jeudi 16 mai 2019

"Oubli"

L'actualité nous fournit l'occasion de mettre en évidence un exemple de "rattrapage" en médias.  
Cela en rapport avec le sujet traité dans ce blog la semaine dernière : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/05/et-ca-devoie-et-ca-devoie.html.
L'étude menée en Chine dont il est question dans ce précédent article a donné lieu à information dès le début du mois d'avril. 
Exemple : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/28776-Meme-moderee-consommation-d-alcool-protege-l-AVC.
Mais à ce moment là, le thème n'avait pas été mis à profit pour "flinguer" le French Paradox... et le "divin breuvage".

Il est donc imaginable que, dans les milieux œnophobiques, décision a été prise "sur le métier de remettre l'ouvrage".
D'autant plus qu'entre temps des réponses intéressantes étaient parues dans la presse francophone. 
Au Québec, par exemple : https://lactualite.com/actualites/leffet-protecteur-dune-consommation-moderee-dalcool-est-remis-en-question/.
Ou en Suisse aussi : https://www.bilan.ch/opinions/jean-charles-estoppey/dangers-de-lalcool-encore-une-etude-inapplicable-a-la-suisse.
En France, berceau de la francophonie, ce ne fut pas le cas... ce qui n'est hélas pas surprenant !

Toujours est-il qu'un mois plus tard, un monsieur publiait une tribune dans "The conversation" dont le titre
French paradox» : une consommation modérée d’alcool n’a pas d’effet protecteur], annonce un développement qui, cette fois-ci, comporte à de nombreuses reprises le mot "vin" : https://theconversation.com/french-paradox-une-consommation-moderee-dalcool-na-pas-deffet-protecteur-114853.
De manière amusante, ce titre sera repris 4 jours plus tard par un autre média en ajoutant un gros "NON" en lettres capitales. : https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/french-paradox-non-une-consommation-moderee-d-alcool-n-a-pas-d-effet-protecteur-816339.html.
Et puis bien d'autres reprendront les propos du monsieur en question.
Nos lecteurs pourront en retrouver certains dans notre revue de presse (signalés par ceci : ). 

Simple "oubli" dans ces reprises, personne n'a pensé à signaler que l'auteur de la tribune originelle avait, pour le moins que l'on puisse dire, quelque chose à voir avec l'ANPAA : http://sos-addictions.org/l-association/comite-scientifique/dr-philippe-arvers (voir fin de la rubrique " Investissement associatif").
Et de l'ANPAA en général, les défenseurs de l'«âme française» ne peuvent raisonnablement attendre un discours très différent de celui tenu là...

NOTA BENE
Nous avons la faiblesse de penser que, dans notre billet précédemment cité, celui de vendredi dernier, réponses ont été apportées aux divers points développés par le monsieur dont il est question ici.
Mais celui-ci fait exception : «Autre argument souvent
entendu : le vin n’a pas les mêmes effets que les autres alcools. À ce sujet, il faut signaler que, si de nombreuses études se sont intéressées à l’incidence éventuelle du type de boisson (vin, bière, etc.) sur la mortalité cardio-vasculaire, rien de probant n’est sorti de ces travaux. Aucune étude n’a été en mesure de démontrer de différence entre les conséquences de la consommation de vin et de bière par exemple.»
Il est facile de répondre. 
Pour ne pas trop alourdir ce billet, nous le ferons donc ultérieurement.  
Mais en attendant, remarquons au passage que l'homme est de ceux qui ne craint pas d'«ajouter au malheur du monde».
Référence : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/03/pluriel-et-camus.html.

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vendredi 10 mai 2019

Et ça dévoie, et ça dévoie !

Décidément, ça n'arrête pas en ce moment !
Pas plus tard qu'avant-hier, le thème était la remise en cause du French Paradox à la lumière d'une toute récente étude menée en Chine et parue dans The Lancet.
Donnons un exemple parmi d'autres :  http://www.slate.fr/story/176733/alcool-french-paradox-consommation-moderee-effet-protecteur
(voir photo, 2ème phrase et dernier paragraphe).


Or, le French Paradox (S. Renaud, de Lorgeril, Wine, alcohol, platelets, and the French paradox for coronary heart disease, The Lancet, vol. 339, 1992) mettait en évidence le rôle joué par la consommation de vin rouge dans la protection contre les maladies cardiovasculaires.
Cela, soit dit en passant, si cette consommation s'effectuait à la manière française de consommer le vin, c’est à dire à table, régulièrement, et en quantité modérée. 
Modération et régularité : les principes auxquels nous sommes indéfectiblement attachés !
Sans oublier notre préconisation constante : la dissolution dans le bol alimentaire (poids d'éthanol pur  1 % du poids total).

Bien ! Revenons maintenant à l'"étude chinoise". 
La voici : https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S0140-6736%2818%2931772-0 (PDF).
Première phrase du dernier paragraphe de la colonne de gauche, page 1841 : «Since participants reported drinking mainly spirits, the effects of other drinks (eg, red wine) could not be assessed
Traduction : « Étant donné que les participants ont déclaré boire principalement des spiritueux, les effets d’autres boissons (par exemple, le vin rouge) n’ont pas pu être évalués.»
                                                          Est-il besoin d'en dire plus ?
Juste une précision peut-être : la boisson éthanolique la plus consommée par les Chinois est le baiju...

Nota Bene
L'article ci-dessus cité à titre d'exemple comporte également une référence à une "démonstration" provenant d'«une équipe de l'Université de Victoria, au Canada».
Cette "méta-analyse", était parue en mars 2016.
Nous en avions parlé le mois suivant : http://honneurduvin.blogspot.com/2016/04/les-13-survivantes.html.

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lundi 6 mai 2019

La peau de l'âme

Vraie preuve de non-crédibilité : c'est ainsi qu'à notre avis peut être considéré l'argument central de l'attaque menée en début de semaine dernière contre le "divin breuvage".
Voir notre "revue de presse" du 28 au 30/04.
Une attaque menée sous l'égide de l'Académie de Médecine par un homme que nous connaissons bien et
depuis longtemps. 
Voir noir article précédent : Click.
But (sans surprise) : sur-fiscaliser.
En ciblant particulièrement le vin, bien évidemment : https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/la-consommation-d-alcool-ne-baisse-plus-en-france-une-deroute-pour-la-sante-publique_3421949.html (fin d'article).
Comme à l'habitude, quelques mesures coercitives ont été ajoutées, pour "épaissir la sauce".
Argument massue : « Pour  la  première  fois  depuis  la  seconde  guerre  mondiale,  la  consommation  d’alcool  ne  baisse  plus en  France.».
"Preuve" : «la  consommation  française  d’alcool  est  la  même  en  2017  qu’en  2013».
Référence,  le communiqué "source" : http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2019/04/CP-Lutte-contre-lalcool-VGGD29049h.pdf.
Or, cet argument est biaisé à la base !
Car l'année 2013 n'a été qu'un "accident de courbe" comme on peut le voir ci-dessous :

Il est d'ailleurs tout à fait apparent que ce type de distorsions éphémères, il y en a bien souvent. 
Dans un sens comme dans l'autre, d'ailleurs, et il n'y a là rien de particulièrement inhabituel. 
Par contre, il est vrai que depuis le "plateau" 1990-1992, on assiste a un ralentissement de la baisse. 
Effet paradoxal de la loi Évin (10/01/1991) et de l'esprit frondeur de quelques "irréductibles gaulois" ?
On peut voir aussi sur la courbe de l'OFDT que la baisse de consommation de vin, ne s'est pas ralentie entre 2013 et 2017.
Contrairement aux tendances concernant les autres boissons éthanoliques.
Tendances relevant elles, effectivement, de la stabilité. 
Ou même d'une légère croissance dans le cas de la bière dont la seule consommation a été concernée par l'"accident 2013". 
Or, par le fait qu'elle ne soit pas celle qui se trouve explicitement au centre de la cible fiscale (voir ci-dessus), il apparaît clairement que le but de la manœuvre ne concerne pas tellement cette boisson. 
Non : l'objectif principal, "comme de bien entendu" et comme nous avons souvent eu l'occasion de le démontrer ici, c'est d'avoir la peau de «l'âme française».


QUESTION
Pousser de hauts cris en parlant de «déroute pour la santé publique» dès que la baisse de consommation "patine" un tant soit peu signifie à l'évidence que l'"atterrissage" visé est au point zéro. 
Comment dès lors contester la qualification de prohibitionnisme ?

NOTA BENE
1) Dans son premier paragraphe, indiquant l'équivalence 2013-2017, le communiqué de l'Académie de Médecine fait référence au Bulletin  Épidémiologique  Hebdomadaire daté du 19/02/2019.
Le voici : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/5-6/pdf/2019_5-6.pdf.
Effectivement, on trouve dès le premier paragraphe de l'éditorial (page 88) ce membre de phrase concernant la consommation d’alcool en France en 2017 : «la quantité d’alcool pur consommée par habitant de plus de 15 ans est équivalente à celle de 2013».
Le présent billet nous permet donc de répondre aussi à cet autre document... qui nous avait un peu échappé à l'époque, force nous est de le reconnaître humblement. 
MAIS nous voudrions ajouter 2 remarques :
◆1) l'auteur de l'éditorial en question qui se trouve être directeur général de Santé Publique France, côtoyé le porte-parole aux propos parfois irritants de l'Académie de Médecine auprès des médias, du moins dans cette affaire
Côtoiement qui s'est produit de 2012 à 2015.
Très significativement au sein du "Club Gotique" : http://www.securite-sanitaire.org/generalites/qui2017.html.
Il n'est pas interdit aujourd'hui d'imaginer que leurs liens ne se sont pas trop distendus et qu'il leur arrive encore, parfois, de communiquer...
◆2) il y a tout de même une différence entre le numéro du BEH et le communiqué de presse de l'Académie de Médecine.
C'est que le second est sorti après la synthèse de France Agrimer portant sur les ventes et achats de vins tranquilles en 2018 (avril 2019) : https://www.franceagrimer.fr/Bibliotheque/INFORMATIONS-ECONOMIQUES/VIN-ET-CIDRICULTURE/VIN/CHIFFRES-ET-BILANS/2019/Achats-et-ventes-de-vin-tranquille-en-France-Bilan-2018.
Lequel indique, hélas, une baisse historique en terme d'achats des ménages (pacte numérotée 60).
L'Académie de Médecine aurait pu en prendre acte pour actualiser son propos dans un sens plus tempéré, non ?

Considération supplémentaire
Dans le communiqué de l'Académie de Médecine, on peut voir que cette vénérable insttution, en principe formée de scientifiques, est de celle qui ne craint pas de «mal nommer les choses» et, par conséquent, d'«ajouter au malheur du monde».
Référence : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/03/pluriel-et-camus.html.


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vendredi 3 mai 2019

Du bois... dont on fait les sabres

Parmi ceux qui s'attaquent infatigablement à la cause que nous défendons, celle de «l'âme française», il est en est que nous commençons à connaître depuis "un brave bail" !
Depuis la loi Évin : presque 30 ans, c'est dire...
L'actualité nous conduit aujourd'hui à évoquer celui dont le nom est cité ici en tête du fameux "quintet" : https://m.actu-environnement.com/actualites/medecin_amiante_evin_candidat_environnement_2486.html.
À cette occasion, bien des épisodes nous reviennent en mémoire. 
Par exemple celui de la bataille du droit à communiquer sur le net : https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-nos-vies-connectees/20090530.RUE0681/l-appel-des-medecins-contre-la-pub-pour-l-alcool-sur-le-net.html.
Et puis nous n'oublions pas la défunte APA, dont il fut le président : https://anpaa.asso.fr/presse/espace-presse/156-lalliance-prevention-alcool.
Etc...
L'année dernière encore : http://www.doctissimo.fr/sante/news/Face-aux-dangers-de-l-alcool-des-medecins-plaident-pour-un-prix-plancher (3ème sur la liste en fin d'article).
Le tout, bien évidemment, avec intégration constante dans la "mouvance gotique" : http://www.securite-sanitaire.org/generalites/qui2017.html.

Nous en reparlerons très prochainement : il a fait reparler de lui très récemment. 
Cela en mettant en avant sa qualité de membre de l'Académie de Médecine.

Rappel de la position exprimée par cette dite Académie en 1996 concernant la problématique de l'amiante : https://www.liberation.fr/sciences/1997/10/28/amiante-le-rapport-qui-fache_217907 (voir notamment après "L'autre rapport").





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mardi 30 avril 2019

Enceintes

Les enfants à naître sont eux aussi exposés aux méfaits de la pollution et c'est particulièrement navrant. 
Malformations congénitales avec notamment, dès la naissance, risques élevés de malformations faciales et cardiaques, cela, en Californie, on le sait depuis 2002 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11772780.
Mais concernant notre pays, il y a moins d'un an, une idée plus précise des conséquences apparaissait dans une autre étude : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29680191.
Portant sur les naissances intervenues en 2012 en France métropolitaine, elle parle d'«insuffisance pondérale à la naissance» et de «déficience intellectuelle».
Concrètement, attribuable à cette cause, le faible poids de naissance (FPN) concernait cette année là 8300 enfants dont «1880 présenteront un quotient intellectuel (QI) inférieur à la moyenne de la population en général».
À comparer avec, toujours pour 2012, le total des «troubles causés par l’alcoolisation fœtale  (TCAF): inclut les SAF (Q860: Syndrome d’alcoolisme fœtal avec dysmorphie) et les autres TCAF (aTCAF, P043 : Fœtus et nouveau‑né affectés par l’alcoolisme de la mère», cela pour «France entière hors Mayotte» : 401 !
Cas les plus graves (SAF) : 46...
Tableau 1, page 3 : http://invs.santepubliquefrance.fr/content/download/149528/544221/version/1/file/synthese_alcoolisation_f%C5%93tale.pdf.



Question : aucun fléau n'est à négliger et tous sont à combattre, mais franchement, ne pourrait-on pas attendre un minimum de proportionnalité en terme d'implication, de mobilisation... et de médiatisation ?
(Exemple de vague médiatique aujourd'hui dans notre "Revue de presse").


Autres données récentes
◆ Des zones noires dans les placentas : https://erscongress.org/about-ers-2018/media-centre/press-releases/143-press-releases/612-soot-pollution-placenta.html.
«Nous savons depuis longtemps que la pollution atmosphérique affecte le développement du fœtus et peut continuer à affecter les bébés après la naissance et tout au long de leur vie.».
◆ «L'exposition à la pollution atmosphérique au cours de la vie fœtale a été associée à un développement neurologique déficient chez l'enfant» : https://www.biologicalpsychiatryjournal.com/article/S0006-3223(18)30064-7/fulltext.

Suggestion 
À l'attention du Ministère de la Santé qui connait, bien sûr, l'avis de l'ANSES concernant l'efficacité des masques "antipollution (https://www.anses.fr/fr/system/files/AIR2015SA0218Ra.pdf) : réclamer l'apposition aux entrées des 630* communes de France entière où l'air est chargé en particules fines de panneaux incitant les femmes enceintes à s'abstenir d'y pénétrer. 
En urgence. 
En grande urgence.
Et en rattrapant très vite le retard pris par rapport à certaine autre problématique proportionnellement... bien moins urgente !
*Référence concernant le nombre de communes : http://sante.lefigaro.fr/article/pollution-de-l-air-palmares-des-villes-francaises-les-plus-polluees/.

Article lié
http://honneurduvin.blogspot.com/2019/04/particules-et-pastaga.html
En utilisant les méthodes de calcul que comporte cet article, on peut tenter de déterminer la dose journalière de pollution en "équivalence pastis" ingurgitée par 75% des fœtus... 

Nota Bene
Cet article a été intégré dans notre dossier "Picto".

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samedi 27 avril 2019

Nous sommes le 27...

                                    ... et le 27 excellent pour le moral !
En 1933, en France, on le savait déjà... et on le disait encore :

mercredi 24 avril 2019

Particules et pastaga

La France attaquée en justice par la Commission européenne pour manquement à ses obligations en matière de pollution de l’air.
Procédure en cours devant la CJUE depuis bientôt un an : http://www.atmo-grandest.eu/actualite/la-france-devant-la-cour-de-justice-de-lue-pour-non-respect-des-normes-de-qualite-de-lair.
Cela pour un total de 48 000 décès/an dans notre pays. 
Enfin... c'étaient les chiffres en mai 2018 !
Mais voilà : on en apprend tous les jours un peu plus sur les particules ultra-fines ou (nanoparticules) :  https://fr.euronews.com/2019/02/04/pollution-de-l-air-des-particules-extremement-petites-mais-grandement-nocives.
Et puis, en mars dernier, une étude très documentée, prenant en compte une plage d'effets plus étendue «à l'aide de nouvelles fonctions de risque» et se référant à des documents portant sur 2015, les a hissés pour la France à hauteur de 105 pour 100 000 habitants.
Voir bas du tableau 1 : https://academic.oup.com/eurheartj/advance-article/doi/10.1093/eurheartj/ehz135/5372326.
Soit 1050 par millions. 
Population France 2015 : 66,42 millions.
66,42 × 1050 = pratiquement 70 000 décès/an.
Des comparaisons ont été effectuées entre les mortalité dues à la pollution et au tabac :  https://www.letemps.ch/sciences/pollution-lair-tue-plus-cigarette.
Et le même type de comparaison a été effectué entre cigarettes et bouteilles de vin : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/04/tabac.html.
Utilisons le même type de procédé en dépassant la question du cancer et en considérant l'ensemble des causes de mortalité.  
70 000 décès/an cela représente 1,7 fois l'"alcool".
Du moins en partant des chiffres de la dernière étude maximaliste co-signée par Mme Hill [1].
La consommation de boissons éthanoliques était en 2015 équivalente à 2,6 verres standard par jour pour les personnes âgées de 15 ans et plus. 
Considérons qu'alors, comme c'est le cas cette année, «les personnes âgées de moins de 15 ans représentaient environ 18 % de la population française totale» : https://fr.statista.com/statistiques/472349/repartition-population-groupe-dage-france/.
En conséquence, le nombre de verres consommés par jour ramené à la population totale est de 2,1 environ (2,6 × 82%).
2,1 × 1,7 ≈ 3,6 verres standard.
Soit 36 g d'"alcool" pur.
Environ 45cl (masse volumique éthanol : 789 kg/m³)
3 cuillères à soupe.
C'est, en équivalence, l'effet moyen de la pollution sur chaque français, enfants compris !
Le problème semble particulièrement aigu à Marseille : https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/carte-des-milliers-d-enfants-respirent-un-air-tres-pollue-dans-les-ecoles-de-marseille-selon-1553719999.
Alors traduisons en pastis de Marseille (45%).
Environ 5 verres après adjonction de 5 volumes d'eau pour 1 volume de liqueur (2cl).
Et de 2 glaçons. 
Soit 14 cl au total. 
Ce qui veut dire donc que la pollution equivaut  à 5 verres de pastis classiquement composés par jour. 
700cl au total : plus encore que le volume de lait qu'il est recommandé de ne pas dépasser pour les bébés de moins d'un mois : https://www.allobebe.fr/calendrier-besoins-en-lait.html.
Et encore, il convient de ne pas oublier qu'il ne s'agit là que d'une moyenne puisque selon le rapport de l'UNICEF citant l'OMS, le phénomène ne concerne "que" 3 enfants sur 4 : https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/qualite-de-l-air-trois-enfants-sur-quatre-respirent-un-air-toxique-en-france-selon-l-unicef_3264191.html [2].
Ce qui fait que pour les bambins concernés, il faut multiplier la dose par 4/3.
6,66 verres de pastis "classique" par jour : pas loin d'un litre !
Réparti quand même en petites doses tout au long de la journée, soyons honnêtes...
Il faudrait en plus tenir compte du fait que cette quantité est probablement sous-évaluée du fait que le système respiratoire des enfants, est plus profondément immergé dans le "smog" en raison de leur plus petite taille : https://www.ouest-france.fr/environnement/pathologies-respiratoires-les-enfants-plus-exposes-que-les-adultes-la-pollution-de-l-air-6284303.
Et aussi parce qu'ils respirent plus vite que les adultes et aspirent plus d'air relativement à leur masse corporelle ce qui augmente les quantités de polluants, potentiellement inhalés.
N'y a-t-il pas là autant de raisons, éventuellement, d'appliquer des coefficients multiplicateurs supplémentaires ?
6,66 × 1,5 × 1,5 ≈ 15 ?
En tout état de cause, aux parents soucieux de limiter les dégâts, recommandons de porter leurs enfants dans les bras le plus longtemps possible dans les zones concernées.

Et dire que certains reviennent dans cesse sur lla période où était servi un verre d'abondance [3] dans des cantines scolaires, à l'époque généralement peu polluées aux particules fines !
Les mêmes pour lesquels l'urgence est à présent de dérégulariser la consommation modérée de vin. : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/04/calculs-et-conseil.html.
Laquelle est plus généralement le fait des seniors.
Lesquels, selon ce document exploitant les données fournies par l'INSEE, vivent plus souvent que la moyenne en zone rurale : http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-2700.pdf.

Surprenantes, les priorités affichées par un certain nombre de personnes se déclarant professionnels de santé, non ?


Notes
[1] http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/5-6/pdf/2019_5-6_2.pdf.
Bien entendu, prendre cette étude en réréférence ne vaut pas pour nous caution.
Mais nous avons fait le choix de faire nos calculs sur la base des rapports les plus sévères à aujourd'hui. 
[2] Rapport de l'UNICEF : https://www.unicef.fr/sites/default/files/atoms/files/unicef_pollutionair_web.pdf.
[3] Au sens de la définition du mot abondance ici en 2ème position :  https://www.notrefamille.com/dictionnaire/definition/abondance/.



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