Nous le disions dans la première phrase de notre article précédent, l'information selon laquelle les hospitalisations dues à l'alcool et à l'ivresse ont bondi de 30% en 3 ans était est à double tranchant. C'est de sa potentialité dangereuse que nous allons traiter aujourd'hui.
Considérons d'abord le fait que, contrairement à ce qu'une lecture peut-être un peu rapide pouvait le laisser penser, il est également possible d'acquérir la culture de l'engloutissement en famille et cela dès l'enfance.
Et que c'est malheureusement ce qui se passe de plus en plus souvent et cela pour la raison que, depuis son apparition il y a 6 décennies, le cocacolonialisme a muté et il est devenu macdo-cocacolonialisme !
Un monstre aux mille bras qui sévit depuis longtemps outre-atlantique et dont le Super Sizing est la manifestation la plus spectaculaire.
Réduire à la portion le plus congrue possible le nombre des "fines bouches" est son combat quotidien et il sait mieux que quiconque à quel point la culture du vin en engendre : la diabolisation du divin breuvage est donc pour lui une nécessité .
Et pour cela il ne manque pas de moyens au travers des "faiseurs d'opinion" qui le connaissent bien en tant que partenaire, que sponsor, qu'acheteur d'espaces publicitaires, etc....
C'est ainsi que même une information qui devrait faire réfléchir à la substitution du modèle "sodas en semaine, beuverie le week-end" à celui de la consommation de vin régulière et modérée au cours des repas, peut-être subtilement retournée pour essayer d'amener à la renforcer.
Nous avions, lundi dernier, fait état de l'article source de l'information, publié le 22/03/2013 à 06h 32.
Examinons cet autre, paru presque 12h plus tard :
http://lci.tf1.fr/science/sante/l-alcool-l-une-des-premieres-causes-d-hospitalisation-en-france-7892591.html
On constate tout de suite quelques dérives importantes comme l'attaque contre le "volet Internet" de la loi HPST, rappelant que certains n'ont pas renoncé à interdire aux vignerons de présenter leurs vignobles sur la toile.
Et puis, en visitant les articles auxquels de petites fenêtres renvoient, on peut, par exemple, visionner une vidéo :
http://www.wat.tv/video/medicament-contre-envie-boire-5s0q5_2exyh_.html.
On aura bien noté quelle est la boisson préférentiellement utilisée pour parler d'alcoolisme et remarqué que ce n'est pas celle que choisissent habituellement les jeunes pour avoir l'occasion de visiter les urgences !
Et chez la concurrence en matière d'offre d'espaces publicitaires, ce n'est guère mieux.
Exemple :
http://www.wat.tv/video/alcoolisme-nouveau-medicament-5sgz5_5gkmr_.html.
Et voilà comment il arrive, de fil en aiguille, que l'on couse de fil blanc... comme un poil d'ours blanc.
Et que luise le tranchant pernicieux...
3 considérations supplémentaires
1) Précision : quand nous parlons de "faiseurs d'opinion", nous ne pensons pas seulement aux médias mais aussi à certains organes du style para-officiel qui font autorité en matière de nutrition et qui, par exemple, en référence à un rapport international majeur, traduisent "limiter la consommation de boissons alcoolisées" par "toute consommation d'alcool, et notamment de vin, est déconseillée".
Par contre, concernant la préconisation "éviter les boissons sucrées", pas de faute de traduction : pas de traduction du tout !
Adaptation à la spécificité française : les enfants de France ont un métabolisme spécifique.
Encore un effet curieux du non-passage du nuage de Tchernobyl !
2) Observation : on a pu, en visionnant les 2 vidéos ci-dessus proposées, constater qu'un nouveau médicament, le namelfène (Nom commercial : Selincro©), avait obtenu son Autorisation de Mise en Marché au niveau européen mais pas encore français : lire aussi le communiqué de l'ANPAA (on appréciera la photo d'illustration).
Quant au communiqué du laboratoire ayant conçu ce médicament, il est daté du 28/02, et on peut imaginer qu'il est intervenu très peu de temps après l'agréable nouvelle. Peut-être le jour même.
On se doute que les délivrances des AMM aux niveaux nationaux, et notamment en France, sont impatiemment attendues par
cette société !
Il est amusant de constater que, par une extraordinairement bienvenue concomitance, c'est 4 jours après qu'a été publié dans l'European Journal of Public Health l'article de Mme Hill et de ses copines, repris le jour même par un grand nombre de médias.... tout comme, mais 2 semaines après, le rapport de la Société Française d'Alcoologie qui a constitué le thème des 2 articles ici même publiés cette semaine.
On sait que que "le hasard fait bien les choses"... mais quelles sont les causes qui font bien le hasard ?
3) Question : le rapport"Hill and C°" n'a cessé d'être répercuté médiatiquement à partir du 4 mars... mais cette progression fut brutalement interrompue par l'élection du Pape François, c'est à dire le 13.
Un vrai miracle ?
Toujours est-il qu'une émission consacrée à ce sujet sur France Inter, le Téléphone sonne, qui devait avoir lieu le 14 a été déprogrammée de ce fait : le point d'orgue a fait pschitt !
D'autre part, l'affaire des hospitalisations dues à l'alcool déclenchée le 22 est passée inaperçue car recouverte par les déboires successifs de MM Cahuzac et Sarkozy.
Nous souhaiterions savoir : existe-t-il une autre étude ou un autre rapport en réserve ?
Ou plusieurs ?
Affichage des articles dont le libellé est A 13. Afficher tous les articles
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vendredi 29 mars 2013
lundi 25 mars 2013
Cultures (1)
Une nouvelle information est apparue vendredi dernier qui peut se révéler à double tranchant : les hospitalisations dues à l'alcool et à l'ivresse ont bondi de 30% en 3 ans. Voici ce qui semble bien être l'article source : http://www.europe1.fr/France/Alcool-trop-de-jeunes-aux-urgences-1456695/.
La nouvelle est terrible et elle nous consterne comme tout un chacun.
Par contre, nous ne pouvons manquer à cette occasion de souligner qu'elle corrobore la thèse que nous avons toujours soutenue, à savoir que plus on s'éloigne de la culture de la dégustation acquise en famille, plus on se précipite dans celle de l'engloutissement acquise en bande au cours de libations effrénées.
C'est ainsi, malheureusement, que le premier et paradigmatique contact avec l'alcool s'effectuera au travers de l'excès et non pas de la modération.
Il restera la référence primordiale, celle que l'on n'oubliera pas... et que l'on aura toujours tendance à reproduire.
Dans un autre ordre d'idées, notre cher et grand Georges chantait : «Jamais de la vie on ne l'oubliera, la première fille qu'on a pris dans ses bras».
De moins en moins de jeunes auront la chance qu'a eu notre actuel Président de la République. Lire sa réponse à la première question : Click.
Le phénomène n'est donc pas près de s'inverser !
À l'appui de cette thèse, nous faisons régulièrement observer que l'évolution de la consommation de vin et celle du nombre de comas éthyliques évoluent irrémédiablement en sens inverse.
C'est ainsi qu'on peut conclure que la baisse de la consommation d'alcool étant essentiellement attribuable à la chute de la consommation de vin, il n'est nullement paradoxal qu'il s'ensuive une augmentation du nombre de comportements à risque et, par conséquent, un accroissement de la dangerosité.
Ah ! Si cette démonstration pouvaient parvenir jusqu'à la conscience de ceux qui, tous les jours, luttent farouchement contre le concept de modération !
Cela dit, il n'est pas exclu que certains d'entre eux ne soient en eux même convaincus de ce que nous réaffirmons là.
Si ce n'est pas le cas, on peut néanmoins penser qu'il est des pieds sur le bon chemin.
En attestent les propos de l'un de nos vieux adversaires, le Dr Batel, dans cet autre article, consacré au même sujet (voir paragraphe sous la 2° photo).
Par contre si c'est le cas, ne peut-on espérer que l'un de ces "secrètement éveillés", un jour, se lève et soit à l'origine d'une véritable révolution... culturelle ?
La nouvelle est terrible et elle nous consterne comme tout un chacun.
Par contre, nous ne pouvons manquer à cette occasion de souligner qu'elle corrobore la thèse que nous avons toujours soutenue, à savoir que plus on s'éloigne de la culture de la dégustation acquise en famille, plus on se précipite dans celle de l'engloutissement acquise en bande au cours de libations effrénées.
C'est ainsi, malheureusement, que le premier et paradigmatique contact avec l'alcool s'effectuera au travers de l'excès et non pas de la modération.
Il restera la référence primordiale, celle que l'on n'oubliera pas... et que l'on aura toujours tendance à reproduire.
Dans un autre ordre d'idées, notre cher et grand Georges chantait : «Jamais de la vie on ne l'oubliera, la première fille qu'on a pris dans ses bras».
De moins en moins de jeunes auront la chance qu'a eu notre actuel Président de la République. Lire sa réponse à la première question : Click.
Le phénomène n'est donc pas près de s'inverser !
À l'appui de cette thèse, nous faisons régulièrement observer que l'évolution de la consommation de vin et celle du nombre de comas éthyliques évoluent irrémédiablement en sens inverse.
C'est ainsi qu'on peut conclure que la baisse de la consommation d'alcool étant essentiellement attribuable à la chute de la consommation de vin, il n'est nullement paradoxal qu'il s'ensuive une augmentation du nombre de comportements à risque et, par conséquent, un accroissement de la dangerosité.
Ah ! Si cette démonstration pouvaient parvenir jusqu'à la conscience de ceux qui, tous les jours, luttent farouchement contre le concept de modération !
Cela dit, il n'est pas exclu que certains d'entre eux ne soient en eux même convaincus de ce que nous réaffirmons là.
Si ce n'est pas le cas, on peut néanmoins penser qu'il est des pieds sur le bon chemin.
En attestent les propos de l'un de nos vieux adversaires, le Dr Batel, dans cet autre article, consacré au même sujet (voir paragraphe sous la 2° photo).
Par contre si c'est le cas, ne peut-on espérer que l'un de ces "secrètement éveillés", un jour, se lève et soit à l'origine d'une véritable révolution... culturelle ?
vendredi 22 mars 2013
Attente impatiente (3)
(suite de notre article du 21/03/2013)
Il y a presque un an de nos "petits doigts" les mieux informés nous apprenait que la version "nombre de décès attribuables à l'alcool en 2009" de Mr Jougla et de son équipe était pratiquement finalisée et qu'elle allait bientôt être publiée. le chiffre évoqué étant même légèrement inférieur au point d’atterrissage dans la 3° hypothèse évoquée hier.
En gros cela ramènerait la France non pas à 95% mais bien à 90% du total Europe de l'ouest selon l'OMS.
Une accélération de la remise en cohérence toujours bonne à prendre !
Mais, hélas, à ce jour, bien des mois après, rien n'est encore venu.
Comment cela peut-il se faire ?
Est-il possible que des pressions aient été exercées ?
Dans le genre : «Différez la production de vos données : priorité à celles de Mme Hill and C°, lesquelles étant nettement plus alarmistes et traduisant une augmentation de la dangerosité malgré la baisse constante de la consommation, sont beaucoup plus utilisables dans le cadre d'une manœuvre à objectif fiscal».
Dans ce cas, il ne faudrait rien attendre avant cet été et force nous serait de calmer notre impatience et de ronger notre frein.
Mais alors quitte à ronger, tant vaudrait-il dénicher quelques os afin d'en extraire la "substantifique moelle".
Celui-ci par exemple : http://www.ofdt.fr/BDD_len/seristat/00015.xhtml.
Intéressant parce que la courbe "atterrit" en 2009 mais incomplet parce qu'il ne porte "que" sur les 3 causes directement liées à l'alcool - cirrhose alcoolique, les psychoses alcooliques et les cancers des voies aéro- digestives supérieures (1) - un sommaire calcul effectué par différence sur les années antérieures montrant que les autres (?) ne représentent en général qu'environ 30% du total.
Si, donc, on examine la pente de ladite courbe, on constate qu'à part en 1998, elle est décroissante sans discontinuer et qu'elle atterrit à environ 18 000 décès attribuables à l'alcool en 2009, ce qui donne, en multipliant par 130%, à peu près 24 000 décès au total... ce qui correspond à la 3° hypothèse telle que nous évoquions dans notre article précédent.
Il faut reconnaître, quelle que soit notre opinion sur la pertinence de l'ensemble des données traitées (voir ci-dessous la note 1), que tout cela évolue en pleines logique et cohérence.
Il n'en est pas de même si on traite ce graphique à la manière de Mme Hill.
En effet, en revenant en 1995, en partant d'un chiffre d'environ 23 500 pour les 3 causes directement liées à l'alcool, cette éminente mathématicienne déduit que le chiffre total à prendre en considération, toutes causes confondues, est de 45 000 décès. Elle multiplie donc par environ 1,91.
Par contre, 14 ans après, en partant de 18 000, elle arrive à 45 000, soit 2,5 fois plus !
Quelle est cette cause non directement liée à l'alcool qui a ainsi fait "péter les compteurs" ?
Et qui ne peut être en relation avec les accidents de la route puisque ceux-ci sont en diminution constante depuis des décennies.
On nous le dira certainement un jour...
Un jour que nous attendons avec impatience !
Fin de la série... mais il y aura (au moins) un supplément.
1- Nous rappelons ne pas être en accord avec le niveau d'inclusion des VADS dans le total "mortalité attribuable à l'alcool".
Il y a presque un an de nos "petits doigts" les mieux informés nous apprenait que la version "nombre de décès attribuables à l'alcool en 2009" de Mr Jougla et de son équipe était pratiquement finalisée et qu'elle allait bientôt être publiée. le chiffre évoqué étant même légèrement inférieur au point d’atterrissage dans la 3° hypothèse évoquée hier.
En gros cela ramènerait la France non pas à 95% mais bien à 90% du total Europe de l'ouest selon l'OMS.
Une accélération de la remise en cohérence toujours bonne à prendre !
Mais, hélas, à ce jour, bien des mois après, rien n'est encore venu.
Comment cela peut-il se faire ?
Est-il possible que des pressions aient été exercées ?
Dans le genre : «Différez la production de vos données : priorité à celles de Mme Hill and C°, lesquelles étant nettement plus alarmistes et traduisant une augmentation de la dangerosité malgré la baisse constante de la consommation, sont beaucoup plus utilisables dans le cadre d'une manœuvre à objectif fiscal».
Dans ce cas, il ne faudrait rien attendre avant cet été et force nous serait de calmer notre impatience et de ronger notre frein.
Mais alors quitte à ronger, tant vaudrait-il dénicher quelques os afin d'en extraire la "substantifique moelle".
Celui-ci par exemple : http://www.ofdt.fr/BDD_len/seristat/00015.xhtml.
Intéressant parce que la courbe "atterrit" en 2009 mais incomplet parce qu'il ne porte "que" sur les 3 causes directement liées à l'alcool - cirrhose alcoolique, les psychoses alcooliques et les cancers des voies aéro- digestives supérieures (1) - un sommaire calcul effectué par différence sur les années antérieures montrant que les autres (?) ne représentent en général qu'environ 30% du total.
Si, donc, on examine la pente de ladite courbe, on constate qu'à part en 1998, elle est décroissante sans discontinuer et qu'elle atterrit à environ 18 000 décès attribuables à l'alcool en 2009, ce qui donne, en multipliant par 130%, à peu près 24 000 décès au total... ce qui correspond à la 3° hypothèse telle que nous évoquions dans notre article précédent.
Il faut reconnaître, quelle que soit notre opinion sur la pertinence de l'ensemble des données traitées (voir ci-dessous la note 1), que tout cela évolue en pleines logique et cohérence.
Il n'en est pas de même si on traite ce graphique à la manière de Mme Hill.
En effet, en revenant en 1995, en partant d'un chiffre d'environ 23 500 pour les 3 causes directement liées à l'alcool, cette éminente mathématicienne déduit que le chiffre total à prendre en considération, toutes causes confondues, est de 45 000 décès. Elle multiplie donc par environ 1,91.
Par contre, 14 ans après, en partant de 18 000, elle arrive à 45 000, soit 2,5 fois plus !
Quelle est cette cause non directement liée à l'alcool qui a ainsi fait "péter les compteurs" ?
Et qui ne peut être en relation avec les accidents de la route puisque ceux-ci sont en diminution constante depuis des décennies.
On nous le dira certainement un jour...
Un jour que nous attendons avec impatience !
Fin de la série... mais il y aura (au moins) un supplément.
1- Nous rappelons ne pas être en accord avec le niveau d'inclusion des VADS dans le total "mortalité attribuable à l'alcool".
jeudi 21 mars 2013
Attente impatiente (2)
(Suite de l'article du 19/03/2013)
Confrontés à la situation que nous évoquions dans le chapitre précédent, Mr Jougla et son équipe, pourvoyeurs de données de l’Office Français des Drogues et Toxicomanies, se trouvent à notre avis face à 3 solutions que l’on peut visualiser sur le tableau suivant :
1) maintenir les données qu’ils ont précédemment fournies et prétendre, pour rejoindre les affirmations de Mme Hill et de ses copines, que de 2007 à 2009, pour des raisons inexplicables (effet « nocebo« de la conférence de presse du 17/02/09 ?), le nombre de décès attribuables à l’alcool a fait un bond historique de de 63% (Hypothèse 1). Certains penseront que c’est l’hypothèse à privilégier (Voir « Rappel » en bas de page).
2) reconnaître qu’ils se sont trompés depuis plus de 12 ans, que leur données étaient fausses et qu’en fait cette mortalité n’a cessé de croître de manière linéaire et quasiment inversement proportionnelle à la consommation d’alcool (Hypothèse 2).
3) maintenir que leurs données étaient exactes, prolonger la courbe de décroissance selon sa physionomie et « atterrir » aux alentours de 24 000 décès, ce qui aurait l’avantage de passer au dessous du total fixé à 25 000 en 2004 par l’OMS pour l’ensemble de l’Europe de l’Ouest, France comprise (voir notre fiche « 45 000 ? »).
Il existe aussi une 4° possibilité et c’est malheureusement, à notre point de vue, la plus probable.
(À suivre)
Rappel : certaines augmentations de chiffres semblables, émanant de l’OFDT, ont déjà été produites dans le passé, peut-être à titre de « galop d’essai ». Elles sont proportionnellement plus faibles (environ 12%) mais concernent en valeur absolue beaucoup plus d’individus (environ 10 fois plus). Voir notre fiche : «Chiffres augmentant : l’exemple par l’OFDT».
Confrontés à la situation que nous évoquions dans le chapitre précédent, Mr Jougla et son équipe, pourvoyeurs de données de l’Office Français des Drogues et Toxicomanies, se trouvent à notre avis face à 3 solutions que l’on peut visualiser sur le tableau suivant :
1) maintenir les données qu’ils ont précédemment fournies et prétendre, pour rejoindre les affirmations de Mme Hill et de ses copines, que de 2007 à 2009, pour des raisons inexplicables (effet « nocebo« de la conférence de presse du 17/02/09 ?), le nombre de décès attribuables à l’alcool a fait un bond historique de de 63% (Hypothèse 1). Certains penseront que c’est l’hypothèse à privilégier (Voir « Rappel » en bas de page).
2) reconnaître qu’ils se sont trompés depuis plus de 12 ans, que leur données étaient fausses et qu’en fait cette mortalité n’a cessé de croître de manière linéaire et quasiment inversement proportionnelle à la consommation d’alcool (Hypothèse 2).
3) maintenir que leurs données étaient exactes, prolonger la courbe de décroissance selon sa physionomie et « atterrir » aux alentours de 24 000 décès, ce qui aurait l’avantage de passer au dessous du total fixé à 25 000 en 2004 par l’OMS pour l’ensemble de l’Europe de l’Ouest, France comprise (voir notre fiche « 45 000 ? »).
Il existe aussi une 4° possibilité et c’est malheureusement, à notre point de vue, la plus probable.
(À suivre)
Rappel : certaines augmentations de chiffres semblables, émanant de l’OFDT, ont déjà été produites dans le passé, peut-être à titre de « galop d’essai ». Elles sont proportionnellement plus faibles (environ 12%) mais concernent en valeur absolue beaucoup plus d’individus (environ 10 fois plus). Voir notre fiche : «Chiffres augmentant : l’exemple par l’OFDT».
mercredi 20 mars 2013
Priorité au direct !
Nous interrompons notre série "Attente impatiente" pour annoncer à nos fidèles lecteurs une excellente nouvelle !
En effet, nous avons appris hier, grâce à l'association Vin & Société, elle même informée par une éminente personnalité du Comité national des Interprofessions des Vins à Appellation d'Origine (CNIV), que la Cour de Cassation avait refusé de renvoyer devant le Conseil Constitutionnel la Question Prioritaire de Constitutionnalité soulevée par la Société Ricard accompagnée de 2 comparses !
Voici le premier "flash" porté à notre connaissance : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/03/19/97002-20130319FILWWW00502-info-figaro-taxe-spiritueux-les-industriels-retoques-par-la-cour-de-cassation.php.
Nous avions exposé dans notre article du 4 mars dernier les risques liés à cette initiative.
C'était, à notre avis, le plus grave des dangers qui planait sur le vin... mais les autres subsistent !
En d'autres temps et sur d'autres thèmes, certains disaient : "ce n'est qu'un début, continuons le combat".
En l'occurrence, nous faisons donc notre cette formule.
D'autre part, nous avons également appris hier, à peu près à la même heure, la démission de Mr Jérôme Cahuzac de son poste de Ministre du Budget.
Bien évidemment, nous ne commenterons pas cette décision ni les raisons qui l'ont motivée.
Par contre, nous rappellerons à cette occasion que nous n'avons jamais caché être très attentif au fait que le ministre en charge d'établir la fiscalité soit celui-la même qui avait rédigé la funeste loi Évin.
Et cela selon ses propres dires : Click (voir 1° phrase du 2° §).
Un homme dont les débuts en politique opérationnelle, selon cet article, ont été "parrainés" par le Dr Claude Got, inspirateur principal de la dite loi et infatigable leader œnophobe. (lire 6° § : "Troisième étape : l'attaque").
Pour ces raisons, nous ne sommes pas trop moroses ce matin.
Et pour d'autres, que nous ne révélerons pas, une sorte de vague félicité s'empare de nous en constatant la nomination de Mr Bernard Cazeneuve... sans toutefois, bien entendu, que toute prudence nous abandonne !
Par contre, puisque nous en sommes à parler d'actualité, force nous est de signaler que nous avons été amené à réactiver notre vigilance à l'égard d'un autre grand acteur de la loi Évin, son rapporteur à l'Assemblée Nationale : Jean-Marie Le Guen.
Nous avons en effet appris en fin de semaine que ce dernier avait renoncé à convoiter le poste de premier magistrat de la ville de Paris : Click.
Cela nous serait resté relativement indifférents si ne nous été revenu aux oreilles que certaines mauvaises langues prétendraient qu'une sorte de compensation avait été préalablement négociée à un très haut niveau.
Si cette rumeur doit par la suite être avérée, elle n'appellera aucun commentaire de notre part, mais à une condition toutefois : que cela n'ait pas conduit Mr Le Guen à se retrouver à nouveau en position d'exercer ses talents prohibitionnistes, bien sûr !
En effet, nous avons appris hier, grâce à l'association Vin & Société, elle même informée par une éminente personnalité du Comité national des Interprofessions des Vins à Appellation d'Origine (CNIV), que la Cour de Cassation avait refusé de renvoyer devant le Conseil Constitutionnel la Question Prioritaire de Constitutionnalité soulevée par la Société Ricard accompagnée de 2 comparses !
Voici le premier "flash" porté à notre connaissance : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/03/19/97002-20130319FILWWW00502-info-figaro-taxe-spiritueux-les-industriels-retoques-par-la-cour-de-cassation.php.
Nous avions exposé dans notre article du 4 mars dernier les risques liés à cette initiative.
C'était, à notre avis, le plus grave des dangers qui planait sur le vin... mais les autres subsistent !
En d'autres temps et sur d'autres thèmes, certains disaient : "ce n'est qu'un début, continuons le combat".
En l'occurrence, nous faisons donc notre cette formule.
D'autre part, nous avons également appris hier, à peu près à la même heure, la démission de Mr Jérôme Cahuzac de son poste de Ministre du Budget.
Bien évidemment, nous ne commenterons pas cette décision ni les raisons qui l'ont motivée.
Par contre, nous rappellerons à cette occasion que nous n'avons jamais caché être très attentif au fait que le ministre en charge d'établir la fiscalité soit celui-la même qui avait rédigé la funeste loi Évin.
Et cela selon ses propres dires : Click (voir 1° phrase du 2° §).
Un homme dont les débuts en politique opérationnelle, selon cet article, ont été "parrainés" par le Dr Claude Got, inspirateur principal de la dite loi et infatigable leader œnophobe. (lire 6° § : "Troisième étape : l'attaque").
Pour ces raisons, nous ne sommes pas trop moroses ce matin.
Et pour d'autres, que nous ne révélerons pas, une sorte de vague félicité s'empare de nous en constatant la nomination de Mr Bernard Cazeneuve... sans toutefois, bien entendu, que toute prudence nous abandonne !
Par contre, puisque nous en sommes à parler d'actualité, force nous est de signaler que nous avons été amené à réactiver notre vigilance à l'égard d'un autre grand acteur de la loi Évin, son rapporteur à l'Assemblée Nationale : Jean-Marie Le Guen.
Nous avons en effet appris en fin de semaine que ce dernier avait renoncé à convoiter le poste de premier magistrat de la ville de Paris : Click.
Cela nous serait resté relativement indifférents si ne nous été revenu aux oreilles que certaines mauvaises langues prétendraient qu'une sorte de compensation avait été préalablement négociée à un très haut niveau.
Si cette rumeur doit par la suite être avérée, elle n'appellera aucun commentaire de notre part, mais à une condition toutefois : que cela n'ait pas conduit Mr Le Guen à se retrouver à nouveau en position d'exercer ses talents prohibitionnistes, bien sûr !
mardi 19 mars 2013
Attente impatiente (1)
C'est avec une extraordinaire impatience que nous attendons la publication des prochains chiffres que publiera l'Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) concernant le nombre de décès attribuables à l'alcool !
Considérons en effet ce document :
http://www.ofdt.fr/BDD_len/Bd_stats/76_Doc.xhtml.
Constatons dès le début que ce document a été élaboré sous la responsabilité directe de Mr Éric JOUGLA pour le compte du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès de l'Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM CépiDC).
Immédiatement après, allons directement aux 3° et 2° rubriques en partant de la fin, lesquelles s'intitulent respectivement : «Observations» et «Synthèse».
Que constatons nous ?
Ceci :
1) ce n'est pas sans une certaine réticence ni sans une certaine ambiguïté que Mr JOUGLA et son équipe valident les conclusions de Mme HILL concernant les «40 000 et 45 000 décès par an dans la dernière moitié des années 1990».
2) ensuite qu'«une actualisation des modalités de calcul a permis de ré-estimer ce chiffre à 37 000 en 2002 et une autre à 30 000 en 2007».
Plus bas nous aurons 33 000 décès attribuables à l'alcool pour 2006.
Une dégressivité constante et relativement rapide (3;8 % par an en moyenne).
Plus rapide en tout cas que que la dégressivité de la consommation d'alcool selon l'INSEE :
Graphique gr09.4-2
Cet écart peut s'expliquer, bien sûr, par un certain nombre de progrès thérapeutiques, mais certains esprits impertinents pourront aussi y voir la volonté de se rapprocher insensiblement des données de l'OMS (voir le début de notre fiche "45 000").
Des données proportionnellement assez proches, il est bon de le souligner, des chiffres que donne le CépiDc, par exemple 2889 pour 2007 (aller à la ligne F 10 de ce fichier ).
À condition toutefois d'ajouter, ce qui est normal, les 1031 tués sur la route pour cause d'alcool cette même année : Click.
Ce qui nous donne un total de 3920, soit 0,76% du nombre total de décès en 2007.
En l'occurrence, l'impertinence pourrait-elle se révéler... pertinente ?
( À suivre )
Considérons en effet ce document :
http://www.ofdt.fr/BDD_len/Bd_stats/76_Doc.xhtml.
Constatons dès le début que ce document a été élaboré sous la responsabilité directe de Mr Éric JOUGLA pour le compte du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès de l'Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM CépiDC).
Immédiatement après, allons directement aux 3° et 2° rubriques en partant de la fin, lesquelles s'intitulent respectivement : «Observations» et «Synthèse».
Que constatons nous ?
Ceci :
1) ce n'est pas sans une certaine réticence ni sans une certaine ambiguïté que Mr JOUGLA et son équipe valident les conclusions de Mme HILL concernant les «40 000 et 45 000 décès par an dans la dernière moitié des années 1990».
2) ensuite qu'«une actualisation des modalités de calcul a permis de ré-estimer ce chiffre à 37 000 en 2002 et une autre à 30 000 en 2007».
Plus bas nous aurons 33 000 décès attribuables à l'alcool pour 2006.
Une dégressivité constante et relativement rapide (3;8 % par an en moyenne).
Plus rapide en tout cas que que la dégressivité de la consommation d'alcool selon l'INSEE :
Graphique gr09.4-2
Cet écart peut s'expliquer, bien sûr, par un certain nombre de progrès thérapeutiques, mais certains esprits impertinents pourront aussi y voir la volonté de se rapprocher insensiblement des données de l'OMS (voir le début de notre fiche "45 000").
Des données proportionnellement assez proches, il est bon de le souligner, des chiffres que donne le CépiDc, par exemple 2889 pour 2007 (aller à la ligne F 10 de ce fichier ).
À condition toutefois d'ajouter, ce qui est normal, les 1031 tués sur la route pour cause d'alcool cette même année : Click.
Ce qui nous donne un total de 3920, soit 0,76% du nombre total de décès en 2007.
En l'occurrence, l'impertinence pourrait-elle se révéler... pertinente ?
( À suivre )
lundi 18 mars 2013
Question autorisée ?
Supposons :
.
A) Qu'un État soit confronté à l'ardente obligation d'équilibrer son budget.
.
B) Que pour cela il ait le choix entre augmenter encore la fiscalité sur un produit emblématique aux yeux des citoyens ou réduire ses dépenses, ce qui pourrait affecter entre autres le volume des financements versés régulièrement à l'Industrie des Études et Rapports en tous Genres.
.
C) Que nonobstant les conséquences en termes de répercussions sociales, culturelles, paysagères, gastronomiques, touristiques ou d'équilibre de la balance commerciale, ses services permanents le poussent à privilégier la première solution mais qu'il hésite à s'en remettre à leur avis, craignant notamment la réaction de l'opinion...
.
D) Qu'à ce moment là, fort opportunément, une branche spécialisée de l'IÉRG, s'appuyant sur une méthodologie très particulière, "ponde" de quoi dénigrer ledit produit aux yeux du grand public et que cela soit largement repris par un très grand nombre de médias... un peu comme si un puissant service de presse était à l’œuvre.
.
Dans une telle hypothèse, l'humble autodidacte désireux d'approfondir, exemples à l'appui, la définition des divers concepts et notions serait-il autorisé à se poser la question de savoir s'il y a là conflit d'intérêts ?
.
.
Nota Bene : si vous avez 2 minutes de plus, amis lecteurs, vous pouvez les consacrer à lire sur son blog l'article de Jean Clavel (13/03), secrétaire général adjoint de notre association, lecteur fidèle (et en l'occurrence déçu) du journal "Le Monde" :
http://1907larevoltevigneronne.midiblogs.com/archive/2013/03/13/le-monde-avec-afp-du-04-03-2013-sante-midi-libre-du-4-03.html.
.
Dernière minute : à lire ! Communiqué de Vin & Société.
.
A) Qu'un État soit confronté à l'ardente obligation d'équilibrer son budget.
.
B) Que pour cela il ait le choix entre augmenter encore la fiscalité sur un produit emblématique aux yeux des citoyens ou réduire ses dépenses, ce qui pourrait affecter entre autres le volume des financements versés régulièrement à l'Industrie des Études et Rapports en tous Genres.
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C) Que nonobstant les conséquences en termes de répercussions sociales, culturelles, paysagères, gastronomiques, touristiques ou d'équilibre de la balance commerciale, ses services permanents le poussent à privilégier la première solution mais qu'il hésite à s'en remettre à leur avis, craignant notamment la réaction de l'opinion...
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D) Qu'à ce moment là, fort opportunément, une branche spécialisée de l'IÉRG, s'appuyant sur une méthodologie très particulière, "ponde" de quoi dénigrer ledit produit aux yeux du grand public et que cela soit largement repris par un très grand nombre de médias... un peu comme si un puissant service de presse était à l’œuvre.
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Dans une telle hypothèse, l'humble autodidacte désireux d'approfondir, exemples à l'appui, la définition des divers concepts et notions serait-il autorisé à se poser la question de savoir s'il y a là conflit d'intérêts ?
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Nota Bene : si vous avez 2 minutes de plus, amis lecteurs, vous pouvez les consacrer à lire sur son blog l'article de Jean Clavel (13/03), secrétaire général adjoint de notre association, lecteur fidèle (et en l'occurrence déçu) du journal "Le Monde" :
http://1907larevoltevigneronne.midiblogs.com/archive/2013/03/13/le-monde-avec-afp-du-04-03-2013-sante-midi-libre-du-4-03.html.
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Dernière minute : à lire ! Communiqué de Vin & Société.
mardi 12 mars 2013
Investigations (2)
Comme nous le disions dans notre notre article précédent, quelque chose nous gênait dans la comparaison entre les taux de mortalité par alcool en France et au Danemark tels qu'indiqués par Mme Hill.
Propos relatés dans une dépêche AFP relayée par un nombre immense de médias.
En effet, si nous reconnaissons que les français consommaient plus d'alcool que les danois (2,2% en 2005), cela ne signifiait pas forcément pour nous que le taux de dangerosité était forcément supérieur.
9 fois supérieur pour Mme Hill.
Ce qui nous amenait à penser ainsi était ce passage d'une récente communication de l'OMS (Bureau régional de l'Europe) :
«Cependant, lorsque ces statistiques sont évaluées au regard des indicateurs de consommation dangereuse (pourcentage de consommation d’alcool en dehors des heures de repas, consommation sur les lieux publics et consommation irrégulière et immodérée ou "binge drinking"), la réalité se révèle différente. Les pays nordiques obtiennent en effet un score de consommation dangereuse de 2,8 (d’une échelle de 1 à 5, où 5 représente l’usage le plus nocif), comparé à un score en fait à peine plus élevé de 2,9 pour l’Europe du Centre-Est et de l’Est, mais sensiblement supérieur à celui de l’Europe du Centre-Ouest et de l’Ouest (1,5) et de l’Europe du Sud (1,1).»
(Voir 2° Chapitre : Consommation totale et indicateurs de la consommation dangereuse d’alcool.)
Nous avons alors décidé de regarder, en utilisant ce document, si cette assertion se traduisait en terme d'espérance de vie et avons pu constater que tel était le cas pour l'un et l'autre sexe, même si l'écart sur 5 ans se resserre un peu... comme celui qui sépare les 2 populations concernant leurs consommations moyenne de vin.
Cela dit, concernant ce dernier point, d'importantes différences subsistent encore, il suffit pour s'en convaincre de se reporter aux courbes et "camemberts" des fiches Danemark et France : Click.
Ce hiatus nous perturbant gravement, nous avons alors décidé de vérifier si, par hasard, Mme Hill et ses copines ne se seraient pas trompées en ce qui concerne les taux de mortalité respectifs pour cause d'alcool.
Alors nous sommes allé sur Eurostat,
Et voici ce que nous avons trouvé sur le tableau "unisexe" (2008)" : la mortalité due à l'alcool est au Danemark un peu plus de 3 fois supérieure et non pas 9 fois inférieure !
Toujours en se référant à l'année 2008, la dernière dont les données sont définitives, on peut aussi affiner en examinant le tableau "hommes", auquel cas il est aisé de constater que la mortalité due à l'alcool est un peu moins 3 fois supérieure au Danemark par rapport à la France et non pas 13 fois inférieure.
Il est également intéressant de se reporter au tableau "femmes" en se souvenant que pour Mme Hill et Cie, le risque était 5 fois supérieur...
Le "carré de dames" s'est donc lourdement fourvoyé.
Peut-on caresser l'espoir qu'une rectification soit portée à l'attention du public ?
Autant vouloir caresser la voûte céleste !
Propos relatés dans une dépêche AFP relayée par un nombre immense de médias.
En effet, si nous reconnaissons que les français consommaient plus d'alcool que les danois (2,2% en 2005), cela ne signifiait pas forcément pour nous que le taux de dangerosité était forcément supérieur.
9 fois supérieur pour Mme Hill.
Ce qui nous amenait à penser ainsi était ce passage d'une récente communication de l'OMS (Bureau régional de l'Europe) :
«Cependant, lorsque ces statistiques sont évaluées au regard des indicateurs de consommation dangereuse (pourcentage de consommation d’alcool en dehors des heures de repas, consommation sur les lieux publics et consommation irrégulière et immodérée ou "binge drinking"), la réalité se révèle différente. Les pays nordiques obtiennent en effet un score de consommation dangereuse de 2,8 (d’une échelle de 1 à 5, où 5 représente l’usage le plus nocif), comparé à un score en fait à peine plus élevé de 2,9 pour l’Europe du Centre-Est et de l’Est, mais sensiblement supérieur à celui de l’Europe du Centre-Ouest et de l’Ouest (1,5) et de l’Europe du Sud (1,1).»
(Voir 2° Chapitre : Consommation totale et indicateurs de la consommation dangereuse d’alcool.)
Nous avons alors décidé de regarder, en utilisant ce document, si cette assertion se traduisait en terme d'espérance de vie et avons pu constater que tel était le cas pour l'un et l'autre sexe, même si l'écart sur 5 ans se resserre un peu... comme celui qui sépare les 2 populations concernant leurs consommations moyenne de vin.
Cela dit, concernant ce dernier point, d'importantes différences subsistent encore, il suffit pour s'en convaincre de se reporter aux courbes et "camemberts" des fiches Danemark et France : Click.
Ce hiatus nous perturbant gravement, nous avons alors décidé de vérifier si, par hasard, Mme Hill et ses copines ne se seraient pas trompées en ce qui concerne les taux de mortalité respectifs pour cause d'alcool.
Alors nous sommes allé sur Eurostat,
Et voici ce que nous avons trouvé sur le tableau "unisexe" (2008)" : la mortalité due à l'alcool est au Danemark un peu plus de 3 fois supérieure et non pas 9 fois inférieure !
Toujours en se référant à l'année 2008, la dernière dont les données sont définitives, on peut aussi affiner en examinant le tableau "hommes", auquel cas il est aisé de constater que la mortalité due à l'alcool est un peu moins 3 fois supérieure au Danemark par rapport à la France et non pas 13 fois inférieure.
Il est également intéressant de se reporter au tableau "femmes" en se souvenant que pour Mme Hill et Cie, le risque était 5 fois supérieur...
Le "carré de dames" s'est donc lourdement fourvoyé.
Peut-on caresser l'espoir qu'une rectification soit portée à l'attention du public ?
Autant vouloir caresser la voûte céleste !
lundi 11 mars 2013
Investigations (1)
Pour changer un peu, ce n'est pas dans "Ouest France" (voir notre article du 05/03), mais dans "Le Monde" que nous sommes allés relire les propos de Mme Hill.
Entre parenthèse, nous aurions pu en prendre des dizaines d'autres médias, tant le "buzz" a été bien organisé.
Ce qui, somme toute assez logique, sachant que ce n'est pas une mince entreprise que de conditionner l'opinion pour lui faire accepter une très forte augmentation de la fiscalité à l'égard d'un produit que les français considèrent comme historiquement emblématique de leur pays.
La satanisation des emblèmes n'étant pas chose aisée, nul n'y parvient sans "mettre le paquet" !
Encore faudrait-il qu'à défaut d'être "cadeau", ce paquet soit pertinent...
Nous nous sommes donc cette fois-ci plus particulièrement penchés sur le membre de phrase qui prétend que la mortalité pour cause d'alcool était bien plus élevée en France que dans d'autres pays, notamment qu'au Danemark : 13 fois plus pour les hommes (et 5 fois plus pour les femmes selon l'"abstract" de l'étude : soit 9 pour la moyenne "unisexe" ).
Et nous nous sommes demandé de combien la consommation du français moyen devrait être diminuée pour le ramener au niveau de mortalité des habitants du pays d'Andersen.
Nous avons alors examiné ce tableau (source OMS) :
http://www.suchtschweiz.ch/fileadmin/user_upload/Grafiken/Alkohol/F_A_conso_5.pdf.
Comme s'il s'agissait d'un signe du destin, nous avons tout d'abord pu constater que les 2 lignes concernant le Danemark et la France se trouvaient immédiatement l'une au dessous de l'autre.
Ensuite, un très rapide calcul nous a indiqué que les danois buvaient en moyenne 30 cl d'alcool pur par an de moins que les français.
C'est à dire 0,8 millilitre par jour !
Moins de 2,2% !
C'est donc cela qui fait dire à Mme Hill et ses amies que «les français boivent beaucoup trop» : une fraction de dé à coudre !
C'est de cette quantité que la consommation devrait diminuer pour que diminue la mortalité due à l'alcool de manière extrêmement considérable : pour qu'à peu près par 9 elle soit divisée !
Le coup est jouable.
Il s'agit même peut-être d'un objectif actuellement atteint, compte tenu de la date (2005) des données OMS ci-dessus mentionnées et de la physionomie des courbes de diminution.
On peut par contre supposer que ce n'était pas encore le cas en 2009, année en laquelle l'étude de Mmes Guérin, Laplanche, Dunant et Hill a été réalisée sans quoi leurs propos auraient été tout à fait différents.
Boire quotidiennement l'équivalent de 3/4 de cuillère à café de bière (danoise) Carlsberg en moins !
Se passer d'un "demi" tous les 15 jours !
Finalement, ce n'est peut-être pas si difficile que ça de trouver un terrain d'entente avec les hygiénistes...
Mais si nous avons fait un pas en direction de leur position, il faudrait aussi que la réciproque soit vraie : qu'ils en fassent un en direction de la notre en reconnaissant que la diminution doit prioritairement porter sur les boissons qui se consomment habituellement en dehors des repas, ceci pour se conformer à la préconisation formelle du WCRF-AICR (Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer) : voir rubrique "Alcoholics drinks", p.357, à peu prés au milieu du tableau 10-1, 2° partie.
Et de celles (à peu près les mêmes) qui sont dépourvues de polyphénols et singulièrement de polyphénols de fruits.
Cela dit, en relation avec ce dernier point, un détail d'importance continuait à nous gêner.
Alors nous avons mené un peu plus loin nos investigations...
(À suivre)
Entre parenthèse, nous aurions pu en prendre des dizaines d'autres médias, tant le "buzz" a été bien organisé.
Ce qui, somme toute assez logique, sachant que ce n'est pas une mince entreprise que de conditionner l'opinion pour lui faire accepter une très forte augmentation de la fiscalité à l'égard d'un produit que les français considèrent comme historiquement emblématique de leur pays.
La satanisation des emblèmes n'étant pas chose aisée, nul n'y parvient sans "mettre le paquet" !
Encore faudrait-il qu'à défaut d'être "cadeau", ce paquet soit pertinent...
Nous nous sommes donc cette fois-ci plus particulièrement penchés sur le membre de phrase qui prétend que la mortalité pour cause d'alcool était bien plus élevée en France que dans d'autres pays, notamment qu'au Danemark : 13 fois plus pour les hommes (et 5 fois plus pour les femmes selon l'"abstract" de l'étude : soit 9 pour la moyenne "unisexe" ).
Et nous nous sommes demandé de combien la consommation du français moyen devrait être diminuée pour le ramener au niveau de mortalité des habitants du pays d'Andersen.
Nous avons alors examiné ce tableau (source OMS) :
http://www.suchtschweiz.ch/fileadmin/user_upload/Grafiken/Alkohol/F_A_conso_5.pdf.
Comme s'il s'agissait d'un signe du destin, nous avons tout d'abord pu constater que les 2 lignes concernant le Danemark et la France se trouvaient immédiatement l'une au dessous de l'autre.
Ensuite, un très rapide calcul nous a indiqué que les danois buvaient en moyenne 30 cl d'alcool pur par an de moins que les français.
C'est à dire 0,8 millilitre par jour !
Moins de 2,2% !
C'est donc cela qui fait dire à Mme Hill et ses amies que «les français boivent beaucoup trop» : une fraction de dé à coudre !
C'est de cette quantité que la consommation devrait diminuer pour que diminue la mortalité due à l'alcool de manière extrêmement considérable : pour qu'à peu près par 9 elle soit divisée !
Le coup est jouable.
Il s'agit même peut-être d'un objectif actuellement atteint, compte tenu de la date (2005) des données OMS ci-dessus mentionnées et de la physionomie des courbes de diminution.
On peut par contre supposer que ce n'était pas encore le cas en 2009, année en laquelle l'étude de Mmes Guérin, Laplanche, Dunant et Hill a été réalisée sans quoi leurs propos auraient été tout à fait différents.
Boire quotidiennement l'équivalent de 3/4 de cuillère à café de bière (danoise) Carlsberg en moins !
Se passer d'un "demi" tous les 15 jours !
Finalement, ce n'est peut-être pas si difficile que ça de trouver un terrain d'entente avec les hygiénistes...
Mais si nous avons fait un pas en direction de leur position, il faudrait aussi que la réciproque soit vraie : qu'ils en fassent un en direction de la notre en reconnaissant que la diminution doit prioritairement porter sur les boissons qui se consomment habituellement en dehors des repas, ceci pour se conformer à la préconisation formelle du WCRF-AICR (Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer) : voir rubrique "Alcoholics drinks", p.357, à peu prés au milieu du tableau 10-1, 2° partie.
Et de celles (à peu près les mêmes) qui sont dépourvues de polyphénols et singulièrement de polyphénols de fruits.
Cela dit, en relation avec ce dernier point, un détail d'importance continuait à nous gêner.
Alors nous avons mené un peu plus loin nos investigations...
(À suivre)
jeudi 7 mars 2013
Superbe « come back » !
Quel esprit d'à propos !
Telle une star, elle arrive au moment-clef-de-voûte de la campagne de propagande visant à préparer l'opinion publique aux mesures fiscales qui se préparent à l'égard du vin.
Christelle Ballestrero, Grand Prix de l'Œnophobie 2010, est réapparue sur la scène prohibitionniste !
Ce n'est que plus tard, a posteriori, que nous pourrons dire avec exactitude quel fut le numéro de la place par elle occupée dans le processus mis en œuvre suivant le fameux principe du Dr Goebbels.
Cette analyse, amis lecteurs, vous semble ressortir de la "théorie du complot" ?
C'est votre droit mais sachez que d'autres commencent à la partager : voir les 3 dernières phrases de cet article.
Quel savoir faire !
Il faut bien écouter la chronique de la diva hygiéniste pour comprendre à quel point elle sait ce que pensent les français, ces pauvres incultes si attachés à leur traditionnel art de vivre et à leur excellente place en terme d'espérance de vie.
Pour la voir aussi utiliser les propos du Pr Charlotte Cordonnier qui préconise de respecter les repères OMS (2 et 3 verres) pour que, par petites touches subtiles, avec la complicité plus ou moins volontaire de son interlocutrice, soit conclu à la fin : «tolérance zéro, même pour le vin rouge» !
Car c'est essentiellement de vin qu'il s'agissait : il suffit de considérer la part des images illustrant ladite chronique consacrée à chaque type de boisson alcoolisée...
Quel talent !
Les petites jeunes aux dents longues ne sont pas prés de lui "piquer" la place !
Ah non !
Nota bene :
1) avec une particulière amitié, merci aux 2 vigilants adhérents qui nous ont fourni la matière première informative de cet article.
Telle une star, elle arrive au moment-clef-de-voûte de la campagne de propagande visant à préparer l'opinion publique aux mesures fiscales qui se préparent à l'égard du vin.
Christelle Ballestrero, Grand Prix de l'Œnophobie 2010, est réapparue sur la scène prohibitionniste !
Ce n'est que plus tard, a posteriori, que nous pourrons dire avec exactitude quel fut le numéro de la place par elle occupée dans le processus mis en œuvre suivant le fameux principe du Dr Goebbels.
Cette analyse, amis lecteurs, vous semble ressortir de la "théorie du complot" ?
C'est votre droit mais sachez que d'autres commencent à la partager : voir les 3 dernières phrases de cet article.
Quel savoir faire !
Il faut bien écouter la chronique de la diva hygiéniste pour comprendre à quel point elle sait ce que pensent les français, ces pauvres incultes si attachés à leur traditionnel art de vivre et à leur excellente place en terme d'espérance de vie.
Pour la voir aussi utiliser les propos du Pr Charlotte Cordonnier qui préconise de respecter les repères OMS (2 et 3 verres) pour que, par petites touches subtiles, avec la complicité plus ou moins volontaire de son interlocutrice, soit conclu à la fin : «tolérance zéro, même pour le vin rouge» !
Car c'est essentiellement de vin qu'il s'agissait : il suffit de considérer la part des images illustrant ladite chronique consacrée à chaque type de boisson alcoolisée...
Quel talent !
Les petites jeunes aux dents longues ne sont pas prés de lui "piquer" la place !
Ah non !
Nota bene :
1) avec une particulière amitié, merci aux 2 vigilants adhérents qui nous ont fourni la matière première informative de cet article.
mercredi 6 mars 2013
Bon pour la santé ?
Comme nous le disions hier, le meilleur moyen de lutter contre la mortalité liée à l'alcool est probablement l'allègement de la fiscalité pesant sur le vin.
À preuve la Corse.
Les vins y sont exonérés de TVA, contre un taux de 19,6% sur le continent (chapitre 1.2, 3°§ de ce document) sauf dans le cas de la restauration : taux réduit à 8% (1° tableau de cet autre).
Or, il s'agit de la région où le taux de décès par alcoolisme est le plus faible de France : voir bas de ce troisième.
Et puisque nous parlons de fiscalité sur ce type de produit, rappelons que l'Andorre est le pays dont les habitants sont ceux qui bénéficient de la plus longue espérance de vie : Click.
Alors, finalement, quand on réfléchit bien, une question se pose : les taxes... c'est vraiment bon pour la santé ?
À preuve la Corse.
Les vins y sont exonérés de TVA, contre un taux de 19,6% sur le continent (chapitre 1.2, 3°§ de ce document) sauf dans le cas de la restauration : taux réduit à 8% (1° tableau de cet autre).
Or, il s'agit de la région où le taux de décès par alcoolisme est le plus faible de France : voir bas de ce troisième.
Et puisque nous parlons de fiscalité sur ce type de produit, rappelons que l'Andorre est le pays dont les habitants sont ceux qui bénéficient de la plus longue espérance de vie : Click.
Alors, finalement, quand on réfléchit bien, une question se pose : les taxes... c'est vraiment bon pour la santé ?
mardi 5 mars 2013
Hier, Lundi…
Concernant l'alcool, une vigoureuse campagne de sensibilisation à but fiscal a commencé hier, lundi 04/03/2013.
Lire cette revue de presse "papier".
Imaginer ce que donnerait une revue de presse "radio et télé".
Mais... regardons de plus près les chiffres que nous fournit l'équipe dont Mme Catherine Hill est sans nul doute la vedette.
Nous avons l'embarras du choix, alors prenons cet article par exemple (dernier chapitre : "Une consommation en diminution") :
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Sante.-L-alcool-tue-49-000-personnes-par-an_6346-2169425-fils-tous_filDMA.Htm.
Nous pouvons lire que de 1994 à 2009 la consommation est passé de 33 à 27 g/j soit une chute d'environ 15%.
Or en 2000 Mme Hill nous disait que 5 ans plus tôt, en 1995 donc, l'alcool avait tué 45 000 personnes en France : http://www.hcsp.fr/docspdf/adsp/adsp-30/ad301417.pdf.
De 1995 à 2009 le nombre de décès causés par l'alcool est donc passé de 45 000 à 49 000, soit une augmentation d'à peu prés 9%...
Moralité : moins les français boivent d'alcool, plus l'alcool les tue, puisque 1 point de diminution de consommation génère 0,6 point d'augmentation de la mortalité.
Conclusion : il est urgent d'arrêter cette dérive funeste !
Sachant que la baisse de consommation au cours de la période considérée a porté essentiellement sur le vin, la solution qui peut permettre d'atteindre cet objectif s'impose donc d'elle même : mettre en œuvre un train de mesure d’allègement fiscal conséquent sur le vin.
Sans quoi, la France risque de se retrouver dans la situation des pays où la consommation de vin est infime et dont les habitants bénéficient d'une espérance de vie très inférieure à celle des français !
Il faudrait sans doute aussi, préalablement, lancer une vigoureuse campagne de sensibilisation.
Mais... au fond... c'est peut-être ce qui est en train de se produire !
Si c'est le cas, nous espérons bien que nous serons remerciés pour avoir clarifié la réelle motivation !
Nota bene :
Sur ce sujet, ceux qui veulent connaître notre point de vue (basé sur les données OMS) peuvent utilement se reporte à notre fiche "45 000 ?"
Il existe également une position intermédiaire, celle de l'OFDT. Voit les paragraphes "Observations" et "Synthèse" en bas de document.
Dans ce second cas, il est intéressant de prolonger les courbes car un point de convergence avec l'OMS apparaît à moyen terme. C'est si précieux, les convergences !
Surtout en matière statistique...
Lire cette revue de presse "papier".
Imaginer ce que donnerait une revue de presse "radio et télé".
Mais... regardons de plus près les chiffres que nous fournit l'équipe dont Mme Catherine Hill est sans nul doute la vedette.
Nous avons l'embarras du choix, alors prenons cet article par exemple (dernier chapitre : "Une consommation en diminution") :
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Sante.-L-alcool-tue-49-000-personnes-par-an_6346-2169425-fils-tous_filDMA.Htm.
Nous pouvons lire que de 1994 à 2009 la consommation est passé de 33 à 27 g/j soit une chute d'environ 15%.
Or en 2000 Mme Hill nous disait que 5 ans plus tôt, en 1995 donc, l'alcool avait tué 45 000 personnes en France : http://www.hcsp.fr/docspdf/adsp/adsp-30/ad301417.pdf.
De 1995 à 2009 le nombre de décès causés par l'alcool est donc passé de 45 000 à 49 000, soit une augmentation d'à peu prés 9%...
Moralité : moins les français boivent d'alcool, plus l'alcool les tue, puisque 1 point de diminution de consommation génère 0,6 point d'augmentation de la mortalité.
Conclusion : il est urgent d'arrêter cette dérive funeste !
Sachant que la baisse de consommation au cours de la période considérée a porté essentiellement sur le vin, la solution qui peut permettre d'atteindre cet objectif s'impose donc d'elle même : mettre en œuvre un train de mesure d’allègement fiscal conséquent sur le vin.
Sans quoi, la France risque de se retrouver dans la situation des pays où la consommation de vin est infime et dont les habitants bénéficient d'une espérance de vie très inférieure à celle des français !
Il faudrait sans doute aussi, préalablement, lancer une vigoureuse campagne de sensibilisation.
Mais... au fond... c'est peut-être ce qui est en train de se produire !
Si c'est le cas, nous espérons bien que nous serons remerciés pour avoir clarifié la réelle motivation !
Nota bene :
Sur ce sujet, ceux qui veulent connaître notre point de vue (basé sur les données OMS) peuvent utilement se reporte à notre fiche "45 000 ?"
Il existe également une position intermédiaire, celle de l'OFDT. Voit les paragraphes "Observations" et "Synthèse" en bas de document.
Dans ce second cas, il est intéressant de prolonger les courbes car un point de convergence avec l'OMS apparaît à moyen terme. C'est si précieux, les convergences !
Surtout en matière statistique...
lundi 4 mars 2013
Lourd de conséquences ?
Nous avons appris par un article du Figaro paru la semaine dernière que la société Pernod-Ricard accompagnée de 2 comparses de moindre importance mais judicieusement choisis, avait pris une initiative extrêmement inquiétante, laquelle, en soulevant une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) consiste à essayer de faire dire au Conseil Constitutionnel que le différentiel de fiscalité appliquée aux différentes boisson alcoolisées constituait «une rupture d'égalité devant l'impôt». http://www.lefigaro.fr/societes/2013/02/25/20005-20130225ARTFIG00296-la-taxe-sur-les-spiritueux-contestee.php.
Ceci pourrait s'avérer extrêmemnt lourd de conséquences pour les jus de fruits fermentés parmi lesquels figure le vin figure au premier plan.
Quelles pourraient être ces conséquences ? Voir la fiche : QPC : les conséquences éventuelles.
Il nous a paru utile, devant la menace, d'exprimer quelques arguments allant à l'encontre de ceux que développeront probablement "Ricard et Cie".
Voir la fiche : QPC : nos arguments.
Cela étant dit, nous ne pouvons cacher notre inquiétude car nous avons affaire à forte partie.
Qui sont ceux qui constituent cette partie adverse ?
Voir la fiche : QPC : quels sont nos adversaires ?.
Il nous semble, pour finir provisoirement, qu'une question reste posée : comment se fait-il que personne ne parle des rhums des DOM ?
La fiscalité qui leur est appliquée serait pourtant également très accrue.
Si personne n'a pensé à prévenir les antillais du risque que court leur économie, il va peut-être falloir que nous nous en chargions...
Ceci pourrait s'avérer extrêmemnt lourd de conséquences pour les jus de fruits fermentés parmi lesquels figure le vin figure au premier plan.
Quelles pourraient être ces conséquences ? Voir la fiche : QPC : les conséquences éventuelles.
Il nous a paru utile, devant la menace, d'exprimer quelques arguments allant à l'encontre de ceux que développeront probablement "Ricard et Cie".
Voir la fiche : QPC : nos arguments.
Cela étant dit, nous ne pouvons cacher notre inquiétude car nous avons affaire à forte partie.
Qui sont ceux qui constituent cette partie adverse ?
Voir la fiche : QPC : quels sont nos adversaires ?.
Il nous semble, pour finir provisoirement, qu'une question reste posée : comment se fait-il que personne ne parle des rhums des DOM ?
La fiscalité qui leur est appliquée serait pourtant également très accrue.
Si personne n'a pensé à prévenir les antillais du risque que court leur économie, il va peut-être falloir que nous nous en chargions...
lundi 25 février 2013
Barbier : la triche
Le 18/07/2008, Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l'Express consacrait un de ses "édito vidéo" à la triche dans le cyclisme : http://www.lexpress.fr/actualite/sport/cyclisme-l-enfer-du-dopage_532611.html.
Supplément (sans rapport avec le titre, juste pour que cet article ne soit pas trop court) :
Vendredi dernier, le même homme, comme chaque jour de semaine non férié et hors congés, livrait sur i>TELE son "Zap Info".
Le principe étant de faire répondre des personnalités en général politiques aux questions qu'il leur pose fictivement, et cela par le truchement d'extrait d'interview accordées le matin même par ces mêmes personnalités sur un certain nombre de médias radios ou télés.
Vendredi dernier donc, en toute fin de prestation, notre éditorialiste posait à Mr Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, la question suivante :
«Manuel Valls, dernier sujet, c'est une annonce importante, zéro degré d'alcool au volant, Mr le Ministre de l'Intérieur, vous soutiendrez cette mesure ?»
Quelques secondes passes et l'extrait n'arrive pas. Christophe Barbier reprend la parole :
«Ah ! On ne l'a pas ! Eh bien si, Manuel Valls est pour le zéro degré à l'alcool».
Et de conclure en haussant la voix :«Il a raison».(1)
Écouter la fin, à partir de 5''45" :
http://www.itele.fr/chroniques/zap-politique-christophe-barbier/le-zap-politique-43426.
.
Quel dommage que le fameux extrait n'ait pu être visionné !
On aurait pu ainsi se redre compte que les propos de Mr Valls sont beaucoup moins définitifs.
Et surtout qu'ils répondaient à une question, posée par Jean-Pierre Elkabbach, qui était nettement plus ciblée.
La voici : «Souhaitez vous une interdiction totale de l'alcool pour les 18-24 ans qui conduisent ?».
Écouter de 5'55" à 6'15" : http://www.dailymotion.com/video/xxoya4_valls-une-sanction-rapide-des-le-premier-delit_news?start=3#.USek1h0z2_Q.
.
Nous nous perdons un peu en conjectures sur les causes de ce regrettable dysfonctionnement, mais nous nous doutons un peu de qui peut s'en réjouir.
Après tout, si boire un verre de vin à table devient interdit avant de prendre le volant, une autre boisson prendra la place, non ?
C'est ce qu'on constate en observant l'évolution inverse des courbes de consommation depuis environ 60 ans... avec les conséquences qu'on connaît en terme de diabésité.
.
Cela dit, si nous déconseillons totalement, à l'instar du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, la consommation de sodas, nous pouvons néanmoins comprendre l'acquisition de certaines canettes, mais alors à fin uniquement décorative : Exemple.(2)
.
Remerciements aux deux vigilants grâce auxquels nous avons pu faire état de l'information à la base de ce supplément.
.
Nota Bene : on peut utilement, concernant le problème de fond, relire les arguments développés en décembre 2009 par MM
Roland COURTEAU et Philippe MARTIN, co-présidents de l'ANEV.
Et aussi notre article : "Cohérence routière ?".
.
Notes de bas de page :
1- En ce sens, Mr Barbier est en désaccord avec la position de la Ligue contre la violence routière.
2- Prendre garde de ne pas consommer le contenu des canettes au motif que la boisson serait "light" : une récente étude épidémiologique de l'INSERM publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition, montre qu'en terme de diabésité, leur effet est encore pire que celui des boissons sucrées. Du moins selon cet article : Click.
Le mieux est de ne pas ouvrir : ainsi, le liquide demeurant dans l'esthétique contenant présentera l'avantage de lester ce dernier.
Supplément (sans rapport avec le titre, juste pour que cet article ne soit pas trop court) :
Vendredi dernier, le même homme, comme chaque jour de semaine non férié et hors congés, livrait sur i>TELE son "Zap Info".
Le principe étant de faire répondre des personnalités en général politiques aux questions qu'il leur pose fictivement, et cela par le truchement d'extrait d'interview accordées le matin même par ces mêmes personnalités sur un certain nombre de médias radios ou télés.
Vendredi dernier donc, en toute fin de prestation, notre éditorialiste posait à Mr Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, la question suivante :
«Manuel Valls, dernier sujet, c'est une annonce importante, zéro degré d'alcool au volant, Mr le Ministre de l'Intérieur, vous soutiendrez cette mesure ?»
Quelques secondes passes et l'extrait n'arrive pas. Christophe Barbier reprend la parole :
«Ah ! On ne l'a pas ! Eh bien si, Manuel Valls est pour le zéro degré à l'alcool».
Et de conclure en haussant la voix :«Il a raison».(1)
Écouter la fin, à partir de 5''45" :
http://www.itele.fr/chroniques/zap-politique-christophe-barbier/le-zap-politique-43426.
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Quel dommage que le fameux extrait n'ait pu être visionné !
On aurait pu ainsi se redre compte que les propos de Mr Valls sont beaucoup moins définitifs.
Et surtout qu'ils répondaient à une question, posée par Jean-Pierre Elkabbach, qui était nettement plus ciblée.
La voici : «Souhaitez vous une interdiction totale de l'alcool pour les 18-24 ans qui conduisent ?».
Écouter de 5'55" à 6'15" : http://www.dailymotion.com/video/xxoya4_valls-une-sanction-rapide-des-le-premier-delit_news?start=3#.USek1h0z2_Q.
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Nous nous perdons un peu en conjectures sur les causes de ce regrettable dysfonctionnement, mais nous nous doutons un peu de qui peut s'en réjouir.
Après tout, si boire un verre de vin à table devient interdit avant de prendre le volant, une autre boisson prendra la place, non ?
C'est ce qu'on constate en observant l'évolution inverse des courbes de consommation depuis environ 60 ans... avec les conséquences qu'on connaît en terme de diabésité.
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Cela dit, si nous déconseillons totalement, à l'instar du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, la consommation de sodas, nous pouvons néanmoins comprendre l'acquisition de certaines canettes, mais alors à fin uniquement décorative : Exemple.(2)
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Remerciements aux deux vigilants grâce auxquels nous avons pu faire état de l'information à la base de ce supplément.
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Nota Bene : on peut utilement, concernant le problème de fond, relire les arguments développés en décembre 2009 par MM
Roland COURTEAU et Philippe MARTIN, co-présidents de l'ANEV.
Et aussi notre article : "Cohérence routière ?".
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Notes de bas de page :
1- En ce sens, Mr Barbier est en désaccord avec la position de la Ligue contre la violence routière.
2- Prendre garde de ne pas consommer le contenu des canettes au motif que la boisson serait "light" : une récente étude épidémiologique de l'INSERM publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition, montre qu'en terme de diabésité, leur effet est encore pire que celui des boissons sucrées. Du moins selon cet article : Click.
Le mieux est de ne pas ouvrir : ainsi, le liquide demeurant dans l'esthétique contenant présentera l'avantage de lester ce dernier.
lundi 18 février 2013
Bernadette
Les propos de Mme Bernadette Chirac dans le Figaro Du 14 février dernier, nous ont été signalés.
Ils méritent grandement que nous en faisions état : «Pour moi, le vin rouge en soi est un remède. Pour la tête et le corps.»
Tout parti-pris politique mis à part, nous nous disions bien que cette dame, compte tenu de son âge, faisait preuve d'une étonnante vitalité et surtout d'une lucidité sans faille.
C'était donc cela ! Elle avait un secret !
Et quel dommage qu'elle n'ait pu convaincre son illustre époux de s'en tenir à cet élixir de jouvence ! Click.
Au fait, qui sait si la charmante dame qui lui a succédé a mis en œuvre, et cela pour le plus grand bénéfice de l'homme qui partage ses jours, le conseil que nous lui avions prodigué ? Click.
Quant à l'hôte actuel de l'Elysée, nous souhaitons de tout cœur qu'il n'ait rien oublié de ce qui jadis lui fut à cet égard inculqué... Voir réponse à la première question : Click.
Nota Bene : à celui, peut-être choqué par la légèreté de cet article, qui nous a signalé une réunion discrète au cours de laquelle les couteaux se sont probablement aiguisé dans la perspective du projet d'ultra-fiscalisation du vin (et cela selon les desiderata de l'industrie vodka-cocacolonisante), nous demandons de ne pas s'inquiéter : de notre côté, nous aussi fourbissons nos armes !
Ils méritent grandement que nous en faisions état : «Pour moi, le vin rouge en soi est un remède. Pour la tête et le corps.»
Tout parti-pris politique mis à part, nous nous disions bien que cette dame, compte tenu de son âge, faisait preuve d'une étonnante vitalité et surtout d'une lucidité sans faille.
C'était donc cela ! Elle avait un secret !
Et quel dommage qu'elle n'ait pu convaincre son illustre époux de s'en tenir à cet élixir de jouvence ! Click.
Au fait, qui sait si la charmante dame qui lui a succédé a mis en œuvre, et cela pour le plus grand bénéfice de l'homme qui partage ses jours, le conseil que nous lui avions prodigué ? Click.
Quant à l'hôte actuel de l'Elysée, nous souhaitons de tout cœur qu'il n'ait rien oublié de ce qui jadis lui fut à cet égard inculqué... Voir réponse à la première question : Click.
Nota Bene : à celui, peut-être choqué par la légèreté de cet article, qui nous a signalé une réunion discrète au cours de laquelle les couteaux se sont probablement aiguisé dans la perspective du projet d'ultra-fiscalisation du vin (et cela selon les desiderata de l'industrie vodka-cocacolonisante), nous demandons de ne pas s'inquiéter : de notre côté, nous aussi fourbissons nos armes !
lundi 11 février 2013
Lincoln
Le dernier film de Steven Spielberg rencontre un franc-succès. Il s'agit de LINCOLN.
L'occasion pour nous de rappeler ce que disait Abraham Lincoln à propos de l'alcool : « It has long been recognized that the problems with alcohol relate not to the use of a bad thing, but to the abuse of a good thing. »
Traduction : « Il est reconnu depuis longtemps que les problèmes liés à l’alcool ne sont pas dus à l'usage d’une mauvaise chose, mais à l'abus d’une bonne chose. »
Nous avons trouvé cette citation au début du 2° paragraphe d'un intéressant article du Journal of the Americen College of Cardiology.
Cela dit, il est exact qu'en cas d'usage nocif, l'alcool peut tuer.
Mais combien de décès annuels peuvent réelllement lui être imputés ? 45 000 ? Vraiment ?
C'est le chiffre qu'on entend le plus souvent dans les médias, mais... voir notre dossier "45 000 ?".
L'occasion pour nous de rappeler ce que disait Abraham Lincoln à propos de l'alcool : « It has long been recognized that the problems with alcohol relate not to the use of a bad thing, but to the abuse of a good thing. »
Traduction : « Il est reconnu depuis longtemps que les problèmes liés à l’alcool ne sont pas dus à l'usage d’une mauvaise chose, mais à l'abus d’une bonne chose. »
Nous avons trouvé cette citation au début du 2° paragraphe d'un intéressant article du Journal of the Americen College of Cardiology.
Cela dit, il est exact qu'en cas d'usage nocif, l'alcool peut tuer.
Mais combien de décès annuels peuvent réelllement lui être imputés ? 45 000 ? Vraiment ?
C'est le chiffre qu'on entend le plus souvent dans les médias, mais... voir notre dossier "45 000 ?".
mercredi 6 février 2013
Premier signe avant-coureur
Voici un des premiers éléments de la manœuvre prohibitionniste qui va bientôt battre son plein.
Écoutez l'intervention de Mme la présidente de l''INCa sur France Info (1mn 26sec), et cela à plusieurs heures de grande écoute dans la journée du 7 février. Même type d'intervention nous a été signalé sur d'autres radios.
Entendez comment, sur la base de la problématique du cancer du poumon elle arrive à recommander de ne pas fumer (bien sûr) mais aussi de ne pas boire (du tout) : nous revenons au syndrome de la première goutte !
Et cela après avoir cité les cancers des voies aéro-digestives supérieures et de l’œsophage, qui ne sont liés à l'alcool qu'au travers de l'éthylo-tabagisme.
Et aussi du pancréas que l'étude citée n'indique comme lié ni au tabac, ni à l'alcool.
Évidemment, pas un mot sur les sodas, la malbouffe, le sur-poids, l'obésité(1)... même s'il s'agit là de facteurs générateurs beaucoup plus susceptibles que le tabac ou l'alcool de concerner les enfants.
Mais les enfants, quelle importance ?Ce simple signe avant-coureur montre bien qu'il ne sera pas fait de détail.
Il n'y aura pas de mesure, pas de pitié, pas de quartier : la bataille sera rude !
Ce ne serait pas pire s'il s'agissait d'une "commande" venant d'un niveau auquel rien ne peut-être refusé sous peine, éventuellement, de retour au statu quo ante, c'est à dire l'inexistence.
Rappelons ce qui s'est passé en 2009 : diabolisation pour préparer l'opinion et 10 jours après... proposition de sur-fiscalisation.
Peu importe les conséquences en terme de balance des paiements !En ce qui concerne notre association, nous nous battrons avec énergie et en mobilisant tous nos moyens.
Mais nous serons d'autant plus efficaces que ces derniers seront importants.
C'est pourquoi nous vous demandons de vous pencher avec attention sur nos rubriques "Faire un don" ou, mieux, "Adhérer".
Merci pour le vin(2) !
1- Par un concours de circonstances extraordinaire, le même jour où paraissait notre article "Sportive" qui traitait( entre autres choses) du différentiel de traitement concernant ces problèmes (ou fléaux), l'INCa publiait enfin une fiche-repère concernant le sur-poids et l'obésité. Nous y reviendrons.
2- Naturellement, ce dernier paragraphe ne concerne pas les adhérents actuellement à jour de leur cotisation.
Écoutez l'intervention de Mme la présidente de l''INCa sur France Info (1mn 26sec), et cela à plusieurs heures de grande écoute dans la journée du 7 février. Même type d'intervention nous a été signalé sur d'autres radios.
Entendez comment, sur la base de la problématique du cancer du poumon elle arrive à recommander de ne pas fumer (bien sûr) mais aussi de ne pas boire (du tout) : nous revenons au syndrome de la première goutte !
Et cela après avoir cité les cancers des voies aéro-digestives supérieures et de l’œsophage, qui ne sont liés à l'alcool qu'au travers de l'éthylo-tabagisme.
Et aussi du pancréas que l'étude citée n'indique comme lié ni au tabac, ni à l'alcool.
Évidemment, pas un mot sur les sodas, la malbouffe, le sur-poids, l'obésité(1)... même s'il s'agit là de facteurs générateurs beaucoup plus susceptibles que le tabac ou l'alcool de concerner les enfants.
Mais les enfants, quelle importance ?Ce simple signe avant-coureur montre bien qu'il ne sera pas fait de détail.
Il n'y aura pas de mesure, pas de pitié, pas de quartier : la bataille sera rude !
Ce ne serait pas pire s'il s'agissait d'une "commande" venant d'un niveau auquel rien ne peut-être refusé sous peine, éventuellement, de retour au statu quo ante, c'est à dire l'inexistence.
Rappelons ce qui s'est passé en 2009 : diabolisation pour préparer l'opinion et 10 jours après... proposition de sur-fiscalisation.
Peu importe les conséquences en terme de balance des paiements !En ce qui concerne notre association, nous nous battrons avec énergie et en mobilisant tous nos moyens.
Mais nous serons d'autant plus efficaces que ces derniers seront importants.
C'est pourquoi nous vous demandons de vous pencher avec attention sur nos rubriques "Faire un don" ou, mieux, "Adhérer".
Merci pour le vin(2) !
1- Par un concours de circonstances extraordinaire, le même jour où paraissait notre article "Sportive" qui traitait( entre autres choses) du différentiel de traitement concernant ces problèmes (ou fléaux), l'INCa publiait enfin une fiche-repère concernant le sur-poids et l'obésité. Nous y reviendrons.
2- Naturellement, ce dernier paragraphe ne concerne pas les adhérents actuellement à jour de leur cotisation.
lundi 4 février 2013
Laura met-elle ses pas dans ceux de Christelle ?
Grâce à un vigilant administrateur de notre association, nous étions informés moins de 5mm après que les faits se soient produits.
Vendredi dernier, dans le cadre de l'émission Télématin, Mme Laura Tenoudji, dite parfois "Laura du Web", présentait une expérience visant à créer un vaccin contre l'alcoolisme : http://telematin.france2.fr/?page=chronique&id_article=43702.
On peut constater dans l'annonce écrite de cette information (numérotée 1), qu'il est question d'alcool en général et non de vin en particulier.
Il en est ainsi de pratiquement tous les articles consacrés à ce sujet : Exemple.
Eh bien Mme Tenoudji, elle, a choisi de ne parler que de vin : écouter de la 30°seconde à la 70°.
Nous n'aurions pas prêté une attention trop importante à cet incident s'il ne s'agissait d'une émission en relation avec Mr William Leymergie et si nous ne nous étions souvenus que c'est dans ce type d'émissions que l'on avait souvent pu entendre les attaques de Mme Christelle Ballestrero contre le "divin breuvage".
Mr Leymergie lui-même avait attiré notre attention, ce qui avait été commenté d'une façon amusante sur le blog d'Hervé Lalau : CHRONIQUES VINEUSES.
Sans doute réagissons nous de manière quelque peu épidermique, mais il nous paraît utile de signaler tout signe qui pourrait paraître précurseur de la prochaine "vague scélérate".
Quant au fond du dossier, la voie choisie pour mettre au point un vaccin anti-alcoolisme, il faut dire que celle-ci nous laisse un peu perplexes et nous amène à poser un certain nombre de questions. L'une d'entre elles est portée en 2° note, tout en bas de notre article : Considérations para-théologiques concernant l'alcool.
Vendredi dernier, dans le cadre de l'émission Télématin, Mme Laura Tenoudji, dite parfois "Laura du Web", présentait une expérience visant à créer un vaccin contre l'alcoolisme : http://telematin.france2.fr/?page=chronique&id_article=43702.
On peut constater dans l'annonce écrite de cette information (numérotée 1), qu'il est question d'alcool en général et non de vin en particulier.
Il en est ainsi de pratiquement tous les articles consacrés à ce sujet : Exemple.
Eh bien Mme Tenoudji, elle, a choisi de ne parler que de vin : écouter de la 30°seconde à la 70°.
Nous n'aurions pas prêté une attention trop importante à cet incident s'il ne s'agissait d'une émission en relation avec Mr William Leymergie et si nous ne nous étions souvenus que c'est dans ce type d'émissions que l'on avait souvent pu entendre les attaques de Mme Christelle Ballestrero contre le "divin breuvage".
Mr Leymergie lui-même avait attiré notre attention, ce qui avait été commenté d'une façon amusante sur le blog d'Hervé Lalau : CHRONIQUES VINEUSES.
Sans doute réagissons nous de manière quelque peu épidermique, mais il nous paraît utile de signaler tout signe qui pourrait paraître précurseur de la prochaine "vague scélérate".
Quant au fond du dossier, la voie choisie pour mettre au point un vaccin anti-alcoolisme, il faut dire que celle-ci nous laisse un peu perplexes et nous amène à poser un certain nombre de questions. L'une d'entre elles est portée en 2° note, tout en bas de notre article : Considérations para-théologiques concernant l'alcool.
samedi 2 février 2013
Exportations : 2009 atypique
(Article du 09/12/11 "rafraîchi")
Les exportations de vin et spiritueux constituent à notre avis, devant même l'aéronautique, le premier poste en matière d'exportation pour notre pays.
Nous nous permettons de rappeler à ce sujet la lettre écrite par notre président en 2008, alors qu'il assumait la première responsabilité d'un syndicat viticole départemental, à Mr Jean-Pierre Bastian à la suite du rapport que ce dernier avait présenté devant le Conseil Économique et Social.
On prendra également avec intérêt connaissance de la réponse de ce dernier : lire le document.
En tout état de cause, chacun conviendra que, s'il existait une catégorie "activité exportatrice non délocalisable", la filière viticole en serait de très loin la première !
Si elles sont donc incontournables pour limiter un tant soit peu le déficit de la balance commerciale, la progression des exportations de vin a toujours revêtu un aspect relativement sinusoïdal comme en témoigne le tableau (en haut, à droite) présenté par la fédération qui représente ceux qui la mettent en oeuvre et cela sur la période des 30 dernières années.
Mais le cas de l'année 2009 est tout à fait particulier, cela saute aux yeux : on constate en effet un décrochement négatif atypique et particulièrement violent.
Un article du début 2010 montre bien l'ampleur des dégâts de cette annus horribilis :
Mais la raison avancée (la complexité de l'offre) n'est sans doute pas la bonne puisque l'année suivante la situation se rétablissait et même au delà : voir dépêche AFP.
Ce rétablissement se poursuivait en 2011 : article France Agricole.
Et selon les chiffres dont nous disposons aujourd'hui, un nouveau record a été atteint en 2012.
Or le problème de la complexité ne s'est guère réglé entre-temps...
Alors quelle est l'explication ?
A notre avis elle est à chercher du côté de la fameuse conférence de presse du 17/02/09 au cours de laquelle une certaine salariée de l'INRA prononçait sa célèbre phrase assassine : «toute consommation quotidienne de vin est déconseillée».
Et cela en présence et avec l'accord implicite de Mr Houssin, alors Directeur Général de la Santé, lequel avait sentencieusement déclaré auparavant qu'il n'existait «pas de dose protectrice».
¨Peut-on dire que ceci a eu un effet sur les exportations ?
Nous le croyons pour plusieurs raisons et notamment parce que cela correspond à l'analyse qu'avait rendu publique à l'époque, et cela au travers d'un communiqué, la commission Vins et Spiritueux des Conseillers du commerce extérieur de la France, présidée par Mr James de Roany.
En tout cas il est clair qu'une concomitance a eu lieu entre les 2 évènements évoqués, la manœuvre scélérate à but fiscal d'une part et d'autre part l'annus horribilis des exportations viticoles avec ses considérables conséquences pour l'économie française dans son ensemble et donc pour le budget de l'Etat déjà notoirement affecté à l'époque par l'achat de 94 millions de doses de vaccin contre le virus H1N1, lesquels furent détruits par la suite, le coût total de l'opération s'approchant des 450 millions d'euros !
Beaucoup de masques en papier avait été également commandés et tous n'ont pas été utilisés avant leur date de péremption...
Rappelons que Mr Houssin était à l'épque le DILGA, c'est à dire le Délégué Interministériel à la Lutte contre la Grippe Aviaire. Le CHER homme !
On ne se rend pas compte du temps que cela prend de monter des opérations de stigmatisation du vin ! Et la grippe-aux-oiseaux par dessus le marché avec ce que ça représente de négociations avec les laboratoires pharmaceutiques, etc...
Et en plus certains auraient voulu qu'il consacre quelques instants à se poser des questions au sujet Médiator !
Heureusement, depuis, il a reçu de l'"avancement": voir notre article "Que sont-ils devenus ?".
Nota Bene : Qui aurait envie de prendre ses vacances dans un pays qui diabolise ses produits-phares ?
L'année 2009 fut aussi une année noire concernant la venue de touristes étrangers en France : voir 1° tableau.
Les exportations de vin et spiritueux constituent à notre avis, devant même l'aéronautique, le premier poste en matière d'exportation pour notre pays.
Nous nous permettons de rappeler à ce sujet la lettre écrite par notre président en 2008, alors qu'il assumait la première responsabilité d'un syndicat viticole départemental, à Mr Jean-Pierre Bastian à la suite du rapport que ce dernier avait présenté devant le Conseil Économique et Social.
On prendra également avec intérêt connaissance de la réponse de ce dernier : lire le document.
En tout état de cause, chacun conviendra que, s'il existait une catégorie "activité exportatrice non délocalisable", la filière viticole en serait de très loin la première !
Si elles sont donc incontournables pour limiter un tant soit peu le déficit de la balance commerciale, la progression des exportations de vin a toujours revêtu un aspect relativement sinusoïdal comme en témoigne le tableau (en haut, à droite) présenté par la fédération qui représente ceux qui la mettent en oeuvre et cela sur la période des 30 dernières années.
Mais le cas de l'année 2009 est tout à fait particulier, cela saute aux yeux : on constate en effet un décrochement négatif atypique et particulièrement violent.
Un article du début 2010 montre bien l'ampleur des dégâts de cette annus horribilis :
Mais la raison avancée (la complexité de l'offre) n'est sans doute pas la bonne puisque l'année suivante la situation se rétablissait et même au delà : voir dépêche AFP.
Ce rétablissement se poursuivait en 2011 : article France Agricole.
Et selon les chiffres dont nous disposons aujourd'hui, un nouveau record a été atteint en 2012.
Or le problème de la complexité ne s'est guère réglé entre-temps...
Alors quelle est l'explication ?
A notre avis elle est à chercher du côté de la fameuse conférence de presse du 17/02/09 au cours de laquelle une certaine salariée de l'INRA prononçait sa célèbre phrase assassine : «toute consommation quotidienne de vin est déconseillée».
Et cela en présence et avec l'accord implicite de Mr Houssin, alors Directeur Général de la Santé, lequel avait sentencieusement déclaré auparavant qu'il n'existait «pas de dose protectrice».
¨Peut-on dire que ceci a eu un effet sur les exportations ?
Nous le croyons pour plusieurs raisons et notamment parce que cela correspond à l'analyse qu'avait rendu publique à l'époque, et cela au travers d'un communiqué, la commission Vins et Spiritueux des Conseillers du commerce extérieur de la France, présidée par Mr James de Roany.
En tout cas il est clair qu'une concomitance a eu lieu entre les 2 évènements évoqués, la manœuvre scélérate à but fiscal d'une part et d'autre part l'annus horribilis des exportations viticoles avec ses considérables conséquences pour l'économie française dans son ensemble et donc pour le budget de l'Etat déjà notoirement affecté à l'époque par l'achat de 94 millions de doses de vaccin contre le virus H1N1, lesquels furent détruits par la suite, le coût total de l'opération s'approchant des 450 millions d'euros !
Beaucoup de masques en papier avait été également commandés et tous n'ont pas été utilisés avant leur date de péremption...
Rappelons que Mr Houssin était à l'épque le DILGA, c'est à dire le Délégué Interministériel à la Lutte contre la Grippe Aviaire. Le CHER homme !
On ne se rend pas compte du temps que cela prend de monter des opérations de stigmatisation du vin ! Et la grippe-aux-oiseaux par dessus le marché avec ce que ça représente de négociations avec les laboratoires pharmaceutiques, etc...
Et en plus certains auraient voulu qu'il consacre quelques instants à se poser des questions au sujet Médiator !
Heureusement, depuis, il a reçu de l'"avancement": voir notre article "Que sont-ils devenus ?".
Nota Bene : Qui aurait envie de prendre ses vacances dans un pays qui diabolise ses produits-phares ?
L'année 2009 fut aussi une année noire concernant la venue de touristes étrangers en France : voir 1° tableau.
lundi 28 janvier 2013
Sportive !
Pour la première fois depuis presque 2 ans, une annonce d'article mentionnant l'alcool ou les boissons alcoolisées paraissait le 10 janvier dernier dans la rubrique actualité (page d'accueil, colonne de gauche) sur la partie "réseau NACRe" du site de l'Institut National de la Recherche Agronomique : http://www.inra.fr/nacre.
La présentation donne l'impression qu'un information nouvelle est digne d'être portée à l'attention du public, pourtant il s'agit d'une monographie datant de 2010 : http://monographs.iarc.fr/ENG/Monographs/vol100E/mono100E-11.pdf.
Rappelons que la coordinatrice du réseau NACRe est Mme Paule Latino-Martel, figure centrale de l'agression de février 2009 (relire "l'affaire de la brochure").
Nous avons récemment "rafraîchi" un article qui lui avait en partie été consacré en 2009 : LIRE.
Il nous paraît symbolique que cette publication n'ait suivi que de quelques jours celle que nous avions intitulée «Fin de la trêve : retour au front» !
Les couteaux des sicaires semblent en cours d'aiguisement, les armes dialectiques de fourbissement, les mercenaires de recrutement, peut-être même les premiers acomptes sont-ils en phase de paiement : l'année 2013 pourrait bien s'avérer pour le moins... SPORTIVE !
Il semblerait que le prochain Plan Cancer (le 3°, 2014-2018), soit «axé sur la lutte contre les inégalités face à la maladie, mais sans préciser son financement», si l'on en croit cet article.
La tentation risque d'être grande d'utiliser à cette fin une méthode à la fois rentable et peu coûteuse. La voici :
- augmentation extrêmement significative de la fiscalité sur le vin
→ diminution linéaire de la consommation affectant proportionnellement d'avantage les catégories sociales les plus aisées (voir notre article du 21/01/2013).
→ évolution accélérée depuis le système "bienbouffe" (vecteur liquide: vin) vers le système "malbouffe" (vecteur liquide : soda), surtout dans les catégories sociales ou les secteurs géographiques actuellement les moins concernées.
→ augmentation des taux de surpoids et d'obésité dans ces mêmes périmètres.
→ augmentation de l'incidence des cancers dans les catégories sociales ou les secteurs géographiques jusque là relativement préservés.
→ atténuation des inégalités face au cancer.
→ Objectif atteint !
C'est le principe de «l'égalitarisation par généralisation»...
Bien sûr, il ne faudra pas oublier de démontrer en parallèle que l'augmentation globale est due à de multiples facteurs inévitables(1), à la fatalité en quelque sorte, mais du moins nul ne pourra nier que si le phénomène s'intensifie, c'est de de manière nettement plus uniforme et ce sera le succès assuré !
Et ce succès permettra évidemment de demander un maintien de budget, voire de réclamer une augmentation : objectif à atteindre.
Pendant ce temps (heureusement), hors de France (évidemment), les études concernant le mécanisme par lequel le surpoids et l'obésité génèrent les cancers sont chaque jour plus abouties.
En voici une toute récente qui nous a été signalée par une de nos références privilégiée, compétence au parcours universitaire exemplaire(2) :
Cytokines, obesity, and cancer: new insights on mechanisms linking obesity to cancer risk and progression (abstract).
Avec ce commentaire à notre intention :
«Il s'agit de l'élévation de la production de cytokines par le tissu adipeux qui crée une réaction inflammatoire chronique favorisant la cancérogénèse.
Vous avez donc totalement raison de souligner les effets pervers de la malbouffe, la conclusion de cet article est d'ailleurs sans appel: "l'épidémie actuelle d'obésité laisse présager une élévation significative de l'incidence de la maladie cancéreuse, de sa morbidité et de sa mortalité dans les années à venir".»
Cela étant dit, ayant choisi de révéler ce type d'études en général soigneusement cachées à l'ensemble des français, il va falloir que les administrateurs de notre association s'arment pour faire face à une avalanche de critiques meurtrières sur le thème : «Vous portez atteinte au principe d'égalité devant le cancer en entravant la réduction d'une catégorie avantagée, celle formée par les privilégiés qui ont la chance d'être informés» !
Bien sûr, nous pourrions répondre : «Mais alors diffusez les vous même ces informations, et au plus grand nombre. Ainsi vous pourrez contribuer à établir l'égalité "par le haut" !»
Nous ne le ferons pas car nous connaissons par avance la piteuse réponse :
«Les vrais boss, ils veulent pas...»
1- Quand on est capable de soutenir que si le volume annuel de vin consommé et le nombre annuel de cancers apparus évoluent en sens inverse c'est parce que le vin provoque le cancer, on peut tout expliquer.
2- Le lecteur comprendra que nous ne citions pas, notamment lorsqu'ils occupent d'éminentes fonctions, tous ceux qui participent à la résistance envers l'impérialisme malbouffisant : le système répressif mis en place par la cocacollabosphère peut se révéler d'une redoutable efficacité à leur égard !
La présentation donne l'impression qu'un information nouvelle est digne d'être portée à l'attention du public, pourtant il s'agit d'une monographie datant de 2010 : http://monographs.iarc.fr/ENG/Monographs/vol100E/mono100E-11.pdf.
Rappelons que la coordinatrice du réseau NACRe est Mme Paule Latino-Martel, figure centrale de l'agression de février 2009 (relire "l'affaire de la brochure").
Nous avons récemment "rafraîchi" un article qui lui avait en partie été consacré en 2009 : LIRE.
Il nous paraît symbolique que cette publication n'ait suivi que de quelques jours celle que nous avions intitulée «Fin de la trêve : retour au front» !
Les couteaux des sicaires semblent en cours d'aiguisement, les armes dialectiques de fourbissement, les mercenaires de recrutement, peut-être même les premiers acomptes sont-ils en phase de paiement : l'année 2013 pourrait bien s'avérer pour le moins... SPORTIVE !
Il semblerait que le prochain Plan Cancer (le 3°, 2014-2018), soit «axé sur la lutte contre les inégalités face à la maladie, mais sans préciser son financement», si l'on en croit cet article.
La tentation risque d'être grande d'utiliser à cette fin une méthode à la fois rentable et peu coûteuse. La voici :
- augmentation extrêmement significative de la fiscalité sur le vin
→ diminution linéaire de la consommation affectant proportionnellement d'avantage les catégories sociales les plus aisées (voir notre article du 21/01/2013).
→ évolution accélérée depuis le système "bienbouffe" (vecteur liquide: vin) vers le système "malbouffe" (vecteur liquide : soda), surtout dans les catégories sociales ou les secteurs géographiques actuellement les moins concernées.
→ augmentation des taux de surpoids et d'obésité dans ces mêmes périmètres.
→ augmentation de l'incidence des cancers dans les catégories sociales ou les secteurs géographiques jusque là relativement préservés.
→ atténuation des inégalités face au cancer.
→ Objectif atteint !
C'est le principe de «l'égalitarisation par généralisation»...
Bien sûr, il ne faudra pas oublier de démontrer en parallèle que l'augmentation globale est due à de multiples facteurs inévitables(1), à la fatalité en quelque sorte, mais du moins nul ne pourra nier que si le phénomène s'intensifie, c'est de de manière nettement plus uniforme et ce sera le succès assuré !
Et ce succès permettra évidemment de demander un maintien de budget, voire de réclamer une augmentation : objectif à atteindre.
Pendant ce temps (heureusement), hors de France (évidemment), les études concernant le mécanisme par lequel le surpoids et l'obésité génèrent les cancers sont chaque jour plus abouties.
En voici une toute récente qui nous a été signalée par une de nos références privilégiée, compétence au parcours universitaire exemplaire(2) :
Cytokines, obesity, and cancer: new insights on mechanisms linking obesity to cancer risk and progression (abstract).
Avec ce commentaire à notre intention :
«Il s'agit de l'élévation de la production de cytokines par le tissu adipeux qui crée une réaction inflammatoire chronique favorisant la cancérogénèse.
Vous avez donc totalement raison de souligner les effets pervers de la malbouffe, la conclusion de cet article est d'ailleurs sans appel: "l'épidémie actuelle d'obésité laisse présager une élévation significative de l'incidence de la maladie cancéreuse, de sa morbidité et de sa mortalité dans les années à venir".»
Cela étant dit, ayant choisi de révéler ce type d'études en général soigneusement cachées à l'ensemble des français, il va falloir que les administrateurs de notre association s'arment pour faire face à une avalanche de critiques meurtrières sur le thème : «Vous portez atteinte au principe d'égalité devant le cancer en entravant la réduction d'une catégorie avantagée, celle formée par les privilégiés qui ont la chance d'être informés» !
Bien sûr, nous pourrions répondre : «Mais alors diffusez les vous même ces informations, et au plus grand nombre. Ainsi vous pourrez contribuer à établir l'égalité "par le haut" !»
Nous ne le ferons pas car nous connaissons par avance la piteuse réponse :
«Les vrais boss, ils veulent pas...»
1- Quand on est capable de soutenir que si le volume annuel de vin consommé et le nombre annuel de cancers apparus évoluent en sens inverse c'est parce que le vin provoque le cancer, on peut tout expliquer.
2- Le lecteur comprendra que nous ne citions pas, notamment lorsqu'ils occupent d'éminentes fonctions, tous ceux qui participent à la résistance envers l'impérialisme malbouffisant : le système répressif mis en place par la cocacollabosphère peut se révéler d'une redoutable efficacité à leur égard !
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