mercredi 20 mars 2019

Qu'en sera-t-il..?

Embrayons sur le titre de cet article : https://www.lesechos.fr/22/11/2018/lesechos.fr/0600188814014_pourquoi-l-esperance-de-vie-progresse-moins-vite-en-france.htm.
Et ajoutons une hypothèse d'explication à celles qu'il comporte. 
Plus particulièrement dans le chapitre intitulé «Infarctus et AVC».

La consommation de vin en France a connu son apogée de 1957 à 1963 et cette période se présente visuellement comme un plateau sommital "en dents de scie".
C'est à partir de 1963 qu'il y a eu régression quasi-continue : voir tableau ci-dessous portant sur la consommation des "15 ans et +" de 1961 à 2015.

Pour des raisons culturelles et d'éloignement des lieux de production, cette consommation est essentiellement le fait de la France métropolitaine.
Prenons donc le second tableau de ce document : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2554599?sommaire=1912926.
Il ne comporte pas de colonne "à 15 ans", c'est donc, pour nous éloigner le moins possible de cet âge, celle "à 20 ans" que nous allons utiliser pour nous livrer (en "unisexe") à certains calculs.

Espérance de vie à 20 ans pour une femme en 1963 : 56 ans.
Pour un homme : 49,7 ans.
"Unisexe" : 49,7 + 56,1 = 105,8 ÷ 2 = 52,9 ans
Donc (en 1963) durée entière : 20 (déjà accomplis) + 52, 9 (à venir) = 72,9.
Une personne âgée de 20 ans en 1963 pouvait donc, en moyenne, espèrer une durée totale de vie égale à 72,9
ans. 
45 années plus tard, en 2008, parvenue à l'âge de 65 ans, son espérance de vie est de 22,5 ans si c'est une femme, 18,3 ans si c'est un homme. 
Moyenne "unisexe" : 18,3 + 22,5 = 40,8 ÷ 2 = 20,4.
Espérance de durée "unisexe" totale de vie en 2008 : 65 + 20,4 = 85,4 ans.
Donc, de 1963 à 2008, gain d'espérance de vie : 85,4 - 72,9 = 12.5 ans.

Et maintenant, refaisons les mêmes calculs mais concernant, cette fois-ci, une personne ayant fêté son 20ème anniversaire 10 ans plus tard : en 1973.
50,8 + 57,9 = 54,35 + 20 = 74,35 - 65 = 9,35
45 ans après, en 2018
19,4 + 23,2 = 42,6 ÷ 2 = 21,3
21,3 - 9,35 = 11.95 ans.

Atténuation du gain d'espérance de vie à 65 ans : 12,5 - 11,95 = 0.55 an.
Avec conséquence statistique sur l'espérance de vie à la naissance, du moins selon cette enquête :  https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/02/19/pourquoi-l-esperance-de-vie-des-francais-plafonne_5425324_1650684.html.
0,55 an = + de 200 jours !
Soit en moyenne : 20 jours par an !
- 0,55 ÷ 12, 5 = - 4,4%.
Un taux négatif à rapprocher probablement de celui du nombre de consommateurs réguliers de 1963 à 1973.
Sachant que cette décroissance a été, par la suite, l'objet d'une importante accélération, qu'en sera-t-il dans l'avenir des personnes ayant eu 20 ans en 1983 ?
En 1993 ?
En 2003 ?
Etc...

Bon, pour le moment, le peuple français reste, parmi
ceux de l'Union Européenne, celui qui consomme le plus
de "divin breuvage".
Et, par conséquent selon nous, le premier en terme d'espérance de vie à 65 ans.
Les suivants sur le podium étant l'Espagne et l'Italie...
Voir figure 3.6. page 87 : https://ec.europa.eu/health/sites/health/files/state/docs/2018_healthatglance_rep_en.pdf.
Sachant, bien sûr,  que l'Europe elle-même est, du monde, la première "région OMS" en termes de consommation de vin... et d'espérance de vie !

Article lié
http://honneurduvin.blospot.com/2016/07/baisse-du-quotient-intellectuel.html
Peut-être un lien entre gain d'espérance de vie et Q.I ?
Du moins en tendances évolutives...

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lundi 18 mars 2019

Le coup du mandat

Être efficaces dans la lutte implique de ne pas sous-estimer l'adversaire. 
Forts de ce constat, nous allons reconnaître aux ennemis du vin un mérite à tout le moins : savoir anticiper, calculs prospectifs à l'appui. 
Si nous reprenons (encore une fois) l'immortelle étude signée par Mmes Hill & Cº en 2013, il est fait état de «la consommation de 27g/jour estimée par l’Insee pour 2009» : http://www.invs.sante.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Archives/2013/BEH-n-16-17-18-2013 (page 163).
Ces 2,7 verres/jour pour 2009, correspondent, par an, à 12,61 litres d'«alcool consommé (en litres équivalents d'alcool pur) par habitant de 15 ans et plus».
Voir tableau 1 : https://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/alcool-evolution-des-quantites-consommees-par-habitant-age-de-15-ans-et-plus-depuis-1961-en-litres-equivalents-dalcool-pur/.
Au tout début du millénaire en cours, c'était 13,92 litres, contre 11,68 en 2017.
2,24 litres de moins en 17 ans.
Diminution : 2,24 ÷ 17 ≈ 0,13 litres de moins en moyenne par an.
Donc, baisse annuelle : environ 1%.
Pour être honnêtes, de 2005 (date de la création de l'INCa par décret n°2005-419) à 2015 -par définition dernière année observable en 2016- cette baisse était un peu ralentie : environ 0,8%.
Mais on était quand même passé de 2,75g à 2,54 (11, 87 ÷ 12,61 ≈ 0,94 et 2,7 × 0,94  2,54).
Et encore ne tenons-nous pas compte des 10% minimum d' «alcool perdu, renversé ou gaspillé» (Mmes Hill & Cº, op. cit. page 166).
Parce qu'alors, nous en aurions été à 2,29 environ (2,54 × 0,90).
Donc au dessous de la barre d'excès : panique à bord du vaisseau taxœnomane !
Rappelons qu'à cette époque là, les repères de consommation maximales sont toujours "les OMS", c'est à dire :
« ◆ne pas consommer plus de trois verres de boisson alcoolisée par jour lorsqu’on est un homme, deux verres lorsqu’on est une femme, réserver un jour par semaine sans alcool,
  ◆ne jamais dépasser quatre verres par occasion.»
Ceci comme en atteste ce document mis à jour le 13.03.16 : https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/alcool-sante.
Or, 3 pour les hommes et 2 pour les femmes, cela nous donne une "moyenne unisexe" de 2,5.
Et à 2,54, on est vraiment pas loin et l'avenir s'annonce compliqué !
Aussi, le dernier document cité ajoute très rapidement : «ces seuils sont discutés et pourraient être abaissés à l’avenir»...
Dernière mise à jour de ce «dossier d'information», il est important de le signaler : le 13 mars 2016.
Et 100 jours plus tard : «Santé publique France et l’Institut national du cancer ont été mandatés le 21 juin 2016 par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives et la Direction générale de la santé afin de faire des propositions pour le renouvellement du discours public sur l’alcool.»
Cf. : https://www.santepubliquefrance.fr/Actualites/Avis-d-experts-relatif-a-l-evolution-du-discours-public-en-matiere-de-consommation-d-alcool-en-France-organise-par-Sante-publique-France-et-l-Inca.

Et la suite on la connaît : «ne  pas consommer plus de 10
verres standards par semaine et pas plus de 2 par jour pour les hommes et les  femmes» ("Repères Ducimetière").
Soit au maximum 10 verres par semaine : une moyenne de 1,4g/jour.
Concernant la consommation du français moyen, on passe de "un peu trop " à "presque 2 fois trop" !
Ce qui, à l'aube de la prochaine législature, donnera au minimum "beaucoup trop" (cf. notre article "Législatures").

Bon, les personnages évoqués en debut d'article peuvent à bon droit penser qu'ils sont tranquilles pour quelques années. 
Et qu'ensuite, le cas échéant, ils pourront toujours refaire le "coup du mandat".
Et puis embrayer sur l'articulation habituelle : étude alarmiste, consternation ministérielle, porte-parole hystérique, tsunami médiatique, etc... etc...
Le tout, bien entendu, se concluant sur les récurrentes préconisations d'ordre fiscal. 
Aucune raison de changer !
Ne dit-on pas que c'est dans les vieux pots-pourris qu'on fait les meilleures soupes... à la grimace ?



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lundi 11 mars 2019

Hallucinants !

Il est un argument actuellement de plus en plus brandi par "le camp d'en face" sur lequel il nous avons pensé devoir nous pencher.
 Un argument qui apparaît particulièrement souvent dans les propos de M. Michel Reynaud.
Exemple récent «à propos du lobby de l'alcool» : «Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques» et «10% des Français consomme 58% de l'alcool vendu» : https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-19-fevrier-2019.
Nous avons trouvé d'autres articles avec des chiffres un peu différents... mais il faut faire la part de l'interprétation journalistique à tendance parfois simplificatrice.

Alors, nous avons préféré aller à la source en consultant l'étude à laquelle ces propos font référence... et cela nous a amené à opérer une sorte de "réfutation par l'absurde".
Cette étude, la voici : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/5-6/pdf/2019_5-6_1.pdf.
Nous invitons les lecteurs n'ayant pas envie de la lire en totalité à consulter directement les figures et tableau.
Figure 1 page 92 : «10% des 18-75 ans consomment 58% de l’alcool».
Quant à la figure 3 page 94, elle montre à l'évidence que plus la consommation est régulière, moins elle est importante.
Et comporte ce commentaire : «18-75 ans : 98 jours - 2,3 verres».

Voir aussi  l'interprétation de la figure 2 p.93 en haut à droite de cette même page 93 : «Parmi les 18-75  ans, les  consommateurs  d’alcool dans l’année buvaient en moyenne 2,3 verres d’alcool 98 jours par an.»
 Mais n'oublions pas que ces chiffres sont issus d'une «Enquête  en  population  générale» qui «a été  confiée à  l’institut Ipsos».
Et qu'il faut faire la part des sous-déclarations.
Pour ce qui est de la fréquence, nous pensons pouvoir considérer qu'elle correspond à la réalité : 98 jours/an, environ 2 jours par semaine, cela nous semble cohérent.
 Bien dommage, pour nous qui sommes partisans d'une consommation régulière, modérée et s'effectuant au cours des repas (0 poids éthanol ≤ 1% poids total), mais cohérent.
Par contre, en ce qui concerne la quantité, 2,3 × 98 = 225.4 verres/an soit 2,78 litres d'alcool pur/an, cela nous semble fort peu !
Or, il ne faut pas oublier les données objectives de «mise à la consommation».

«En 2017, le nombre de litres d’alcool pur mis à la consommation correspond en moyenne à 2,56 verres "standard" ou unité standard d’alcool (un verre standard contient environ 10 g d’alcool pur) consommés chaque jour par chaque habitant âgé de 15 ans et plus.» : https://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/alcool-evolution-des-quantites-consommees-par-habitant-age-de-15-ans-et-plus-depuis-1961-en-litres-equivalents-dalcool-pur/.
Et dans le tableau (p. 92), il apparaît que la «quantité d'alcool consommé (en litres équivalents d'alcool pur) par habitant de 15 ans et plus)» était, pour l'année 2017, égale à 11,68,..
Excluons immédiatement l'hypothèse selon laquelle les [15-17 ans] et les [+ de 75[ consommeraient la différence !
Tout semble à l'inverse laisser à penser que les consommations de ces 2 groupes d'âge est en moyenne moins élevée que celle des [18-75].
D'autant plus que nous savons depuis 2005 «qu’il y a un certain tassement de la prévalence de la consommation à partir de 70 ans» : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2006/34_35/beh_34_35_2006.pdf (figure 4, page 257, voir aussi la part des [15-17]).
Mais, bon... prenons les chiffres de répartition par âges de la population française en 2017 et constatons que les [18-75] représentent environ 92% des [+ de 15[ : https://www.insee.fr/fr/outil-interactif/2418114/xls/irsocsd2016_t6_fe.xls.
Et considérons donc que généraliser les données n'affectera pas trop les résultats.
Donc, 2,56 verres standard/jour... pendant toute l'année.

2,56 × 365,25 ≈ 935.
935 ÷ 92 ≈ 10.
10 verres "standard" par jour de consommation (2 fois par semaine) !
Et cela en moyenne !!
Et "unisexe", il ne faut pas l'oublier : multiplier par 6/5 pour les hommes et 4/5 pour les femmes.
Mais notons bien que pour les 10% qui «consomment 58% de l’alcool», c'est beaucoup, beaucoup plus : 10 × 58% ÷10% ≈ 58 !!!
Utilisons les dernières données disponibles concernant la répartition par types de boissons éthanoliques : https://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eftxfbv3.pdf.
Et opérons une simulation pour un jour de consommation par individu appartenant au "groupe des 10%" :
4 bouteilles de vin + 3 litres de bière + 1/2 bouteille de vodka + 4 verres d’un «autre alcool» (cidre, aperitifs divers, etc...) !!!!
Et cela 2 fois par semaine : des chiffres hallucinants !!!!!
Et dire que moins de la moitié de 10% (4,6%) des personnes interrogées ont déclaré (tableau p.92) un épisode d'«alcoolisation ponctuelle importante au moins une fois par semaine»...

10% des [18-75 ans], c'est environ 7,5% de la population totale (bébés compris).
Environ 1 sur 13...
À tous, nous posons une question simple : vous arrive-t-il, 2 fois par semaine, chaque fois que vous avez croisé 12 personnes dans la rue, de constater que la treizième est totalement ivre-morte ?
En plein coma éthylique ?
Titubant, s'écroulant, roulant dans le caniveau... et passons sur les détails peu râgoutants*.
Car, par définition, ces consommateurs ultra-excessifs ne font pas partie de ceux qui ont été "retirés de la circulation" car en cas inverse ils seraient hospitalisés et seraient comptés au nombre des abstinents, n'est-ce pas ?

Question simple à présent : franchement, les arguments qu'on nous oppose... sont-ils crédibles ?

Nota Bene 1 :
Par souci d'honnêteté intellectuelle, nous avons pensé qu'il pouvait aussi y avoir sous-estimation du nombre de jours de consommation et que si tel était le cas elle pouvait être parallèle au coefficient de sous-estimation affectant le nombre de verres.
98 ÷ 2,3 × 2,56 ≈ 109
+ 11%
Pas de quoi changer fondamentalement la démonstration.
Nota Bene 2 :
Nous nous sommes également intéressés à la consommation de la majorité des français, c'est à dire ceux qui ne font pas partie de «la moitié (49%) des 18-75 ans» qui «consomment 3% de l’alcool» (Fig. 1) et nous avons obtenu, en terme de consommation moyenne type, un résultat moins impressionnant, certes, mais tout aussi peu crédible.
En gros : une voiture croisée sur 4 qui zigzague  !

*Et bien beau s'il ne s'agit pas d'un cadavre, puisque «théoriquement, à partir d’un taux de 3 g/L, le coma éthylique survient. Et à 5 g/l, la mort.» : https://www.permis-de-exploitation.com/787-l-2g-alcool.html.

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vendredi 8 mars 2019

MILDE(co)CA

Qu'un document soit obsolète ne l'empêche pas forcément de comporter des éléments significatifs sur lesquels il peut ne pas être inintéressant de se pencher.  
Ne serait-ce que pour préparer l'avenir.

C'est à partir de cette considération que nous allons une fois de plus nous intéresser au plan MILDECA 
D'abord, rappelons pourquoi nous disons qu'il est obsolète : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/02/obsolescence.html.

Cela étant posé, revenons maintenant au récent plan publié par cet organisme interministériellement missionné : https://www.drogues.gouv.fr/sites/drogues.gouv.fr/files/atoms/files/plan_mildeca_2018-2022_def_190109_web.pdf.
Pas de panique, amis lecteurs : nous contenterons de commenter une seule page:  la page de couverture. 
Et même seulement les 4 premiers mots : «Alcool, Tabac, Drogues,  Écrans».
Passons sur l'ordre dans lequel sont disposés ces mots : il est d'autant plus significatif qu'il n'est pas alphabétique. 
Mais constatons que le mot «Écrans» se trouve en quatrième position, certes, mais quand même sur la même ligne que les 3 autres, beaucoup plus habituels. 
Or, ce mot, il ne figurait que 3 fois dans le plan précédent, et encore... il faut le chercher : https://www.drogues.gouv.fr/sites/drogues.gouv.fr/files/atoms/files/plan_gouvernemental_drogues_2013-2017_df.pdf !

Par contre, dans le 2018-2022, toujours pas de mots sucre, boissons sucrées, soda, etc... même en cherchant bien !
Pourtant... 
Lire cet article : https://bienmanger.co/boissons-gazeuses-effets-nefastes/
Particulièrement les points 1, 7 et surtout 8, cela pour rester sur le seul plan de l'addictivité... car sur celui des nocivités comparées, il y aurait beaucoup trop de choses à dire !
Surtout à l'attention de tous ceux qui ne sont pas indifférents au sort des enfants...
Bon ! Avec un peu de chance, sur la version 2022-2026, il y aura 3 mots là-dessus ?
Pas trop difficiles à débusquer quand même, s'il vous plaît !
Et peut-être que dans le plan 2026-2032, la MILDECA rejoindra la position de Santé Publique France cette année.
C'est à dire que, concernant «les boissons sucrées et les sodas, même light, les boissons dites "énergisantes"», elles «doivent être limités le plus possible ; dans tous les cas, pas plus d’un verre par jour» : http://www.mangerbouger.fr/Les-recommandations/Reduire/Les-boissons-sucrees-les-aliments-gras-sucres-sales-et-ultra-transformes.
Et même qu'il y aura un jour un plan MILDECA qui préconisera, comme World Cancer Research Fund en 2007, d'éviter (to avoid) les boissons sucrées : http://www.dcscience.net/WCRF-Marmot-Report.pdf (tableau page 373).
Avant la fin de ce siècle : on peut rêver, non ?

Petit plus
Mercredi dernier, sur Canal+, émission "L'info du vrai L'ÉVÈNEMENT".
Thème : "Drogue : Un marché en pleine croissance" : https://www.mycanal.fr/actualites/l-info-du-vrai-l-evenement/h/10318722_5000.
M. Michel Reynaud présent sur le plateau a parlé beaucoup d'"alcool", plus même que d'héroïne ou de cocaïne.  
Il était le seul et hors-sujet : le marché des boissons éthanoliques est, lui, en pleine décroissance !
Et à la fin de l'émission, promouvant le portail "Addict'aide" (https://www.addictaide.fr), site issu du Fonds Actions Addictions qu'il préside, il affirma que l'on y traite de «toutes les addictions».
Faux !
Il en manque une : le "doux poison" !

Sucre, le doux poison : https://m.youtube.com/watch?v=LqIuH8yACp8.

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mardi 5 mars 2019

Donner du fond à l'actualité


Le Président de la République Française publie ce mardi 5 mars dans plusieurs journaux européens une tribune baptisée « Pour une renaissance européenne ».p : https://www.lepoint.fr/elections-europeennes/emmanuel-macron-sa-tribune-pour-une-renaissance-europeenne-04-03-2019-2298070_2095.php.
Un titre intéressant !



Profitons-en pour lui rappeler que François Rabelais fut un écrivain français humaniste majeur de la Renaissance.
Et que l'une de ces plus belles citations est celle- ci : «Le vin est ce qu'il y a de plus civilisé au monde».
Lire aussi cet article : https://www.liberation.fr/futurs/2013/06/16/civilise_911282.


Et, en ce qui concerne l'Europe, lui indiquer aussi ce qui la caractérise à nos yeux : http://honneurduvin.blogspot.com/2015/04/leurope.html.

Puissent nos responsables politiques ne pas oublier un important lien de parenté : dans la mythologie grecque, Dionysos est fils de de Zeus et de Sémélé lequel est fils d'Agénor et donc frère d'Europe... dont le portrait figure ci-dessous. 


lundi 4 mars 2019

Législatures

Il est un cadencement que nous avons pu observer au cours des années, c'est celui des offensives majeures contre le vin : les 2 premières années de chaque législature. 
Afin de ne pas alourdir ce préalable, passons rapidement sur les exemples : Martel 2009, Hill 2013...
Cette fois-ci, il a été tenu compte des positions prises avant son élection par le Président de la République : http://www.terredevins.com/actualites/macron-president-aimait-vin/.
Et le choix a été donc fait, en vue de l'échéance suivante, de mettre en place des bases de lancement (repères Ducimetière, etc...).
Cela au niveau strictement national !


Par contre, en ce qui concerne l'UE, c'est dans quelques semaines qu'une législature va commencer. 
Et le même cadencement pourrait bien avoir déjà été élargi à la dimension continentale, du moins si on se réfère à quelques événements passés.   
Par exemple au contenu d'une certaine conférence informelle organisée en avril 2015 et au cours de laquelle ont été évoquées fixation des prix et mesures fiscales : https://eu2015.lv/fr/actualites/communique-aux-medias/1382-les-ministres-de-la-sante-reunis-a-riga-conviennent-de-la-necessite-de-disposer-d-une-politique-commune-en-matiere-de-nutrition-et-d-alcool...
Or cette fois-ci, que constate-t-on ?
Qu'avant même l'échéance électorale, le sponsoring se met en placehttps://www.ladepeche.fr/2019/03/02/quand-coca-cola-sponsorise-leurope,8046096.php !
Rappel : à l'époque, au printemps 2015, nous avions émis l'idée que les mercenaires de la cocacolonisation, déçus par l'échec subi en 2013, étaient en train de faire "le tour par Bruxelles"...


Article qu'il faut espérer non-lié
https://www.bfmtv.com/politique/europeennes-l-hypothese-agnes-buzyn-prend-de-l-ampleur-1641212.html.

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vendredi 1 mars 2019

Pluriel et Camus

Il est navrant de constater que nombre de personnes qui se prétendent scientifiques attribuent de nos jours encore le
mot "alcool" au seul éthanol et, par amalgame, à toute boisson en comportant un tant soit peu !
Ignorance ou volonté de désinformer ?

«Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde.» (Albert Camus) 

Alors, parce que nous connaissons aussi bien que nos adversaires l'importance stratégique des batailles sémantiques, rappelons une fois de plus qu'un alcool est une molécule dont la fonction caractéristique est un groupe hydroxyle OH porté par un atome de carbone.

Et notons que ce sont de différentes et nombreuses molécules à terminaison en -ol qui apparaissent chaque fois au terme de processus tout à fait naturels. 
Car, fondamentalement... c'est la Nature qui est alcoolière !

Éthanol, glycérol, inositol, hydroxytyrosol, etc...
Sauf erreur de notre part, le vin est la boisson qui contient le plus... d'alcoolsRespect !


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