mardi 30 avril 2013

3 points… + 1

Trois points nous paraissent importants à souligner avant d'approfondir le débat résultant de la position de Mme Catherine Hill demandant la sur-taxation du vin à l'occasion de son audition dans le cadre de la Mission d'Évaluation et de Contrôle de la Sécurité Sociale sur le thème de la fiscalité comportementale :

 1) on peut constater (sa 3° prise de parole : Click) que Mme Hill était particulièrement impatiente d'aborder le sujet puisque c'est avant même qu'elle ait été interrogée par quiconque concernant l'alcool qu'elle en prend l'initiative, abrégeant abruptement sa réponse à  une question portant sur le tabac.

2)«Comparé au tabac, l'alcool est donc très peu taxé sous la plupart de ses formes : le droit de consommation sur l'alcool rapporte 4 fois moins que le droit de consommation sur le tabac. Dans ces conditions, il est temps de se pencher sérieusement sur la fiscalité des boissons alcoolisées les plus consommées.»
 C'est bien à un alignement sur la fiscalité du tabac que pense Mme Hill : un véritable génocide du vignoble français !

3) «En terme de prévention des cancers, il convient essentiellement d'éviter l'obésité et le surpoids. Le reste relève de la science-fiction ou de la malhonnêteté intellectuelle.»
 Le cancer est la 1° cause de mortalité en France :
http://www.inserm.fr/thematiques/cancer/enjeux/enjeux-medicaux.
 Pas de proposition fiscale concernant l'alimentation obésigène, Mme Hill ?
Ne serait-il pas pertinent, par exemple, de taxer les boissons sucrées bien plus que les boissons alcoolisées, sachant que, selon le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, les premières sont "à éviter" (3° recommandation) alors que les secondes sont simplement "à limiter" (6° recommandation) :
http://www.wcrf.org:443/www.wcrf-fr.org/comment_prevenir/nos_recommendations.php.
 Par ailleurs, nous jugeons regrettable que seule l'estimation la plus alarmante concernant le nombre de cancers «liés à la consommation d'alcool en France» ait été porté à la connaissance des membres de la mission.
 Voir notre fiche : "Alcool, mortalité : données objectives et autres données".

lundi 29 avril 2013

Réseaux Got

Mme Catherine Hill fait partie de "Sécurité Sanitaire", organisation dont Mr Claude Got est le responsable... «admistratif» :  http://www.securite-sanitaire.org/generalites/qui.htm.
 Mr Got fut, chacun s'en souvient, la cheville ouvrière de la loi Évin, jusqu'à choisir avec ses amis le rédacteur de la dite loi, au temps où ce dernier, responsable du médicament au Ministère de la Santé, se constituait (on le saura beaucoup plus tard) un précieux "carnet d'adresses".
 Voir notre fiche "Jérôme Cahuzac".

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 L'association "Sécurité Sanitaire" demande aux hommes politiques «la taxation de l'alcool au gramme d'alcool pur» :
http://www.securite-sanitaire.org/alcool/alcool2012/a2taxealcool.html.
                                                                                                                                                                                                   
Mr Claude Got est également membre de l'"Alliance Prévention Alcool" . Voir avant-dernière ligne :
http://www.anpaa.asso.fr/espace-presse/156-lalliance-prevention-alcool-.
                                                                                                                                                                                   
Depuis juin 2012, l'Alliance Prévention Alcool est présidée par Mr Serge Karsenty, sociologue :
http://alliancepreventionalcool.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1&Itemid=102.
                                                                                                                                                                                     
En  décembre 2009, ce dernier intervenait (bénévolement, sans aucun doute) dans le cadre des 4° rencontres du Cercle de la Fédération Française des Spiritueux et affirmait haut et fort que «seule une taxation au gramme d’alcool pur serait aujourd’hui rationnelle et légitime» (page 3) :
http://www.spiritueux.fr/maj/phototheque/photos/pdf/2009_12_02-cercle4.pdf.
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Une affirmation reprise par le président de la FFS, Jean-Pierre Lacarrière à l'époque, comme élément central de sa conclusion, rappelant que la proposition de Mr Karsenty (divine providence !) était celle exprimée de manière constante par la structure dont il avait la responsabilité.
 Ce qui est indéniable comme en atteste cet exemple datant de 2003 :
http://www.centre-spirits.org/observatoire.php?action=consulter&id_information=13201&back=listing&categories%5B%5D=article&categories%5B%5D=actualite&onglet=observatoire&start=32320&page=1610.
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Cela dit, ce différentiel fiscal n'empêchait nullement, dès cette époque, la consommation de vin de chuter et les ventes de spiritueux de se maintenir, voire de gagner des parts de marché chez les jeunes.
Article 2004 : http://www.liberation.fr/societe/0101501664-20-du-marche-de-l-alcool.
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En 2005, une enquête révélait que les alcools forts avaient déjà la faveur des adolescents :
http://destinationsante.com/les-ados-et-l-alcool-moins-mais-plus-fort.html.
                                                                                                                                                                     
En 2008 on parlait d'explosion du nombre de comas éthyliques :
http://www.leparisien.fr/abo-vivremieux/les-comas-ethyliques-explosent-chez-les-moins-de-15-ans-17-07-2008-52176.php.
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En 2009, était promulguée la loi interdisant la vente d'alcool aux mineurs :
http://www.cdad-landes.justice.fr/Infos-et-orientations/Actualites-juridiques/Interdiction-de-vente-d-alcool-aux-mineurs.
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Ce qui n'empêchait pas de constater récemment que les hospitalisations dues à l'alcool ont encore bondi de 30% de 2009 à 2012 :
http://www.europe1.fr/France/Alcool-trop-de-jeunes-aux-urgences-1456695/.
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Manifestement, dans certains réseaux, on estime que cette évolution délétère ne s'effectue pas encore assez rapidement...

NOTA BENE
1) Ayant succédé à Mr Lacarrière, Mme Sylvie Hénon-Badoinot, Managing Director de Bacardi-Martini, est l'actuelle présidente de la fédération Française des Spiritueux : http://www.lsa-conso.fr/carnet-des-decideurs/henon-badoinot-sylvie,131501.
2) Voici la recette du "Mojito Bacardi" :
http://www.matvpratique.com/video/17573-comment-faire-un-mojito-bacardi.
3) Le mojito,«cocktail n°1», connaît actuellement un véritable engouement.
«3 Français sur 4 en consomment et notamment les jeunes» :
http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/art-de-vivre-le-mojito-cocktail-n-1-18-02-2013-2009791.php...

RAPPEL  : malgré les conclusions qui s'imposent à la lecture des travaux qu'elle a signé ou co-signé, c'est le vin que Mme Hill préconise de surtaxer.
 Après avoir laissé échapper cette phrase typique du "réseau" :
«On constate par ailleurs que le niveau des taxes sur les alcools est extrêmement hétérogène et favorise particulièrement le cidre et les différentes catégories de vins».
 Voir notre fiche : "Principe de Hill".
 Et notre article du 24/04/2013.

vendredi 26 avril 2013

Principe de Hill

En une phrase : "Moins les français consomment de vin, plus le nombre de décès attribuables à l'alcool augmente en France".
 Les preuves :
1) En 2000, Mme Hill, sur la base d'une étude finalisée en 1995, indiquait que l'alcool était «responsable d’un
décès sur onze, c’est-à-dire d’environ 45 000 décès par an» :
 http://www.hcsp.fr/docspdf/adsp/adsp-30/ad301417.pdf.
1/11 = 9% (environ).
Plus précisément, si l'on effectue les calculs sur la base des chiffres présentés dans le 3ème tableau de la page 15, on arrive à 8,7%.
2) En 2013, sur la base d'une étude finalisée en 2009, Mme Hill, avec 3 co-signataires, publie une étude selon laquelle, 14 ans après donc, nous en sommes à 49000 décès attribuables à l'alcool soit environ 9,2% de la mortalité totale si l'on calculé sur les mêmes bases que précédemment (France métropolitaine, + de 15 ans).
1) En 1994/95, les français de plus de 14 ans consommaient en moyenne 75,6 litres de vin par an.
 2) En 2008/09, ce chiffre était ramené à 58,2 l/hab/an.
 Soit une baisse de 23%.
 Soit un peu plus de 1,6% par an : environ 1,2 litre.
Un verre par mois.
Dans le même temps, d'après Mme Hill, donc, le nombre de décès attribuables à l'alcool avait augmenté de 4000 personnes/an.
 Soit une augmentation de 11,25%, c'est à dire -sur 14 ans- 0,8% par an (environ 286 victimes).
"En arrondi",  24 décès/mois.
 Donc, on peut déduire -toujours selon Mme Hill, évidemment- que chaque fois que le français moyen consomme un verre de vin/mois en moins par rapport à l'année précédente, cela induit 24 décès/mois supplémentaires.
Lourde responsabilité !

Confirmation
Pour confirmer ce "principe de Hill", on peut reprendre le dernier document cité, mais cette fois-ci à la page 125 (second tableau), pour découvrir quels étaient les proportions de consommateurs réguliers de vin en 2010 par tranche d'âge.
 Rapprochons le de cet article : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=11470.
On constate que pour Mme Hil (et aussi de ses 3 co-rédactrices), l'alcool est «responsable de 22% de décès entre 15 et 34 ans» (entre 0,2 et 4,7% de consommateurs réguliers),
«de 18% de décès entre 35 et 64 ans» (entre 6,5 et 27,6%),
«et de 7% de décès à partir de 65 ans» (entre 33,8 et 41,6%).
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Conclusion :
On voit bien qu'il y a pratiquement proportionnalité inverse : le principe est donc validable.
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Confirmation par le cancer :
 En 2009, Mme Hill co-signait un rapport "démontrant" que «pour l'année 2006, il a été estimé que la consommation d'alcool était responsable de plus de 9000 décès par cancer».
 Ce qui était repris en 2011 par l'Institut National du Cancer dans une de ses fiches repères. Vérifier page 2, sous-chapitre 1.2 : Click.
 Et en 2013, la même Mme Hill co-signait l'étude évoquée plus haut "établissant" qu'en 2009 «que, sur plus de 49.000 décès attribuables à l'alcool recensés en 2009 en France, 15 200 (9,5%) étaient dus à un cancer».
 Chiffre également repris par l'INCa.
Voir 1° § du chapitre "Une augmentation de risque dose-dépendante" : Click.
 Soit une augmentation de 67% en 3 ans !
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[1] Sources : Alcohol-attributable mortality in France / Sylvie Guérin, Agnès Laplanche, Ariane Dunant and Catherine Hill. Publié sur http://eurpub.oxfordjournals.org / Titre : Eur J Public Health (2013) doi: 10.1093/eurpub/ckt015 First published online: March 4, 2013.
Autre bizarrerie
Mme Hill nous dit aussi que la proportion "nombre de décès attribuable à l'alcool/nombre total de décès" donne des chiffres 15,66 fois plus élevés en France qu'au Danemark en ce qui concerne les femmes (4,7 pour 0,3).
Et 15 fois plus en ce qui concerne les hommes (13 pour 1).
Voir chapitre " Comparison with other countries", à peu près au 2/3 du "Full text" : http://m.eurpub.oxfordjournals.org/content/early/2013/03/04/eurpub.ckt015.full.
Or, dans une étude en notre possession, signée de Mmes Hill et Laplanche et parue en  2010 dans une revue américaine, PubMed, sous le titre [The French drink too much alcohol], ces dames nous disent que le World Drink Trends donne 21g d'alcool mis à disposition par jour et par habitant au Danemark... contre 20g pour la France. Soit 5% de plus.
Et puis... il y a les chiffres d'Eurostat, qui est «une direction générale de la Commission européenne chargée de l'information statistique à l'échelle communautaire» :  
 https://www.data.gouv.fr/fr/organizations/eurostat/#datasets.
Ces chiffres nous disent que le taux standardisé de mortalité due à l’alcool s’élève en effet à 6,8 pour 100000 habitants en France, contre... 18, 1 au Danemark en ce qui concerne les hommes.
Et 5 contre 1,7 en ce qui concerne les femmes. 
http://www.data-publica.com/opendata/5712--causes-de-deces-deces-dus-a-l-utilisation-abusif-d-alcool-par-sexe-de-1998-a-2009
Un sur-différentiel qui peut éventuellement s'expliquer par le fait que, selon l'Organisation Mondiale de la Santé, «les pays nordiques obtiennent en effet un score de consommation dangereuse de 2,8 (d’une échelle de 1 à 5, où 5 représente l’usage le plus nocif), comparé à un score en fait à peine plus élevé de 2,9 pour l’Europe du Centre-Est et de l’Est, mais sensiblement supérieur à celui de l’Europe du Centre-Ouest et de l’Ouest (1,5) et de l’Europe du Sud (1,1).»
http://www.euro.who.int/fr/media-centre/sections/press-releases/2012/03/adults-in-europe-consume-three-standard-alcoholic-drinks-per-day-on-average
Des documents que l'on a peut-être oublié de consulter, à l'institut Gustave Roussy...
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mercredi 24 avril 2013

Nous y voilà !

«M. Yves Daudigny, président. - Quelle serait votre principale recommandation en matière de fiscalité des alcools ?

Mme Catherine Hill. - Il faut taxer le vin afin de contribuer à diminuer le niveau de consommation d'alcool actuel.»
Voir avant dernier échange : http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20130401/mecss.html#par95.
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Remarque intéressante : l'audition a eu lieu le 03/04/2013, soit presque exactement un mois après la publication d'une étude réalisée par Mme Hill et 3 autres dames, laquelle étude fut largement commentée le jour même (04/03/2013), souvent tôt le matin, par un très grand nombre de médias providentiellement informés au minimum la veille... c'est-à dire un dimanche (exemple) !

mardi 23 avril 2013

Motivations ?

On peut se demander quelles sont les motivations de ceux qui préconisent de «taxer le vin» (ils veulent sans doute dire "sur-taxer encore plus" puisque le vin est une des spéculations agricoles les plus maltraitées sur ce plan, notamment en ce qui concerne la TVA), sachant que cela entraînera inévitablement une baisse de la consommation.
 Sachant aussi les effets délétères d'une telle baisse pour la population (lire notre fiche "Le principe de HIll").
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  Réduction des déséquilibres des caisses de retraites ?
  Réduction du taux de chômage ?
  Maintien, voire augmentation, des moyens mis à la disposition de l'Industrie des Études et Recherches en tous Genres (relire notre article "Question autorisée ?"), notamment dans le secteur de l'alcoologie ?

lundi 22 avril 2013

C.Q.F.D +

 C'est parfois par pudibonderie, car il est implicitement question de sexualité et d'évolution des pratiques liées à celle-ci.
 D'autres fois c'est parce que pour certains il ne saurait y avoir d'autre facteur de risque véritable que l'alcool, «et notamment le vin» dont «toute consommation est déconseillée» (cf. Mme Latino-Martel du réseau INRA-NACRe, la dame au parcours universitaire et professionnel top-secret, appuyée et cautionnée par l'INCa, la DGS, le PNNS, le CREDOC, etc...).
 Toujours est-il qu'à part certaines exceptions notables comme le Dr KHayat (lire son interview), rares sont ceux qui évoquent dans des publications le rôle que jouent les papillomavirus dans les cancers  des VADS.
 Mais voici quand même à ce sujet une "Lettre du cancerologue" qui nous a particulièrement intéressé.
                                                                                                                                                               
Et cela surtout parce qu'un moment du texte a singulièrement retenu notre attention (haut de la 2° colonne), celui où il est dit que les «cancers des VADS liés à l'alcool et au tabac... surviennent principalement chez des hommes plus âgés».
 Il semblerait effectivement que les conséquences de l'éthylo-tabagisme soient plus importantes l'âge venant.
Et comme une part non négligeable de ces conséquences est affectée à l'alcool au titre du principe des "fractions attribuables", on retrouve fort logiquement un nombre très significatif des victimes de ce phénomène comme part principalement constitutive des 12745 décès attribuables à l'alcool dans la tranche "plus de 75 ans" (voir notre article précédent).
                                                                                                                                                               
 Or, et c'est là où le bât blesse, en ce qui nous concerne, nous contestons radicalement ce système des "fractions attribuables", du moins en l'occurrence !
 Pour nous l'éthylo-tabagisme n'est qu'une variante aggravée du tabagisme dont le facteur principal reste le tabac.
Voir notre fiche "Éthylo-tabagisme et cancer des VADS ".
 Et nous posons une question simple : concernant les accidents de la route causés par des individus conduisant en état d'imprégnation alcoolique prononcée d'une part et au mépris des limitations de vitesse d'autre part, en attribuera-t-on une partie à l'alcool et une autre à la vitesse ?
 Non, n'est-ce pas ?
Ils seront tous comptabilisés comme conséquence de l'alcool, même si les conducteurs en question étaient de manière générale, même à jeun, coutumiers de plus ou moins grands excès en matière de vitesse... et même si l'abus d'alcool était pour eux exceptionnel.
 S'il en était de même pour le sujet qui nous occupe, le taux de décès causés par l'alcool serait encore considéré comme bien plus faible, notamment en ce qui concerne les personnes âgées et l'argument que nous développions la semaine dernière serait encore considérablement renforcé.
 Cela étant dit, nous ne nions pas que, concernant les seniors, une part marginale, certes, mais néanmoins déplorable des décès puisse être attribuée à l'alcool et particulièrement au vin.
 Mais pour une raison qui a presque totalement aujourd'hui disparu : lire le chapitre BÉMOL de notre fiche "Acétaldéhyde ou éthanal".
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 Mais le passé est le passé, nul ne peut le changer.
Mieux vaut se préoccuper du sort des générations futures et tenter de juguler un phénomène sans cesse en croissance et qui constitue de loin la première cause de mortalité évitable : 3 fois plus que le tabac !
 La logique voudrait, si l'on compte avoir encore recours à la fiscalité comportementale, que celle ci soit proportionnelle au taux de nuisance, n'est-ce pas ?
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 L'État est à court de recettes paraît-il ?
Peut-être, confronté à cette problématique, est-il preneur d'idées neuves et cohérentes mais... est-il aussi imperméables qu'il le prétend à l'influence des lobbies ?
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Nota Bene :
  1) Originellement, le mot "lobby" appartient à la culture anglo-saxone.
Comme "junk food", par exemple, ou "binge drinking", "soda", "big size"...
  2) À cette même culture, par contre, n'appartient pas la diète "longévisante".
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lundi 15 avril 2013

C.Q.F.D

Nous avons déjà souvent évoqué ce document au travers duquel le responsable, Mr Jougla, et son équipe de l'INSERM-CépiDc évaluent le nombre de décès attribuables à l'alcool à 33000 pour l'année 2006.
 En voici un autre : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1360-0443.2010.02910.x/abstract.
Ici, nous apprenons que pour la même année, les mêmes personnes précisent que ce nombre de décès, si on réduit la population considérée aux 15-75 ans doit être estimé à 20255.
  Une simple soustraction permet de considérer que le nombre de décès attribuable à l'alcool dans la population des "plus de 75 ans" est, pour Mr Jougla et ses amis, de 12745 personnes(1).
  D'autre part, le CépiDc nous apprend qu'en cette même année 2006 le nombre total de décès toutes causes confondues s'est élevé en France à 514184 personnes : http://www.cepidc.vesinet.inserm.fr/inserm/html/index2.htm.
 Si l'on totalise le nombre de décès intervenus dans la tranche 75-84 ans (154974), 85-94 (136692) et "plus de 95" (34746), on obtient un total de 330912 décès.
 Et, bien sûr, par différence, il est simple de déduire que cette année là, le nombre de personnes passées de vie à trépas avant d'avoir atteint l'âge de 75 ans fut de 183272.
 Si l'on cherche à savoir, au sein de cette population des "moins de 75" quel est la proportion des décès attribuables à l'alcool, il suffit, bien entendu, de diviser 20255 par 183272 et on obtient le taux de 11%.
 Par contre, si l'on fait la même opération pour les "75 et d'avantage" (1275 divisé par 330912), on obtient 3,8% !
 3,4 fois moins !
 Or, quelle est la caractéristique de la consommation d'alcool dans cette population des seniors "plus de 75" ?
Peut-on vraiment la qualifier de plus modérée que la moyenne ?
Pas vraiment d'après cette étude... qui porte néanmoins sur un échantillonnage relativement restreint, il faut le reconnaître.
 Par contre, ce dont on peut être assuré c'est que c'est que cette population est aujourd'hui celle en laquelle on trouve le plus de pratiquants de la consommation régulière de vin avec un taux supérieur à 40% : Click (voir tableau page 17).
 Au passage, notons ceci :  l'évolution négative du nombre de consommateurs réguliers ne peut qu'entraîner une hausse corrélative du taux moyen de mortalité attribuable à l'alcool... du moins  si aucune politique volontariste n'est mise en œuvre pour inverser cette délétère tendance (2).
 Ainsi donc se trouverait confirmé l'apparemment paradoxal "principe de Hill" selon lequel plus la consommation de vin diminue, plus l'alcool détruit de vies (3).
                                                                                                                                                                             
Nota Bene : Il est possible, selon des considérations qui nous appartiennent, de renforcer encore la démonstration qui vient d'être effectuée. C'est pourquoi il y aura un C.Q.F.D +.
                                                                                                                                           Post Scriptum : Que nos lecteurs se rassurent, nous n'avons pas oublié que les personnes d'un certain âge tirent aussi un avantage certain de la consommation régulière de vin. que ce soit au niveau de l'hypertension artérielle, de la maladie d'Alzheimer ,de la mobilité, etc...
 Et même de certains cancers !
Simplement, ce sont des sujets que nous avons déjà traité.
                                                                                                                                                 
Notes de bas de page :
(1)- Pour vraiment bien faire, il eût fallu déduire encore de ce chiffre celui des décès attribuables à l'alcool intervenus avant l'âge de 15 ans. Cela aurait encore renforcé notre démonstration mais vraiment marginalement.
Et cette donnée est extrêmement difficile à se procurer.

(2)- Ramener le taux de TVA appliqué au vin et aux autres jus de fruits fermentés (cidre, poiré...) à celui qui est appliqué aux autres produits agricoles pourrait être un bon début.
 À l'inverse, toute augmentation fiscale aurait des effets meurtriers.
Si cette velléité disparaissait, il y aurait en plus un avantage induit immédiat : l'abandon des prochaines "offensives scélérates à but fiscal" programmées dans les médias puisque elles seraient alors sans objet.

(3)- Rappelons qu'il ressort de différents travaux comportant la signature de Mme Hill que, de 1995 à 2009, la baisse de la consommation de vin (moyenne approximative annuelle : 1,4% par an) s'est accompagnée d'une augmentation de la mortalité attribuable à l'alcool (moyenne approximative annuelle : 0,8% par an).

lundi 8 avril 2013

Cahuzac & Malédiction

Concernant l'affaire qui est actuellement au centre de l'actualité,, nous n'allons pas parler d'évasion fiscale, de fausses déclarations, de compte occulte, de Genève ou de Singapour : cela n'entre pas dans le champ d'intervention que nous nous sommes fixé.
 Par contre, nous ne pouvons éviter de dire que l'origine des sommes dont il est question peut nous intéresser.
En effet, il n'est pas impossible qu'un lointain rapport existe avec ce que furent les agissements de l'ancien Ministre du Budget au moment où, conseiller technique pour le médicament au cabinet du Ministre de la Santé Claude Évin, il fut également chargé de l'élaboration d'une loi de sinistre mémoire.
  À ce sujet, voir la brêve fiche "Jérôme Cahuzac"... en n'oubliant pas, bien entendu, que, tant qu'elle fonctionna, dans les années 1990, la société "Cahuzac Conseil", travailla exclusivement pour l'industrie pharmaceutique.
 Et pour mieux comprendre quelle considération motive notre intérêt, le lecteur pourra se reporter à la 3° partie  ("La recherche d'éventuelles motivations") de notre fiche "David Nutt".
 Venons-en au second volet de article.
Il est impossible de ne pas s'apercevoir que, les uns après les autres, tous ceux qui se sont attaqué au vin ont été obligés de faire une croix sur leurs espérances quant à des carrières politiques qui s'annonçaient pourtant bien souvent prometteuses.
 Il en fut ainsi de Mr Évin lui même et maintenant de Mr Cahuzac.(1)
Pour ce qui est de Mr Jean-Marie Le Guen, qui défendit bec et ongle le projet de loi prohibitionniste à l'Assemblée Nationale et réitéra cette position en 2009, en compagnie de vieilles connaissances (2), il a bien cru ces derniers mois pouvoir devenir à son tour Ministre de la Santé...
 Ou alors, jusqu'au mois dernier, Maire de Paris.
 Mais là aussi... Click.
 À noter que, de près ou de loin, tous les trois faisaient partie de la mouvance DSKienne.
C'est aussi le cas de la Ministre en place Mme Marisol Touraine, mais cette dernière, bien qu'elle ait eu des propos désagréables quand elle était dans l'opposition (voir notre article du 17/05/2012), pour le moment, dans le cadre de ses actuelles fonctions, n'a rien dit ni entrepris de révoltant.
 Puisse-t-elle continuer à se tenir hors de portée de la... MALÉDICTION!
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Notes :
 1- Il convient aussi de ne pas oublier qu'en 1987, Mme Michèle Barzach, alors Ministre de la Santé, fit voter une loi préfigurant la loi Évin.
Bien qu'un peu moins radicale, nous la jugeons tout aussi œnophobe dans son esprit.
Qu'est devenue Mme Barzach ?
Qui se souvient-d'elle ?
 2- Cela dit Mr Le Guen est peut-être sur la voie de la rédemption.
Lire cette récente communication sur son blog (le lendemain des aveux de Mr Cahuzac !) et mettre en relation avec notre article du 07/10/2011.
 A-t-il décidé de laver son destin de la marque fatale?

jeudi 4 avril 2013

David Nutt

L'attaque

  Le 2 novembre 2010 nous était communiqué le contenu particulièrement agressif d'un quotidien gratuit : http://www.20minutes.fr/article/616217/sante-l-alcool-plus-nocif-heroine-crack-selon-etude-britannique.

On aura noté la photo illustrant l'article, alors que l'information porte sur une étude réalisée au Royaume-Uni, sachant qu'en ce pays le vin n'est pas la boisson alcoolisée la plus consommée (voir données OMS Europe, fiche n° 52).

Il est bon de préciser que nous tenons ce journal pour un des fers de lance de l’œnophobie depuis qu'il s'est permis, sans vergogne et sans réserve, le lendemain de la conférence de presse du 17/02/09, de répercuter les propos outrageusement contraire à la vérité de Raphaêlle Ancellin, co-rédactrice aux compétences indéterminées de la brochure PNNS  "Nutrition & Prévention des Cancers" de sinistre mémoire : Click.

Malheureusement, il s'agit, toutes catégories du quotidien le plus lu : Click.
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Cela dit, il fut loin d'être le seul à participer à cette mini-vague scélérate. Voici 2 autres exemples :
1) http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/infos-generales/medecine-sante/afp_00294361.htm
 2) http://www.europe1.fr/Sante/L-alcool-plus-nocif-que-l-heroine-300677/.
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 L'analyse
 Lorsqu'arriva cette information, sans trop nous alarmer car nous sommes désormais coutumier de ce genre de manipulations, nous n'eûmes rien de plus presssé que de nous intéresser à la personnalité, du premier signataire, le Dr David Nutt, psychopharmacologue à l'université de Bristol.
 Nous découvrîmes alors que l'année précédente une fin précipitée avait été mise à sa fonction de principal conseiller du gouvernement britannique sur les drogues pour avoir déclaré que «prendre de l'ecstasy n'était pas plus dangereux que de monter à cheval» !  Click.
 Nous comprîmes alors la base de son raisonnement : il y a un plus grand nombre, au Royaume Uni, de cavaliers que d'amateurs d'ecstasy, donc, au travers des risques de chute, l'équitation est quantitativement plus dangereuse que cette drogue.
 La lecture d'un autre article (non pas français, bien entendu) confirma alors cette analyse : http://www.dailymail.co.uk/debate/article-1325788/Why-doesnt-Prof-David-Nutt-come-clean-admit-wants-legalise-drugs.html.
Confirmation bien résumée dans cette seule phrase : «His contention is that alcohol is more lethal because it is so much widely used».
Traduction aidée par interprète professionnel : «Il soutient la thèse selon laquelle l'alcool est plus mortifère parce que sa consommation est bien plus répandue. ».
Un peu comme si la sécurité routière, constatant qu'elle verbalisait pour excès de vitesse d'avantage d'automobilistes en voitures de marque Renault que Lamborghini, en déduisait que les premières sont plus rapides que les secondes citées !
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La recherche d'éventuelles motivations
 En cherchant un peu plus, nous apprîmes que Mr Nutt, depuis 4 ans auparavant, travaillait à la mise au point d'une sorte d'"alcool artificiel" à base de molécules de synthèse ! Click.
 Ainsi, un brevet pourrait être déposé, ce qui pourrait générer des fortunes et ouvrir un nouveau marché pour l'industrie pharmaceutique
D'autant plus que cela peut donner lieu à double bénéfice puisque l'antidote (chimique aussi, évidemment) pourrait être vendue en même temps. Un package, quoi !
Cela dit, David Nutt n'invente rien : les chiffres montrent que la baisse constante de la consommation de vin en France depuis 25 ans, s'est accompagnée d'un fort accroissement de la consommation d'anxiolytiques (tel que le Valium)... ou d'autres substances.
 Voir évolution en France du chiffre d'affaire des médicaments : http://www.leem.org/article/chiffre-daffaires#1.
À comparer avec la tendance en matière de consommation de vin sur la même période : Click.
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 Résultat, en 2010, alors que les chiffres de 1 à 2 millions d'alcoolo-dépendants étaient évoqués, le magazine Marianne indiquait  que "11,3 % de la population française, soit plus de 7 millions de personnes, dont un million d'enfants et d'adolescents, consommaient des psychotropes."
http://www.lewebdenosjours.com/marianne-denonce-les-antidepresseurs.
Visiblement, l'industrie productrice de molécules de synthèse (légales ou illégales) ne compte pas s'arrêter en si bon chemin !
Même si les problèmes de iatrogénèse commencent à être pris en considération...
 Cela dit, fort étrangement, ces derniers ne sont que très rarement évoqués médiatiquement... ou alors bien discrètement.
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 Contre-offensive et résultat
 Par tous les moyens dont nous disposons, nous fîmes alors parvenir au plus grand nombre de médias possible le résultat de nos investigations et depuis... nous n'avons plus entendu parler du Dr Nutt et de son étude.
 Par contre -mais cela nous nous y attendions un peu- les précisions que nous avions communiquées n'ont jamais été publiées...
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 Épilogue
Nous n'avions pas été, en 2010, jusqu'aux accusations que le Daily Mail (voir ci-dessus) portait plus ou moins ouvertement à l'encontre du Dr Nutt.
 Mais force est de constater que ce dernier, depuis, a continué dans la même voie.
Jusqu'à «franchir la ligne rouge».
 Lire cet article... stupéfiant !

mardi 2 avril 2013

Dans l’air… de fin février !

 Sans que cela ne soit l'expression d'une quelconque misogynie, nous sommes bien forcés de reconnaître que, dans le cadre de la mission que nous confèrent nos statuts, il est un certain nombre de personnes du beau sexe que nous avons tout particulièrement à l’œil.
 Il en est ainsi de Mmes Martel, Hill, Ballestrero... mais également de Mme Pascale Hébel du CREDOC à laquelle nous avons d'ailleurs récemment consacré une fiche : http://www.honneurduvin.info/article-madame-hebel-116740093.html.
 Certains de nos adhérents et sympathisants le savent bien qui nous ont alertés dès le 26 février dernier à 19h au sujet de quelques phrases perfides et injustifiées à l'égard du vin, phrases prononcées par ladite dame dans le cadre de l'émission de télévision "C dans l'air" présentée par Mr Yves Calvi.
Voir de 50' 36" à 50'46" : http://www.youtube.com/watch?v=i0g42Ryq6_o.
 Certes, nous savons bien que cet événement date de plus d'un mois, mais nous pensons que les sujets que nous avons eu à traiter depuis lors étaient plus importants.
 Il semble qu'une petite pose ait lieu actuellement dans les attaques auxquelles le produit que nous défendons est régulièrement confronté, alors nous en profitons pour mettre les comptes à jour... et pour démontrer en même temps que notre vigilance ne faillit pas !