mardi 15 juin 2010

Rien que des faits

1) Une certaine marque bien connue de boisson sucrée remplace de plus en plus le vin sur la table des français. Fort logiquement, elle s'est donnée, se donne et se donnera les moyens pour que cette tendance s'installe durablement.

2) Une certaine Mme France Bellisle, directrice de recherche à l'INRA, connaît bien ce soda :
http://www.bakchich.info/societe/2008/04/19/coca-cola-serait-il-bon-pour-la-sante-1-52385,
http://www.bakchich.info/societe/2008/04/20/coca-cola-serait-il-bon-pour-la-sante-2-52386.
Elle connaît également fort bien une chaîne de restauration rapide (à éviter autant que possibel suivant le WCRF) dont l'image est intimement liée à cette "limonade brune". Voir 2° nom du Global Avisory Council :  http://www.mcdepk.com/balancedlifestyles/downloads/gac_fact_sheet.pdf.

3) Mme Bellisle fait également partie du système complexe UFR-SMBH-université de Paris 13-UREN-UMR Inserm (U557)/INRA (U1125). On peut trouver ses coordonnées ici : http://www.fmed.ulaval.ca/dmsp/index.php?id=691#c1105.
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4) Mr Hercberg est le responsable de la "struture action" de ce système si l'on en croit ce document INRA : http://annuaire.inra.fr/afficherStructure.action?code=1125&type=SO.
Il est par ailleurs le "patron" du PNNS, le Programme Nutrition Santé.

5) La brochure "Nutrition & Prévention des Cancers" est une brochure PNNS : https://www6.inra.fr/nacre/content/download/3441/36585/version/3/file/brochure-pnns-nutrition-et-prevention-des-cancers.pdf.

6) La "rédactrice en chef" de cette brochure, Mme Latino-Martel, est également membre du même système.
Lire bas de la page 1 : http://www.inpes.sante.fr/jp/cr/pdf/2010/session5/Presentation_Paule_Martel.pdf.
Il arrive également à cette dame, docteur en "on-ne-sait-quoi",  d'intervenir comme Mme Bellisle dans des manifestations s'adressant aux médecins généralistes. En 2010, c'était dans le cadre des  :
http://www.jnmg.org/content/pr%C3%A9vention-nutritionnelle-des-cancers.
En 2012, ces mêmes JNMG avaient connu quelques émotions et cela de par l'action du "Mouvement de Désaliênation des Médecins", opposé au "Junk Food Sponsoring" : http://www.voixmedicales.fr/wp-content/uploads/2012/09/Compte-rendu-action-cmg-nice.pdf.

7) Ni la brochure 2009, ni aucun des successifs PNNS ne font état sous quelque forme que ce soit de 2 éléments très importants à éviter selon la 3° recommandation du rapport 2007 du World Cancer Research Fund : boissons sucrées et "fast-food". 

8) Honneur du vin aime bien boucler les boucles.

Mise à jour février 2017
M. Hercberg fait à présent partie des "Hill's angels Gotiques" : http://www.securite-sanitaire.org/generalites/qui2017.html.
Question
Il nous est dit dans le document cité ci-dessus que «François Bourdillon nous avait rejoint en 2012. Il a été nommé directeur général de l'Agence nationale de santé publique le 6 juin 2015 et cette fonction ne lui permet pas de poursuivre une action comme celle de notre groupe, qui doit nécessairement se situer en dehors des activités relevant de la démarche publique.»
M. Hercberg est toujours - et cela depuis 2001- Président du Programme National Nutrition Santé :  http://www.securite-sanitaire.org/auteur/hercberg.html.
Donc, si nous comprenons bien- pour "Sécurité Sanitaire" le PNNS ne saurait être considéré comme «relevant de la démarche publique» !
Mais alors... qui le finance ?

mardi 17 février 2009

Conference de presse du 17/02/09 (dépêche AFP "copiée-collée")

Cancer  :  halte  au  petit  verre  de  vin  quotidien  (PAPIER  D'ANGLE)
Par  Christine  COURCOL

PARIS,  17  fév  2009  (AFP)  -  Halte  au  petit  verre  de  vin  quotidien,  aux  trop  nombreux  steaks ou  côtelettes,  à  la  charcuterie  ad  libitum,  et  vive l'allaitement  maternel  :  l'Institut  national  du  cancer  (Inca)  a  publié  mardi  un  état  des  connaissances sur  l'impact  de  la  nutrition  sur  les  cancers.
La  brochure,  à  destination  des  professionnels  de  la  santé,  fait  la  synthèse  des  études internationales  les  plus  récentes  en  tenant  compte  de  l'exposition  particulière  des  Français  à  certains facteurs  de  risque.
Au  premier  rang  des  accusés,  l'alcool  qui  met  la  France  au  sixième  rang  mondial  avec  une consommation  de  12,9  litres  d'alcool  pur  par  personne  par  an  (un  petit  verre  de  vin,  25  cl  de  bière, un  pastis  équivalent  à  10g  d'alcool  pur).
Pour  Didier  Houssin,  directeur  de  la  santé,  il  n'y  a  pas,  en  ce  qui  concerne  l'alcool  et  le cancer,  "de  dose  protectrice".  Avec  leurs  effets  invisibles,  "les  petites  doses  répétées  sont  les  plus nocives",  affirme  le  président  de  l'Inca  Dominique  Maraninchi.  Paule  Martel,  directrice  de  recherche  à l'Institut  de  recherche  agronomique  (INRA),  renchérit  :  "toute  consommation quotidienne  de  vin  est  déconseillée".
Selon  l'étude,  "la  consommation  de  boissons  alcoolisées  est  associée  à  une  augmentation  du risque  de  plusieurs  cancers  :  bouche,  pharynx,  larynx,  oesophage,  colon-rectum,  sein  et  foie".  Par verre  consommé  par  jour,  la  hausse  du  risque  va  de  9%  (colon-rectum)  à  168%  (bouche,  pharynx et  larynx).
La  cause  ?  Surtout  la  transformation  de  l'éthanol  en  acétaldéhyde,  l'éthanol  augmentant d'ailleurs  la  perméabilité  de  la  muqueuse  aux  cancérogènes  tels  que  le  tabac.  La  consommation chronique  d'alcool  induit  aussi  une  déficience  en  folates,  favorable  au  cancer  colorectal. En  France,  la  consommation  d'alcool  est  la  deuxième  cause  évitable  de  mort  par  cancer (10,8%  des  morts  par  cancer  chez  l'homme  et  4,5%  chez  la  femme),  après  le  tabac.  Les  viandes rouges  et  charcuteries  sont  pointées  du  doigt  pour  le  cancer  colorectal.  Mais  sans  alarmisme  :  le seuil  est  fixé  à  500g  de  viande  rouge  par  semaine,  soit  plus  que  la  consommation  moyenne  des Français  (370g).  Un  quart  de  la  population  consomme  cependant  500g  ou  plus. Le  sel,  dont  la  consommation  baisse  depuis  dix  ans,  semble  avoir  un  rapport  avec  le  cancer de  l'estomac.  Les  compléments  alimentaires  à  base  de  bêta-carotène  augmentent  significativement le  risque  de  cancer  du  poumon  chez  les  fumeurs  ou  les  gens  exposés  à  l'amiante. La  brochure  rappelle  que  le  cancer  est  une  pathologie  multi-factorielle  (alimentation, environnement,  génétique)  et  qu'il  n'y  a  pas  à  l'inverse  d'aliment  miracle  qui  protégerait  de  cette maladie.  Elle  vante  les  mérites  d'une  alimentation  diversifiée  et  équilibrée  associée  à  la  pratique d'une  activité  physique  -  ce  qui  pourrait  réduire  le  nombre  de  nouveaux  cas  de  cancers  de  quelque 100.000  par  an  en  France.  Elle  confirme  les  bienfaits  de  tous  les  fruits  et  légumes,  riches  en antioxydants  et  en  vitamine  B9  (folates),  et  associés  à  une  réduction  du  risque  des  cancers  de  la bouche,  du  pharynx,  du  larynx,  de  l'oesophage,  de  l'estomac,  et,  pour  les  seuls  fruits,  du  poumon. La  consommation  quotidienne  recommandée  est  au  minimum  de  400  g  par  jour. Enfin  elle  rappelle  que  l'allaitement  maternel  limite  les  risques  de  cancer  du  sein, recommandant  une  durée  de  six  mois.  Il  est  bon  aussi  pour  l'enfant,  puisqu'il  réduit  le  risque  de surpoids  et  donc  de  plusieurs  cancers.  Selon  le  Pr  Maraninchi,  ces  recommandations  valent  aussi pour  éviter  une  rechute  de  cancer.  La  brochure  est  disponible  sur  le  site  de  l'Inca  (www.e-cancer.fr). chc/mpf/bg

N.D.L.R HdV : surlignage par nos soins.
Preuve d'authenticité en notre possession.