Le compte rendu de la commission des affaires sociales du 9 novembre :  http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-soc/15-16/c1516012.asp.
La vidéo : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.3343231_5640b303e1e33.commission-des-affaires-sociales--projet-de-loi-sante-nouvelle-lecture-articles-1er-a-5-duovicie-9-novembre-2015.
L'amendement de suppression de C.Lemorton, présidente de la commission (signé également par le rapporteur Sebaoun) : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3215/AN/715.pdf.
L'amendent de modification ("piège" à nos yeux) du rapporteur Sebaoun "tout seul" :  http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3215/AN/725.pdf.

Autre chose (en relation avec notre article précédent, juste avant le "Petit supplément culturel")
La position -et ses conséquences- de M. Gérard Sebaoun lors de la discussion sur l'état d'urgence : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/etat-d-urgence-ces-deputes-ps-ont-vote-contre-ils-vont-devoir-s-expliquer_1738953.html.

À bientôt pour reparler de tout cela !

lundi 23 novembre 2015

Coïncidences et connerie

Le mot "vin" est court et permet ainsi nombre de jeux de mots.
Parfois, cela permet de dénommer certains événements qui peuvent se produire dans des endroits tout à fait différents.
Il y a "Le 20 c'est le vin", chaque 20 de chaque mois.
Ou alors le "Vindredi", toutes les vendredi, évidemment.

Coïncidence : vendredi dernier, c'était le 20.
Une semaine après un vendredi 13 qui restera toujours de sinistre mémoire un peu partout en France et aussi dans d'autres endroits du monde, au lendemain de la soirée de lancement du Beaujolais nouveau, ce vendredi 20 vit nombre de rassemblements emplis d'émotion et de geste hautement symboliques.
Lire par exemple cet article qui a pour titre : «Une semaine plus tard, Paris défie la peur un verre à la main».
"Un verre à la main" !
Depuis la Révolution Française, à travers l'image planétaire de notre pays, le vin est symbole de liberté.
Mais ces jours-ci, la solidarité entre boissons diabolisées s'impose puisqu'il s'agit d'avenir de la démocratie.
Il faut donc aussi, fraternellement, lire cet autre reportage de proximité intitulé : «À la vôtre, à la liberté !»... sans prendre ombrage de la photo.
Autre "coïncidence" (mais en est-ce une vraiment ?) : il peut arriver que tel parlementaire, sans souci d'union nationale, se refuse à voter les mesures destinées à protéger ces acquis et que le même se mette en situation de combattre le vin quelques jours plus tard.
Nous en reparlerons probablement très bientôt.

Petit supplément culturel
Elle s'appelle "Le Vin".
Ce n'est pas la plus spontanément inoubliable, d'accord.
Mais, par volonté, aucune n'est à oublier car, comme le disait Pierre Desproges : "Les chansons de Brassens sont un vaccin contre la connerie, mais il faut pas mal de rappels".
http://www.dailymotion.com/video/xe04h_georges-brassens-le-vin_news
Surtout par les temps qui courent, quand notre art de vivre est attaqué aussi depuis l'extérieur.

Ce qui représente aussi une mauvaise nouvelle pour les défenseurs du vin, lequels, sur le front interne et depuis des années, se battent contre les attaques que subit sans cesse le produit qui, aux yeux du monde, représente un des symboles principaux de cet art de vivre.
Heureusement que, sans défaillir et plus ou moins consciemment, les citoyens dans leur grande majorité leur ont toujours apporté leur indispensable soutien... un verre à la main !

mardi 17 novembre 2015

Solidarité internationale

Le monde entier, dans les douloureuses circonstances que nous connaissons, a exprimé sa solidarité avec notre pays.
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Souvent, devant des édifices symbolisant la France, des parcelles de trottoirs sont couvertes de fleurs et de bougies par d'émus anonymes. Et parfois,  comme à Washington, au milieu de ces témoignages d'empathie, trône une bouteille de vin.
Une bouteille de vin qui était sans doute destinée à être «partagée entre amis» comme celle dont il est question dans ce très beau commentaire énormément repris sur le net :  http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/11/15/attentats-le-beau-texte-du-new-york-times-etait-en-fait-un-commentaire_4810332_4355770.html.

Pour nos amis d'Outre-Atlantique, comme dans bien d'autres endroits du monde, l'image du vin est indissociable de celle de la France.
Le 2 juin 2009, quelques semaines après la naissance de notre association, lors de son interview par Laurence Haïm, sur Canal +, le président Obama, à la question «Qu'aimez-vous en France?», fournit plusieurs éléments de réponse. Les trois premiers : «La cuisine, Paris, les vins...»
Mais ce qu'il ne savait sans doute pas c'est que qu'au début de cette même année 2009 "l'affaire de la brochure" avait constitué le début d'une série d'attaques sauvages contre le vin.
Surtout contre sa consommation régulière, même très modérée.
D'ailleurs, nous en sommes toujours là dans certains documents plus ou moins  "officiels", en tout cas financés sur fonds publics.

Un an plus tard, toujours dans le monde d'expression anglophone, est clairement apparu à certains yeux le point où nous en sommes après des années de prédominance œnophobiste dans un certain ministère.
Notamment à ceux du journal "Decanter" qui titrait ainsi l'un de ses articles : «France where the wine is damned» : CLICK (PDF).

Quel signal envoyons nous au monde si nous en restons là ?
Il faut donc, "aujourd'hui et demain" continuer à se battre pour sortir de cette absurde situation.

Dans l'immédiat, après avoir écouté un récent billet de Sofia Aram sur France Inter (http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1189707, à 2mn 42 sec), nous pensons qu'il est, dans les circonstances actuelles, urgent et impératif de s'afficher à la terrasse d'un café avec un verre de vin à la main... et à la bouche !
Dans le même ordre d'idées, voir aussi la préconisation de l'ami Hervé Lalau :  http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2015/11/16/liberte-egalite-bistro-8529154.html.

lundi 16 novembre 2015

Deuil national


Publié le 16 novembre 2015 par admin
Une série d'ignobles attentats a eu lieu à Paris vendredi dernier.
Des centaines de victimes : une période de deuil national a été décrétée.
En ces horribles circonstances nous tenons à exprimer nos plus sincères condoléances et notre entière solidarité aux victimes, à leurs familles et à leurs amis.

Dès le lendemain, la terrible entité souvent désignée par l'acronyme DAESH revendiquait cette abjection.
On peut prendre connaissance de l'intégralité de cette revendication dans l'encadré situé au centre de cette page : http://www.info-afrique.com/8664-revendication-par-daesh-letat-islamique-des-attentats-en-france-a-paris/.

À noter qu'à cheval sur la 10º et la 11º ligne de ce communiqué, la première ville de France est qualifié de «capitale des abominations et de la perversion».

Ce qui nous a rappelé une menace adressée il y a 11 ans au premier ministre de l'époque, Jean-Pierre Raffarin, par un courrier au centre duquel les français étaient qualifiés de «peuple du vin et du porc, du libertinage et de la nudité» : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20040317.OBS6052/nous-demandons-aux-musulmans-d-eviter-les-lieux-de-grande-affluence.html.

Peuple du vin, nous le revendiquons !
Et considérons même le "divin breuvage" comme l'étendard de ce que nous appelons la "civinlisation"  (voir 2º néologisme, mis à jour : CLICK).
C'est la raison pour laquelle,  depuis longtemps déjà nous sommes entrés en résistance contre ceux qui veulent en diaboliser la consommation.
Essentiellement depuis les bureaux bien protégés d'un certain ministère...

Pour revenir à Paris, rappelons que la "Ville Lumière" fut depuis le Siècle des Lumières le théâtre de multiples émeutes et révoltes pour exiger que soient respectées la liberté et la dignité de l'Homme.
L'une d'elle, celle de 1832, se trouve au centre du célébrissime roman de Victor Hugo,  "Les Misérables".
Un roman qui connut maintes adaptations théâtrales ou cinématographiques.
Ou en bande dessinée.
Il y eut même, assez récemment, une comédie musicale.

Issu de laquelle nous gardons particulièrement le souvenir d'un chant.
Et repris quelque temps après par 200 choristes.
«À la volonté du peuple,
Et à la santé du progrès,
Remplis ton cœur d'un vin rebelle
Et à demain ami fidèle...»

(Chant extrait de la comédie musicale "Les Misérables")

jeudi 12 novembre 2015

Catastrophisme

Elle n'a pas peur des mots,  Mme Agnès Buzyn,  présidente de l'Institut National du Cancer : «Nous sommes en face d'une catastrophe sanitaire » !
http://www.liberation.fr/france/2015/11/10/loi-evin-nous-sommes-face-a-une-catastrophe-sanitaire_1412406
En face,  cela veut dire quoi ?
Que la catastrophe s'annonce, qu'elle va arriver ?

Pourtant,  cela fait des siècles que le tabac a été importé des Amériques... et des millénaires que les Gaulois brassaient la cervoise !
À notre avis, il aurait mieux valu dire que nous baignons en pleine catastrophe sanitaire depuis des temps immémoriaux... la preuve le nombre de gens qui sont morts depuis.
Quelle hécatombe !

Elle n'a pas peur des chiffres non plus,  Mme Buzyn : «Le tabac et l'alcool, ce sont 150 000 morts par an...» : encore un grand bond quantitatif !
Prenons en effet les chiffres que donne encore sur son site l'institut même qu'elle préside.
Le tabac, 47 000 par cancer pour un total de 78 000 au total (lire le début du chapitre "LE PREMIER FACTEUR DE RISQUE DE CANCERS") : http://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Facteurs-de-risque-et-de-protection/Tabac/Faire-prendre-conscience-des-dangers-du-tabac (date de dernière mise à jour : 04/06/2015).
L'alcool, 49 000 décès dont plus de 15 000 par cancer (télécharger la brochure, 2º paragraphe,  p. 9) : http://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Brochure-grand-public-Nutrition-et-cancers-Alimentation-consommation-d-alcool-activite-physique-et-poids (juin 2015).
Addition : 78 000 + 49 000 = 127 000.
Soustraction : 150 000 - 127 000 = 23 000.
Proportion : 23 000 / 127 000 = 18% (environ).
18% en 5 mois !
3,6% par mois !
Pratiquement 2 fois l'augmentation du nombre de décès par cancer attribuable à l'alcool entre 2006 et 2009 selon une autre dame que nous connaissons bien : "Principe de Hill"  (dernière partie de l'article).
Record pulvérisé !
L'histoire s'accélère,  la pression s'intensifie !

Avertissement Même quand on n'a pas froid aux yeux et qu'on n'y va pas de main morte il faut se préparer à lever un jour le pied : penser à ne pas dépasser le nombre total de décès annuels !

Rappel à l'attention de Mme Buzyn Selon les chiffres de l'Institut de Veille Sanitaire, l'incidence de cancers a plus que doublé entre 1980 et 2012 alors que dans le même temps le nombre de consommateurs réguliers a été divisé par 3 (France Agrimer). Le cancer est devenue la première cause de mortalité prématurée en France. C'est à dire chez les moins de 65 ans, sachant que c'est en deçà de cet âge que l'on dénombre proportionnellement le moins de consommateurs réguliers. En 2010, 40% ce consommateurs réguliers chez les 65 ans et plus contre 17% en moyenne nationale. Dans le même temps, selon le CépiDc de l'INSERM, la consommation de sodas se substituant de plus en plus au vin sur la table des français, le nombre de diabètes sucrés a augmenté de 4169 unités, soit près de 63%.

62,77% exactement : nous aussi nous arrondissons parfois les chiffres, mais beaucoup moins "généreusement" que ce qu'il lui arrive de le faire !

vendredi 6 novembre 2015

Sous-main

En début de semaine prochaine, nous allons probablement assister à un nouveau rebondissement dans "l'affaire de l'amendement".

1) Résumé des épisodes précédents.
Depuis le mois de mars dernier, de courageux parlementaires des 2 chambres se battent contre la potentialité de censure absolue à l'égard du vin fournie à certaines organisations au titre d'une lecture radicale de la loi Êvin.
Une potentialité parfois déjà partiellement mise en œuvre et induisant une certaine forme d'autocensure dans les médias.
Ces élus ont démontré qu'ils représentaient une opinion majoritaire au sein du parlement,  les 2 chambres confondues.
Très clairement au Sénat, d'une manière moins tranchée a l'Assemblée Nationale.
Pour sortir d'une situation un peu compliquée, le gouvernement lui même, très probablement impulsé par l'Élysée, déposait un amendement allant dans le sens souhaité par le peuple et ses élus.
C'était en juin et l'amendement, tout à fait satisfaisant, fut adopté,  bien entendu.
Par la suite, malheureusement, le Conseil Constitutionnel a jugé bon de le "retoquer".
En septembre, ce même amendement a été réintroduit au Sénat contre l'avis de Mme Touraine,  ministre de la Santé, cette dernière allant contre toute évidence jusqu'à nier qu'elle avait correspondu à la volonté du gouvernement !
Voir la fin de notre article "Magie et historiens".

2)Futur très proche
Nous en sommes là et la semaine prochaine le dossier va "rebondir" puisque le projet de loi de santé passe à l'Assemblée Nationale.
En effet,  dès le début de la semaine prochaine il va être examiné en commission des affaires sociales.

3) Demande
Si Mme Touraine ou les personnes qu'elle fera agir en sous-main affirmaient que l'amendement dont nous parlons ne correspond plus à la volonté ni de l'état ni du gouvernement, nous leur demandons d'en apporter la preuve en produisant les propos du Président de la République ou du Premier Ministre qui sembleraient corroborer leur affirmation.

4) Faute de quoi...
Si cela leur était impossible, chacun pourrait considérer que les personnes en question agissent en décalage avec la volonté du gouvernement... ce qui, concernant Mme la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des Femmes, devrait amener à prendre la mesure qui s'impose !

5) Question
Ne peut-on penser que chaque fois que le nom de Mme Touraine est prononcé dans les médias auxquelles toute communication sur le vin est pratiquement interdite, notamment la télévision, cela constitue une forme de promotion clandestine de l'AOP du même nom ?
Si la réponse est oui, est-il permis de l'appeler tout simplement Marisol ?
Un peu familier, certes, mais tellement plus œnophobiquement correct !

Petits suppléments hors sujet (quoique)

1) Pépite
Écouter l'éminent professeur Didier Raoult de la 3° à la 4° minute : http://www.lcp.fr/emissions/etat-de-sante/vod/171362-idees-recues-sur-la-sante !
Il faut savoir être beaux joueurs : le fait que ces propos n'aient pas été censurés par les responsables d'une émission avec laquelle nous avons parfois eu à polémiquer doit être salué.

2) Objectif constant (version de ce matin même)
Surtaxer le vin : http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/guenole-du-concret-il-est-urgent-de-briser-le-tabou-sur-la-gravite-de-l-alcoolisme-en-france-0611-688515.html (à 2mn 45sec).

jeudi 5 novembre 2015

Historique !

Non seulement préventif mais aussi curatif ! Une très importante étude israélienne est en train de donner une nouvelle dimension à la défense du vin. Elle est en instance de publication dans une des plus grandes revues médicales : les "Annals of Internal Medecine" (impact factor 17,81). Réalisée sur un groupe de patients qui n'en consommaient pas auparavant, du moins pour la plupart, elle démontre que la consommation de vin améliore l'état des diabétiques. « Cette étude menée sur le long terme montre qu'associer un régime alimentaire sain à une consommation modérée de vin, surtout du vin rouge, contribue à faire baisser les risques cardiométaboliques », concluent les chercheurs. Des risques qui concernent à la fois le diabète de type 2  et les maladies cardiovasculaires (MCV).

Une occasion de plus pour nous de réaffirmer que l'urgence pour les responsables de la Santé Publique devrait être de se pencher prioritairement sur le cas des français qui ne pratiquent pas la consommation régulière et modérée. Et cela qu'ils soient adeptes de la surconsommation (occasionnelle en général)... ou non consommateurs ! Parce qu'aujourd'hui, regroupées, ces 2 catégories aux comportements néfastes sont devenues ultra-majoritaires dans la population. Et que cette tendance s'accroît sans cesse. «Les extrêmes se touchent», dit la sagesse proverbiale. Force est de constater que progressions de l'abstinence et du nombre de comas éthyliques vont de pair. Et d'en conclure que ces 2 comportements excessifs devraient être équitablement traités... ce qui est loin d'être le cas, comme en attestent les chiffres que nous verrons un peu plus loin.Voici un article plus explicite que ce que nous le sommes sur l'étude de l'Institut Ben Gourion du Nêguev : http://www.metronews.fr/info/l-etude-sante-du-jour-le-vin-rouge-fait-du-bien-aux-diabetiques/mojn!m23D8udmJsEW6/. Et voici un résumé l'étude elle même : http://annals.org/article.aspx?articleid=2456121.

Quelques chiffres De 1980 à 2010, la part des consommateurs réguliers de vin est passée de 51% des français à 17% (page 9) : http://www.franceagrimer.fr/content/download/19371/156117/file/TDB-VIN-diaporama-conf%C3%A9rence-vinitech-consommation-vin-A12.pdf. Dans le même temps, selon le CépiDc, service spécialisé de l'INSERM dans la constatation brute (non "ajustée") des causes de décès, la part du diabète sucré dans le nombre total est passée de 12,9% à 19,8% ! Une croissance moyenne de 178 décès par an, mais les moyennes ne disent pas tout car cette croissance est en progression : 336 entre 2011 et 2012 ! Une progression logiquement parallèle à celle de la junk food dans notre pays : http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/28/en-france-le-fast-food-a-detrone-la-restauration-traditionnelle_n_2782834.html.

Il est juste de dire que dans le même temps la part des décès pour cause d'abus d'alcool est passée, elle, de 0,6 à 0,5... Différence en valeur absolue ? Plus de 4000 passages de vie à trépas !

«Oui, mais n'oubliez pas que le vin est cancérigène» nous dirons certaines dames de notre connaissance (Institut national du Cancer, institut Gustave Roussy, Réseau NACRe...). Bon ! Donc la part totale des décès par tumeurs malignes a donc certainement été amenée à baisser. Vérifions. Surprise : elle est passée de 22,7% à 28,2%... Mystère ? Mais non : nous avions tout simplement oublié le fameux "Principe de Hill" ! Celui selon lequel moins le vin est consommé, plus il provoque de décès... par cancer notamment.

Typically french Alors qu'elle jouit déjà d'une très favorable notoriété au niveau mondial, dans notre pays, l'étude dont il est question commence déjà à être critiquée par certains individus qui n'ont jamais publié dans une revue scientifique du niveau des "Annals of Internal Medecine". Et ont bien peu de chances d'y parvenir un jour. Nous  critiquerons bientôt ces critiques.

mercredi 4 novembre 2015

La ligue dans le rang

«...éviter les boissons sucrées, la "fast-food".»
Boissons alcoolisés : «Pour les individus, ne pas dépasser 20 à 30g par jour d’éthanol pour les hommes, 10 à 15 g pour les femmes.»
Ce sont des phrases que nous avons souvent citées après les avoir extraites de la traduction par la Ligue nationale Contre le Cancer des recommandations alimentaires émises par le Fonds Mondial de Recherche sur ce même Cancer.
Et cela au moyen d'un lien... aujourd'hui détourné.
Le voici : http://www.ligue-cancer.net/article/837_les-10-recommandations-preventives-suite-au-rapport-wcrf.
À présent, en cliquant dessus,  on arrive sur la page d'accueil de la LNCC.
Et si on écrit "fast-food" sur la case dédié à la recherche de textes à partir de mots-clés, on n'arrive nulle part !
Le problème n'existe plus...
Quant aux boissons alcoolisés, nous laissons le lecteur s'y diriger tout en le prévenant que son moral risque d'en prendre un sacré coup en découvrant l'ampleur du virage !
Mais avant d'aller plus loin, prouvons notre bonne foi au moyen d'un document issu de la LNCC... il y a quelque temps.
Et que nous avons pris soin de sécuriser à l'époque.
Le voici : http://www.vitisphere.com/blogs/media/blogs/blog//recommandationswcrf.pdf.
«Mais, nous dira-t-on, ce document ne comporte aucun signe indiquant qu'il provient de la LNCC !»
D'accord.
Alors rendons-nous sur le site cantalien de la Ligue, site que lequel,  semble-t-il, il a été oublié de "faire le ménage" : http://www.liguecancer15.cantalpassion.com/prevention (fin de page ou presque).
Bien entendu, nous avons sécurisé ce document.
Désolés pour ces braves cantalous qui vont dans nul doute se faire "tirer les oreilles !

Alors que s'est-il passé ?
Pourquoi cette évolution ?
La réponse est simple : la Ligue est rentrée dans le rang.
La meilleure preuve c'est qu'elle fait désormais partie de l'Alliance Prévention Alcool, une nébuleuse dont le site mérite le détour : http://www.alliancepreventionalcool.org/ !

Mais, de grâce, refusons nous à en vouloir aux infortunés dirigeants de cette vénérable institution qu'est la LNCC !
En effet, peut-on, dans ce pays et dans le domaine concerné, conserver les moyens indispensables pour progresser vers l'objectif qu'on s'est fixé si on ne se soumet pas au diktat de l'appareil cocacollabo-malbouffisant ?
Appareil qui contrôle nombre de décisions d'ordre financier.
Et lui même "agi" par de puissants intérêts...

Alors, parce que la censure accroît tout les jours son emprise et que toutes les mémoires sont à sauvegarder, nous avons sécurisé un grand nombre de documents.
Voici 2 exemples concernant la LNCC :
1) http://www.ligue-cancer.net/files/national/article/documents/bro/cancer_voiesDigestives.pdf.
Où l'on trouve en bas de la page 6 : «Sans tabac et en consommant moins d'un 1/2 litre de vin (équivalent à 40g d'alcool) par jour, environ 90% des cancers des VADS seraient évités.»
2)«Sans tabac et en consommant moins d'un 1/2 litre de vin (équivalent à 40g d'alcool) par jour, environ 90% des cancers des VADS seraient évités.»
Voir bas de la page 6 : http://www.ligue-cancer.net/files/national/article/documents/bro/cancer_voiesDigestives.pdf.

Et un exemple concernant un autre institut dédié a la recherche scientifique,l'Institut Curie (voir 2º colonne,  page 2) : http://curie.fr/sites/default/files/jic62ter-cancer-orl-nez-bouche-gorge.pdf.

lundi 2 novembre 2015

Viande et cancer

Le CIRC, c'est le Centre International de Recherche sur le Cancer.
Comme son nom l'indique,  c'est un organisme international.
Mais il a son siège à Lyon.
Et Lyon, c'est en France.
Et en France,  il semble y avoir quelque chose dans l'air qui rend spécifiques les conclusions d'études et rapports qui concernent l'alimentation.
Et notamment le vin.
Par exemple, nous avons vu il y a quelque temps que pour une certaine Mme Hill,  de l'institut Gustave Roussy, à Villejuif (en région parisienne), à consommation sensiblement égale,  l'alcool provoquait 13 fois plus de décès en France qu'au Danemark pour les hommes et 5 fois plus pour les femmes, soit 9 pour la moyenne "unisexe".

Pour revenir au CIRC,  la semaine dernière, il provoquait un grand émoi dans les médias en indiquant que la consommation de viande rouge pouvait être cancerogène.
Et en insistant sur le cas des viandes transformées.
Beaucoup de commentaires rappelleront que ce fait est connu depuis longtemps, ce qui apparaît dans les propos de Stéphane Le Foll, un ministre de l'agriculture beaucoup moins hâtif à réagir lorsque les mêmes milieux s'attaquent à une certaine autre  production agricole : http://www.lepoint.fr/politique/charcuterie-et-viande-rouge-le-foll-met-en-garde-contre-la-panique-26-10-2015-1976868_20.php.
Effectivement, le rapport du World Cancer Research Fund 1997 en parlait déjà.
Et réitérait 10 ans plus tard comme on peut le lire dans les recommandations 2017 (5º recommandation) : http://www.dietandcancerreport.org/expert_report/recommendations/.

Mais avec une différence notable : quand il parle de "viandes transformées" (les plus mises en cause) le CIRC cite «les hot-dogs (saucisses de Francfort), le jambon, les saucisses, le corned-beef, les lanières de bœuf séché, de même que les viandes en conserve et les préparations et les sauces à base de viande» : (page 1, 2º question)  http://www.iarc.fr/en/media-centre/iarcnews/pdf/Monographs-Q&A_Vol114_F.pdf.
Mais pas les "burgers" !
Alors que c'est le premier exemple que donne le WCRF (page 379, environ au milieu de la colonne de droite) :
Les burgers : le symbole même de la junk food !
Celle que le WCRF recommande de «consommer avec parcimonie ou même d'éviter».
«Éviter la fast food» écrivait en tous lettres la Ligue Nationale Contre le Cancer dans sa traduction... à l'époque (lire notre note "La Ligue dans le rang").
Et qui tend, liquide compris, à se substituer, en France comme un peu partout dans le monde, à se substituer à la gastronomie traditionnelle.
Un malbouffisation consécutive au phénomène que certains, dans les années 1950, appelèrent "cocacolonisation".
Ainsi que l'oenophobisme, évidemment.

Cela étant dit, comment, dans notre pays, un organisme subventionné pourrait-il qualifier les burgers de cancérigènes quand Mme la Ministre de la Santé elle même déclare qu'en consommer un de temps en temps «ne peut pas faire de mal» ?
19mn 54sec  : http://www.dailymotion.com/video/x381o1c_marisol-touraine-morano-ferait-mieux-de-se-taire_news#tab_embed.

Mais faut-il lui en vouloir ?
Qui pourrait demeurer indemne après plus de 3 ans d'immersion dans l'un des milieux les plus cocacollaborationiste du monde ?
Nous ?
Même pas sûr...

Nota Bene : nous ne sommes pas les seuls à nous être étonnés que le CIRC ne cite pas les hamburgers parmi les produits dangereux.
Exemple : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/cancer/20151026.OBS8308/le-risque-de-developper-un-cancer-en-raison-de-la-charcuterie-reste-faible.html (fin du 1º chapitre).

mardi 20 octobre 2015

Dons

L'Institut Pasteur sollicite actuellement nos dons pour pouvoir poursuivre ses recherches dans les meilleures conditions.
Aidons et préconisons d'aider : http://pasteurdon.pasteur.fr.
Et cela essentiellement en souvenir respectueux de Louis Pasteur,  indiscutablement un des pères de l’œnologie moderne.
Ainsi, bien sûr, que de bien d'autres progrès qui sauvèrent et sauvent encore des millions de vies.
Pasteurisation, stérilisation,  vaccination : il s'agit là de l'un des plus grands bienfaiteurs de l'humanité.

Cela étant dit, on oublie trop souvent que ses premiers travaux portèrent sur la fermentation et la conservation du vin et que c'est par là, par l'étude  et l'observation des levures qu'il put accéder à la certitude de l'existence de micro-organismes responsables de bien des évolutions, et, entre autres contributions essentielles au progrès scientifique, contester la théorie de la génération spontanée.

Et parmi ces micro-particules, après les levures, microbes et bactéries l’intéressèrent tout particulièrement... et on connaît la suite !
http://www.inrap.fr/Archeologie-du-vin/Qu-est-ce-que-le-vin-/Connaissance-du-vin/En-savoir-plus/p-13249-Pasteur-et-la-fermentation-du-vin.htm#.ViPx1KWvTbV
Le vin,  dans l'histoire,  n'eut donc pas que des effets bénéfiques directs : il en eut aussi d'indirects.
Intéressantes et courtes citations de Louis Pasteur : CLICK.

Naturellement, dans la seule optique de la défense du vin, c'est uniquement en souvenir du grand homme que nous appelons à soutenir l'institut qui porte son nom.
En effet nous n'attendons pas qu'il produise des ouvrages favorables au "divin breuvage" : trop dangereux pour lui quand on sait à quel point l'œnophobisme radical règne en maître au Ministère de la Santé !
Et répand en France la terreur dans les milieux de la recherche et de la publication afin que nulle étude favorable au vin ne soit publiée.

Mais ça,  c'est en France seulement : dans les autres pays, ils ne peuvent pas.
Problèmes cardio-vasculaires, facultés cognitives, longévité,  etc... de partout dans le monde affluent les publications favorables à une consommation régulière et modérée.
Pour le plaisir,  évoquons celle-ci qui vient du Canada et met en évidence des effets bénéfiques similaires à ceux que procure la pratique d'exercices physiques intensifs (sport, training...) : http://www.sciencedaily.com/releases/2012/06/120619225941.htm.
Et annonçons d'ores et déjà nos prochains commentaires concernant une toute récente étude israélienne qui aborde le sujet sous un angle nouveau et pourrait marquer une étape décisive dans l'histoire du vin.

mercredi 14 octobre 2015

Par delà la politique

Chacun le sait, toutes les opinions politiques sont représentées dans les rangs de la résistance œnophile.
Nous disons bien TOUTES.
Et c'est par conséquent également le cas dans notre association.
C'est pourquoi nous n'avons jamais ressenti aucune gêne à faire état de tout propos tenus à la gloire du vin sans tenir compte de la "couleur" de celle ou de celui qui les a tenus ni de ses prises de positions concernant d'autres thématiques.
Nos seuls ennemis sont les fanatiques œnophobistes, lesquels (et c'est notre seul point commun) sont également "trans-étiquettes".

Donc, quand le leader du Front de Gauche définit le "divin breuvage" en tant que «produit de civilisation», nous ne pouvons qu'inciter nos lecteurs à visionner la vidéo bâtie autour de cette déclaration :

Bien sûr, il est possible d'être réservé, voire en désaccord sur tel ou tel point annexe, mais ce qui compte c'est l'essentiel.
Et l'essentiel pour nous est qu'en l'occurrence M. Mélenchon tende à rejoindre le médecin, poète et académicien Georges Duhamel lorsque celui-ci écrivait : «le vin est l'emblème de la civilisation».
Un homme qui sut dire non dans des circonstances particulièrement difficiles :  https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Georges_Duhamel#Ann.C3.A9es_sombres_de_la_guerre_et_fonctions_d.27apr.C3.A8s-guerre.
Un exemple et un modèle pour nous !

Petit supplément
Concernant le même thème on peut entendre certaines déclarations antérieures du même homme politique en écoutant cette autre vidéo intitulée «Jean-Luc Mélenchon à la défense du vin et de la civilisation»  : http://www.dailymotion.com/video/x2neky7.

Question
Tout cela étant dit, une question se pose quand même : si M. Mélenchon était nommé Ministre de la Santé,  serait il capable de ne pas se laisser circonvenir par les fachygiènistes de couloir qui font la loi dans ce ministère et cela à l'inverse de la plupart de ses prédécesseurs ?

lundi 5 octobre 2015

Bien sûr…

Bien sûr que les défenseurs du vin n'avaient pas tort de s'alarmer et qu'ils ont eu raison d'agir.
Chacun à sa manière et selon les techniques qui font sa "marque de fabrique"

1º résultat : dès le lendemain de notre dernier article, celui du 30/09, l'association "40 millions d'automobilistes" changeait de stratégie.
Et renonçait à celle que nous avions dénoncée : celle de l'habituel bouc émissaire utilisé comme cible de substitution.
En témoigne une nouvelle page d'accueil, datée, donc, du 1º octobre et que l'on peut voir ci-contre (copie d'écran).

Ainsi que les propos "recalibrés" du délégué général de la dite association :

Plus de radars et des leurres : "On va couper le lien entre la sécurité routière et les Français" sur WAT.tv
Propos de regrets à l'égard des initiatives annoncées à l'issue de la séance du Conseil National de la Sécurité Routière tenue le matin même.
Mais ne concernant à aucun moment le fait que la mesure implicitement préconisée n'avait pas été prise.
Une mesure dont nous avions démontré l'absurdité compte tenu des premiers résultats de l'expérimentation en cours, cela dans notre article du 29/09.

Pour mieux connaître les principales mesures annoncées, lire la dépêche AFP portant sur ce sujet : CLICK.

Leur lecture semble indiquer que l'épisode est clos et que nous pouvons passer à autre chose... comme M. Chasseray, finalement !
Du moins, nous l'espérons.
Auquel cas,  nous lui souhaiterions bonne route pour la suite de son parcours.

mercredi 30 septembre 2015

Bien sûr que si !

À la lecture de notre article précédent, le lecteur critique est en droit de nous faire observer : «vous sembler tirer une nouvelle sonnette d'alarme alors qu'en réalité il n'existe aucun motif d'inquiétude avéré».

Aucun motif d'inquiétude avéré ?
Bien sûr que si !
La semaine dernière, une campagne était lancée par une association qui s'intitule "40 millions d'automobilistes" (laquelle ne comporte évidemment pas 40 millions d'adhérents).
Le thème de cette campagne était bien résumé par un autocollant vendu à la modique somme de 2€ et dont voici ci-contre la reproduction.
Immédiatement, une partie des médias clamait que cette association proposait «d"abaisser le taux d'alcoolémie à 0,2 grammes par litre de sang» :
Tout récemment, M. Pierrre Chasseray, délégué général de cette structure, tenait à préciser : «Je n’ai jamais plaidé pour un taux d’alcoolémie de zéro. J’ai cherché dans tout le dossier de presse, il n’est dit nulle part que l’association est favorable au taux zéro. Par ailleurs, je me suis souvent exprimé dans les médias pour dire que le taux zéro ne voulait rien dire : le corps humain sécrète naturellement de l’alcool. »
http://www.lavigne-mag.fr/actualites/prevention-le-zero-alcool-au-volant-fait-du-bruit-110116.html#8mKPXh1CvYvO3jUz.99

Déjà, on peut relever une contradiction entre ces propos et la teneur de ceux que comporte l'autocollant.
Et puis... on peut aussi subodorer une astuce diplomatique basée sur une certaine ambiguïté.
En effet, ce dont il pourrait être question au cours du Conseil National de la Sécurité Routière qui se tient vendredi n'est pas de ramener la limite légale à 0 mais bien à 0,20.
Une mesure déjà en application depuis le 1° juillet dernier pour les conducteurs en période probatoire et cela à titre expérimental.
Avec les premiers résultats que l'on connaît :  http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/bien-sur-que-non/.
D'autre part, on voit bien que sur son site, en dessous du pavé indiquant «je commande l'autocollant» l'association de M. Chasseray fait état d'un sondage fort opportunément réalisé quelques jours auparavant de la manière suivante : «63% des français sont pour l'abaissement du taux légal d"alcoolémie».
Voir : http://www.jesuisunheros-jerouleazero.com/.
Mais quel est la motivation derrière cette manœuvre ?
Il faut savoir que les membres siégeant au comité d'experts du CNSR n'ont jamais été demandeur de l'abaissement du taux légal d'alcoolémie, y compris pour les conducteurs titulaires d'un permis en période probatoire.
Voir dernier chapitre : http://www.lemonde.fr/securite-routiere/article/2015/01/26/securite-routiere-des-mesures-tous-azimuts_4563895_1655513.html.
Ils ne jugeaient pas cette disposition comme potentiellement efficace et les premiers résultats de l'expérimentation en cours les confortera dans cette opinion.
Par contre, ils s'étaient tous accordés pour réclamer une réduction de la vitesse maximum comme l'indique cet extrait d'article :
«Ils estiment en effet que le gouvernement a commis une grave erreur en refusant d’abaisser de 90 km/h à 80 km/h la vitesse sur les routes à double sens dépourvues de séparateur médian, où 2 000 personnes sont tuées chaque année. Cette mesure aurait permis de sauver de 350 à 400 vies par an, au moment où la mortalité repart à la hausse, après une baisse continue de douze ans. Le 16 juin 2014, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avait rejeté toute généralisation de cette disposition, que l’association 40 Millions d’automobilistes juge impopulaire. Il lui avait préféré une "expérimentation sur des segments très accidentogènes", qui n’a pas encore démarré, un an plus tard.».
Article complet : http://www.lemonde.fr/securite-routiere/article/2015/05/10/securite-routiere-la-limitation-de-la-vitesse-a-80-km-h-experimentee-des-cet-ete_4630723_1655513.html#pUL4H8vvKWZ3VO7d.99.
  Au bout du compte, parce qu'il fallait faire quelque chose, on a eu l'inefficace mesure expérimentale de réduction de l'alcoolémie pour les jeunes conducteurs.
Article lié : http://www.lemonde.fr/securite-routiere/article/2015/03/17/deux-experts-demissionnent-du-conseil-national-de-la-securite-routiere-qu-ils-jugent-en-perdition_4594947_1655513.html.
Comme on vient de le voir, l'association 40 millions d'automobilistes est particulièrement mobilisée contre le projet d'abaissement de toute limitation de vitesse.
D'ailleurs, juste avant sa campagne "héros-zéro" elle avait lancé une pétition concernant cette perspective : http://www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com/.
Ne peut-on penser qu'il s'agit en l'occurrence d'utiliser la thématique de la réduction du taux d'alcoolémie comme un leurre pour détourner les esprits de la véritable proposition des experts ?
Et de donner "du grain à moudre" au CNSR afin que celui-ci ait quand même, à l'issue de sa prochaine séance plénière, une mesure réductrice et gratuite à présenter à l'opinion ?
En camouflant le fait que si l'alcool, effectivement, peut être cause d'accidents mortels, c'est dans la quasi-totalité des cas lorsque le conducteur présente un taux d'alcoolémie très largement supérieur aux limites déjà existantes...
Et que le Royaume Uni, beaucoup moins sévère en matière de taux d'alcoolémie tolérée (page 3) connaît un nombre de tués sur la route par millions d'habitants 2,5 fois moins élevé que la France : http://www.ireb.com/sites/default/files/focus/Focus%20n7.pdf !
                                                                                    (À suivre)

Petit supplément
On peut voir ici M. Chasseray en décembre 2014 combattre les radars "double-face" en utilisant le même principe d'argumentation :
Question : est-il bien élégant, pour se sortir d'affaire, de "faire porter le chapeau aux lampistes" ?

mardi 29 septembre 2015

Bien sûr que non !

Si une mesure a été prise à l'égard d'une partie d'une population considérée comme particulièrement sensible et cela à titre expérimental.
Si ladite mesure s'avère très rapidement inefficace pour ne pas dire contre-productive. Doit-on la généraliser à l'ensemble de ladite population ?

«Bien sûr que non» répondra sans nul doute toute personne sensée à laquelle cette question aura été posée !

Vendredi prochain, 2 Octobre,  le Conseil National de la Sécurité Routière sera réuni en séance plénière.
La fois précédente, c'était le 11 mai dernier, réunion à la suite de laquelle, concernant les conducteurs novices, la limite d’alcool autorisée au volant est passé de 0,5 g/l à 0,2 g/l d’alcool dans le sang, et cela à compter du 1º juillet dernier : http://www.securite-routiere.gouv.fr/medias/espace-presse/publications-presse/a-partir-du-1er-juillet-2015-les-conducteurs-novices-ne-peuvent-plus-boire-d-alcool-avant-de-conduire.
Au motif notamment que «les conducteurs novices sont impliqués dans ¼ des accidents mortels sur la route».

Donc,  récapitulons, pendant les 6 premiers mois de l'année en cours,  cette mesure ne s'appliquait pas à l'inverse de ce qui s'est produit les 2 mois suivants, soit juillet et août.

Eh bien on constate qu'en juillet le nombre de tués sur la route a augmenté de 19, 2% par rapport à juillet 2014, soit 58 morts de plus : http://www.preventionroutiere.asso.fr/Fil-d-information/Aout-2015/Juillet-2015-hausse-inquietante-du-nombre-de-tues/(redirect)/0.
Et en août,  encore 9, 5%, soit 29 personnes de plus qu'en 2014 : http://www.preventionroutiere.asso.fr/Fil-d-information/Septembre-2015/Aout-2015-encore-une-hausse-du-nombre-de-tues-sur-les-routes.
Soit une hausse totale de 87 tués.
Soit 88% du total depuis le début de l'année !
Les mois de juillet et d'août, ceux pendant lesquels la mesure s'appliquait, ont donc été, en terme d'augmentation du nombre de tués, en moyenne 22 fois plus alarmants que les 6 permis mois de l'année, ceux pendant lesquels elle ne s'appliquait pas !

                                                                                          (À suivre)

Articles liés
"Le bouc émissaire habituel"
"Barbier, la triche"

Arguments toujours valables
Ceux des parlementaires amis du vin : http://www.vitisphere.com/blogs/media/blogs/blog//PJ1_LI12_Taux_alcoolemie.pdf.

lundi 21 septembre 2015

Magie et historiens

Il existe vraiment une magie du vin !
Une magie unificatrice...

La semaine dernière, les sénateurs ont voté par 287 voix contre 33 (87,5%, pas d'abstention) pour l'introduction dans la loi de la clarification tant espérée de la loi Évin.
À l'heure où, dans notre pays, de graves fractures apparaissent parfois, existe-t-il beaucoup d'autres thèmes qui réunissent autant les français ?

En l'occurrence, on ne peut pas contester que les sénateurs ont su traduire une opinion populaire aussi authentiquement partagée !
Pratiquement à l'identique puisque pour 87% des français le vin est symbole d'authenticité et de partage : http://www.vinetsociete.fr/les-francais-et-le-vin-barometre-ifop.

Et, lors du débat, les propos des sages du Palais du Luxembourg montraient qu'ils avaient en partage une authentique sincérité.
Sincérité peut-être beaucoup moins manifeste en ce qui concerne Mme la ministre de la Santé.

Pourquoi ce doute  ?
Lorsque M. Courteau, infatigable défenseur du vin dit, en concluant son intervention de présentation de l'amendement «cet amendement est identique, à la virgule près, à celui qui avait été présenté par le Gouvernement lors de la discussion de la loi Macron», il a tout à fait raison.
La preuve, voici le texte soumis et les débats consécutifs : http://www.senat.fr/seances/s201509/s20150915/s20150915008.html.

Autre historique combattant, M. Gérard César précisera ensuite : «un amendement à ce même texte, présenté par le Gouvernement, a ensuite été adopté par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture. C’est le dispositif de ce dernier amendement que nous proposons d’adopter aujourd’hui dans le cadre du projet de loi santé...».

Le même amendement, vraiment ?
Présenté par le Gouvernement, vraiment ?
Tout à fait. La preuve : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2866/AN/1195.asp.

D'ailleurs, Mme Catherine Deroche, corapporteur de la Commission des Affaires sociales a pris bien soin de préciser que cette disposition «fait bien référence au code de la santé publique puisqu’elle tend à rajouter, après l’article L. 3323-3 de ce code, un article L. 3323-3-1 rédigé conformément à la volonté du Gouvernement, exprimée lors de l’examen de la loi Macron».
Après avoir rappelé, s'agissant de ce même texte, que «en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, le Gouvernement a, à son tour, fait adopter un amendement légèrement différent, dont la rédaction lui semblait meilleure. Le Sénat a ensuite adopté cette disposition en nouvelle lecture, mais le Conseil constitutionnel l’a finalement censurée.»

Alors ?
Alors on reste un peu perplexe quand par la suite on assiste à cet échange, toujours à propos du même texte :
M. Gérard César. «C’est le Gouvernement qui l’a introduit !»
Mme Marisol Touraine, ministre. «Non ! Ce sont les parlementaires !»

Mme Touraine aurait-elle subi une défaillance de mémoire ?
Dans ce cas, nous ne pourrions que lui conseiller la lecture de cette récente étude démontrant l'intérêt en la matière du resvératrol (célèbre polyphénol contenu dans le vin) : http://www.sciencedaily.com/releases/2015/02/150204184230.htm.
De quoi ré-ensoleiller son alimentation quotidienne, n'est-ce pas ?

En tout état de cause, nous sommes amenés à poser une question à tous les historiens qui peuvent avoir connaissance des faits que nous venons d'évoquer : a-t-on déjà vu dans l'histoire un ou une ministre d'un gouvernement s'opposer au nom du gouvernement à un texte élaboré... par ce même gouvernement ?

lundi 14 septembre 2015

À saluer bien bas !

C'était il y a 3 jours et cette initiative est à saluer bien bas.
Tout est dit et bien dit sur le blog du député Gilles Savary, un véritable ami du vin :
http://www.gilles-savary.fr/2015/09/11/cp-plus-de-60-parlementaires-ps-et-prg-appellent-le-president-de-la-republique-a-reintroduire-un-amendement-de-clarification-de-la-publicite-oenotouristique-a-la-suite-de-la-decision-du-conseil-cons/.
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Ainsi que sur le document auquel le texte intoduit : http://www.gilles-savary.fr/files/2015/09/2015.09.11-Appel-au-PR-Clarification-Publicit%C3%A9-Oenotourisme-Post-d%C3%A9cision-CC1.pdf.
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vendredi 11 septembre 2015

Québec

Lire absolument cet article du Docteur Richard Béliveau,  titulaire de la Chaire en Prévention et Traitement du Cancer à Montréal capitale du Québec : http://www.journaldemontreal.com/2015/09/06/vin-rouge-et-cancer-peu-cest-reellement-mieux.
Quel plaisir de savoir qu'il existe au sein de la francophonie un espace conséquent où le vin n'est pas diabolisé aux frais du contribuable !
Et où l'on préfère éduquer à la modération que stigmatiser toute consommation.
Au sein de la francophonie, mais pas en France, évidemment.
Pas dans «the country where wine is damned».
Le pays qui perd de plus en plus ce qui faisait la «French joie de vivre».
L'étude la plus récente qui sert de référence à M. Béliveau, comme la plus ancienne, démontre que l'usage du "divin breuvage", loin de favoriser le cancer, tend à en prévenir l'apparition.
Démonstration qui confirme bien le "principe de Hill" selon lequel plus la pratique de la consommation régulière et modérée de vin diminue, plus le nombre de cancers augmente.

Alors, Mmes Hill, Latino-Martel, etc... continueront-elles à prétendre, parlant de "l'emblème de la civilisation" (Georges Duhamel), de la "boisson totem des français" (Roland Barthes), qu'il s'agit d'une boisson alcoolisée comme une autre ?
Y compris en matière de désagréments sanitaires et de longévité ?
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Nota bene : Merci au vigilant administrateur de notre association qui a signalé à notre rédaction l'article du Docteur Béliveau.

samedi 5 septembre 2015

Autocensure ?

Il y a bien longtemps que nous n'avions pas parlé de Christelle Ballestrero ! La dernière fois c'était au sujet de sa prestation dans le cadre de l'émission matinale "C'est au programme" : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/cest-au-programme-nouvelle-reaction-compulsive-de-christelle-ballestrero-ca-devient-rigolo/.

Notre "Grand Prix de l’Œnophobisme 2010" nous est revenue mardi dernier, toujours dans le cadre de la même émission, pour vanter les vertus du régime méditerranéen, notamment concernant le cerveau
(Forme) Régime méditerranéen : le seul qui protège notre cerveau Mais elle l'a fait notamment en évoquant l'action des polyphénols- sans une seule fois parler de vin : un exploit !Et cela à l'inverse de la plupart des articles sérieux consacrés à la récente étude qui était à l'origine du choix de ce thème.
Exemple : http://www.science-et-vie.com/2015/06/le-regime-mediterraneen-a-un-atout-de-plus-il-protege-le-cerveau.
 Alors que l'on sait depuis longtemps que le vin est sans doute l'élément-clé de ce régime envers les dégénérescences neuronales :  http://www.medisite.fr/a-la-une-du-vin-rouge-contre-maladie-d-alzheimer.201930.2035.html.
Et qu'une nouvelle étude vient de confirmer ce fait : http://www.20minutes.fr/sante/1537623-20150210-alzheimer-vin-rouge-contrer-maladie. Cette étude étant celle que Mme Ballestrero évoque brièvement au début de son intervention.

La belle chroniqueuse s'est-elle auto-censurée, sachant le risque toujours présent de tracasseries judiciaires tant que la loi Évin n'a pas été clarifiée ?
Non, nous ne croyons pas;
Nous pensons plutôt que parler positivement du vin lui est impossible.
Physiquement impossible.
Nous nous demandons même si aucun des mots associés à ce produit figure dans son vocabulaire.
On peut se poser la question quand on voit que Mme Gi Sénéquier, personne centrale du mini-reportage illustrant la chronique est présentée en tant qu'«adepte du régime méditerranéen» (28' 24")... en omettant de préciser qu'elle est aussi vigneronne.
Et toujours soucieuse de se former pour faire évoluer la stratégie de son exploitation viticole : http://www.pardessuslahaie.net/uploads/sites/240216456d5664b3144d4ca82cc9c39e18304da1.pdf.

mercredi 26 août 2015

Trop longue ?

Ce week-end,  l'ami Hervé Lalau nous informait qu'un article très intéressant était paru dans Le Figaro 2 jours plus tôt : http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2015/08/23/vin-et-sante-dans-la-grande-presse-mieux-vaut-tard-que-jamai-8488225.html.
 Un article commençant par une citation qui nous est très chère et depuis très longtemps.
Le texte est articulé autour des propos du Dr François Paillard, des propos qui corroborent, près d'1/4 de siècle plus tard,  ceux du très regretté Pr Serge Renaud.  Dans cette vidéo on peut voir et entendre le Dr Paillard approfondir le sujet... après s'être exprimé vis à vis de la malbouffe en des termes s'apparentant à ceux qui sont les nôtres depuis des années :  # 19. Alimentation et santé : le « French paradox » from Alimentation Générale on Vimeo (passage relatif au vin à 22'20").

Phrase de conclusion du Dr Paillard : «On oblige pas les gens qui n'en consomment pas à en consommer, parce que là il y aurait sans doute d'autres effets pervers, mais pour les gens qui ont une consommation raisonnable modérée, ça a effectivement des effets bénéfiques.»

Nous non plus n'obligeons personne : pas question de répondre au fachygiénisme par des méthodes tout aussi détestables ! Et puis il y a des gens qui peuvent avoir choisi l'abstinence au nom de raisons liées à des considérations personnelles et parfaitement légitimes.

Ceux qui trouvent que la vie est trop longue, par exemple...

Mais si c'est le cas, une question peut alors se poser : le manque de vin n'est-il pas pour quelque chose dans cette appréciation ?

jeudi 20 août 2015

RAHRA

Nous avons parfois été en présence d'indices ou même de témoignages nous laissant penser que "ceux d'en face" nous surveillaient de prés.
Relire par exemple notre article "Serions-nous espionnés ?".
Aussi, si nous portons généralement très vite à la connaissance de nos lecteurs les actions que nous menons, il en est d'autres au sujet desquelles nous préférons rester discrets.
 Définitivement ou pendant un certain délai.
8 semaines, par exemple.
 Il y a 8 semaines nous avons écrit à certaines personnes que nous jugeons bien placées au sein des institutions européennes et cela concernant une manœuvre qui nous semblait particulièrement perverse.

On trouvera ci-dessous un exemplaire d'une lettre envoyée (version française à l'origine suivie d'une formule de politesse, évidemment).               

        Madame,

 Je me permets de vous contacter une nouvelle fois au nom de l'association française "L'honneur du vin" afin d'attirer votre attention sur une récente enquête d’opinion, et de son impact potentiel sur les réflexions actuelles concernant les politiques liées à l’alcool.

Comme vous le savez, cette association a été créée il y a un certain nombre d'années par des hommes et des femmes souhaitant défendre le vin et sa consommation modérée. L'association bénéficie de nombreux soutiens au sein de la communauté scientifique.

 Lancée par Eurocare le 6 mai 2015, l'enquête en question a pour but de recueillir les avis des consommateurs sur les campagnes de communication concernant les risques associés à l'alcool. Les résultats de l’enquête seront intégrés dans le travail du “Joint Action to support Member States on Reducing Alcohol Related Harm” (RARHA), coordonné par les autorités portugaises et cofinancé à travers le Programme Santé de l'UE.

 Nous tenons à exprimer nos préoccupations quant à la méthodologie de cette enquête, que nous considérons biaisée notamment en raison :

de l'échantillonnage, qui ne cible pas les consommateurs mais les organisations militantes autour des thèmes liés aux boissons alcoolisées;
des questions principales: dont la formulation a une influence directe sur les réponses des participants, limitant ainsi l'objectivité de l'enquête.
 La Commission européenne travaille actuellement sur un rapport concernant l'étiquetage des boissons alcoolisées. Nous espérons sincèrement que les institutions européennes prendront note de la méthodologie douteuse de l'enquête susmentionnée et que les résultats de cette-dernière n’influenceront pas d’une manière négative la rédaction du rapport.

 Enfin, nous tenons à souligner l'importance de la prévention et de l'éducation dans la lutte contre les dommages liés à l'alcool, notamment à travers la promotion d’une consommation responsable. Le secteur vinicole européen s’est engagé auprès de la Commission à travers le programme “Wine in Moderation”, déjà reconnu pour son efficacité.

 L'Union européenne est le premier producteur, consommateur, exportateur et importateur de vin dans le monde, représentant 45% des surfaces viticoles, 65% de la production, 57% de la consommation mondiale et 70% des exportations mondiales. Afin de préserver le leadership de l'UE, nous espérons que la Commission européenne continuera donc à cibler l'abus de boissons alcoolisées, plutôt que la consommation modérée de vin.

 Je vous remercie d'avance pour la considération que vous porterez à cette question importante pour le secteur viti-vinicole européen,

Nos lecteurs comprendrons que les réponses reçues entrent dans la catégorie des documents que nous ne souhaitons pas divulguer (voir plus haut).
   Mais nous pouvons quand même leur indiquer que nous les considérons comme tout à fait satisfaisantes

jeudi 13 août 2015

Valls

Nous n'avons jamais caché que notre association était formée de femmes et d'hommes de toutes convictions politiques, philosophiques, etc...
Unis par leur souci commun du respect dû au vin.

À la suite des dernières péripéties ayant abouti à la décision émanant du Conseil Constitutionnel (voir notre article précédent) des échanges parfois un peu vifs ont eu lieu en interne.
Certains affirmant que «tout cela ne serait pas arrivé si l'opposition n'avait pas eu la mauvaise idée de saisir le CC alors qu'elle n'avait même pas déposé de motion de censure à l'égard de cette dernière mouture de la "loi Macron"».
Faisant également remarquer que «la plupart des membres du dit Conseil ont été nommés par la majorité précédente».
Et leurs interlocuteurs répondant : «Jeux de masques que tout cela, la secte œnophobiste a su pousser ses ramifications jusqu'à l'intérieur de chaque parti et le gouvernement va bientôt soigneusement enterrer le dossier».



Pour l'heure,  le rédacteur de ces lignes considère que l'honnêteté s'impose en la matière.
Et qu'elle oblige à donner acte au premier ministre de ses récents propos à ce sujet.
En effet, M. Manuel Valls a indiqué que ces mesures seront présentées à nouveau au Parlement dans les prochains mois :


La loi Macron retoquée en partie par le Conseil... par francetvinfo
Et rien ne permet pour l'instant de mettre en doute sa bonne foi.
D'autant plus qu'il s'agit en l'occurrence de rendre applicable un texte élaboré (c'est le moins que l'on puisse dire) sous la haute bienveillance de l’Élysée !
Comment imaginer que l'engagement primo-ministériel ne le soit également ?

En même temps, nul ne saurait ignorer les considérables capacités manœuvrières des fachygiénistes renforcées encore par leur pathologique sentiment de supériorité universelle.

En ces heures incertaines, il semble donc évident que le ton le plus adéquat vis à vis de la situation telle qu'elle se présente est celui qui a été employé dans le dernier communiqué de presse de Vin & Société.

jeudi 6 août 2015

Conseil Constitutionnel

Notre premier réaction en apprenant que le Conseil  Constitutionnel avait censuré l'article 225 de la loi Macron,  celui qui mettait partiellement le vin à l'abri des attaques outrancières de la secte œnophobistes fut de penser que les défenseurs du divin breuvage n'avaient décidément pas de chance avec cette instance suprême aux membres désignés.
En effet,  il y a 2 ans,  le CC avait rendu possible l'"exécution" du CMP.
Voir notre article : "Le point sur certaines questions en cours (2)".
Cette fois-ci c'est sensiblement différent quoiqu'une analogie soit à noter.

L'analogie réside dans le fait qu'aujourd'hui aussi, comme en novembre 2013,  l'avis concernant le texte portant sur le produit que nous défendons avait été donné au sein d'une globalité et a abouti à la remise en cause de plusieurs décisions prises par les élus du peuple.

3 textes en 2003 : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2013/2013-241-l/decision-n-2013-241-l-du-05-novembre-2013.138591.html (voir 3° tiers du document).
17 articles aujourd'hui (voir tout à fait à la fin) : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2015/2015-715-dc/communique-de-presse.144230.html.
Mais les différences sont assez fondamentales.

En effet,  en 2013, le Conseil Constitutionnel avait seulement affirmé le caractère réglementaire des textes considérés, sans contester leur validité à l'égard de la Constitution.
Et c'était le gouvernement lui-même, équipé de cet avis,  qui s'était chargé de la "mise à mort".

Cette fois-ci, aucun commentaire ni sur la forme ni sur le fond des articles considérés, points qui ne semblent pas poser problème.
En fait, c'est la procédure utilisée pour leur adoption qui est mise en cause.
En effet,  le CC a considéré que, «introduits par voie d'amendement», ils «avaient été adoptés selon une procédure contraire à la Constitution. Il les a, par suite, censurés.»

Il s'agit des «articles 69, 83, 132, 201, 202, 225, 227, 264, 265, 300, 301, 302, 303, 304, 305, 306, 307 et les paragraphes XII et XIII de l'article 210».

Nos lecteurs peuvent en prendre connaissance sur ce document,  sachant que celui qui nous intéresse est le 225 : http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-pdf/2934-1-art_49-3.pdf.

Une question demeure néanmoins : en quoi la procédure employée est-elle contraire à la Constitution ?
Des cas d'amendement adoptés et intégrés dans la loi finale,  il y en a un nombre très important à chaque session.
Y compris ce qu'on appelle des "cavaliers législatifs".
Si une telle intégration avait été impossible, on peut penser que les parlementaires l'auraient su avant de s'engager dans de conséquents travaux pour les faire adopter, non ?
Et la Présidence de la République qui à l'origine du 225 ?
Quel camouflet pour toutes les instances élues !

Désormais,  c'est avec impatience que nous attendons de plus amples explications au travers de l'exposé des motivations du Conseil Constitutionnel.
Et cela sans céder à la paranoïa qui pourrait porter à penser que le vin était visé et que la secte œnophobiste étend partout ses ramifications :17 articles et 2 paragraphes d'un dix-huitième censurés, quand même, il faudrait vraiment ne pas avoir peur des effets collatéraux !
Des bavures.

Mais cela étant dit, on peut penser qu'une délirante euphorie se déploie ce matin au sein de ladite secte.
Que vont-ils boire pour arroser ça ?

mercredi 5 août 2015

Évin revint…

Bien qu'étant juriste de formation et non pas médecin, Claude Évin, ancien ministre de la Santé et très récemment remarié alors, fut nommé Directeur Général de Agence Régionale de Santé d'Île de France en septembre 2009 :  http://www.lefigaro.fr/politique/2009/09/30/01002-20090930ARTFIG00420-ouverture-claude-evin-la-nouvelle-prise-de-sarkozy-.php.
Soit un bon semestre avant la parution du décret portant création des ARS, mais passons...
Passons aussi sur le fait qu'à l'époque la mise en cause de l'ancien ministre dans une affaire délicate datant de son passage au gouvernement n'avait pas semblé poser de problème.
Il faut dire que presque 20 ans avaient passé entre-temps. (*)

Auparavant,  en octobre 2008, alors qu'il était encore membre d'un cabinet d'avocats, M. Évin se montrait plutôt en accord avec Mme Roselyne Bachelot,  ministre de la Santé à l'époque,  pour permettre aux vignerons de présenter, d'une manière très encadrée, leurs domaines, leurs chais et leurs produits sur Internet :  http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE49Q06J20081027.
6 mois plus tard, en mai 2009, toujours avocat et 4 mois avant sa nomination à l'ARS, il signait une lettre ouverte aux côtés de vieilles connaissances à nous.
Adoptant ainsi une position sensiblement... différente : http://www.anpaa.asso.fr/presse/espace-presse/161-lettre-ouverte-.
Un changement de pied qui semble montrer  que l'ancien titulaire du poste s'est souvenu dans l'intervalle que dans le cas précis de ce ministère, le dicton selon lequel "il vaut mieux s'adresser au bon Dieu qu'à ses saints" ne s'applique pas.
Bien au contraire : si l'on souhaite, pensant à son avenir,  bâtir un relationnel profitable dans le monde de la santé technocratique, il faut savoir que les vrais patrons sont les "marquygiénistes de couloir"... et qu'il vaut donc mieux ne pas exprimer de positions différentes des leurs !

Détail amusant : contrairement à ce qu'indique le document précédemment produit,  M, Èvin n'était alors plus député, et cela depuis environ 2 ans (historique résumé ici :  https://fr.linkedin.com/pub/claude-evin/58/4a8/3a1).
Bon !
Soyons honnêtes et ne nous plaignons pas : à cette époque là, notre association existait déjà et déjà, discrètement et par personnes interposées, menait contre l'œnophobisme le combat qui est toujours le sien.
Et qui le restera.
Or -nous pouvons le dire aujourd'hui- une telle "erreur" dans la fonction revendiquée, une telle discontinuité dans les convictions affirmées, ce fut du pain béni pour notre cause !
Cela par le discrédit conféré de ce fait à l'initiative de nos adversaires.

En cette année 2015, sur le champ de bataille, Claude Évin revint.
Il fut même l'initiateur d'une très vigoureuse campagne médiatique destinée à discréditer les élus du peuple dès lors qu'ils déplaisent aux frénétiques œnophobistes ainsi qu'aux cupides marchands d'espaces publicitaires.
Ces derniers,  bien entendu,  se sentant tenus à la plus grande complaisance envers leurs clients potentiels.
Et notamment à l'égard d'une célèbre marque de soda à base d'acide phosphorique carbo-hydraté soucieuse de ne voir en rien entraver sa constante progression en remplacement du vin sur la table des français.

Cela commença par un article dans la presse : http://m.leparisien.fr/economie/publicite-pour-l-alcool-le-cri-d-alarme-de-claude-evin-07-06-2015-4841489.php.
Puis continua à la télévision : http://www.france5.fr/emissions/c-a-vous/diffusions/11-06-2015_333819.
Et à la radio : http://www.rtl.fr/actu/politique/loi-evin-on-ne-peut-pas-presenter-l-alcool-dans-une-publicite-comme-du-parfum-dit-claude-evin-7778722682.
Évidemment, ce fut repris à grand bruit par une foule de commentateurs patentés... et Mme Touraine,  comme de bien entendu, finit par entrer dans la danse :
Tout cela au son de l'orchestre prohibitionniste habituel.
Et sur un air connu depuis longtemps mais agrémenté de quelques variations de circonstance.

Ce fut quand même émouvant de voir Mme Touraine et M. Évin dans la même farandole : ces deux anciens Strauss-Kahniens n'eurent aucun mal à accorder leurs pas !
Nulle dissonance !
C'est l'avantage d'avoir partagé la même culture (**).

Et puis,,, peut-être a-t-on parlé d'avenir, a cette occasion.
M. Évin quittera bientôt l'ARS : http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2015/06/10/le-directeur-de-lars-ile-de-france-claude-evin-quittera-ses-fonctions-le-30-septembre_759706.
Peut-être existe-t-il un poste à pourvoir, quelque part ?
Ou à créer pour répondre a un besoin extrêmement impératif ?
Par exemple, on pourrait revenir sur un projet écarté en 2013 :
http://www.lopinion.fr/4-septembre-2013/marisol-touraine-ne-veut-pas-claude-evin-3628 (***).

Après tout, toute prestation mérite compensation !
Avoir lancé une campagne médiatique, par exemple...

(*) D'ailleurs, M. Évin avait été relaxé, le tribunal s'étant conformé à la réquisition du Ministère Public : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/05/accuse-d-avoir-fait-pression-sur-des-victimes-du-sang-contamine-claude-evin-est-relaxe_1189313_32.
«Le ministère public est, en France, sous la hiérarchie du pouvoir politique par le biais du garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la direction des affaires criminelles et des grâces» : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ministère_public_(France).
Le garde des Sceaux, ministre de la justice de l'époque, membre également du 2º gouvernement Rocard,  se trouvait être Pierre Arpaillange : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Michel_Rocard_(2)#Composition.
Lequel, en 1989, avait été bien malgré lui concerné par le prix de l'humour politique :  https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Prix_de_l'humour_politique#1989.

(**) À signaler :
Si, dans le combat que nous menons, nous avons particulièrement eu l'occasion de nous en prendre à d'anciens partisans de DSK (on pourrait aussi citer MM. Cahuzac ou Le Guen), nous n'avons par contre jamais rien eu à reprocher à l'ancien directeur du FMI lui même.

(***) L'article de l'Opinion, à la fin, fait presque explicitement référence a certains liens avec certain(s) laboratoire(s) pharmaceutique(s) après avoir rappelé le nom de M. Jérôme Cahuzac, l'homme que  «Claude Évin avait, lorsqu'il était ministre, comme conseiller "médicament"».
Un homme qui joua un rôle loin d'être négligeable dans la loi Évin.
Et auquel fut récemment consacré un documentaire télévisuel intitulé
«Jérôme Cahuzac,l'homme qui ne savait pas mentir» :
Au début de la 25º minute, une journaliste déclare : «Quand Cahuzac est devenu député puis maire, beaucoup de promesses ont vu le jour? Des promesses d'implantation de laboratoires, comme il y en a eu chez Claude Évin, d'ailleurs...».
L'occasion de rappeler qu'effectivement, pour M. Évin non plus les relations avec certains laboratoires pharmaceutiques n'ont pas disparu, puisque en 1998 le groupe Bristol-Myers Squibb s'installait dans son fief électoral : http://www.usinenouvelle.com/article/pays-de-la-loirebristol-myers-squibb-s-enracine-a-saint-nazairebristol-myers-squibb-numero-4-mondial-du-medicament-ouvre-un-centre-de-recherche-de-vocation-mondiale-en-galenique-et-controle-a.N87204.
Malheureusement, 7 ans plus tard, ce même groupe quittait Saint-Nazaire après avoir reçu 760 000 euros de subventions selon les uns : http://www.lesechos.fr/22/08/2005/LesEchos/19481-079-ECH_bristol-myers-a-recu-760-000-euros-de-subventions-pour-son-site-de-saint-nazaire.htm.
Bien d'avantage selon d'autres : http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2005/08/17/bristol-myers-squibb-saint-nazaire-prends-loseille-et-tire-toi_11353.html.
Encore 2 ans passèrent et M. Évin ne se représentera pas aux élections législatives de 1997 : pourquoi ?
Pourtant, 57 ans,  ce n'est habituellement pas l'âge auquel les hommes politiques considèrent leur parcours achevé.
Et la circonscription qui était la sienne était largement restée fidèle au parti qui était le sien.
La preuve, Mme Marie-Odile Bouillé, la personne qui a reçu l'investissement de sa formation politique, fut très confortablement élue : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Huitième_circonscription_de_la_Loire-Atlantique#.C3.89lections_de_2007.
Alors ?
Quels sont les paramètres qui furent pris en compte pour ce changement ?
Question locale de coefficient personnel ?
Autre problème ?

mercredi 29 juillet 2015

Lien

La semaine dernière, exactement lundi 20/07 à la première heure, nous avions publié notre article intitulé "Plans".
 Concernant M. Stephane Le Foll et à propos de son regrettable ralliement à la position du Ministère de la Santé dans l'affaire de l'amendement clarifiant la loi Évin, nous l'avions qualifié de « ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs ».

 Dans la même matinée se mettaient en place des barrages d'agriculteurs en Normandie, lesquels barrages devaient ensuite s'étendre à une grande partie du territoire national : une révolte qui dure encore.
Lien de cause à effet Lien
Publié le 29 juillet 2015 par admin
La semaine dernière, exactement lundi 20/07 à la première heure, nous avions publié notre article intitulé "Plans".
 Concernant M. Stephane Le Foll et à propos de son regrettable ralliement à la position du Ministère de la Santé dans l'affaire de l'amendement clarifiant la loi Évin, nous l'avions qualifié de « ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs ».

 Dans la même matinée se mettaient en place des barrages d'agriculteurs en Normandie, lesquels barrages devaient ensuite s'étendre à une grande partie du territoire national : une révolte qui dure encore.
Lien de cause à effet ?
Évidemment non.
Pas de lien du tout ?
À notre avis, si !

Car le fait est que depuis plusieurs mois, un autre lien s'est distendu, celui qui existait entre le ministre et ses administrés.  Cela, les premiers jours de la crise dont il est question l'ont bien montré.
Quelques jours d'incompréhension totale à l'égard de la désespérance des éleveurs.
Le porte-parole du gouvernement n'a pas trouvé les mots  qu'attendaient les paysans.
Et on voit bien que,  malgré la mise en œuvre de réelles mesures, la confiance a du mal a revenir.
Reviendra-t-elle ?

C'est peut-être en matière de production viticole que la distension de ce lien est apparue en premier, et c'était en novembre 2013 à l'occasion de la visite de M. Le Foll au SITEVI.
Lire notre article : "Le Foll interrogé hier".
Concernant le sujet dont il était question, la victoire échut à Mme Touraine : Click.
Faute, vraisemblablement, de combat.
Et peut-être à la faveur d'une confidentielle entente préalable.

Et puis, tout dernièrement, dans l'affaire de la clarification de la loi Évin,  Stéphane présenta carrément et clairement un front uni avec Marisol (elle même experte dans l'art de mettre ses administrés dans la rue) : http://www.lequotidienlesmarches.fr/st-phane-le-foll-et-marisol-touraine-appellent-ne-pas-changer-la-loi-evin-art399685-2388.html?Itemid=235.
Celui là subjugué par le charme envoûtant de celle ci ?
C'est à dire tombant lui aussi,  par marquis de ministère interposés, sous l'influence de la secte œnophobique.

Et dire que nous avons si longtemps eu un a priori favorable l'égard de ce ministre de l'Agriculture !
Mais le temps... l'éloignement d'un côté... la proximité de l'autre...
Tout ça...

En revanche, il convient de rappeler que le Président de la République et le Premier Ministre ont su, eux, dans cette affaire, entendre au delà des marquisats ministériels et éviter les tentacules de la pieuvre sectaire.
Et que ce fut déterminant.

C'est quand le prochain remaniement ???
Évidemment non.
Pas de lien du tout ?
À notre avis, si !

Car le fait est que depuis plusieurs mois, un autre lien s'est distendu, celui qui existait entre le ministre et ses administrés.  Cela, les premiers jours de la crise dont il est question l'ont bien montré.
Quelques jours d'incompréhension totale à l'égard de la désespérance des éleveurs.
Le porte-parole du gouvernement n'a pas trouvé les mots  qu'attendaient les paysans.
Et on voit bien que,  malgré la mise en œuvre de réelles mesures, la confiance a du mal a revenir.
Reviendra-t-elle ?

C'est peut-être en matière de production viticole que la distension de ce lien est apparue en premier, et c'était en novembre 2013 à l'occasion de la visite de M. Le Foll au SITEVI.
Lire notre article : "Le Foll interrogé hier".
Concernant le sujet dont il était question, la victoire échut à Mme Touraine : Click.
Faute, vraisemblablement, de combat.
Et peut-être à la faveur d'une confidentielle entente préalable.

Et puis, tout dernièrement, dans l'affaire de la clarification de la loi Évin,  Stéphane présenta carrément et clairement un front uni avec Marisol (elle même experte dans l'art de mettre ses administrés dans la rue) : http://www.lequotidienlesmarches.fr/st-phane-le-foll-et-marisol-touraine-appellent-ne-pas-changer-la-loi-evin-art399685-2388.html?Itemid=235.
Celui là subjugué par le charme envoûtant de celle ci ?
C'est à dire tombant lui aussi,  par marquis de ministère interposés, sous l'influence de la secte œnophobique.

Et dire que nous avons si longtemps eu un a priori favorable l'égard de ce ministre de l'Agriculture !
Mais le temps... l'éloignement d'un côté... la proximité de l'autre...
Tout ça...

En revanche, il convient de rappeler que le Président de la République et le Premier Ministre ont su, eux, dans cette affaire, entendre au delà des marquisats ministériels et éviter les tentacules de la pieuvre sectaire.
Et que ce fut déterminant.

C'est quand le prochain remaniement ?

lundi 20 juillet 2015

Plans

L'expérience nous l'a appris : lorsque, provenant des associations œnophobes en tous genres, une grande campagne se déroule tous médias confondus, dès le lendemain il faut être vigilant.
Car nous savons que, selon la planification habituelle, dans les quelques jours qui suivent va intervenir une juteuse proposition susceptible de les enrichir encore.
Cette fois-ci, ça n'a pas traîné !

La campagne s'est déroulée le 7 dernier (voir notre article "Et allez !") et 3 jours après, le 10 donc, 18 d'entre elles écrivaient à Mme Marisol Touraine, et lui proposaient leurs bons services afin de «participer activement à l'élaboration d'un Plan  national  de  réduction des dommages dus à la consommation d'alcool».
Penchons nous sur ce document, il le vaut bien : http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/min-sant-touraine-plan-alcool.pdf.

Quelques remarques.

1) Tout d'abord, il convient de se souvenir que la campagne du 7 juillet était articulée autour d'un document signé par MM. François Paille et Michel Reynaud :  http://www.invs.sante.fr/beh/2015/24-25/pdf/2015_24-25_1.pdf.
Et qui retrouve-t-on parmi les 18 signataires ?
MM. Reynaud Michel et M.Paille François, évidemment !
Vraiment désintéressé, ce diagnostic !
La preuve : ces 2 messieurs, à la rubrique "déclaration d'intérêt" (fin de l'avant-dernière page) ont indiqué que «les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts par rapport au thème de cet article».

2) La lettre à Mme Touraine commence par la remercier pour le rôle qu'elle a joué aux côtés des anti-clarification dans l'affaire de l'amendement adopté dans le cadre de la loi Macron et qui concerne la loi Évin.
Un fait dont, à l'inverse bien évidemment,  se réjouissent tous les défenseurs du vin :  http://www.vinetsociete.fr/presse/communiques/loi-macron-l-article-62-ter-concernant-la-loi-evin-clarifie-par-un-amendement-du-gouvernement.
Deux courriers beaucoup moins agréables ont aussi été adressés au Président de la République (http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/hollande-amendement-loi-macron.pdf) et au Premier Ministre (http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/valls-amendement-loi-macron.pdf).
Mais ces 2 derniers ne comportaient pas la proposition d'un "Plan  national  de  réduction  des  dommages dus à la consommation d'alcool".
C'est donc uniquement sur le budget de la Santé qu'il est envisagé d'émarger.
À titre de compensation et en jouant sur la solidarité entre "anciens combattants" d'un même camp ?
À noter une petite faute stratégique : "les 18" ont manifesté leur gratitude envers Mme Touraine mais ont oublié de remercier également le ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs qui l'aurait pourtant, dans leur optique, tout autant mérité : http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/08/2120390-loi-evin-touraine-et-le-foll-contre-tout-changement.html.

3) Nos 18 associations, tout en vantant l'efficacité de la loi Évin, constatent comme nous «l’accroissement  des "bitures  expresses"  (ou  binge  drinking)  et  l’importance  des  dommages et des coûts sanitaires et sociaux» liés à l'alcool.
Cela ne devrait-il pas les amener au contraire à penser comme nous que ladite loi est un échec?
Donnée intéressante : l'étude de MM. Paille & Reynaud nous dit que l'âge moyen des personnes hospitalisées pour cause d'intoxication alcoolique aiguë est de 43,5 ans.
Il s'agit donc de la "génération Évin", puisqu'elles entraient dans l'âge adulte au moment de la promulgation de la loi qui porte ce nom.

Mais attention ! Cette loi ne doit pas non plus être accusée de tous les maux car la source du problème se situe au niveau de la génération qui a élevé celle dont nous venons de parler.
La précédente, donc.                                                                                                             La première qui, submergée par l'offensive cocacolonisatrice, s'était mise à délaisser progressivement la culture du vin et à moins bien en assurer la transmission.

Les cocacollabos commençaient à se glisser dans les rouages de l'Etat et un différentiel fiscal favorable aux boissons les plus délétères était mis en place.
Épisodiquement certains s'emploient encore à tenter de l'accroître.
Il n'est absolument pas exclu que l'élaboration d'un nouveau "plan" leur permette à nouveau d'exercer leurs talents.

À cette époque,  fort opportunément,  de fumeuses théories étaient mises en exergue comme celle dite "de Ledermann", laquelle proclamait que ce n'était que par la lutte contre la consommation régulière et modérée que l'on pourrait venir à bout des abus.
Relire notre fiche à ce sujet (elle a 6 ans mais elle n'a pas trop mal vieilli) :  http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/theorie-de-ledermann/.

Aujourd'hui, ce sont ses propres adeptes qui, au travers de leurs conclusions, en démontrent la stupidité.
Ce qui n'empêche pas certains incurables de s'en prendre à la moindre consommation !
Écoutons par exemple s'exprimer M. Philippe Batel, juste après avoir pu voir un verre de vin se remplir : «Ces complications elles sont liées à des quantités d'alcool qui ne sont pas forcément très élevées...» De la 22° seconde à la 44°:

Il faudrait peut-être proposer l'élaboration d'un "Plan national de réduction des dommages dus aux pathologies œnophobiques", non ?
Nous allons préparer un devis...