De ci de là et pas à pas, malgré tous les efforts des défenseurs du vin, le prohibitionnisme ordinaire continue à progresser.
Voici une bien navrante nouvelle : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1517/You/article/detail/1561203/2013/01/11/Pas-de-vin-apres-un-don-du-sang-Certains-ne-viendront-plus.dhtml.
Elle confirme, malheureusement, l'information que nous avait donné un de nos sympathisants par ailleurs membre de la communauté scientifique : lire ou relire la fin de notre article du 11/12/12.
Nous avions alors agi autant que nous le pouvions et par des canaux que nous ne pouvons dévoiler, mais il était probablement trop tard.
Peu importe aux œnophobes(1) que la suppression d'une pratique traditionnelle risque de démobiliser certains donneurs ou bénévoles : ils ont la nuque raide, restent toujours droits dans leurs bottes et prêts à manier la schlague verbale.
Les conséquences de leurs intangibles certitudes leurs sont indifférentes.
Or en matière de don de sang, la situation a tendance à devenir alarmante en notre pays :
http://www.liberation.fr/societe/01012371389-la-france-manque-de-sang.
Pourtant, ne savent-ils pas qu'un vieux dicton populaire, un de ceux dont la pertinence a subi avec succès l'épreuve des siècles, dit que «bon vin fait sang».
Bon sang !
Question : qu'offrira-t-on désormais aux généreux donneurs de sang pour accompagner leur collation ?
Quand même pas des sodas sucrés, extrêmement addictifs(2) et générateurs de cette intoxication du sang qu'est hyperglycémie ?
Réponse : SI !
Conclusion (prouvable) : prohibitionnisme œnophobe et cocacolonisation se développent concomitamment et au même rythme.
De même, bien sûr, que nombre d'autres menus désagréments tels qu'obésité, diabètes, cancers, infarctus ou dépressions...
En ce qui concerne le nombre de comas éthyliques, c'est un peu différent : même concomitance mais rythme beaucoup plus soutenu notamment chez les adolescents. LIRE.
Notre opinion : la progression fondamentale, celle de l'influence du Junk Food & Binge Drinking Lobbystic n'est pas près d'être enrayée. Le cas qui nous occupe aujourd'hui montre que, directement ou indirectement, elle pénètre jusqu'aux endroits les plus inattendus.
La conséquence première de cette progression depuis environ 6 décennies est la substitution de la culture de l'engloutissement à celle de la dégustation... c'est à dire celle que le vin symbolise tout particulièrement.
Faut-il chercher ailleurs les raisons de la stigmatisation récurrente de ce produit traditionnel et cela depuis la théorie de Ledermann ? [voir notre série d'articles sur cette incroyable théorie dont la publication a suivi de près l'"étonnante" autorisation de mise en marché du plus célèbre des sodas-colas et cela malgré la non-communication de la composition de ses produits : (1), (2), (3) et (4)]
Notre position : la situation peut sembler décourageante, mais nous n'entendons pas renoncer à la lutte.
Et nous sommes persuadés que l'avenir nous donnera raison.
En effet, si certaines vérités sont soigneusement dissimulées dans notre pays, elles éclatent au grand jour dans les rapports internationaux. Ainsi :
- le Global Health Risks de l'OMS (page 11) indique que dans les High Income Countries, le groupe de pays auxquels appartient la France, l'hyperglycémie (High blood glucose) provoque environ 6 fois plus de décès que la consommation d'alcool !
- de plus en plus d'études montrent le lien entre boissons sucrées et obésité. Lire cet article.
- et entre l'obésité, le diabète et le cancer, la piste d'un lien moléculaire se précise de plus en plus. Lire cet "abstract".
- Le rapport 2007 du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer rapport 2007 préconise dans sa 3° recommandation d'éviter les boissons sucrées et seulement de limiter les boissons alcoolisées dans sa 6° recommandation.
Et l'ordre des recommandations n'est pas neutre.(3)
- on sait depuis bien longtemps qu'une consommation modérée de vin préserve de différentes cardiopathies mais c'est beaucoup plus récemment qu'il a été mis en évidence que l'infarctus guette les buveurs de sodas.
- et on peut relire notre article du 14/04/2012 en ce qui concerne la dépression.
À l'ONU aussi on s'alarme du danger et l'on préconise des mesures radicales auxquelles nous souscrivons : lire le 3° paragraphe (d) de la page 24 du rapport de Mr Olivier de Shutter.
Les "splendides isolements" ne sont pas éternels et l'omerta française ne pourra toujours durer.
Déjà certains spécialistes courageux et incorruptibles osent montrer que la malbouffe est la première cause de mortalité évitable, loin devant la seconde qui est le tabac : LIRE.
En fait, notre combat consiste, autant que faire se peut et en surmontant l'obstruction des cocacollabos institutionnels, à tenter de hâter la venue du jour où les rideaux tomberont.
Et cela en pensant surtout à la cible privilégiée des malbouffisants, une partie de la population particulièrement vulnérable : LES ENFANTS !
1- Par extension, nous entendons par œnophobe toute personne qui s'emploie à l'éradication de la consommation non seulement de vin mais aussi de tout autre JFF (jus de fruit fermenté : cidre, poiré, etc...).
2- Une étude parue dans The American Journal of Clinical Nutrition démontre que les boissons sucrées déjouent en grande partie les mécanismes de satiété.
Elles sont de ce fait beaucoup plus dangereuses en terme d'apport de calories que les produits sucrés solides.
3- Le Pr Philip James, membre du panel d'experts du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, déclarait récemment, face à la caméra de l'émission "Cash Investigation" que «chaque canette de soda augmente le risque de cancer de 60%» !
lundi 14 janvier 2013
lundi 7 janvier 2013
Fin de la Trêve : retour au front
Dissimuler qu'on est incapable de faire respecter les règles existantes en durcissant celles-ci jusqu'à l'absurde est une vieille recette pour faire croire aux citoyens, et cela à coût quasi-nul, que l'on s'attache à résoudre les problèmes.
C'est en partant de ce principe qu'est évoquée actuellement l'instauration du "zéro gramme d'alcool au volant" par Mr Frédéric Péchenard, délégué interministériel à la Sécurité Routière.
.
D'après nos informations, recueillies auprès d'une personne en l'occurrence particulièrement apte à en fournir, le sujet aurait été très récemment ajouté au programme des discussions du Conseil National de la Sécurité Routière alors qu'il n'en avait pas été question lors de l'établissement primitif dudit programme;
Bien entendu, des négociations auront lieu et la position de repli est déjà annoncée : réserver la mesure aux conducteurs les plus jeunes, 18 à 24 ans.(1)
Mais il est tout à fait possible qu'il s'agisse du coup "du pied dans la porte" et du "doigt dans l'engrenage" !
Nombreux sont les arguments pour démontrer l'inanité d'une telle mesure et, jusqu'à ce jour et depuis longtemps, les personnes de bonne foi en charge de la sécurité routière ont convenu de leur pertinence.
Pour se remémorer les plus évidents de ces arguments, on peut se reporter à notre article du 5 Mars 2010.
Nous attirerons juste, pour compléter, l'attention sur les problèmes particuliers aux professionnels du vin : dégustations (même en crachant), difficultés pour les œnologues itinérants, mise à mal de l’œnotourisme, etc...
.
Cela dit, «un train peut en cacher un autre», et le coup pourrait être en fait celui du "cheval de Troie" !
Tentons un scénario.
Le projet de "zéro alcool au volant" se précise. Forte médiatisation.
Protestations de défenseurs du vin. Fortement amplifiée par les médias.
Alimentation du cycle provocation-protestation : de plus en plus de bruit.
Et puis... brusquement... concession : la tempête se calme, le projet est retiré.
Traduction médiatique : «le "lobby viticole" l'a encore emporté : une fois de plus il a fait plier le pouvoir et un cadeau lui a été octroyé» !
Mais... «timeo danaos et dona ferentes» .
Pendant les débats, en toute opacité favorisée par le vacarme provoqué par ce leurre, le projet de loi de santé publique a été élaboré.
Au moment opportun, il est rendu public.
Et dans le cadre de l'harmonisation fiscale entre boissons alcoolisées, une perspective que Mme Marisol Touraine, Ministre de la Santé, s'est récemment engagée à explorer (voir partie centrale de notre article du 11/12/12 ), elle comporte une augmentation pénalisante de la fiscalité appliquée au vin.
Le tout accompagné de ce commentaire face aux premières réactions :
«Le lobby viticole vient tout récemment d'emporter une victoire sur la sécurité routière, il doit comprendre qu'on ne peut pas toujours gagner et sur tous les tableaux. Cette fois-ci, pas de marche arrière» !
Projet-leurre, fausse reculade, véritable pénalisation fiscale : admirable (éventuelle) manipulation !
.
Un peu "parano" notre scénario ? (2)
Peut-être, mais n'en retrouve-t-on pas la trame dans cette interview accordée au Point par Mme Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, notamment dans le dernier paragraphe ? (3)
Il est important de rappeler que Mme Perrichon était membre du groupe "sécurité sanitaire" pour la dernière élection présidentielle (vérifier), une association dont le site est placé sous la responsabilité du Dr Claude Got, l'âme de la loi Evin (voir en haut à droite de la page d'accueil).
Au fait, qu'en pense-t-il, le Dr Got, du taux d'alcoolémie zéro pour les jeunes ?
Eh bien, il est contre : écouter son propos sur RMC.
Certains pourront s'étonner de cette position pratiquement inverse à celle qu'il exprimait voici une dizaine d'année (voir dernier paragraphe de cet article).
Ce serait oublier un peu vite qu'il est un redoutable tacticien : lire cet extrait du dossier n°39 du Canard "L'Archipel du Goulot" d'avril 1991 sur le blog de Jacques Berthomeau.
Et comme par hasard, que demandaient entre autres revendications Mr Got, Mme Perrichon et leurs amis de l'association Sécurité Sanitaire aux candidats à la dernière élection présidentielle ?
La taxation de toute boisson alcoolisée au gramme d'alcool pur : LIRE.
Une vieille revendication de la Fédération Française des Spiritueux : lire le dernier paragraphe.
Mais aussi une revendication qui comblerait d'aise également, si elle était prise en compte, les partenaires des alcooliers au sein du Junk Food and Binge Drinking Lobbystic System, c'est-à dire les malbouffisants diabésigènes et leurs cocacollabos macdovéliques !
D'autre part, constatant que les défenseurs du vin ne poussent pas pour le moment suffisamment fort les hauts cris nécessaires à une pleine visibilité de l'opération, il faut noter le fait qu'un médecin très médiatique a pris l'initiative d'évoquer leurs réaction putatives... ce qui, au regard du bon déroulement de l'éventuelle manœuvre, compense un peu ce silence prudent. LIRE.
Au sujet de ce médecin, il serait injuste de dire qu'il manifeste en règle générale une sévérité démesurément excessive à l'égard de l'équipe actuellement en charge du Ministère de la Santé comme en atteste le dernier paragraphe de cet article.
Et injustes, nous nous efforçons de ne pas l'être.
Enfin un dernier détail nous semble significatif.
Mr Péchenard s'est exprimé dans le Journal du Dimanche le 22 Décembre dernier, un samedi (article mis à jour le... 24/12 !).
Nous avons conçu notre "hypothèse parano" en lisant l'interview de Mme Perrichon citée plus haut, soit le 23 mais quelque chose nous chiffonnait quand même pas mal : comment était-il possible qu'une telle éventuelle manipulation puisse être mise en place avec la complicité, même passive, de Mr Jean- Luc Névache, prédécesseur de Mr Péchenard au poste de délégué interministériel à la sécurité routière, devenu en Mai dernier directeur de cabinet de Mme Marisol Touraine ?
Un homme que nous tenons en haute estime : voir notre article du 22/05/12.
Devrions nous nous résoudre à être déçus ?
Non !
Nous n'aurons pas à vivre cette désillusion car un sympathisant actif d'Honneur du Vin, fin observateur de la vie politique, nous a livré une information éclairante : Mr Névache a été "remercié" deux jours avant la déclaration de son successeur, soit le 20 Décembre. LIRE.
Notes de bas de page
1- À noter que le ministre des Transports, Mr Frédéric Cuvillier, s'est dit, quelques jours après la déclaration de Mr Péchenard, favorable à cette version de la mesure. LIRE.
.
2- Cela dit, «chat échaudé craint l'eau froide» et nous ne sommes pas des chatons de l'année !
Rappelons que notre association est née en 2009 est que nous n'avons pas oublié les différentes phases de l'infâme manipulation de cette année là :
- la conférence de presse,
- la reprise médiatique généralisée avec titres assassins (exemple : Libération),
- la découverte des motivations (notre article du 27/05/09).
Et puis, «mieux vaut prévenir que guérir», même si la prévention relève du "principe de précaution"... lequel, après tout, est inscrit dans la constitution !
.
3- Mme Perrichon, comme la plupart des français, ignore probablement que la malbouffe est la première cause de mortalité évitable : 3 fois plus que le tabac, 12 fois plus que la consommation excessive d'alcool, 50 fois plus que les accidents de la route... et qu'elle reste affectée d'une TVA quatre fois moindre que le vin ou les voitures.
A sa décharge, il s'agit d'un secret très bien gardé, l'Etat faisant lui même partie, par intermédiaire de son bras armé en matière économique, des principaux malbouffisants (relire notre article du 09/07/12).
A sa décharge aussi, la compétence au travers de laquelle elle s'exprime s'exerce essentiellement dans le domaine de la sécurité routière.
Mais alors pourquoi ne parle-t-elle pas de taxer les conversations par téléphones cellulaires (relire notre article du 09/05/11) ?
.
Nota Bene : il ne faut pas croire que des deux vilenies évoquées ci-dessus (le coup du "doigt dans l'engrenage" et celui du "cheval de Troie"), l'une exclue forcément l'autre.
On peut très bien avoir à subir les mesures fiscales cette année et être à nouveau confrontés au "zéro alcool au volant" d'ici
un an ou deux.
On pourrait alors parler du "coup du cheval-de-trois-doigts-dans-l'engrenage".
.
C'est en partant de ce principe qu'est évoquée actuellement l'instauration du "zéro gramme d'alcool au volant" par Mr Frédéric Péchenard, délégué interministériel à la Sécurité Routière.
.
D'après nos informations, recueillies auprès d'une personne en l'occurrence particulièrement apte à en fournir, le sujet aurait été très récemment ajouté au programme des discussions du Conseil National de la Sécurité Routière alors qu'il n'en avait pas été question lors de l'établissement primitif dudit programme;
Bien entendu, des négociations auront lieu et la position de repli est déjà annoncée : réserver la mesure aux conducteurs les plus jeunes, 18 à 24 ans.(1)
Mais il est tout à fait possible qu'il s'agisse du coup "du pied dans la porte" et du "doigt dans l'engrenage" !
Nombreux sont les arguments pour démontrer l'inanité d'une telle mesure et, jusqu'à ce jour et depuis longtemps, les personnes de bonne foi en charge de la sécurité routière ont convenu de leur pertinence.
Pour se remémorer les plus évidents de ces arguments, on peut se reporter à notre article du 5 Mars 2010.
Nous attirerons juste, pour compléter, l'attention sur les problèmes particuliers aux professionnels du vin : dégustations (même en crachant), difficultés pour les œnologues itinérants, mise à mal de l’œnotourisme, etc...
.
Cela dit, «un train peut en cacher un autre», et le coup pourrait être en fait celui du "cheval de Troie" !
Tentons un scénario.
Le projet de "zéro alcool au volant" se précise. Forte médiatisation.
Protestations de défenseurs du vin. Fortement amplifiée par les médias.
Alimentation du cycle provocation-protestation : de plus en plus de bruit.
Et puis... brusquement... concession : la tempête se calme, le projet est retiré.
Traduction médiatique : «le "lobby viticole" l'a encore emporté : une fois de plus il a fait plier le pouvoir et un cadeau lui a été octroyé» !
Mais... «timeo danaos et dona ferentes» .
Pendant les débats, en toute opacité favorisée par le vacarme provoqué par ce leurre, le projet de loi de santé publique a été élaboré.
Au moment opportun, il est rendu public.
Et dans le cadre de l'harmonisation fiscale entre boissons alcoolisées, une perspective que Mme Marisol Touraine, Ministre de la Santé, s'est récemment engagée à explorer (voir partie centrale de notre article du 11/12/12 ), elle comporte une augmentation pénalisante de la fiscalité appliquée au vin.
Le tout accompagné de ce commentaire face aux premières réactions :
«Le lobby viticole vient tout récemment d'emporter une victoire sur la sécurité routière, il doit comprendre qu'on ne peut pas toujours gagner et sur tous les tableaux. Cette fois-ci, pas de marche arrière» !
Projet-leurre, fausse reculade, véritable pénalisation fiscale : admirable (éventuelle) manipulation !
.
Un peu "parano" notre scénario ? (2)
Peut-être, mais n'en retrouve-t-on pas la trame dans cette interview accordée au Point par Mme Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, notamment dans le dernier paragraphe ? (3)
Il est important de rappeler que Mme Perrichon était membre du groupe "sécurité sanitaire" pour la dernière élection présidentielle (vérifier), une association dont le site est placé sous la responsabilité du Dr Claude Got, l'âme de la loi Evin (voir en haut à droite de la page d'accueil).
Au fait, qu'en pense-t-il, le Dr Got, du taux d'alcoolémie zéro pour les jeunes ?
Eh bien, il est contre : écouter son propos sur RMC.
Certains pourront s'étonner de cette position pratiquement inverse à celle qu'il exprimait voici une dizaine d'année (voir dernier paragraphe de cet article).
Ce serait oublier un peu vite qu'il est un redoutable tacticien : lire cet extrait du dossier n°39 du Canard "L'Archipel du Goulot" d'avril 1991 sur le blog de Jacques Berthomeau.
Et comme par hasard, que demandaient entre autres revendications Mr Got, Mme Perrichon et leurs amis de l'association Sécurité Sanitaire aux candidats à la dernière élection présidentielle ?
La taxation de toute boisson alcoolisée au gramme d'alcool pur : LIRE.
Une vieille revendication de la Fédération Française des Spiritueux : lire le dernier paragraphe.
Mais aussi une revendication qui comblerait d'aise également, si elle était prise en compte, les partenaires des alcooliers au sein du Junk Food and Binge Drinking Lobbystic System, c'est-à dire les malbouffisants diabésigènes et leurs cocacollabos macdovéliques !
D'autre part, constatant que les défenseurs du vin ne poussent pas pour le moment suffisamment fort les hauts cris nécessaires à une pleine visibilité de l'opération, il faut noter le fait qu'un médecin très médiatique a pris l'initiative d'évoquer leurs réaction putatives... ce qui, au regard du bon déroulement de l'éventuelle manœuvre, compense un peu ce silence prudent. LIRE.
Au sujet de ce médecin, il serait injuste de dire qu'il manifeste en règle générale une sévérité démesurément excessive à l'égard de l'équipe actuellement en charge du Ministère de la Santé comme en atteste le dernier paragraphe de cet article.
Et injustes, nous nous efforçons de ne pas l'être.
Enfin un dernier détail nous semble significatif.
Mr Péchenard s'est exprimé dans le Journal du Dimanche le 22 Décembre dernier, un samedi (article mis à jour le... 24/12 !).
Nous avons conçu notre "hypothèse parano" en lisant l'interview de Mme Perrichon citée plus haut, soit le 23 mais quelque chose nous chiffonnait quand même pas mal : comment était-il possible qu'une telle éventuelle manipulation puisse être mise en place avec la complicité, même passive, de Mr Jean- Luc Névache, prédécesseur de Mr Péchenard au poste de délégué interministériel à la sécurité routière, devenu en Mai dernier directeur de cabinet de Mme Marisol Touraine ?
Un homme que nous tenons en haute estime : voir notre article du 22/05/12.
Devrions nous nous résoudre à être déçus ?
Non !
Nous n'aurons pas à vivre cette désillusion car un sympathisant actif d'Honneur du Vin, fin observateur de la vie politique, nous a livré une information éclairante : Mr Névache a été "remercié" deux jours avant la déclaration de son successeur, soit le 20 Décembre. LIRE.
Notes de bas de page
1- À noter que le ministre des Transports, Mr Frédéric Cuvillier, s'est dit, quelques jours après la déclaration de Mr Péchenard, favorable à cette version de la mesure. LIRE.
.
2- Cela dit, «chat échaudé craint l'eau froide» et nous ne sommes pas des chatons de l'année !
Rappelons que notre association est née en 2009 est que nous n'avons pas oublié les différentes phases de l'infâme manipulation de cette année là :
- la conférence de presse,
- la reprise médiatique généralisée avec titres assassins (exemple : Libération),
- la découverte des motivations (notre article du 27/05/09).
Et puis, «mieux vaut prévenir que guérir», même si la prévention relève du "principe de précaution"... lequel, après tout, est inscrit dans la constitution !
.
3- Mme Perrichon, comme la plupart des français, ignore probablement que la malbouffe est la première cause de mortalité évitable : 3 fois plus que le tabac, 12 fois plus que la consommation excessive d'alcool, 50 fois plus que les accidents de la route... et qu'elle reste affectée d'une TVA quatre fois moindre que le vin ou les voitures.
A sa décharge, il s'agit d'un secret très bien gardé, l'Etat faisant lui même partie, par intermédiaire de son bras armé en matière économique, des principaux malbouffisants (relire notre article du 09/07/12).
A sa décharge aussi, la compétence au travers de laquelle elle s'exprime s'exerce essentiellement dans le domaine de la sécurité routière.
Mais alors pourquoi ne parle-t-elle pas de taxer les conversations par téléphones cellulaires (relire notre article du 09/05/11) ?
.
Nota Bene : il ne faut pas croire que des deux vilenies évoquées ci-dessus (le coup du "doigt dans l'engrenage" et celui du "cheval de Troie"), l'une exclue forcément l'autre.
On peut très bien avoir à subir les mesures fiscales cette année et être à nouveau confrontés au "zéro alcool au volant" d'ici
un an ou deux.
On pourrait alors parler du "coup du cheval-de-trois-doigts-dans-l'engrenage".
.
mercredi 2 janvier 2013
Trêve (2)
De très nombreuses études scientifiques internationales ont été publiées en 2012 concernant la consommation régulière et modérée de vin et la quasi-totalité étaient favorables. Comme d'habitude serait-on tenté de dire.
De plus- et peut-être y sommes nous un peu pour quelque chose- aucune, parmi les instances cocacollaboratrices officiellement chargées en France de prévention nutritionnelle, ne s'est risquée, comme ce fut naguère le cas, à faire dire à l'une ou à plusieurs d'entre elles le contraire ou presque de ce qu'elle(s) disai(en)t.
2012 : un cru sympa !
Ces études, évidemment, abordaient le sujet du rôle bénéfique du vin dans l'alimentation sous des angles totalement divers et nous n'en ferons pas ici la liste exhaustive.
Citons toutefois l'une de celle qui nous a plus particulièrement intéressé : "Influence of of red wine polyphénols and ethanol on the gut microbiota ecology and biochemicals biomarkers" , publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition.
En voici un écho extrait d'un article composant d'un excellent dossier consacré par l'incontournable revue Nutrinews au «risque nutritionnel en France» (voir milieu de la page 7) :
«Une étude révèle que la consommation modérée de vin rouge a des effets particuliers sur la flore intestinale (le "microbiote").
Les polyphénols du vin – des antioxydants - pourraient inhiber la croissance de certaines bactéries nuisibles à la santé. Et au contraire stimuler (un effet dit « prébiotique ») la croissance de probiotiques bénéfiques, comme par exemple les bifidobactéries, impliquées dans la diminution des taux de cholestérol et des marqueurs de l’inflammation.»
Et l'article de poursuivre :
«Faudrait-il inclure un peu de vin rouge dans l’alimentation de tous les jours ? Certains médecins l’évoquent, en se basant sur les données de l’étude des infirmières américaines (Nurses’s Health Study), après un suivi de 30 ans.
A un âge moyen, la consommation régulière et modérée d’alcool (1 à 2 verres par jour maximum) semble donner plus de chances aux femmes de vieillir en bonne santé. C’est-à-dire d’avoir un plus faible risque de maladie chronique grave (cardiovasculaire, cancer, diabète…) au-delà de 70 ans…».
Rappelons tout de même que Nutrinews est la revue mensuelle du Centre de Recherches et d'Etudes Nutritionnelles, le CERIN, base de connaissance nutritionnelle très importante des professionnel de santé.
Et indépendant, lui, de la galaxie malbouffisante... nous y reviendrons.
Par contre, nous ne pouvons honnêtement clore ce propos sans faire état du double bémol qui termine l'article sus-évoqué :
«le risque de cancer du sein augmente avec la consommation d’alcool. Quant à la consommation excessive (au-delà de 3 verres/jour), elle ne met pas à l’abri, elle, de toute la cohorte des pathologies graves liées à l’âge. Au contraire !»
En ce qui concerne le seuil au delà duquel une consommation doit être considérée comme excessive et donc déconseillée, nous en sommes, chacun le sait, d'accord.
En ce qui concerne le cancer du sein, c'est un sujet que nous avons maintes fois évoqué.
Nous lui avons même consacré un article daté du 04/06/2011 et avons peu de choses à ajouter si ce n'est de recommander la lecture d'une autre étude qui a marqué le tout début de... 2012.
EXCELLENTE ANNÉE 2013 À TOUS, À CHACUNE ET À CHACUN !
De plus- et peut-être y sommes nous un peu pour quelque chose- aucune, parmi les instances cocacollaboratrices officiellement chargées en France de prévention nutritionnelle, ne s'est risquée, comme ce fut naguère le cas, à faire dire à l'une ou à plusieurs d'entre elles le contraire ou presque de ce qu'elle(s) disai(en)t.
2012 : un cru sympa !
Ces études, évidemment, abordaient le sujet du rôle bénéfique du vin dans l'alimentation sous des angles totalement divers et nous n'en ferons pas ici la liste exhaustive.
Citons toutefois l'une de celle qui nous a plus particulièrement intéressé : "Influence of of red wine polyphénols and ethanol on the gut microbiota ecology and biochemicals biomarkers" , publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition.
En voici un écho extrait d'un article composant d'un excellent dossier consacré par l'incontournable revue Nutrinews au «risque nutritionnel en France» (voir milieu de la page 7) :
«Une étude révèle que la consommation modérée de vin rouge a des effets particuliers sur la flore intestinale (le "microbiote").
Les polyphénols du vin – des antioxydants - pourraient inhiber la croissance de certaines bactéries nuisibles à la santé. Et au contraire stimuler (un effet dit « prébiotique ») la croissance de probiotiques bénéfiques, comme par exemple les bifidobactéries, impliquées dans la diminution des taux de cholestérol et des marqueurs de l’inflammation.»
Et l'article de poursuivre :
«Faudrait-il inclure un peu de vin rouge dans l’alimentation de tous les jours ? Certains médecins l’évoquent, en se basant sur les données de l’étude des infirmières américaines (Nurses’s Health Study), après un suivi de 30 ans.
A un âge moyen, la consommation régulière et modérée d’alcool (1 à 2 verres par jour maximum) semble donner plus de chances aux femmes de vieillir en bonne santé. C’est-à-dire d’avoir un plus faible risque de maladie chronique grave (cardiovasculaire, cancer, diabète…) au-delà de 70 ans…».
Rappelons tout de même que Nutrinews est la revue mensuelle du Centre de Recherches et d'Etudes Nutritionnelles, le CERIN, base de connaissance nutritionnelle très importante des professionnel de santé.
Et indépendant, lui, de la galaxie malbouffisante... nous y reviendrons.
Par contre, nous ne pouvons honnêtement clore ce propos sans faire état du double bémol qui termine l'article sus-évoqué :
«le risque de cancer du sein augmente avec la consommation d’alcool. Quant à la consommation excessive (au-delà de 3 verres/jour), elle ne met pas à l’abri, elle, de toute la cohorte des pathologies graves liées à l’âge. Au contraire !»
En ce qui concerne le seuil au delà duquel une consommation doit être considérée comme excessive et donc déconseillée, nous en sommes, chacun le sait, d'accord.
En ce qui concerne le cancer du sein, c'est un sujet que nous avons maintes fois évoqué.
Nous lui avons même consacré un article daté du 04/06/2011 et avons peu de choses à ajouter si ce n'est de recommander la lecture d'une autre étude qui a marqué le tout début de... 2012.
EXCELLENTE ANNÉE 2013 À TOUS, À CHACUNE ET À CHACUN !
vendredi 12 octobre 2012
Psychoactivité positive
Que veut dire le mot psychoactif ? Voici une définition simple : ayant une action sur le cerveau. Le cerveau est le siège des fonctions cognitives mais aussi des émotions, des sentiments même si, concernant ces deux derniers points, c'est depuis la préhistoire le cœur qui symbolise ce centre, celui aussi des ressources psychiques, du "moral" comme on dit. Une substance, un produit psychoactifs agiront donc sur ce cœur symbolique. Le vin est un produit psychoactif nous ne l'avons jamais nié. Nous l'affirmons même avec fierté et bien d'autres l'ont observé bien avant nous. «Le bon vin réjouit le cœur de l'homme», «donnez du vin à ceux qui ont l'amertume au cœur », «pas d'allégresse sans vin» nous apprennent la Torah et le Talmud.
Pour sa part, Pline l'Ancien ajoutait : «le vin, à lui seul, est un remède, il nourrit le sang de l’homme, il réjouit l’estomac et amortit chagrins et soucis ».
Et peut-être qu'Hippocrate, le père de la médecine moderne, ne pensait-il pas seulement au corps lorsqu'il affirmait : «Le bon vin est une chose merveilleusement appropriée à l'homme si, en santé comme en maladie, on l'administre avec propos et juste mesure suivant la constitution individuelle».
Mais outre le cœur (1) et le corps, il y a aussi l'effet sur les capacités de l'esprit lui même.
L'esprit qui conceptualise : on se souvient que, selon Platon, lors des banquets au cours desquels Socrate, au sein de son Akademeia, pratiquait la maïeutique, l'art d'accoucher les esprits, du vin était servi pour faciliter la mise au monde des idées, des concepts. C'est ainsi notamment qu'a été théorisé le principe de République. (2)
Et puis aussi l'esprit au sens français du terme, celui qui scintille et agrémente les conversations et la littérature, celui qui faisait dire à Voltaire, en plein Siècle des Lumières à propos du champagne (de création alors relativement récente) :
«De ce vin frais, l’écume pétillante,
de nos Français est l’image brillante».
Et dans le domaine de l'émotion artistique pure, peut-on penser que Bach ou Mozart aient pu atteindre le sublime sans leur amour du vin ?
Dans celui de la poésie on peut citer, entre autres, Omar Khayyam, Ibn al-Farid (Eloge du Vin) ou Baudelaire, bien sûr. Et dans celui de la littérature, ceci pour un peu féminiser notre propos mais surtout parce qu'elle a écrit des choses merveilleuses sur le vin, c'est Colette que nous évoquerons en exemple.
Mais il convient surtout de ne pas oublier l'immense Victor Hugo qui souligne ainsi l'effet éclaircissant pour la pensée :
« À jeun, moi j'ai l'esprit rêveur et saugrenu :
Je bois un coup, l'erreur s'en va, le faux se brise,
Avez vous remarqué cela ? Le vin dégrise».
Pour tenter de comprendre par quel mécanisme se produit cet effet psychoactif améliorant les qualités intellectuelles, on peut se reporter à notre article du 26 Janvier dernier (sans oublier le commentaire de notre lecteur qui est intéressant).
(1) Il ne saurait être question pour nous de prétendre pour le produit que nous défendons à l'exclusivité de la psychoactivité naturelle positive* dans le domaine alimentaire**.
D'autres peuvent y prétendre, souvent plus récemment sur nos tables : le chocolat par exemple est, paraît-il, "bon pour le moral". L'idéal étant qu'il soit consommé pur, sans sucre ajouté.
*Nous nous sommes refusé ici à aborder le cas des molécules psychoactives de synthèse (psychotropes et autres) faisant partie de la pharmacopée car elles sont forcément bénéfiques puisqu'agréées par... l'ex-ASSAFPS.
**A ceux qui se refusent à considérer le vin comme étant partie prenante du domaine alimentaire, nous précisons qu'il fait partie des produits cités dans le Codex Alimentarius (FAO/OMS).
(2) En ces temps plutôt propices à la perplexité devant une situation globale difficile à maîtriser, il est une solution pour que nos gouvernants légifèrent aux mieux : «Servez-leur du bon vin, ils vous feront de bonnes lois », conseillait Montaigne.
Nota Bene
Cet article a été intégré à notre dossier "Œnoptimisateur cérébral".
.
jeudi 26 janvier 2012
Découverte importante : une molécule naturelle, connue depuis 80 siècles, aide le cerveau à apprendre !
A) Une mémoire différente
Intéressante cette étude menée par un neurobiologiste, Hitoshi Morikawa, du Waggoner Center for Alcohol and Addiction Research de l'université du Texas : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3086894/
Elle démontre que la consommation d'alcool developpe une mémoire différente de la mémoire dont nous avons conscience car, selon le chercheur, «notre inconscient apprend et se souvient également, et l'alcool peut en fait augmenter notre capacité à apprendre à ce niveau» et cela par augmentation de la plasticité synaptique de certaines zones cérébrales expliquée par la libération de dopamine dans le cerveau développe un forme particulière de la mémoire : la mémoire subsconsciente.
Et le Pr Morikawa, dont la vocation, il faut le souligner, est la lutte contre l'addiction, ajoute : «Les gens voient le plus souvent la dopamine comme un neurotransmetteur de plaisir, mais c'est plus précisément un neurotransmetteur d'apprentissage. Il renforce les synapses qui sont activées lorsque la dopamine est libérée.
B) Et si tout commençait "in utero"
Cette amélioration des facultés cognitives est peut-être à rapprocher de l'étude dont nous avons déjà parlé et qui prouve que, lorsque leur mère en avait consommé de manière extrêmement modérée au cours de leur grossesse (1 à 2 verres par semaine), les enfants non seulement n'étaient pas exposés au syndrome d'alcoolisme fœtal, mais ils présentaient de plus 30 % moins de risque de souffrir de troubles comportementaux que ceux dont les génitrices s'étaient abstenus de toute consommation d'alcool pendant neuf mois. De plus ils obtiennent de meilleurs résultats aux tests cognitifs. Les garçons en particulier sont plus aptes à réussir aux tests de vocabulaire et d'identification d'images avec des différences statistiques suffisantes pour faire abstraction des éventuels facteurs sociaux : http://ije.oxfordjournals.org/content/38/1/53.full.pdf+html?sid=bf22f645-4b1b-4230-83cd-96d626f6f371.
C) Et pendant l'allaitement ?
Cette étude anglaise relativement récente et jamais remise en cause depuis sa parution en 2002 a constaté, à la grande stupéfaction de ses auteurs, de meilleurs scores dans certains domaines du développement neurologique chez des enfants de 18 mois (et des scores similaires dans les autres domaines) lorsqu'ils étaient allaités par une mère consommant de l'alcool à une fréquence allant de une à deux fois par semaine à tous les jours que ceux allaités par une mère n'en consommant pas : http://pediatrics.aappublications.org/content/109/5/e72.full.html.
D) Comment optimiser ?
Même s'il s'agit de l'organe peut-être le plus prestigieux, il n'y a pas que le cerveau dans le corps !
Pas plus que dans le vin il n'y a que de l'éthanol, autrefois appelé esprit-de-vin.
Et si l'on souhaite bénéficier des avantages ci-dessus évoqués, tant vaut-il en mettre aussi d'autres à profit et pour cela utiliser de préférence parmi les boissons éthanoliques, les jus de fruit fermentés : le vin, le cidre, le poiré, etc...
Il ne faut en effet pas oublier les précieux et nombreux avantages des polyphénols extraits des fruits mis en œuvre et notamment, en ce qui concerne le divin breuvage, la delphinidine et le resvératrol.
Intéressante cette étude menée par un neurobiologiste, Hitoshi Morikawa, du Waggoner Center for Alcohol and Addiction Research de l'université du Texas : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3086894/
Elle démontre que la consommation d'alcool developpe une mémoire différente de la mémoire dont nous avons conscience car, selon le chercheur, «notre inconscient apprend et se souvient également, et l'alcool peut en fait augmenter notre capacité à apprendre à ce niveau» et cela par augmentation de la plasticité synaptique de certaines zones cérébrales expliquée par la libération de dopamine dans le cerveau développe un forme particulière de la mémoire : la mémoire subsconsciente.
Et le Pr Morikawa, dont la vocation, il faut le souligner, est la lutte contre l'addiction, ajoute : «Les gens voient le plus souvent la dopamine comme un neurotransmetteur de plaisir, mais c'est plus précisément un neurotransmetteur d'apprentissage. Il renforce les synapses qui sont activées lorsque la dopamine est libérée.
B) Et si tout commençait "in utero"
Cette amélioration des facultés cognitives est peut-être à rapprocher de l'étude dont nous avons déjà parlé et qui prouve que, lorsque leur mère en avait consommé de manière extrêmement modérée au cours de leur grossesse (1 à 2 verres par semaine), les enfants non seulement n'étaient pas exposés au syndrome d'alcoolisme fœtal, mais ils présentaient de plus 30 % moins de risque de souffrir de troubles comportementaux que ceux dont les génitrices s'étaient abstenus de toute consommation d'alcool pendant neuf mois. De plus ils obtiennent de meilleurs résultats aux tests cognitifs. Les garçons en particulier sont plus aptes à réussir aux tests de vocabulaire et d'identification d'images avec des différences statistiques suffisantes pour faire abstraction des éventuels facteurs sociaux : http://ije.oxfordjournals.org/content/38/1/53.full.pdf+html?sid=bf22f645-4b1b-4230-83cd-96d626f6f371.
C) Et pendant l'allaitement ?
Cette étude anglaise relativement récente et jamais remise en cause depuis sa parution en 2002 a constaté, à la grande stupéfaction de ses auteurs, de meilleurs scores dans certains domaines du développement neurologique chez des enfants de 18 mois (et des scores similaires dans les autres domaines) lorsqu'ils étaient allaités par une mère consommant de l'alcool à une fréquence allant de une à deux fois par semaine à tous les jours que ceux allaités par une mère n'en consommant pas : http://pediatrics.aappublications.org/content/109/5/e72.full.html.
D) Comment optimiser ?
Même s'il s'agit de l'organe peut-être le plus prestigieux, il n'y a pas que le cerveau dans le corps !
Pas plus que dans le vin il n'y a que de l'éthanol, autrefois appelé esprit-de-vin.
Et si l'on souhaite bénéficier des avantages ci-dessus évoqués, tant vaut-il en mettre aussi d'autres à profit et pour cela utiliser de préférence parmi les boissons éthanoliques, les jus de fruit fermentés : le vin, le cidre, le poiré, etc...
Il ne faut en effet pas oublier les précieux et nombreux avantages des polyphénols extraits des fruits mis en œuvre et notamment, en ce qui concerne le divin breuvage, la delphinidine et le resvératrol.
E) Quelle est la réaction officielle ?
Selon le Pr Batel, alcoologue réputé et habitué des médias, cela ne change rien : http://www.20minutes.fr/societe/605655-societe-femmes-enceintes-alcool-les-autorites-doivent-continuer-proner-abstinence.
Mais on remarquera que la question qui lui est posée ne porte que sur l'innocuité d'une consommation telle que décrite plus haut, non pas sur son intérêt éventuel, et cela en référence à une étude réalisée sous la direction du Dr Yvonne Kelly et parue dans le Journal of Epidemiology and Community Health : http://jech.bmj.com/content/early/2010/09/13/jech.2009.103002.abstract.
Ce qui, évidemment, génère une réponse biaisée. Nul doute que si Mr Batel avait connu la seconde étude ici citée, il aurait de lui même élargi le débat... et remarquons au passage que pour lui le 1° impact négatif «apparaît à partir de deux verres par jour».
Selon le Pr Batel, alcoologue réputé et habitué des médias, cela ne change rien : http://www.20minutes.fr/societe/605655-societe-femmes-enceintes-alcool-les-autorites-doivent-continuer-proner-abstinence.
Mais on remarquera que la question qui lui est posée ne porte que sur l'innocuité d'une consommation telle que décrite plus haut, non pas sur son intérêt éventuel, et cela en référence à une étude réalisée sous la direction du Dr Yvonne Kelly et parue dans le Journal of Epidemiology and Community Health : http://jech.bmj.com/content/early/2010/09/13/jech.2009.103002.abstract.
Ce qui, évidemment, génère une réponse biaisée. Nul doute que si Mr Batel avait connu la seconde étude ici citée, il aurait de lui même élargi le débat... et remarquons au passage que pour lui le 1° impact négatif «apparaît à partir de deux verres par jour».
F) Qu'en pensons nous ?
Nous partageons l'avis de Mme Kelly, auteur de l'étude, laquelle, s'exprimant dans un autre article du même journal, affirmait : «Il s'agit d'informer au mieux les femmes, afin qu'elles puissent faire un choix éclairé».
Nous non plus ne remettons nullement en cause le risque d'apparition du syndrome d'alcoolisation fœtale dû à un usage éventuellement excessif, même ponctuellement, et n'hésitons pas à indiquer qu'entre l'abstinence et l'abus, mieux vaut la 1° solution... mais aussi que le concept de modération ne doit pas non plus être oublié ou dépr.écié.
Au fond, ce n'est ni plus ni moins que la bonne vieille courbe en J qui se rappelle à notre bon souvenir !
Nous non plus ne remettons nullement en cause le risque d'apparition du syndrome d'alcoolisation fœtale dû à un usage éventuellement excessif, même ponctuellement, et n'hésitons pas à indiquer qu'entre l'abstinence et l'abus, mieux vaut la 1° solution... mais aussi que le concept de modération ne doit pas non plus être oublié ou dépr.écié.
Au fond, ce n'est ni plus ni moins que la bonne vieille courbe en J qui se rappelle à notre bon souvenir !
Nota Bene (a posteriori)
Cet article a été intégré à notre dossier "Œnoptimisateur cérébral".
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vendredi 2 décembre 2011
Martel en tête, les protagonistes constants : 3
3 : Le patron
Mr Serge Hercberg est le "patron" de l'UMR 1125 ( Bobigny ) au sein de laquelle Mmes Martel et Druesne-Peccolo, parmi d'autres, exercent leurs talents (voir blog des 11/11/2011 et 18/11/2011).
Par ailleurs membre du réseau NACRe dont Paule Martel est la coordinatrice, il est assez discret et n'intervient en pleine visibilité contre le vin que de manière relativement exceptionnelle et toujours avec une certaine finesse.
C'est ce qu'on peut voir dans une de ses rares intervention télévisées datant de Mai 2009 : http://www.france5.fr/c-a-dire/index-fr.php?page=emission&id_article=786.
Les propos ne sont pas agressifs, mais ils visent tout de même prioritairement à discréditer la consommation régulière et modérée de vin et s'inscrivent ainsi fondamentalement dans la vieille théorie de Ledermann : cibler prioritairement les petits et moyens consommateurs.
Si Mr Hercberg, ce jour là, participait à l'émission "c-a-dire", c'était dans le cadre du lancement de l'enquête NUTRINET, sujet sur lequel nous reviendrons.
Nous reviendrons également sur le PNNS (Programme National Nutrition Santé) dont Mr Hercberg est également le patron.
En attendant nous allons nous permettre une petite réflexion concernant nos trois protagonistes constants. Celle ci vaudra également pour la plupart de leurs cosignataires occasionnels. La voici :
si leur était soumise la proposition, tenant compte de leurs degrés de dangerosité respectifs tels que révélés par les rapports internationaux comme le WCRF/AICR 2007, d'affecter a minima les boissons sucrées des mêmes contraintes que le vin en matière de fiscalité ou d'accès à la communication dans les médias, il y a fort à parier que leur avis serait fort différents du nôtre, celui ci étant qu'en toute logique ce serait la moindre des choses.
Nous n'irons pas plus loin car nous débordons déjà sur le type de sujet traités habituellement dans la catégorie "Diète latine contre Junk Food & Binge Drinking Lobbystic System".
Mr Serge Hercberg est le "patron" de l'UMR 1125 ( Bobigny ) au sein de laquelle Mmes Martel et Druesne-Peccolo, parmi d'autres, exercent leurs talents (voir blog des 11/11/2011 et 18/11/2011).
Par ailleurs membre du réseau NACRe dont Paule Martel est la coordinatrice, il est assez discret et n'intervient en pleine visibilité contre le vin que de manière relativement exceptionnelle et toujours avec une certaine finesse.
C'est ce qu'on peut voir dans une de ses rares intervention télévisées datant de Mai 2009 : http://www.france5.fr/c-a-dire/index-fr.php?page=emission&id_article=786.
Les propos ne sont pas agressifs, mais ils visent tout de même prioritairement à discréditer la consommation régulière et modérée de vin et s'inscrivent ainsi fondamentalement dans la vieille théorie de Ledermann : cibler prioritairement les petits et moyens consommateurs.
Si Mr Hercberg, ce jour là, participait à l'émission "c-a-dire", c'était dans le cadre du lancement de l'enquête NUTRINET, sujet sur lequel nous reviendrons.
Nous reviendrons également sur le PNNS (Programme National Nutrition Santé) dont Mr Hercberg est également le patron.
En attendant nous allons nous permettre une petite réflexion concernant nos trois protagonistes constants. Celle ci vaudra également pour la plupart de leurs cosignataires occasionnels. La voici :
si leur était soumise la proposition, tenant compte de leurs degrés de dangerosité respectifs tels que révélés par les rapports internationaux comme le WCRF/AICR 2007, d'affecter a minima les boissons sucrées des mêmes contraintes que le vin en matière de fiscalité ou d'accès à la communication dans les médias, il y a fort à parier que leur avis serait fort différents du nôtre, celui ci étant qu'en toute logique ce serait la moindre des choses.
Nous n'irons pas plus loin car nous débordons déjà sur le type de sujet traités habituellement dans la catégorie "Diète latine contre Junk Food & Binge Drinking Lobbystic System".
dimanche 27 novembre 2011
Malte et Sardaigne
Comparer l'espérance de vie entre l'Italie et le Grande-
Bretagne permet d'obtenir un résultat, bien sûr, tout à l'avantage de la diète latine par rapport au modèle nutritionnel anglo-saxon, mais ne permet pas d'échapper à un certain nombre d'objections comme celles de la différence climatique.
C'est pourquoi la comparaison des habitudes alimentaires dans deux îles fort proches l'une de l'autre peut s'avérer encore plus significative.
Un travail a été fait en ce sens comparant Malte et la Sardaigne :
http://cdlm.revues.org/ index646.html.
On y apprend que, pour des raisons historiques, Malte s'est jusqu'à très récemment, complètement aller au modèle alimentaire anglo-saxon alors que la Sardaigne est un des endroits où il a connu la plus forte résistance.
Pour reprendre les mots de l'auteur, à Malte c'est la "tendance à la globalisation croissante des pratiques alimentaires... une réalité (représentée notamment par les multinationales telles que Nestlé, Coca-cola, McDonald’s, Heinz, etc.)" tandis qu"en Sardaigne cette évolution n'est que récente et demeure partielle.
On trouve dans la thèse du même auteur que "les Maltais sont de fervents adeptes du repas de type fast-food (79% contre 34% de Sardes)", page 197 : http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/04/73/85/PDF/tel-00007599.pdf.
Bretagne permet d'obtenir un résultat, bien sûr, tout à l'avantage de la diète latine par rapport au modèle nutritionnel anglo-saxon, mais ne permet pas d'échapper à un certain nombre d'objections comme celles de la différence climatique.
C'est pourquoi la comparaison des habitudes alimentaires dans deux îles fort proches l'une de l'autre peut s'avérer encore plus significative.
Un travail a été fait en ce sens comparant Malte et la Sardaigne :
http://cdlm.revues.org/
On y apprend que, pour des raisons historiques, Malte s'est jusqu'à très récemment, complètement aller au modèle alimentaire anglo-saxon alors que la Sardaigne est un des endroits où il a connu la plus forte résistance.
Pour reprendre les mots de l'auteur, à Malte c'est la "tendance à la globalisation croissante des pratiques alimentaires... une réalité (représentée notamment par les multinationales telles que Nestlé, Coca-cola, McDonald’s, Heinz, etc.)" tandis qu"en Sardaigne cette évolution n'est que récente et demeure partielle.
On trouve dans la thèse du même auteur que "les Maltais sont de fervents adeptes du repas de type fast-food (79% contre 34% de Sardes)", page 197 : http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/04/73/85/PDF/tel-00007599.pdf.
On y apprend aussi (page 141) qu'au début des années 1970 la consommation de vin était quasi-nulle à Malte tandis qu'en en Sardaigne elle était idéale avec une moyenne de 2 verres par jour.
Il est également constatable, heureusement ou malheureusement suivant l'endroit dont on parle, que les types de consommation ont tendance à se rapprocher. Mais à la fin des années 90 un Sarde consommait encore autour
de trois fois plus de vin qu'un Maltais.
Aujourd'hui ces consommations doivent ne pas être loin, fort
logiquement, d'être inversement proportionnelle à celles de fast-food dans chacune des deux îles.
Il est également constatable, heureusement ou malheureusement suivant l'endroit dont on parle, que les types de consommation ont tendance à se rapprocher. Mais à la fin des années 90 un Sarde consommait encore autour
Aujourd'hui ces consommations doivent ne pas être loin, fort
logiquement, d'être inversement proportionnelle à celles de fast-food dans chacune des deux îles.
Du point de vue de la santé et de la longévité, quelles sont les répercussions ?
On apprend page 258 qu'«en 1992, à Malte, une mort sur quatre était prématurée (avant 65 ans) et les trois quarts des morts prématurées avaient pour origine les maladies chroniques dégénératives pour lesquelles les cancers (26,8%) étaient la seconde grande cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires (34,2%) dont, de façon intéressante, les taux de mortalité avoisinaient ceux du Royaume-Uni (Dept of Health, 1993)».
Mais aussi que «malgré la position prépondérante des maladies cardiovasculaires, les chiffres indiquaient, au début des années 1990, l'amorce d'une diminution des personnes de moins de 65 ans mortes prématurément».
À rapprocher de l'évolution ci-dessus évoquée.
On apprend page 258 qu'«en 1992, à Malte, une mort sur quatre était prématurée (avant 65 ans) et les trois quarts des morts prématurées avaient pour origine les maladies chroniques dégénératives pour lesquelles les cancers (26,8%) étaient la seconde grande cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires (34,2%) dont, de façon intéressante, les taux de mortalité avoisinaient ceux du Royaume-Uni (Dept of Health, 1993)».
Mais aussi que «malgré la position prépondérante des maladies cardiovasculaires, les chiffres indiquaient, au début des années 1990, l'amorce d'une diminution des personnes de moins de 65 ans mortes prématurément».
À rapprocher de l'évolution ci-dessus évoquée.
Enfin, en ce qui les niveaux d'espérance de vie il est difficile de les comparer car celui des Sardes n'est pas individualisé au sein de la fédération italienne.
Pour Malte, très logiquement, selon l'OMS il est analogue au 80 ans britanniques.
En Sardaigne il est peut-être proche des 82 ans italiens,
Pour Malte, très logiquement, selon l'OMS il est analogue au 80 ans britanniques.
En Sardaigne il est peut-être proche des 82 ans italiens,
mais sans doute supérieur : souvenons nous qu'il s'agit là de "l'île des centenaires" !
Il y aurait dans cette île «trois fois plus de chances d'atteindre ce remarquable âge de 100 ans qu'en Angleterre, aux Etats-Unis ou en Australie ou dans la plupart des autres pays» !
Et ils aiment le vin, et ils aiment la vie... regardez la photo :
http://www.benhills.com/books/ IslandOfTheAncients/index.html
Leur concentration est particulièrement élevée dans la vallée de Nuoro, l'endroit qui a le mieux résisté à la globalisation "malbouffisante" et où la population dans son ensemble continue à accompagner systématiquement ses repas d'un verre de rouge.
http://www.benhills.com/books/
Leur concentration est particulièrement élevée dans la vallée de Nuoro, l'endroit qui a le mieux résisté à la globalisation "malbouffisante" et où la population dans son ensemble continue à accompagner systématiquement ses repas d'un verre de rouge.
Nota Bene
Nous aurions aussi aimé pouvoir comparer avec une
troisième île ouest-méditerranéenne, celle de Djerba, mais nous n'avons pu trouver suffisamment de données spécifiques dans le champ de la thématique traitée.
Nous aurions aussi aimé pouvoir comparer avec une
troisième île ouest-méditerranéenne, celle de Djerba, mais nous n'avons pu trouver suffisamment de données spécifiques dans le champ de la thématique traitée.
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