À la lecture de notre article précédent, le lecteur critique est en droit de nous faire observer : «vous sembler tirer une nouvelle sonnette d'alarme alors qu'en réalité il n'existe aucun motif d'inquiétude avéré».
Aucun motif d'inquiétude avéré ?
Bien sûr que si !
La semaine dernière, une campagne était lancée par une association qui s'intitule "40 millions d'automobilistes" (laquelle ne comporte évidemment pas 40 millions d'adhérents).
Le thème de cette campagne était bien résumé par un autocollant vendu à la modique somme de 2€ et dont voici ci-contre la reproduction.
Immédiatement, une partie des médias clamait que cette association proposait «d"abaisser le taux d'alcoolémie à 0,2 grammes par litre de sang» :
Tout récemment, M. Pierrre Chasseray, délégué général de cette structure, tenait à préciser : «Je n’ai jamais plaidé pour un taux d’alcoolémie de zéro. J’ai cherché dans tout le dossier de presse, il n’est dit nulle part que l’association est favorable au taux zéro. Par ailleurs, je me suis souvent exprimé dans les médias pour dire que le taux zéro ne voulait rien dire : le corps humain sécrète naturellement de l’alcool. »
http://www.lavigne-mag.fr/actualites/prevention-le-zero-alcool-au-volant-fait-du-bruit-110116.html#8mKPXh1CvYvO3jUz.99
Déjà, on peut relever une contradiction entre ces propos et la teneur de ceux que comporte l'autocollant.
Et puis... on peut aussi subodorer une astuce diplomatique basée sur une certaine ambiguïté.
En effet, ce dont il pourrait être question au cours du Conseil National de la Sécurité Routière qui se tient vendredi n'est pas de ramener la limite légale à 0 mais bien à 0,20.
Une mesure déjà en application depuis le 1° juillet dernier pour les conducteurs en période probatoire et cela à titre expérimental.
Avec les premiers résultats que l'on connaît : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/bien-sur-que-non/.
D'autre part, on voit bien que sur son site, en dessous du pavé indiquant «je commande l'autocollant» l'association de M. Chasseray fait état d'un sondage fort opportunément réalisé quelques jours auparavant de la manière suivante : «63% des français sont pour l'abaissement du taux légal d"alcoolémie».
Voir : http://www.jesuisunheros-jerouleazero.com/.
Mais quel est la motivation derrière cette manœuvre ?
Il faut savoir que les membres siégeant au comité d'experts du CNSR n'ont jamais été demandeur de l'abaissement du taux légal d'alcoolémie, y compris pour les conducteurs titulaires d'un permis en période probatoire.
Voir dernier chapitre : http://www.lemonde.fr/securite-routiere/article/2015/01/26/securite-routiere-des-mesures-tous-azimuts_4563895_1655513.html.
Ils ne jugeaient pas cette disposition comme potentiellement efficace et les premiers résultats de l'expérimentation en cours les confortera dans cette opinion.
Par contre, ils s'étaient tous accordés pour réclamer une réduction de la vitesse maximum comme l'indique cet extrait d'article :
«Ils estiment en effet que le gouvernement a commis une grave erreur en refusant d’abaisser de 90 km/h à 80 km/h la vitesse sur les routes à double sens dépourvues de séparateur médian, où 2 000 personnes sont tuées chaque année. Cette mesure aurait permis de sauver de 350 à 400 vies par an, au moment où la mortalité repart à la hausse, après une baisse continue de douze ans. Le 16 juin 2014, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avait rejeté toute généralisation de cette disposition, que l’association 40 Millions d’automobilistes juge impopulaire. Il lui avait préféré une "expérimentation sur des segments très accidentogènes", qui n’a pas encore démarré, un an plus tard.».
Article complet : http://www.lemonde.fr/securite-routiere/article/2015/05/10/securite-routiere-la-limitation-de-la-vitesse-a-80-km-h-experimentee-des-cet-ete_4630723_1655513.html#pUL4H8vvKWZ3VO7d.99.
Au bout du compte, parce qu'il fallait faire quelque chose, on a eu l'inefficace mesure expérimentale de réduction de l'alcoolémie pour les jeunes conducteurs.
Article lié : http://www.lemonde.fr/securite-routiere/article/2015/03/17/deux-experts-demissionnent-du-conseil-national-de-la-securite-routiere-qu-ils-jugent-en-perdition_4594947_1655513.html.
Comme on vient de le voir, l'association 40 millions d'automobilistes est particulièrement mobilisée contre le projet d'abaissement de toute limitation de vitesse.
D'ailleurs, juste avant sa campagne "héros-zéro" elle avait lancé une pétition concernant cette perspective : http://www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com/.
Ne peut-on penser qu'il s'agit en l'occurrence d'utiliser la thématique de la réduction du taux d'alcoolémie comme un leurre pour détourner les esprits de la véritable proposition des experts ?
Et de donner "du grain à moudre" au CNSR afin que celui-ci ait quand même, à l'issue de sa prochaine séance plénière, une mesure réductrice et gratuite à présenter à l'opinion ?
En camouflant le fait que si l'alcool, effectivement, peut être cause d'accidents mortels, c'est dans la quasi-totalité des cas lorsque le conducteur présente un taux d'alcoolémie très largement supérieur aux limites déjà existantes...
Et que le Royaume Uni, beaucoup moins sévère en matière de taux d'alcoolémie tolérée (page 3) connaît un nombre de tués sur la route par millions d'habitants 2,5 fois moins élevé que la France : http://www.ireb.com/sites/default/files/focus/Focus%20n7.pdf !
(À suivre)
Petit supplément
On peut voir ici M. Chasseray en décembre 2014 combattre les radars "double-face" en utilisant le même principe d'argumentation :
Question : est-il bien élégant, pour se sortir d'affaire, de "faire porter le chapeau aux lampistes" ?
Affichage des articles dont le libellé est C 15. Afficher tous les articles
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mercredi 30 septembre 2015
mardi 29 septembre 2015
Bien sûr que non !
Si une mesure a été prise à l'égard d'une partie d'une population considérée comme particulièrement sensible et cela à titre expérimental.
Si ladite mesure s'avère très rapidement inefficace pour ne pas dire contre-productive. Doit-on la généraliser à l'ensemble de ladite population ?
«Bien sûr que non» répondra sans nul doute toute personne sensée à laquelle cette question aura été posée !
Vendredi prochain, 2 Octobre, le Conseil National de la Sécurité Routière sera réuni en séance plénière.
La fois précédente, c'était le 11 mai dernier, réunion à la suite de laquelle, concernant les conducteurs novices, la limite d’alcool autorisée au volant est passé de 0,5 g/l à 0,2 g/l d’alcool dans le sang, et cela à compter du 1º juillet dernier : http://www.securite-routiere.gouv.fr/medias/espace-presse/publications-presse/a-partir-du-1er-juillet-2015-les-conducteurs-novices-ne-peuvent-plus-boire-d-alcool-avant-de-conduire.
Au motif notamment que «les conducteurs novices sont impliqués dans ¼ des accidents mortels sur la route».
Donc, récapitulons, pendant les 6 premiers mois de l'année en cours, cette mesure ne s'appliquait pas à l'inverse de ce qui s'est produit les 2 mois suivants, soit juillet et août.
Eh bien on constate qu'en juillet le nombre de tués sur la route a augmenté de 19, 2% par rapport à juillet 2014, soit 58 morts de plus : http://www.preventionroutiere.asso.fr/Fil-d-information/Aout-2015/Juillet-2015-hausse-inquietante-du-nombre-de-tues/(redirect)/0.
Et en août, encore 9, 5%, soit 29 personnes de plus qu'en 2014 : http://www.preventionroutiere.asso.fr/Fil-d-information/Septembre-2015/Aout-2015-encore-une-hausse-du-nombre-de-tues-sur-les-routes.
Soit une hausse totale de 87 tués.
Soit 88% du total depuis le début de l'année !
Les mois de juillet et d'août, ceux pendant lesquels la mesure s'appliquait, ont donc été, en terme d'augmentation du nombre de tués, en moyenne 22 fois plus alarmants que les 6 permis mois de l'année, ceux pendant lesquels elle ne s'appliquait pas !
(À suivre)
Articles liés
"Le bouc émissaire habituel"
"Barbier, la triche"
Arguments toujours valables
Ceux des parlementaires amis du vin : http://www.vitisphere.com/blogs/media/blogs/blog//PJ1_LI12_Taux_alcoolemie.pdf.
Si ladite mesure s'avère très rapidement inefficace pour ne pas dire contre-productive. Doit-on la généraliser à l'ensemble de ladite population ?
«Bien sûr que non» répondra sans nul doute toute personne sensée à laquelle cette question aura été posée !
Vendredi prochain, 2 Octobre, le Conseil National de la Sécurité Routière sera réuni en séance plénière.
La fois précédente, c'était le 11 mai dernier, réunion à la suite de laquelle, concernant les conducteurs novices, la limite d’alcool autorisée au volant est passé de 0,5 g/l à 0,2 g/l d’alcool dans le sang, et cela à compter du 1º juillet dernier : http://www.securite-routiere.gouv.fr/medias/espace-presse/publications-presse/a-partir-du-1er-juillet-2015-les-conducteurs-novices-ne-peuvent-plus-boire-d-alcool-avant-de-conduire.
Au motif notamment que «les conducteurs novices sont impliqués dans ¼ des accidents mortels sur la route».
Donc, récapitulons, pendant les 6 premiers mois de l'année en cours, cette mesure ne s'appliquait pas à l'inverse de ce qui s'est produit les 2 mois suivants, soit juillet et août.
Eh bien on constate qu'en juillet le nombre de tués sur la route a augmenté de 19, 2% par rapport à juillet 2014, soit 58 morts de plus : http://www.preventionroutiere.asso.fr/Fil-d-information/Aout-2015/Juillet-2015-hausse-inquietante-du-nombre-de-tues/(redirect)/0.
Et en août, encore 9, 5%, soit 29 personnes de plus qu'en 2014 : http://www.preventionroutiere.asso.fr/Fil-d-information/Septembre-2015/Aout-2015-encore-une-hausse-du-nombre-de-tues-sur-les-routes.
Soit une hausse totale de 87 tués.
Soit 88% du total depuis le début de l'année !
Les mois de juillet et d'août, ceux pendant lesquels la mesure s'appliquait, ont donc été, en terme d'augmentation du nombre de tués, en moyenne 22 fois plus alarmants que les 6 permis mois de l'année, ceux pendant lesquels elle ne s'appliquait pas !
(À suivre)
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Arguments toujours valables
Ceux des parlementaires amis du vin : http://www.vitisphere.com/blogs/media/blogs/blog//PJ1_LI12_Taux_alcoolemie.pdf.
lundi 21 septembre 2015
Magie et historiens
Il existe vraiment une magie du vin !
Une magie unificatrice...
La semaine dernière, les sénateurs ont voté par 287 voix contre 33 (87,5%, pas d'abstention) pour l'introduction dans la loi de la clarification tant espérée de la loi Évin.
À l'heure où, dans notre pays, de graves fractures apparaissent parfois, existe-t-il beaucoup d'autres thèmes qui réunissent autant les français ?
En l'occurrence, on ne peut pas contester que les sénateurs ont su traduire une opinion populaire aussi authentiquement partagée !
Pratiquement à l'identique puisque pour 87% des français le vin est symbole d'authenticité et de partage : http://www.vinetsociete.fr/les-francais-et-le-vin-barometre-ifop.
Et, lors du débat, les propos des sages du Palais du Luxembourg montraient qu'ils avaient en partage une authentique sincérité.
Sincérité peut-être beaucoup moins manifeste en ce qui concerne Mme la ministre de la Santé.
Pourquoi ce doute ?
Lorsque M. Courteau, infatigable défenseur du vin dit, en concluant son intervention de présentation de l'amendement «cet amendement est identique, à la virgule près, à celui qui avait été présenté par le Gouvernement lors de la discussion de la loi Macron», il a tout à fait raison.
La preuve, voici le texte soumis et les débats consécutifs : http://www.senat.fr/seances/s201509/s20150915/s20150915008.html.
Autre historique combattant, M. Gérard César précisera ensuite : «un amendement à ce même texte, présenté par le Gouvernement, a ensuite été adopté par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture. C’est le dispositif de ce dernier amendement que nous proposons d’adopter aujourd’hui dans le cadre du projet de loi santé...».
Le même amendement, vraiment ?
Présenté par le Gouvernement, vraiment ?
Tout à fait. La preuve : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2866/AN/1195.asp.
D'ailleurs, Mme Catherine Deroche, corapporteur de la Commission des Affaires sociales a pris bien soin de préciser que cette disposition «fait bien référence au code de la santé publique puisqu’elle tend à rajouter, après l’article L. 3323-3 de ce code, un article L. 3323-3-1 rédigé conformément à la volonté du Gouvernement, exprimée lors de l’examen de la loi Macron».
Après avoir rappelé, s'agissant de ce même texte, que «en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, le Gouvernement a, à son tour, fait adopter un amendement légèrement différent, dont la rédaction lui semblait meilleure. Le Sénat a ensuite adopté cette disposition en nouvelle lecture, mais le Conseil constitutionnel l’a finalement censurée.»
Alors ?
Alors on reste un peu perplexe quand par la suite on assiste à cet échange, toujours à propos du même texte :
M. Gérard César. «C’est le Gouvernement qui l’a introduit !»
Mme Marisol Touraine, ministre. «Non ! Ce sont les parlementaires !»
Mme Touraine aurait-elle subi une défaillance de mémoire ?
Dans ce cas, nous ne pourrions que lui conseiller la lecture de cette récente étude démontrant l'intérêt en la matière du resvératrol (célèbre polyphénol contenu dans le vin) : http://www.sciencedaily.com/releases/2015/02/150204184230.htm.
De quoi ré-ensoleiller son alimentation quotidienne, n'est-ce pas ?
En tout état de cause, nous sommes amenés à poser une question à tous les historiens qui peuvent avoir connaissance des faits que nous venons d'évoquer : a-t-on déjà vu dans l'histoire un ou une ministre d'un gouvernement s'opposer au nom du gouvernement à un texte élaboré... par ce même gouvernement ?
Une magie unificatrice...
La semaine dernière, les sénateurs ont voté par 287 voix contre 33 (87,5%, pas d'abstention) pour l'introduction dans la loi de la clarification tant espérée de la loi Évin.
À l'heure où, dans notre pays, de graves fractures apparaissent parfois, existe-t-il beaucoup d'autres thèmes qui réunissent autant les français ?
En l'occurrence, on ne peut pas contester que les sénateurs ont su traduire une opinion populaire aussi authentiquement partagée !
Pratiquement à l'identique puisque pour 87% des français le vin est symbole d'authenticité et de partage : http://www.vinetsociete.fr/les-francais-et-le-vin-barometre-ifop.
Et, lors du débat, les propos des sages du Palais du Luxembourg montraient qu'ils avaient en partage une authentique sincérité.
Sincérité peut-être beaucoup moins manifeste en ce qui concerne Mme la ministre de la Santé.
Pourquoi ce doute ?
Lorsque M. Courteau, infatigable défenseur du vin dit, en concluant son intervention de présentation de l'amendement «cet amendement est identique, à la virgule près, à celui qui avait été présenté par le Gouvernement lors de la discussion de la loi Macron», il a tout à fait raison.
La preuve, voici le texte soumis et les débats consécutifs : http://www.senat.fr/seances/s201509/s20150915/s20150915008.html.
Autre historique combattant, M. Gérard César précisera ensuite : «un amendement à ce même texte, présenté par le Gouvernement, a ensuite été adopté par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture. C’est le dispositif de ce dernier amendement que nous proposons d’adopter aujourd’hui dans le cadre du projet de loi santé...».
Le même amendement, vraiment ?
Présenté par le Gouvernement, vraiment ?
Tout à fait. La preuve : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2866/AN/1195.asp.
D'ailleurs, Mme Catherine Deroche, corapporteur de la Commission des Affaires sociales a pris bien soin de préciser que cette disposition «fait bien référence au code de la santé publique puisqu’elle tend à rajouter, après l’article L. 3323-3 de ce code, un article L. 3323-3-1 rédigé conformément à la volonté du Gouvernement, exprimée lors de l’examen de la loi Macron».
Après avoir rappelé, s'agissant de ce même texte, que «en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, le Gouvernement a, à son tour, fait adopter un amendement légèrement différent, dont la rédaction lui semblait meilleure. Le Sénat a ensuite adopté cette disposition en nouvelle lecture, mais le Conseil constitutionnel l’a finalement censurée.»
Alors ?
Alors on reste un peu perplexe quand par la suite on assiste à cet échange, toujours à propos du même texte :
M. Gérard César. «C’est le Gouvernement qui l’a introduit !»
Mme Marisol Touraine, ministre. «Non ! Ce sont les parlementaires !»
Mme Touraine aurait-elle subi une défaillance de mémoire ?
Dans ce cas, nous ne pourrions que lui conseiller la lecture de cette récente étude démontrant l'intérêt en la matière du resvératrol (célèbre polyphénol contenu dans le vin) : http://www.sciencedaily.com/releases/2015/02/150204184230.htm.
De quoi ré-ensoleiller son alimentation quotidienne, n'est-ce pas ?
En tout état de cause, nous sommes amenés à poser une question à tous les historiens qui peuvent avoir connaissance des faits que nous venons d'évoquer : a-t-on déjà vu dans l'histoire un ou une ministre d'un gouvernement s'opposer au nom du gouvernement à un texte élaboré... par ce même gouvernement ?
lundi 14 septembre 2015
À saluer bien bas !
C'était il y a 3 jours et cette initiative est à saluer bien bas.
Tout est dit et bien dit sur le blog du député Gilles Savary, un véritable ami du vin :
http://www.gilles-savary.fr/2015/09/11/cp-plus-de-60-parlementaires-ps-et-prg-appellent-le-president-de-la-republique-a-reintroduire-un-amendement-de-clarification-de-la-publicite-oenotouristique-a-la-suite-de-la-decision-du-conseil-cons/.
.
.
Ainsi que sur le document auquel le texte intoduit : http://www.gilles-savary.fr/files/2015/09/2015.09.11-Appel-au-PR-Clarification-Publicit%C3%A9-Oenotourisme-Post-d%C3%A9cision-CC1.pdf.
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Tout est dit et bien dit sur le blog du député Gilles Savary, un véritable ami du vin :
http://www.gilles-savary.fr/2015/09/11/cp-plus-de-60-parlementaires-ps-et-prg-appellent-le-president-de-la-republique-a-reintroduire-un-amendement-de-clarification-de-la-publicite-oenotouristique-a-la-suite-de-la-decision-du-conseil-cons/.
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Ainsi que sur le document auquel le texte intoduit : http://www.gilles-savary.fr/files/2015/09/2015.09.11-Appel-au-PR-Clarification-Publicit%C3%A9-Oenotourisme-Post-d%C3%A9cision-CC1.pdf.
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vendredi 11 septembre 2015
Québec
Lire absolument cet article du Docteur Richard Béliveau, titulaire de la Chaire en Prévention et Traitement du Cancer à Montréal capitale du Québec : http://www.journaldemontreal.com/2015/09/06/vin-rouge-et-cancer-peu-cest-reellement-mieux.
Quel plaisir de savoir qu'il existe au sein de la francophonie un espace conséquent où le vin n'est pas diabolisé aux frais du contribuable !
Et où l'on préfère éduquer à la modération que stigmatiser toute consommation.
Au sein de la francophonie, mais pas en France, évidemment.
Pas dans «the country where wine is damned».
Le pays qui perd de plus en plus ce qui faisait la «French joie de vivre».
L'étude la plus récente qui sert de référence à M. Béliveau, comme la plus ancienne, démontre que l'usage du "divin breuvage", loin de favoriser le cancer, tend à en prévenir l'apparition.
Démonstration qui confirme bien le "principe de Hill" selon lequel plus la pratique de la consommation régulière et modérée de vin diminue, plus le nombre de cancers augmente.
Alors, Mmes Hill, Latino-Martel, etc... continueront-elles à prétendre, parlant de "l'emblème de la civilisation" (Georges Duhamel), de la "boisson totem des français" (Roland Barthes), qu'il s'agit d'une boisson alcoolisée comme une autre ?
Y compris en matière de désagréments sanitaires et de longévité ?
.
.
.
Nota bene : Merci au vigilant administrateur de notre association qui a signalé à notre rédaction l'article du Docteur Béliveau.
Quel plaisir de savoir qu'il existe au sein de la francophonie un espace conséquent où le vin n'est pas diabolisé aux frais du contribuable !
Et où l'on préfère éduquer à la modération que stigmatiser toute consommation.
Au sein de la francophonie, mais pas en France, évidemment.
Pas dans «the country where wine is damned».
Le pays qui perd de plus en plus ce qui faisait la «French joie de vivre».
L'étude la plus récente qui sert de référence à M. Béliveau, comme la plus ancienne, démontre que l'usage du "divin breuvage", loin de favoriser le cancer, tend à en prévenir l'apparition.
Démonstration qui confirme bien le "principe de Hill" selon lequel plus la pratique de la consommation régulière et modérée de vin diminue, plus le nombre de cancers augmente.
Alors, Mmes Hill, Latino-Martel, etc... continueront-elles à prétendre, parlant de "l'emblème de la civilisation" (Georges Duhamel), de la "boisson totem des français" (Roland Barthes), qu'il s'agit d'une boisson alcoolisée comme une autre ?
Y compris en matière de désagréments sanitaires et de longévité ?
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Nota bene : Merci au vigilant administrateur de notre association qui a signalé à notre rédaction l'article du Docteur Béliveau.
samedi 5 septembre 2015
Autocensure ?
Il y a bien longtemps que nous n'avions pas parlé de Christelle Ballestrero ! La dernière fois c'était au sujet de sa prestation dans le cadre de l'émission matinale "C'est au programme" : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/cest-au-programme-nouvelle-reaction-compulsive-de-christelle-ballestrero-ca-devient-rigolo/.
Notre "Grand Prix de l’Œnophobisme 2010" nous est revenue mardi dernier, toujours dans le cadre de la même émission, pour vanter les vertus du régime méditerranéen, notamment concernant le cerveau
(Forme) Régime méditerranéen : le seul qui protège notre cerveau Mais elle l'a fait notamment en évoquant l'action des polyphénols- sans une seule fois parler de vin : un exploit !Et cela à l'inverse de la plupart des articles sérieux consacrés à la récente étude qui était à l'origine du choix de ce thème.
Exemple : http://www.science-et-vie.com/2015/06/le-regime-mediterraneen-a-un-atout-de-plus-il-protege-le-cerveau.
Alors que l'on sait depuis longtemps que le vin est sans doute l'élément-clé de ce régime envers les dégénérescences neuronales : http://www.medisite.fr/a-la-une-du-vin-rouge-contre-maladie-d-alzheimer.201930.2035.html.
Et qu'une nouvelle étude vient de confirmer ce fait : http://www.20minutes.fr/sante/1537623-20150210-alzheimer-vin-rouge-contrer-maladie. Cette étude étant celle que Mme Ballestrero évoque brièvement au début de son intervention.
La belle chroniqueuse s'est-elle auto-censurée, sachant le risque toujours présent de tracasseries judiciaires tant que la loi Évin n'a pas été clarifiée ?
Non, nous ne croyons pas;
Nous pensons plutôt que parler positivement du vin lui est impossible.
Physiquement impossible.
Nous nous demandons même si aucun des mots associés à ce produit figure dans son vocabulaire.
On peut se poser la question quand on voit que Mme Gi Sénéquier, personne centrale du mini-reportage illustrant la chronique est présentée en tant qu'«adepte du régime méditerranéen» (28' 24")... en omettant de préciser qu'elle est aussi vigneronne.
Et toujours soucieuse de se former pour faire évoluer la stratégie de son exploitation viticole : http://www.pardessuslahaie.net/uploads/sites/240216456d5664b3144d4ca82cc9c39e18304da1.pdf.
Notre "Grand Prix de l’Œnophobisme 2010" nous est revenue mardi dernier, toujours dans le cadre de la même émission, pour vanter les vertus du régime méditerranéen, notamment concernant le cerveau
(Forme) Régime méditerranéen : le seul qui protège notre cerveau Mais elle l'a fait notamment en évoquant l'action des polyphénols- sans une seule fois parler de vin : un exploit !Et cela à l'inverse de la plupart des articles sérieux consacrés à la récente étude qui était à l'origine du choix de ce thème.
Exemple : http://www.science-et-vie.com/2015/06/le-regime-mediterraneen-a-un-atout-de-plus-il-protege-le-cerveau.
Alors que l'on sait depuis longtemps que le vin est sans doute l'élément-clé de ce régime envers les dégénérescences neuronales : http://www.medisite.fr/a-la-une-du-vin-rouge-contre-maladie-d-alzheimer.201930.2035.html.
Et qu'une nouvelle étude vient de confirmer ce fait : http://www.20minutes.fr/sante/1537623-20150210-alzheimer-vin-rouge-contrer-maladie. Cette étude étant celle que Mme Ballestrero évoque brièvement au début de son intervention.
La belle chroniqueuse s'est-elle auto-censurée, sachant le risque toujours présent de tracasseries judiciaires tant que la loi Évin n'a pas été clarifiée ?
Non, nous ne croyons pas;
Nous pensons plutôt que parler positivement du vin lui est impossible.
Physiquement impossible.
Nous nous demandons même si aucun des mots associés à ce produit figure dans son vocabulaire.
On peut se poser la question quand on voit que Mme Gi Sénéquier, personne centrale du mini-reportage illustrant la chronique est présentée en tant qu'«adepte du régime méditerranéen» (28' 24")... en omettant de préciser qu'elle est aussi vigneronne.
Et toujours soucieuse de se former pour faire évoluer la stratégie de son exploitation viticole : http://www.pardessuslahaie.net/uploads/sites/240216456d5664b3144d4ca82cc9c39e18304da1.pdf.
mercredi 26 août 2015
Trop longue ?
Ce week-end, l'ami Hervé Lalau nous informait qu'un article très intéressant était paru dans Le Figaro 2 jours plus tôt : http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2015/08/23/vin-et-sante-dans-la-grande-presse-mieux-vaut-tard-que-jamai-8488225.html.
Un article commençant par une citation qui nous est très chère et depuis très longtemps.
Le texte est articulé autour des propos du Dr François Paillard, des propos qui corroborent, près d'1/4 de siècle plus tard, ceux du très regretté Pr Serge Renaud. Dans cette vidéo on peut voir et entendre le Dr Paillard approfondir le sujet... après s'être exprimé vis à vis de la malbouffe en des termes s'apparentant à ceux qui sont les nôtres depuis des années : # 19. Alimentation et santé : le « French paradox » from Alimentation Générale on Vimeo (passage relatif au vin à 22'20").
Phrase de conclusion du Dr Paillard : «On oblige pas les gens qui n'en consomment pas à en consommer, parce que là il y aurait sans doute d'autres effets pervers, mais pour les gens qui ont une consommation raisonnable modérée, ça a effectivement des effets bénéfiques.»
Nous non plus n'obligeons personne : pas question de répondre au fachygiénisme par des méthodes tout aussi détestables ! Et puis il y a des gens qui peuvent avoir choisi l'abstinence au nom de raisons liées à des considérations personnelles et parfaitement légitimes.
Ceux qui trouvent que la vie est trop longue, par exemple...
Mais si c'est le cas, une question peut alors se poser : le manque de vin n'est-il pas pour quelque chose dans cette appréciation ?
Un article commençant par une citation qui nous est très chère et depuis très longtemps.
Le texte est articulé autour des propos du Dr François Paillard, des propos qui corroborent, près d'1/4 de siècle plus tard, ceux du très regretté Pr Serge Renaud. Dans cette vidéo on peut voir et entendre le Dr Paillard approfondir le sujet... après s'être exprimé vis à vis de la malbouffe en des termes s'apparentant à ceux qui sont les nôtres depuis des années : # 19. Alimentation et santé : le « French paradox » from Alimentation Générale on Vimeo (passage relatif au vin à 22'20").
Phrase de conclusion du Dr Paillard : «On oblige pas les gens qui n'en consomment pas à en consommer, parce que là il y aurait sans doute d'autres effets pervers, mais pour les gens qui ont une consommation raisonnable modérée, ça a effectivement des effets bénéfiques.»
Nous non plus n'obligeons personne : pas question de répondre au fachygiénisme par des méthodes tout aussi détestables ! Et puis il y a des gens qui peuvent avoir choisi l'abstinence au nom de raisons liées à des considérations personnelles et parfaitement légitimes.
Ceux qui trouvent que la vie est trop longue, par exemple...
Mais si c'est le cas, une question peut alors se poser : le manque de vin n'est-il pas pour quelque chose dans cette appréciation ?
jeudi 20 août 2015
RAHRA
Nous avons parfois été en présence d'indices ou même de témoignages nous laissant penser que "ceux d'en face" nous surveillaient de prés.
Relire par exemple notre article "Serions-nous espionnés ?".
Aussi, si nous portons généralement très vite à la connaissance de nos lecteurs les actions que nous menons, il en est d'autres au sujet desquelles nous préférons rester discrets.
Définitivement ou pendant un certain délai.
8 semaines, par exemple.
Il y a 8 semaines nous avons écrit à certaines personnes que nous jugeons bien placées au sein des institutions européennes et cela concernant une manœuvre qui nous semblait particulièrement perverse.
On trouvera ci-dessous un exemplaire d'une lettre envoyée (version française à l'origine suivie d'une formule de politesse, évidemment).
Madame,
Je me permets de vous contacter une nouvelle fois au nom de l'association française "L'honneur du vin" afin d'attirer votre attention sur une récente enquête d’opinion, et de son impact potentiel sur les réflexions actuelles concernant les politiques liées à l’alcool.
Comme vous le savez, cette association a été créée il y a un certain nombre d'années par des hommes et des femmes souhaitant défendre le vin et sa consommation modérée. L'association bénéficie de nombreux soutiens au sein de la communauté scientifique.
Lancée par Eurocare le 6 mai 2015, l'enquête en question a pour but de recueillir les avis des consommateurs sur les campagnes de communication concernant les risques associés à l'alcool. Les résultats de l’enquête seront intégrés dans le travail du “Joint Action to support Member States on Reducing Alcohol Related Harm” (RARHA), coordonné par les autorités portugaises et cofinancé à travers le Programme Santé de l'UE.
Nous tenons à exprimer nos préoccupations quant à la méthodologie de cette enquête, que nous considérons biaisée notamment en raison :
de l'échantillonnage, qui ne cible pas les consommateurs mais les organisations militantes autour des thèmes liés aux boissons alcoolisées;
des questions principales: dont la formulation a une influence directe sur les réponses des participants, limitant ainsi l'objectivité de l'enquête.
La Commission européenne travaille actuellement sur un rapport concernant l'étiquetage des boissons alcoolisées. Nous espérons sincèrement que les institutions européennes prendront note de la méthodologie douteuse de l'enquête susmentionnée et que les résultats de cette-dernière n’influenceront pas d’une manière négative la rédaction du rapport.
Enfin, nous tenons à souligner l'importance de la prévention et de l'éducation dans la lutte contre les dommages liés à l'alcool, notamment à travers la promotion d’une consommation responsable. Le secteur vinicole européen s’est engagé auprès de la Commission à travers le programme “Wine in Moderation”, déjà reconnu pour son efficacité.
L'Union européenne est le premier producteur, consommateur, exportateur et importateur de vin dans le monde, représentant 45% des surfaces viticoles, 65% de la production, 57% de la consommation mondiale et 70% des exportations mondiales. Afin de préserver le leadership de l'UE, nous espérons que la Commission européenne continuera donc à cibler l'abus de boissons alcoolisées, plutôt que la consommation modérée de vin.
Je vous remercie d'avance pour la considération que vous porterez à cette question importante pour le secteur viti-vinicole européen,
Nos lecteurs comprendrons que les réponses reçues entrent dans la catégorie des documents que nous ne souhaitons pas divulguer (voir plus haut).
Mais nous pouvons quand même leur indiquer que nous les considérons comme tout à fait satisfaisantes
Relire par exemple notre article "Serions-nous espionnés ?".
Aussi, si nous portons généralement très vite à la connaissance de nos lecteurs les actions que nous menons, il en est d'autres au sujet desquelles nous préférons rester discrets.
Définitivement ou pendant un certain délai.
8 semaines, par exemple.
Il y a 8 semaines nous avons écrit à certaines personnes que nous jugeons bien placées au sein des institutions européennes et cela concernant une manœuvre qui nous semblait particulièrement perverse.
On trouvera ci-dessous un exemplaire d'une lettre envoyée (version française à l'origine suivie d'une formule de politesse, évidemment).
Madame,
Je me permets de vous contacter une nouvelle fois au nom de l'association française "L'honneur du vin" afin d'attirer votre attention sur une récente enquête d’opinion, et de son impact potentiel sur les réflexions actuelles concernant les politiques liées à l’alcool.
Comme vous le savez, cette association a été créée il y a un certain nombre d'années par des hommes et des femmes souhaitant défendre le vin et sa consommation modérée. L'association bénéficie de nombreux soutiens au sein de la communauté scientifique.
Lancée par Eurocare le 6 mai 2015, l'enquête en question a pour but de recueillir les avis des consommateurs sur les campagnes de communication concernant les risques associés à l'alcool. Les résultats de l’enquête seront intégrés dans le travail du “Joint Action to support Member States on Reducing Alcohol Related Harm” (RARHA), coordonné par les autorités portugaises et cofinancé à travers le Programme Santé de l'UE.
Nous tenons à exprimer nos préoccupations quant à la méthodologie de cette enquête, que nous considérons biaisée notamment en raison :
de l'échantillonnage, qui ne cible pas les consommateurs mais les organisations militantes autour des thèmes liés aux boissons alcoolisées;
des questions principales: dont la formulation a une influence directe sur les réponses des participants, limitant ainsi l'objectivité de l'enquête.
La Commission européenne travaille actuellement sur un rapport concernant l'étiquetage des boissons alcoolisées. Nous espérons sincèrement que les institutions européennes prendront note de la méthodologie douteuse de l'enquête susmentionnée et que les résultats de cette-dernière n’influenceront pas d’une manière négative la rédaction du rapport.
Enfin, nous tenons à souligner l'importance de la prévention et de l'éducation dans la lutte contre les dommages liés à l'alcool, notamment à travers la promotion d’une consommation responsable. Le secteur vinicole européen s’est engagé auprès de la Commission à travers le programme “Wine in Moderation”, déjà reconnu pour son efficacité.
L'Union européenne est le premier producteur, consommateur, exportateur et importateur de vin dans le monde, représentant 45% des surfaces viticoles, 65% de la production, 57% de la consommation mondiale et 70% des exportations mondiales. Afin de préserver le leadership de l'UE, nous espérons que la Commission européenne continuera donc à cibler l'abus de boissons alcoolisées, plutôt que la consommation modérée de vin.
Je vous remercie d'avance pour la considération que vous porterez à cette question importante pour le secteur viti-vinicole européen,
Nos lecteurs comprendrons que les réponses reçues entrent dans la catégorie des documents que nous ne souhaitons pas divulguer (voir plus haut).
Mais nous pouvons quand même leur indiquer que nous les considérons comme tout à fait satisfaisantes
jeudi 13 août 2015
Valls
Nous n'avons jamais caché que notre association était formée de femmes et d'hommes de toutes convictions politiques, philosophiques, etc...
Unis par leur souci commun du respect dû au vin.
À la suite des dernières péripéties ayant abouti à la décision émanant du Conseil Constitutionnel (voir notre article précédent) des échanges parfois un peu vifs ont eu lieu en interne.
Certains affirmant que «tout cela ne serait pas arrivé si l'opposition n'avait pas eu la mauvaise idée de saisir le CC alors qu'elle n'avait même pas déposé de motion de censure à l'égard de cette dernière mouture de la "loi Macron"».
Faisant également remarquer que «la plupart des membres du dit Conseil ont été nommés par la majorité précédente».
Et leurs interlocuteurs répondant : «Jeux de masques que tout cela, la secte œnophobiste a su pousser ses ramifications jusqu'à l'intérieur de chaque parti et le gouvernement va bientôt soigneusement enterrer le dossier».
Pour l'heure, le rédacteur de ces lignes considère que l'honnêteté s'impose en la matière.
Et qu'elle oblige à donner acte au premier ministre de ses récents propos à ce sujet.
En effet, M. Manuel Valls a indiqué que ces mesures seront présentées à nouveau au Parlement dans les prochains mois :
La loi Macron retoquée en partie par le Conseil... par francetvinfo
Et rien ne permet pour l'instant de mettre en doute sa bonne foi.
D'autant plus qu'il s'agit en l'occurrence de rendre applicable un texte élaboré (c'est le moins que l'on puisse dire) sous la haute bienveillance de l’Élysée !
Comment imaginer que l'engagement primo-ministériel ne le soit également ?
En même temps, nul ne saurait ignorer les considérables capacités manœuvrières des fachygiénistes renforcées encore par leur pathologique sentiment de supériorité universelle.
En ces heures incertaines, il semble donc évident que le ton le plus adéquat vis à vis de la situation telle qu'elle se présente est celui qui a été employé dans le dernier communiqué de presse de Vin & Société.
Unis par leur souci commun du respect dû au vin.
À la suite des dernières péripéties ayant abouti à la décision émanant du Conseil Constitutionnel (voir notre article précédent) des échanges parfois un peu vifs ont eu lieu en interne.
Certains affirmant que «tout cela ne serait pas arrivé si l'opposition n'avait pas eu la mauvaise idée de saisir le CC alors qu'elle n'avait même pas déposé de motion de censure à l'égard de cette dernière mouture de la "loi Macron"».
Faisant également remarquer que «la plupart des membres du dit Conseil ont été nommés par la majorité précédente».
Et leurs interlocuteurs répondant : «Jeux de masques que tout cela, la secte œnophobiste a su pousser ses ramifications jusqu'à l'intérieur de chaque parti et le gouvernement va bientôt soigneusement enterrer le dossier».
Pour l'heure, le rédacteur de ces lignes considère que l'honnêteté s'impose en la matière.
Et qu'elle oblige à donner acte au premier ministre de ses récents propos à ce sujet.
En effet, M. Manuel Valls a indiqué que ces mesures seront présentées à nouveau au Parlement dans les prochains mois :
La loi Macron retoquée en partie par le Conseil... par francetvinfo
Et rien ne permet pour l'instant de mettre en doute sa bonne foi.
D'autant plus qu'il s'agit en l'occurrence de rendre applicable un texte élaboré (c'est le moins que l'on puisse dire) sous la haute bienveillance de l’Élysée !
Comment imaginer que l'engagement primo-ministériel ne le soit également ?
En même temps, nul ne saurait ignorer les considérables capacités manœuvrières des fachygiénistes renforcées encore par leur pathologique sentiment de supériorité universelle.
En ces heures incertaines, il semble donc évident que le ton le plus adéquat vis à vis de la situation telle qu'elle se présente est celui qui a été employé dans le dernier communiqué de presse de Vin & Société.
jeudi 6 août 2015
Conseil Constitutionnel
Notre premier réaction en apprenant que le Conseil Constitutionnel avait censuré l'article 225 de la loi Macron, celui qui mettait partiellement le vin à l'abri des attaques outrancières de la secte œnophobistes fut de penser que les défenseurs du divin breuvage n'avaient décidément pas de chance avec cette instance suprême aux membres désignés.
En effet, il y a 2 ans, le CC avait rendu possible l'"exécution" du CMP.
Voir notre article : "Le point sur certaines questions en cours (2)".
Cette fois-ci c'est sensiblement différent quoiqu'une analogie soit à noter.
L'analogie réside dans le fait qu'aujourd'hui aussi, comme en novembre 2013, l'avis concernant le texte portant sur le produit que nous défendons avait été donné au sein d'une globalité et a abouti à la remise en cause de plusieurs décisions prises par les élus du peuple.
3 textes en 2003 : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2013/2013-241-l/decision-n-2013-241-l-du-05-novembre-2013.138591.html (voir 3° tiers du document).
17 articles aujourd'hui (voir tout à fait à la fin) : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2015/2015-715-dc/communique-de-presse.144230.html.
Mais les différences sont assez fondamentales.
En effet, en 2013, le Conseil Constitutionnel avait seulement affirmé le caractère réglementaire des textes considérés, sans contester leur validité à l'égard de la Constitution.
Et c'était le gouvernement lui-même, équipé de cet avis, qui s'était chargé de la "mise à mort".
Cette fois-ci, aucun commentaire ni sur la forme ni sur le fond des articles considérés, points qui ne semblent pas poser problème.
En fait, c'est la procédure utilisée pour leur adoption qui est mise en cause.
En effet, le CC a considéré que, «introduits par voie d'amendement», ils «avaient été adoptés selon une procédure contraire à la Constitution. Il les a, par suite, censurés.»
Il s'agit des «articles 69, 83, 132, 201, 202, 225, 227, 264, 265, 300, 301, 302, 303, 304, 305, 306, 307 et les paragraphes XII et XIII de l'article 210».
Nos lecteurs peuvent en prendre connaissance sur ce document, sachant que celui qui nous intéresse est le 225 : http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-pdf/2934-1-art_49-3.pdf.
Une question demeure néanmoins : en quoi la procédure employée est-elle contraire à la Constitution ?
Des cas d'amendement adoptés et intégrés dans la loi finale, il y en a un nombre très important à chaque session.
Y compris ce qu'on appelle des "cavaliers législatifs".
Si une telle intégration avait été impossible, on peut penser que les parlementaires l'auraient su avant de s'engager dans de conséquents travaux pour les faire adopter, non ?
Et la Présidence de la République qui à l'origine du 225 ?
Quel camouflet pour toutes les instances élues !
Désormais, c'est avec impatience que nous attendons de plus amples explications au travers de l'exposé des motivations du Conseil Constitutionnel.
Et cela sans céder à la paranoïa qui pourrait porter à penser que le vin était visé et que la secte œnophobiste étend partout ses ramifications :17 articles et 2 paragraphes d'un dix-huitième censurés, quand même, il faudrait vraiment ne pas avoir peur des effets collatéraux !
Des bavures.
Mais cela étant dit, on peut penser qu'une délirante euphorie se déploie ce matin au sein de ladite secte.
Que vont-ils boire pour arroser ça ?
En effet, il y a 2 ans, le CC avait rendu possible l'"exécution" du CMP.
Voir notre article : "Le point sur certaines questions en cours (2)".
Cette fois-ci c'est sensiblement différent quoiqu'une analogie soit à noter.
L'analogie réside dans le fait qu'aujourd'hui aussi, comme en novembre 2013, l'avis concernant le texte portant sur le produit que nous défendons avait été donné au sein d'une globalité et a abouti à la remise en cause de plusieurs décisions prises par les élus du peuple.
3 textes en 2003 : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2013/2013-241-l/decision-n-2013-241-l-du-05-novembre-2013.138591.html (voir 3° tiers du document).
17 articles aujourd'hui (voir tout à fait à la fin) : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2015/2015-715-dc/communique-de-presse.144230.html.
Mais les différences sont assez fondamentales.
En effet, en 2013, le Conseil Constitutionnel avait seulement affirmé le caractère réglementaire des textes considérés, sans contester leur validité à l'égard de la Constitution.
Et c'était le gouvernement lui-même, équipé de cet avis, qui s'était chargé de la "mise à mort".
Cette fois-ci, aucun commentaire ni sur la forme ni sur le fond des articles considérés, points qui ne semblent pas poser problème.
En fait, c'est la procédure utilisée pour leur adoption qui est mise en cause.
En effet, le CC a considéré que, «introduits par voie d'amendement», ils «avaient été adoptés selon une procédure contraire à la Constitution. Il les a, par suite, censurés.»
Il s'agit des «articles 69, 83, 132, 201, 202, 225, 227, 264, 265, 300, 301, 302, 303, 304, 305, 306, 307 et les paragraphes XII et XIII de l'article 210».
Nos lecteurs peuvent en prendre connaissance sur ce document, sachant que celui qui nous intéresse est le 225 : http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-pdf/2934-1-art_49-3.pdf.
Une question demeure néanmoins : en quoi la procédure employée est-elle contraire à la Constitution ?
Des cas d'amendement adoptés et intégrés dans la loi finale, il y en a un nombre très important à chaque session.
Y compris ce qu'on appelle des "cavaliers législatifs".
Si une telle intégration avait été impossible, on peut penser que les parlementaires l'auraient su avant de s'engager dans de conséquents travaux pour les faire adopter, non ?
Et la Présidence de la République qui à l'origine du 225 ?
Quel camouflet pour toutes les instances élues !
Désormais, c'est avec impatience que nous attendons de plus amples explications au travers de l'exposé des motivations du Conseil Constitutionnel.
Et cela sans céder à la paranoïa qui pourrait porter à penser que le vin était visé et que la secte œnophobiste étend partout ses ramifications :17 articles et 2 paragraphes d'un dix-huitième censurés, quand même, il faudrait vraiment ne pas avoir peur des effets collatéraux !
Des bavures.
Mais cela étant dit, on peut penser qu'une délirante euphorie se déploie ce matin au sein de ladite secte.
Que vont-ils boire pour arroser ça ?
mercredi 5 août 2015
Évin revint…
Bien qu'étant juriste de formation et non pas médecin, Claude Évin, ancien ministre de la Santé et très récemment remarié alors, fut nommé Directeur Général de Agence Régionale de Santé d'Île de France en septembre 2009 : http://www.lefigaro.fr/politique/2009/09/30/01002-20090930ARTFIG00420-ouverture-claude-evin-la-nouvelle-prise-de-sarkozy-.php.
Soit un bon semestre avant la parution du décret portant création des ARS, mais passons...
Passons aussi sur le fait qu'à l'époque la mise en cause de l'ancien ministre dans une affaire délicate datant de son passage au gouvernement n'avait pas semblé poser de problème.
Il faut dire que presque 20 ans avaient passé entre-temps. (*)
Auparavant, en octobre 2008, alors qu'il était encore membre d'un cabinet d'avocats, M. Évin se montrait plutôt en accord avec Mme Roselyne Bachelot, ministre de la Santé à l'époque, pour permettre aux vignerons de présenter, d'une manière très encadrée, leurs domaines, leurs chais et leurs produits sur Internet : http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE49Q06J20081027.
6 mois plus tard, en mai 2009, toujours avocat et 4 mois avant sa nomination à l'ARS, il signait une lettre ouverte aux côtés de vieilles connaissances à nous.
Adoptant ainsi une position sensiblement... différente : http://www.anpaa.asso.fr/presse/espace-presse/161-lettre-ouverte-.
Un changement de pied qui semble montrer que l'ancien titulaire du poste s'est souvenu dans l'intervalle que dans le cas précis de ce ministère, le dicton selon lequel "il vaut mieux s'adresser au bon Dieu qu'à ses saints" ne s'applique pas.
Bien au contraire : si l'on souhaite, pensant à son avenir, bâtir un relationnel profitable dans le monde de la santé technocratique, il faut savoir que les vrais patrons sont les "marquygiénistes de couloir"... et qu'il vaut donc mieux ne pas exprimer de positions différentes des leurs !
Détail amusant : contrairement à ce qu'indique le document précédemment produit, M, Èvin n'était alors plus député, et cela depuis environ 2 ans (historique résumé ici : https://fr.linkedin.com/pub/claude-evin/58/4a8/3a1).
Bon !
Soyons honnêtes et ne nous plaignons pas : à cette époque là, notre association existait déjà et déjà, discrètement et par personnes interposées, menait contre l'œnophobisme le combat qui est toujours le sien.
Et qui le restera.
Or -nous pouvons le dire aujourd'hui- une telle "erreur" dans la fonction revendiquée, une telle discontinuité dans les convictions affirmées, ce fut du pain béni pour notre cause !
Cela par le discrédit conféré de ce fait à l'initiative de nos adversaires.
En cette année 2015, sur le champ de bataille, Claude Évin revint.
Il fut même l'initiateur d'une très vigoureuse campagne médiatique destinée à discréditer les élus du peuple dès lors qu'ils déplaisent aux frénétiques œnophobistes ainsi qu'aux cupides marchands d'espaces publicitaires.
Ces derniers, bien entendu, se sentant tenus à la plus grande complaisance envers leurs clients potentiels.
Et notamment à l'égard d'une célèbre marque de soda à base d'acide phosphorique carbo-hydraté soucieuse de ne voir en rien entraver sa constante progression en remplacement du vin sur la table des français.
Cela commença par un article dans la presse : http://m.leparisien.fr/economie/publicite-pour-l-alcool-le-cri-d-alarme-de-claude-evin-07-06-2015-4841489.php.
Puis continua à la télévision : http://www.france5.fr/emissions/c-a-vous/diffusions/11-06-2015_333819.
Et à la radio : http://www.rtl.fr/actu/politique/loi-evin-on-ne-peut-pas-presenter-l-alcool-dans-une-publicite-comme-du-parfum-dit-claude-evin-7778722682.
Évidemment, ce fut repris à grand bruit par une foule de commentateurs patentés... et Mme Touraine, comme de bien entendu, finit par entrer dans la danse :
Tout cela au son de l'orchestre prohibitionniste habituel.
Et sur un air connu depuis longtemps mais agrémenté de quelques variations de circonstance.
Ce fut quand même émouvant de voir Mme Touraine et M. Évin dans la même farandole : ces deux anciens Strauss-Kahniens n'eurent aucun mal à accorder leurs pas !
Nulle dissonance !
C'est l'avantage d'avoir partagé la même culture (**).
Et puis,,, peut-être a-t-on parlé d'avenir, a cette occasion.
M. Évin quittera bientôt l'ARS : http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2015/06/10/le-directeur-de-lars-ile-de-france-claude-evin-quittera-ses-fonctions-le-30-septembre_759706.
Peut-être existe-t-il un poste à pourvoir, quelque part ?
Ou à créer pour répondre a un besoin extrêmement impératif ?
Par exemple, on pourrait revenir sur un projet écarté en 2013 :
http://www.lopinion.fr/4-septembre-2013/marisol-touraine-ne-veut-pas-claude-evin-3628 (***).
Après tout, toute prestation mérite compensation !
Avoir lancé une campagne médiatique, par exemple...
(*) D'ailleurs, M. Évin avait été relaxé, le tribunal s'étant conformé à la réquisition du Ministère Public : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/05/accuse-d-avoir-fait-pression-sur-des-victimes-du-sang-contamine-claude-evin-est-relaxe_1189313_32.
«Le ministère public est, en France, sous la hiérarchie du pouvoir politique par le biais du garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la direction des affaires criminelles et des grâces» : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ministère_public_(France).
Le garde des Sceaux, ministre de la justice de l'époque, membre également du 2º gouvernement Rocard, se trouvait être Pierre Arpaillange : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Michel_Rocard_(2)#Composition.
Lequel, en 1989, avait été bien malgré lui concerné par le prix de l'humour politique : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Prix_de_l'humour_politique#1989.
(**) À signaler :
Si, dans le combat que nous menons, nous avons particulièrement eu l'occasion de nous en prendre à d'anciens partisans de DSK (on pourrait aussi citer MM. Cahuzac ou Le Guen), nous n'avons par contre jamais rien eu à reprocher à l'ancien directeur du FMI lui même.
(***) L'article de l'Opinion, à la fin, fait presque explicitement référence a certains liens avec certain(s) laboratoire(s) pharmaceutique(s) après avoir rappelé le nom de M. Jérôme Cahuzac, l'homme que «Claude Évin avait, lorsqu'il était ministre, comme conseiller "médicament"».
Un homme qui joua un rôle loin d'être négligeable dans la loi Évin.
Et auquel fut récemment consacré un documentaire télévisuel intitulé
«Jérôme Cahuzac,l'homme qui ne savait pas mentir» :
Au début de la 25º minute, une journaliste déclare : «Quand Cahuzac est devenu député puis maire, beaucoup de promesses ont vu le jour? Des promesses d'implantation de laboratoires, comme il y en a eu chez Claude Évin, d'ailleurs...».
L'occasion de rappeler qu'effectivement, pour M. Évin non plus les relations avec certains laboratoires pharmaceutiques n'ont pas disparu, puisque en 1998 le groupe Bristol-Myers Squibb s'installait dans son fief électoral : http://www.usinenouvelle.com/article/pays-de-la-loirebristol-myers-squibb-s-enracine-a-saint-nazairebristol-myers-squibb-numero-4-mondial-du-medicament-ouvre-un-centre-de-recherche-de-vocation-mondiale-en-galenique-et-controle-a.N87204.
Malheureusement, 7 ans plus tard, ce même groupe quittait Saint-Nazaire après avoir reçu 760 000 euros de subventions selon les uns : http://www.lesechos.fr/22/08/2005/LesEchos/19481-079-ECH_bristol-myers-a-recu-760-000-euros-de-subventions-pour-son-site-de-saint-nazaire.htm.
Bien d'avantage selon d'autres : http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2005/08/17/bristol-myers-squibb-saint-nazaire-prends-loseille-et-tire-toi_11353.html.
Encore 2 ans passèrent et M. Évin ne se représentera pas aux élections législatives de 1997 : pourquoi ?
Pourtant, 57 ans, ce n'est habituellement pas l'âge auquel les hommes politiques considèrent leur parcours achevé.
Et la circonscription qui était la sienne était largement restée fidèle au parti qui était le sien.
La preuve, Mme Marie-Odile Bouillé, la personne qui a reçu l'investissement de sa formation politique, fut très confortablement élue : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Huitième_circonscription_de_la_Loire-Atlantique#.C3.89lections_de_2007.
Alors ?
Quels sont les paramètres qui furent pris en compte pour ce changement ?
Question locale de coefficient personnel ?
Autre problème ?
Soit un bon semestre avant la parution du décret portant création des ARS, mais passons...
Passons aussi sur le fait qu'à l'époque la mise en cause de l'ancien ministre dans une affaire délicate datant de son passage au gouvernement n'avait pas semblé poser de problème.
Il faut dire que presque 20 ans avaient passé entre-temps. (*)
Auparavant, en octobre 2008, alors qu'il était encore membre d'un cabinet d'avocats, M. Évin se montrait plutôt en accord avec Mme Roselyne Bachelot, ministre de la Santé à l'époque, pour permettre aux vignerons de présenter, d'une manière très encadrée, leurs domaines, leurs chais et leurs produits sur Internet : http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE49Q06J20081027.
6 mois plus tard, en mai 2009, toujours avocat et 4 mois avant sa nomination à l'ARS, il signait une lettre ouverte aux côtés de vieilles connaissances à nous.
Adoptant ainsi une position sensiblement... différente : http://www.anpaa.asso.fr/presse/espace-presse/161-lettre-ouverte-.
Un changement de pied qui semble montrer que l'ancien titulaire du poste s'est souvenu dans l'intervalle que dans le cas précis de ce ministère, le dicton selon lequel "il vaut mieux s'adresser au bon Dieu qu'à ses saints" ne s'applique pas.
Bien au contraire : si l'on souhaite, pensant à son avenir, bâtir un relationnel profitable dans le monde de la santé technocratique, il faut savoir que les vrais patrons sont les "marquygiénistes de couloir"... et qu'il vaut donc mieux ne pas exprimer de positions différentes des leurs !
Détail amusant : contrairement à ce qu'indique le document précédemment produit, M, Èvin n'était alors plus député, et cela depuis environ 2 ans (historique résumé ici : https://fr.linkedin.com/pub/claude-evin/58/4a8/3a1).
Bon !
Soyons honnêtes et ne nous plaignons pas : à cette époque là, notre association existait déjà et déjà, discrètement et par personnes interposées, menait contre l'œnophobisme le combat qui est toujours le sien.
Et qui le restera.
Or -nous pouvons le dire aujourd'hui- une telle "erreur" dans la fonction revendiquée, une telle discontinuité dans les convictions affirmées, ce fut du pain béni pour notre cause !
Cela par le discrédit conféré de ce fait à l'initiative de nos adversaires.
En cette année 2015, sur le champ de bataille, Claude Évin revint.
Il fut même l'initiateur d'une très vigoureuse campagne médiatique destinée à discréditer les élus du peuple dès lors qu'ils déplaisent aux frénétiques œnophobistes ainsi qu'aux cupides marchands d'espaces publicitaires.
Ces derniers, bien entendu, se sentant tenus à la plus grande complaisance envers leurs clients potentiels.
Et notamment à l'égard d'une célèbre marque de soda à base d'acide phosphorique carbo-hydraté soucieuse de ne voir en rien entraver sa constante progression en remplacement du vin sur la table des français.
Cela commença par un article dans la presse : http://m.leparisien.fr/economie/publicite-pour-l-alcool-le-cri-d-alarme-de-claude-evin-07-06-2015-4841489.php.
Puis continua à la télévision : http://www.france5.fr/emissions/c-a-vous/diffusions/11-06-2015_333819.
Et à la radio : http://www.rtl.fr/actu/politique/loi-evin-on-ne-peut-pas-presenter-l-alcool-dans-une-publicite-comme-du-parfum-dit-claude-evin-7778722682.
Évidemment, ce fut repris à grand bruit par une foule de commentateurs patentés... et Mme Touraine, comme de bien entendu, finit par entrer dans la danse :
Tout cela au son de l'orchestre prohibitionniste habituel.
Et sur un air connu depuis longtemps mais agrémenté de quelques variations de circonstance.
Ce fut quand même émouvant de voir Mme Touraine et M. Évin dans la même farandole : ces deux anciens Strauss-Kahniens n'eurent aucun mal à accorder leurs pas !
Nulle dissonance !
C'est l'avantage d'avoir partagé la même culture (**).
Et puis,,, peut-être a-t-on parlé d'avenir, a cette occasion.
M. Évin quittera bientôt l'ARS : http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2015/06/10/le-directeur-de-lars-ile-de-france-claude-evin-quittera-ses-fonctions-le-30-septembre_759706.
Peut-être existe-t-il un poste à pourvoir, quelque part ?
Ou à créer pour répondre a un besoin extrêmement impératif ?
Par exemple, on pourrait revenir sur un projet écarté en 2013 :
http://www.lopinion.fr/4-septembre-2013/marisol-touraine-ne-veut-pas-claude-evin-3628 (***).
Après tout, toute prestation mérite compensation !
Avoir lancé une campagne médiatique, par exemple...
(*) D'ailleurs, M. Évin avait été relaxé, le tribunal s'étant conformé à la réquisition du Ministère Public : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/05/accuse-d-avoir-fait-pression-sur-des-victimes-du-sang-contamine-claude-evin-est-relaxe_1189313_32.
«Le ministère public est, en France, sous la hiérarchie du pouvoir politique par le biais du garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la direction des affaires criminelles et des grâces» : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ministère_public_(France).
Le garde des Sceaux, ministre de la justice de l'époque, membre également du 2º gouvernement Rocard, se trouvait être Pierre Arpaillange : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Michel_Rocard_(2)#Composition.
Lequel, en 1989, avait été bien malgré lui concerné par le prix de l'humour politique : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Prix_de_l'humour_politique#1989.
(**) À signaler :
Si, dans le combat que nous menons, nous avons particulièrement eu l'occasion de nous en prendre à d'anciens partisans de DSK (on pourrait aussi citer MM. Cahuzac ou Le Guen), nous n'avons par contre jamais rien eu à reprocher à l'ancien directeur du FMI lui même.
(***) L'article de l'Opinion, à la fin, fait presque explicitement référence a certains liens avec certain(s) laboratoire(s) pharmaceutique(s) après avoir rappelé le nom de M. Jérôme Cahuzac, l'homme que «Claude Évin avait, lorsqu'il était ministre, comme conseiller "médicament"».
Un homme qui joua un rôle loin d'être négligeable dans la loi Évin.
Et auquel fut récemment consacré un documentaire télévisuel intitulé
«Jérôme Cahuzac,l'homme qui ne savait pas mentir» :
Au début de la 25º minute, une journaliste déclare : «Quand Cahuzac est devenu député puis maire, beaucoup de promesses ont vu le jour? Des promesses d'implantation de laboratoires, comme il y en a eu chez Claude Évin, d'ailleurs...».
L'occasion de rappeler qu'effectivement, pour M. Évin non plus les relations avec certains laboratoires pharmaceutiques n'ont pas disparu, puisque en 1998 le groupe Bristol-Myers Squibb s'installait dans son fief électoral : http://www.usinenouvelle.com/article/pays-de-la-loirebristol-myers-squibb-s-enracine-a-saint-nazairebristol-myers-squibb-numero-4-mondial-du-medicament-ouvre-un-centre-de-recherche-de-vocation-mondiale-en-galenique-et-controle-a.N87204.
Malheureusement, 7 ans plus tard, ce même groupe quittait Saint-Nazaire après avoir reçu 760 000 euros de subventions selon les uns : http://www.lesechos.fr/22/08/2005/LesEchos/19481-079-ECH_bristol-myers-a-recu-760-000-euros-de-subventions-pour-son-site-de-saint-nazaire.htm.
Bien d'avantage selon d'autres : http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2005/08/17/bristol-myers-squibb-saint-nazaire-prends-loseille-et-tire-toi_11353.html.
Encore 2 ans passèrent et M. Évin ne se représentera pas aux élections législatives de 1997 : pourquoi ?
Pourtant, 57 ans, ce n'est habituellement pas l'âge auquel les hommes politiques considèrent leur parcours achevé.
Et la circonscription qui était la sienne était largement restée fidèle au parti qui était le sien.
La preuve, Mme Marie-Odile Bouillé, la personne qui a reçu l'investissement de sa formation politique, fut très confortablement élue : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Huitième_circonscription_de_la_Loire-Atlantique#.C3.89lections_de_2007.
Alors ?
Quels sont les paramètres qui furent pris en compte pour ce changement ?
Question locale de coefficient personnel ?
Autre problème ?
mercredi 29 juillet 2015
Lien
La semaine dernière, exactement lundi 20/07 à la première heure, nous avions publié notre article intitulé "Plans".
Concernant M. Stephane Le Foll et à propos de son regrettable ralliement à la position du Ministère de la Santé dans l'affaire de l'amendement clarifiant la loi Évin, nous l'avions qualifié de « ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs ».
Dans la même matinée se mettaient en place des barrages d'agriculteurs en Normandie, lesquels barrages devaient ensuite s'étendre à une grande partie du territoire national : une révolte qui dure encore.
Lien de cause à effet Lien
Publié le 29 juillet 2015 par admin
La semaine dernière, exactement lundi 20/07 à la première heure, nous avions publié notre article intitulé "Plans".
Concernant M. Stephane Le Foll et à propos de son regrettable ralliement à la position du Ministère de la Santé dans l'affaire de l'amendement clarifiant la loi Évin, nous l'avions qualifié de « ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs ».
Dans la même matinée se mettaient en place des barrages d'agriculteurs en Normandie, lesquels barrages devaient ensuite s'étendre à une grande partie du territoire national : une révolte qui dure encore.
Lien de cause à effet ?
Évidemment non.
Pas de lien du tout ?
À notre avis, si !
Car le fait est que depuis plusieurs mois, un autre lien s'est distendu, celui qui existait entre le ministre et ses administrés. Cela, les premiers jours de la crise dont il est question l'ont bien montré.
Quelques jours d'incompréhension totale à l'égard de la désespérance des éleveurs.
Le porte-parole du gouvernement n'a pas trouvé les mots qu'attendaient les paysans.
Et on voit bien que, malgré la mise en œuvre de réelles mesures, la confiance a du mal a revenir.
Reviendra-t-elle ?
C'est peut-être en matière de production viticole que la distension de ce lien est apparue en premier, et c'était en novembre 2013 à l'occasion de la visite de M. Le Foll au SITEVI.
Lire notre article : "Le Foll interrogé hier".
Concernant le sujet dont il était question, la victoire échut à Mme Touraine : Click.
Faute, vraisemblablement, de combat.
Et peut-être à la faveur d'une confidentielle entente préalable.
Et puis, tout dernièrement, dans l'affaire de la clarification de la loi Évin, Stéphane présenta carrément et clairement un front uni avec Marisol (elle même experte dans l'art de mettre ses administrés dans la rue) : http://www.lequotidienlesmarches.fr/st-phane-le-foll-et-marisol-touraine-appellent-ne-pas-changer-la-loi-evin-art399685-2388.html?Itemid=235.
Celui là subjugué par le charme envoûtant de celle ci ?
C'est à dire tombant lui aussi, par marquis de ministère interposés, sous l'influence de la secte œnophobique.
Et dire que nous avons si longtemps eu un a priori favorable l'égard de ce ministre de l'Agriculture !
Mais le temps... l'éloignement d'un côté... la proximité de l'autre...
Tout ça...
En revanche, il convient de rappeler que le Président de la République et le Premier Ministre ont su, eux, dans cette affaire, entendre au delà des marquisats ministériels et éviter les tentacules de la pieuvre sectaire.
Et que ce fut déterminant.
C'est quand le prochain remaniement ???
Évidemment non.
Pas de lien du tout ?
À notre avis, si !
Car le fait est que depuis plusieurs mois, un autre lien s'est distendu, celui qui existait entre le ministre et ses administrés. Cela, les premiers jours de la crise dont il est question l'ont bien montré.
Quelques jours d'incompréhension totale à l'égard de la désespérance des éleveurs.
Le porte-parole du gouvernement n'a pas trouvé les mots qu'attendaient les paysans.
Et on voit bien que, malgré la mise en œuvre de réelles mesures, la confiance a du mal a revenir.
Reviendra-t-elle ?
C'est peut-être en matière de production viticole que la distension de ce lien est apparue en premier, et c'était en novembre 2013 à l'occasion de la visite de M. Le Foll au SITEVI.
Lire notre article : "Le Foll interrogé hier".
Concernant le sujet dont il était question, la victoire échut à Mme Touraine : Click.
Faute, vraisemblablement, de combat.
Et peut-être à la faveur d'une confidentielle entente préalable.
Et puis, tout dernièrement, dans l'affaire de la clarification de la loi Évin, Stéphane présenta carrément et clairement un front uni avec Marisol (elle même experte dans l'art de mettre ses administrés dans la rue) : http://www.lequotidienlesmarches.fr/st-phane-le-foll-et-marisol-touraine-appellent-ne-pas-changer-la-loi-evin-art399685-2388.html?Itemid=235.
Celui là subjugué par le charme envoûtant de celle ci ?
C'est à dire tombant lui aussi, par marquis de ministère interposés, sous l'influence de la secte œnophobique.
Et dire que nous avons si longtemps eu un a priori favorable l'égard de ce ministre de l'Agriculture !
Mais le temps... l'éloignement d'un côté... la proximité de l'autre...
Tout ça...
En revanche, il convient de rappeler que le Président de la République et le Premier Ministre ont su, eux, dans cette affaire, entendre au delà des marquisats ministériels et éviter les tentacules de la pieuvre sectaire.
Et que ce fut déterminant.
C'est quand le prochain remaniement ?
Concernant M. Stephane Le Foll et à propos de son regrettable ralliement à la position du Ministère de la Santé dans l'affaire de l'amendement clarifiant la loi Évin, nous l'avions qualifié de « ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs ».
Dans la même matinée se mettaient en place des barrages d'agriculteurs en Normandie, lesquels barrages devaient ensuite s'étendre à une grande partie du territoire national : une révolte qui dure encore.
Lien de cause à effet Lien
Publié le 29 juillet 2015 par admin
La semaine dernière, exactement lundi 20/07 à la première heure, nous avions publié notre article intitulé "Plans".
Concernant M. Stephane Le Foll et à propos de son regrettable ralliement à la position du Ministère de la Santé dans l'affaire de l'amendement clarifiant la loi Évin, nous l'avions qualifié de « ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs ».
Dans la même matinée se mettaient en place des barrages d'agriculteurs en Normandie, lesquels barrages devaient ensuite s'étendre à une grande partie du territoire national : une révolte qui dure encore.
Lien de cause à effet ?
Évidemment non.
Pas de lien du tout ?
À notre avis, si !
Car le fait est que depuis plusieurs mois, un autre lien s'est distendu, celui qui existait entre le ministre et ses administrés. Cela, les premiers jours de la crise dont il est question l'ont bien montré.
Quelques jours d'incompréhension totale à l'égard de la désespérance des éleveurs.
Le porte-parole du gouvernement n'a pas trouvé les mots qu'attendaient les paysans.
Et on voit bien que, malgré la mise en œuvre de réelles mesures, la confiance a du mal a revenir.
Reviendra-t-elle ?
C'est peut-être en matière de production viticole que la distension de ce lien est apparue en premier, et c'était en novembre 2013 à l'occasion de la visite de M. Le Foll au SITEVI.
Lire notre article : "Le Foll interrogé hier".
Concernant le sujet dont il était question, la victoire échut à Mme Touraine : Click.
Faute, vraisemblablement, de combat.
Et peut-être à la faveur d'une confidentielle entente préalable.
Et puis, tout dernièrement, dans l'affaire de la clarification de la loi Évin, Stéphane présenta carrément et clairement un front uni avec Marisol (elle même experte dans l'art de mettre ses administrés dans la rue) : http://www.lequotidienlesmarches.fr/st-phane-le-foll-et-marisol-touraine-appellent-ne-pas-changer-la-loi-evin-art399685-2388.html?Itemid=235.
Celui là subjugué par le charme envoûtant de celle ci ?
C'est à dire tombant lui aussi, par marquis de ministère interposés, sous l'influence de la secte œnophobique.
Et dire que nous avons si longtemps eu un a priori favorable l'égard de ce ministre de l'Agriculture !
Mais le temps... l'éloignement d'un côté... la proximité de l'autre...
Tout ça...
En revanche, il convient de rappeler que le Président de la République et le Premier Ministre ont su, eux, dans cette affaire, entendre au delà des marquisats ministériels et éviter les tentacules de la pieuvre sectaire.
Et que ce fut déterminant.
C'est quand le prochain remaniement ???
Évidemment non.
Pas de lien du tout ?
À notre avis, si !
Car le fait est que depuis plusieurs mois, un autre lien s'est distendu, celui qui existait entre le ministre et ses administrés. Cela, les premiers jours de la crise dont il est question l'ont bien montré.
Quelques jours d'incompréhension totale à l'égard de la désespérance des éleveurs.
Le porte-parole du gouvernement n'a pas trouvé les mots qu'attendaient les paysans.
Et on voit bien que, malgré la mise en œuvre de réelles mesures, la confiance a du mal a revenir.
Reviendra-t-elle ?
C'est peut-être en matière de production viticole que la distension de ce lien est apparue en premier, et c'était en novembre 2013 à l'occasion de la visite de M. Le Foll au SITEVI.
Lire notre article : "Le Foll interrogé hier".
Concernant le sujet dont il était question, la victoire échut à Mme Touraine : Click.
Faute, vraisemblablement, de combat.
Et peut-être à la faveur d'une confidentielle entente préalable.
Et puis, tout dernièrement, dans l'affaire de la clarification de la loi Évin, Stéphane présenta carrément et clairement un front uni avec Marisol (elle même experte dans l'art de mettre ses administrés dans la rue) : http://www.lequotidienlesmarches.fr/st-phane-le-foll-et-marisol-touraine-appellent-ne-pas-changer-la-loi-evin-art399685-2388.html?Itemid=235.
Celui là subjugué par le charme envoûtant de celle ci ?
C'est à dire tombant lui aussi, par marquis de ministère interposés, sous l'influence de la secte œnophobique.
Et dire que nous avons si longtemps eu un a priori favorable l'égard de ce ministre de l'Agriculture !
Mais le temps... l'éloignement d'un côté... la proximité de l'autre...
Tout ça...
En revanche, il convient de rappeler que le Président de la République et le Premier Ministre ont su, eux, dans cette affaire, entendre au delà des marquisats ministériels et éviter les tentacules de la pieuvre sectaire.
Et que ce fut déterminant.
C'est quand le prochain remaniement ?
lundi 20 juillet 2015
Plans
L'expérience nous l'a appris : lorsque, provenant des associations œnophobes en tous genres, une grande campagne se déroule tous médias confondus, dès le lendemain il faut être vigilant.
Car nous savons que, selon la planification habituelle, dans les quelques jours qui suivent va intervenir une juteuse proposition susceptible de les enrichir encore.
Cette fois-ci, ça n'a pas traîné !
La campagne s'est déroulée le 7 dernier (voir notre article "Et allez !") et 3 jours après, le 10 donc, 18 d'entre elles écrivaient à Mme Marisol Touraine, et lui proposaient leurs bons services afin de «participer activement à l'élaboration d'un Plan national de réduction des dommages dus à la consommation d'alcool».
Penchons nous sur ce document, il le vaut bien : http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/min-sant-touraine-plan-alcool.pdf.
Quelques remarques.
1) Tout d'abord, il convient de se souvenir que la campagne du 7 juillet était articulée autour d'un document signé par MM. François Paille et Michel Reynaud : http://www.invs.sante.fr/beh/2015/24-25/pdf/2015_24-25_1.pdf.
Et qui retrouve-t-on parmi les 18 signataires ?
MM. Reynaud Michel et M.Paille François, évidemment !
Vraiment désintéressé, ce diagnostic !
La preuve : ces 2 messieurs, à la rubrique "déclaration d'intérêt" (fin de l'avant-dernière page) ont indiqué que «les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts par rapport au thème de cet article».
2) La lettre à Mme Touraine commence par la remercier pour le rôle qu'elle a joué aux côtés des anti-clarification dans l'affaire de l'amendement adopté dans le cadre de la loi Macron et qui concerne la loi Évin.
Un fait dont, à l'inverse bien évidemment, se réjouissent tous les défenseurs du vin : http://www.vinetsociete.fr/presse/communiques/loi-macron-l-article-62-ter-concernant-la-loi-evin-clarifie-par-un-amendement-du-gouvernement.
Deux courriers beaucoup moins agréables ont aussi été adressés au Président de la République (http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/hollande-amendement-loi-macron.pdf) et au Premier Ministre (http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/valls-amendement-loi-macron.pdf).
Mais ces 2 derniers ne comportaient pas la proposition d'un "Plan national de réduction des dommages dus à la consommation d'alcool".
C'est donc uniquement sur le budget de la Santé qu'il est envisagé d'émarger.
À titre de compensation et en jouant sur la solidarité entre "anciens combattants" d'un même camp ?
À noter une petite faute stratégique : "les 18" ont manifesté leur gratitude envers Mme Touraine mais ont oublié de remercier également le ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs qui l'aurait pourtant, dans leur optique, tout autant mérité : http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/08/2120390-loi-evin-touraine-et-le-foll-contre-tout-changement.html.
3) Nos 18 associations, tout en vantant l'efficacité de la loi Évin, constatent comme nous «l’accroissement des "bitures expresses" (ou binge drinking) et l’importance des dommages et des coûts sanitaires et sociaux» liés à l'alcool.
Cela ne devrait-il pas les amener au contraire à penser comme nous que ladite loi est un échec?
Donnée intéressante : l'étude de MM. Paille & Reynaud nous dit que l'âge moyen des personnes hospitalisées pour cause d'intoxication alcoolique aiguë est de 43,5 ans.
Il s'agit donc de la "génération Évin", puisqu'elles entraient dans l'âge adulte au moment de la promulgation de la loi qui porte ce nom.
Mais attention ! Cette loi ne doit pas non plus être accusée de tous les maux car la source du problème se situe au niveau de la génération qui a élevé celle dont nous venons de parler.
La précédente, donc. La première qui, submergée par l'offensive cocacolonisatrice, s'était mise à délaisser progressivement la culture du vin et à moins bien en assurer la transmission.
Les cocacollabos commençaient à se glisser dans les rouages de l'Etat et un différentiel fiscal favorable aux boissons les plus délétères était mis en place.
Épisodiquement certains s'emploient encore à tenter de l'accroître.
Il n'est absolument pas exclu que l'élaboration d'un nouveau "plan" leur permette à nouveau d'exercer leurs talents.
À cette époque, fort opportunément, de fumeuses théories étaient mises en exergue comme celle dite "de Ledermann", laquelle proclamait que ce n'était que par la lutte contre la consommation régulière et modérée que l'on pourrait venir à bout des abus.
Relire notre fiche à ce sujet (elle a 6 ans mais elle n'a pas trop mal vieilli) : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/theorie-de-ledermann/.
Aujourd'hui, ce sont ses propres adeptes qui, au travers de leurs conclusions, en démontrent la stupidité.
Ce qui n'empêche pas certains incurables de s'en prendre à la moindre consommation !
Écoutons par exemple s'exprimer M. Philippe Batel, juste après avoir pu voir un verre de vin se remplir : «Ces complications elles sont liées à des quantités d'alcool qui ne sont pas forcément très élevées...» De la 22° seconde à la 44°:
Il faudrait peut-être proposer l'élaboration d'un "Plan national de réduction des dommages dus aux pathologies œnophobiques", non ?
Nous allons préparer un devis...
Car nous savons que, selon la planification habituelle, dans les quelques jours qui suivent va intervenir une juteuse proposition susceptible de les enrichir encore.
Cette fois-ci, ça n'a pas traîné !
La campagne s'est déroulée le 7 dernier (voir notre article "Et allez !") et 3 jours après, le 10 donc, 18 d'entre elles écrivaient à Mme Marisol Touraine, et lui proposaient leurs bons services afin de «participer activement à l'élaboration d'un Plan national de réduction des dommages dus à la consommation d'alcool».
Penchons nous sur ce document, il le vaut bien : http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/min-sant-touraine-plan-alcool.pdf.
Quelques remarques.
1) Tout d'abord, il convient de se souvenir que la campagne du 7 juillet était articulée autour d'un document signé par MM. François Paille et Michel Reynaud : http://www.invs.sante.fr/beh/2015/24-25/pdf/2015_24-25_1.pdf.
Et qui retrouve-t-on parmi les 18 signataires ?
MM. Reynaud Michel et M.Paille François, évidemment !
Vraiment désintéressé, ce diagnostic !
La preuve : ces 2 messieurs, à la rubrique "déclaration d'intérêt" (fin de l'avant-dernière page) ont indiqué que «les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts par rapport au thème de cet article».
2) La lettre à Mme Touraine commence par la remercier pour le rôle qu'elle a joué aux côtés des anti-clarification dans l'affaire de l'amendement adopté dans le cadre de la loi Macron et qui concerne la loi Évin.
Un fait dont, à l'inverse bien évidemment, se réjouissent tous les défenseurs du vin : http://www.vinetsociete.fr/presse/communiques/loi-macron-l-article-62-ter-concernant-la-loi-evin-clarifie-par-un-amendement-du-gouvernement.
Deux courriers beaucoup moins agréables ont aussi été adressés au Président de la République (http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/hollande-amendement-loi-macron.pdf) et au Premier Ministre (http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/valls-amendement-loi-macron.pdf).
Mais ces 2 derniers ne comportaient pas la proposition d'un "Plan national de réduction des dommages dus à la consommation d'alcool".
C'est donc uniquement sur le budget de la Santé qu'il est envisagé d'émarger.
À titre de compensation et en jouant sur la solidarité entre "anciens combattants" d'un même camp ?
À noter une petite faute stratégique : "les 18" ont manifesté leur gratitude envers Mme Touraine mais ont oublié de remercier également le ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs qui l'aurait pourtant, dans leur optique, tout autant mérité : http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/08/2120390-loi-evin-touraine-et-le-foll-contre-tout-changement.html.
3) Nos 18 associations, tout en vantant l'efficacité de la loi Évin, constatent comme nous «l’accroissement des "bitures expresses" (ou binge drinking) et l’importance des dommages et des coûts sanitaires et sociaux» liés à l'alcool.
Cela ne devrait-il pas les amener au contraire à penser comme nous que ladite loi est un échec?
Donnée intéressante : l'étude de MM. Paille & Reynaud nous dit que l'âge moyen des personnes hospitalisées pour cause d'intoxication alcoolique aiguë est de 43,5 ans.
Il s'agit donc de la "génération Évin", puisqu'elles entraient dans l'âge adulte au moment de la promulgation de la loi qui porte ce nom.
Mais attention ! Cette loi ne doit pas non plus être accusée de tous les maux car la source du problème se situe au niveau de la génération qui a élevé celle dont nous venons de parler.
La précédente, donc. La première qui, submergée par l'offensive cocacolonisatrice, s'était mise à délaisser progressivement la culture du vin et à moins bien en assurer la transmission.
Les cocacollabos commençaient à se glisser dans les rouages de l'Etat et un différentiel fiscal favorable aux boissons les plus délétères était mis en place.
Épisodiquement certains s'emploient encore à tenter de l'accroître.
Il n'est absolument pas exclu que l'élaboration d'un nouveau "plan" leur permette à nouveau d'exercer leurs talents.
À cette époque, fort opportunément, de fumeuses théories étaient mises en exergue comme celle dite "de Ledermann", laquelle proclamait que ce n'était que par la lutte contre la consommation régulière et modérée que l'on pourrait venir à bout des abus.
Relire notre fiche à ce sujet (elle a 6 ans mais elle n'a pas trop mal vieilli) : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/theorie-de-ledermann/.
Aujourd'hui, ce sont ses propres adeptes qui, au travers de leurs conclusions, en démontrent la stupidité.
Ce qui n'empêche pas certains incurables de s'en prendre à la moindre consommation !
Écoutons par exemple s'exprimer M. Philippe Batel, juste après avoir pu voir un verre de vin se remplir : «Ces complications elles sont liées à des quantités d'alcool qui ne sont pas forcément très élevées...» De la 22° seconde à la 44°:
Il faudrait peut-être proposer l'élaboration d'un "Plan national de réduction des dommages dus aux pathologies œnophobiques", non ?
Nous allons préparer un devis...
Plans
L'expérience nous l'a appris : lorsque, provenant des associations œnophobes en tous genres, une grande campagne se déroule tous médias confondus, dès le lendemain il faut être vigilant.
Car nous savons que, selon la planification habituelle, dans les quelques jours qui suivent va intervenir une juteuse proposition susceptible de les enrichir encore.
Cette fois-ci, ça n'a pas traîné !
La campagne s'est déroulée le 7 dernier (voir notre article "Et allez !") et 3 jours après, le 10 donc, 18 d'entre elles écrivaient à Mme Marisol Touraine, et lui proposaient leurs bons services afin de «participer activement à l'élaboration d'un Plan national de réduction des dommages dus à la consommation d'alcool».
Penchons nous sur ce document, il le vaut bien : http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/min-sant-touraine-plan-alcool.pdf.
Quelques remarques.
1) Tout d'abord, il convient de se souvenir que la campagne du 7 juillet était articulée autour d'un document signé par MM. François Paille et Michel Reynaud : http://www.invs.sante.fr/beh/2015/24-25/pdf/2015_24-25_1.pdf.
Et qui retrouve-t-on parmi les 18 signataires ?
MM. Reynaud Michel et M.Paille François, évidemment !
Vraiment désintéressé, ce diagnostic !
La preuve : ces 2 messieurs, à la rubrique "déclaration d'intérêt" (fin de l'avant-dernière page) ont indiqué que «les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts par rapport au thème de cet article».
2) La lettre à Mme Touraine commence par la remercier pour le rôle qu'elle a joué aux côtés des anti-clarification dans l'affaire de l'amendement adopté dans le cadre de la loi Macron et qui concerne la loi Évin.
Un fait dont, à l'inverse bien évidemment, se réjouissent tous les défenseurs du vin : http://www.vinetsociete.fr/presse/communiques/loi-macron-l-article-62-ter-concernant-la-loi-evin-clarifie-par-un-amendement-du-gouvernement.
Deux courriers beaucoup moins agréables ont aussi été adressés au Président de la République (http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/hollande-amendement-loi-macron.pdf) et au Premier Ministre (http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/valls-amendement-loi-macron.pdf).
Mais ces 2 derniers ne comportaient pas la proposition d'un "Plan national de réduction des dommages dus à la consommation d'alcool".
C'est donc uniquement sur le budget de la Santé qu'il est envisagé d'émarger.
À titre de compensation et en jouant sur la solidarité entre "anciens combattants" d'un même camp ?
À noter une petite faute stratégique : "les 18" ont manifesté leur gratitude envers Mme Touraine mais ont oublié de remercier également le ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs qui l'aurait pourtant, dans leur optique, tout autant mérité : http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/08/2120390-loi-evin-touraine-et-le-foll-contre-tout-changement.html.
3) Nos 18 associations, tout en vantant l'efficacité de la loi Évin, constatent comme nous «l’accroissement des "bitures expresses" (ou binge drinking) et l’importance des dommages et des coûts sanitaires et sociaux» liés à l'alcool.
Cela ne devrait-il pas les amener au contraire à penser comme nous que ladite loi est un échec?
Donnée intéressante : l'étude de MM. Paille & Reynaud nous dit que l'âge moyen des personnes hospitalisées pour cause d'intoxication alcoolique aiguë est de 43,5 ans.
Il s'agit donc de la "génération Évin", puisqu'elles entraient dans l'âge adulte au moment de la promulgation de la loi qui porte ce nom.
Mais attention ! Cette loi ne doit pas non plus être accusée de tous les maux car la source du problème se situe au niveau de la génération qui a élevé celle dont nous venons de parler.
La précédente, donc. La première qui, submergée par l'offensive cocacolonisatrice, s'était mise à délaisser progressivement la culture du vin et à moins bien en assurer la transmission.
Les cocacollabos commençaient à se glisser dans les rouages de l'Etat et un différentiel fiscal favorable aux boissons les plus délétères était mis en place.
Épisodiquement certains s'emploient encore à tenter de l'accroître.
Il n'est absolument pas exclu que l'élaboration d'un nouveau "plan" leur permette à nouveau d'exercer leurs talents.
À cette époque, fort opportunément, de fumeuses théories étaient mises en exergue comme celle dite "de Ledermann", laquelle proclamait que ce n'était que par la lutte contre la consommation régulière et modérée que l'on pourrait venir à bout des abus.
Relire notre fiche à ce sujet (elle a 6 ans mais elle n'a pas trop mal vieilli) : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/theorie-de-ledermann/.
Aujourd'hui, ce sont ses propres adeptes qui, au travers de leurs conclusions, en démontrent la stupidité.
Ce qui n'empêche pas certains incurables de s'en prendre à la moindre consommation !
Écoutons par exemple s'exprimer M. Philippe Batel, juste après avoir pu voir un verre de vin se remplir : «Ces complications elles sont liées à des quantités d'alcool qui ne sont pas forcément très élevées...» De la 22° seconde à la 44°:
Il faudrait peut-être proposer l'élaboration d'un "Plan national de réduction des dommages dus aux pathologies œnophobiques", non ?
Nous allons préparer un devis...
Car nous savons que, selon la planification habituelle, dans les quelques jours qui suivent va intervenir une juteuse proposition susceptible de les enrichir encore.
Cette fois-ci, ça n'a pas traîné !
La campagne s'est déroulée le 7 dernier (voir notre article "Et allez !") et 3 jours après, le 10 donc, 18 d'entre elles écrivaient à Mme Marisol Touraine, et lui proposaient leurs bons services afin de «participer activement à l'élaboration d'un Plan national de réduction des dommages dus à la consommation d'alcool».
Penchons nous sur ce document, il le vaut bien : http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/min-sant-touraine-plan-alcool.pdf.
Quelques remarques.
1) Tout d'abord, il convient de se souvenir que la campagne du 7 juillet était articulée autour d'un document signé par MM. François Paille et Michel Reynaud : http://www.invs.sante.fr/beh/2015/24-25/pdf/2015_24-25_1.pdf.
Et qui retrouve-t-on parmi les 18 signataires ?
MM. Reynaud Michel et M.Paille François, évidemment !
Vraiment désintéressé, ce diagnostic !
La preuve : ces 2 messieurs, à la rubrique "déclaration d'intérêt" (fin de l'avant-dernière page) ont indiqué que «les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts par rapport au thème de cet article».
2) La lettre à Mme Touraine commence par la remercier pour le rôle qu'elle a joué aux côtés des anti-clarification dans l'affaire de l'amendement adopté dans le cadre de la loi Macron et qui concerne la loi Évin.
Un fait dont, à l'inverse bien évidemment, se réjouissent tous les défenseurs du vin : http://www.vinetsociete.fr/presse/communiques/loi-macron-l-article-62-ter-concernant-la-loi-evin-clarifie-par-un-amendement-du-gouvernement.
Deux courriers beaucoup moins agréables ont aussi été adressés au Président de la République (http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/hollande-amendement-loi-macron.pdf) et au Premier Ministre (http://www.anpaa.asso.fr/images/media/201506telechargements/valls-amendement-loi-macron.pdf).
Mais ces 2 derniers ne comportaient pas la proposition d'un "Plan national de réduction des dommages dus à la consommation d'alcool".
C'est donc uniquement sur le budget de la Santé qu'il est envisagé d'émarger.
À titre de compensation et en jouant sur la solidarité entre "anciens combattants" d'un même camp ?
À noter une petite faute stratégique : "les 18" ont manifesté leur gratitude envers Mme Touraine mais ont oublié de remercier également le ministre de l'Agriculture-mais-en-l'occurrence-pas-des-agriculteurs qui l'aurait pourtant, dans leur optique, tout autant mérité : http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/08/2120390-loi-evin-touraine-et-le-foll-contre-tout-changement.html.
3) Nos 18 associations, tout en vantant l'efficacité de la loi Évin, constatent comme nous «l’accroissement des "bitures expresses" (ou binge drinking) et l’importance des dommages et des coûts sanitaires et sociaux» liés à l'alcool.
Cela ne devrait-il pas les amener au contraire à penser comme nous que ladite loi est un échec?
Donnée intéressante : l'étude de MM. Paille & Reynaud nous dit que l'âge moyen des personnes hospitalisées pour cause d'intoxication alcoolique aiguë est de 43,5 ans.
Il s'agit donc de la "génération Évin", puisqu'elles entraient dans l'âge adulte au moment de la promulgation de la loi qui porte ce nom.
Mais attention ! Cette loi ne doit pas non plus être accusée de tous les maux car la source du problème se situe au niveau de la génération qui a élevé celle dont nous venons de parler.
La précédente, donc. La première qui, submergée par l'offensive cocacolonisatrice, s'était mise à délaisser progressivement la culture du vin et à moins bien en assurer la transmission.
Les cocacollabos commençaient à se glisser dans les rouages de l'Etat et un différentiel fiscal favorable aux boissons les plus délétères était mis en place.
Épisodiquement certains s'emploient encore à tenter de l'accroître.
Il n'est absolument pas exclu que l'élaboration d'un nouveau "plan" leur permette à nouveau d'exercer leurs talents.
À cette époque, fort opportunément, de fumeuses théories étaient mises en exergue comme celle dite "de Ledermann", laquelle proclamait que ce n'était que par la lutte contre la consommation régulière et modérée que l'on pourrait venir à bout des abus.
Relire notre fiche à ce sujet (elle a 6 ans mais elle n'a pas trop mal vieilli) : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/theorie-de-ledermann/.
Aujourd'hui, ce sont ses propres adeptes qui, au travers de leurs conclusions, en démontrent la stupidité.
Ce qui n'empêche pas certains incurables de s'en prendre à la moindre consommation !
Écoutons par exemple s'exprimer M. Philippe Batel, juste après avoir pu voir un verre de vin se remplir : «Ces complications elles sont liées à des quantités d'alcool qui ne sont pas forcément très élevées...» De la 22° seconde à la 44°:
Il faudrait peut-être proposer l'élaboration d'un "Plan national de réduction des dommages dus aux pathologies œnophobiques", non ?
Nous allons préparer un devis...
jeudi 16 juillet 2015
Pollution
Nous avons appris hier que Mme Segolène Royal, ministre de l’Écologie, avait réagi «aux conclusions d’une commission d’enquête sénatoriale qui évalue le coût de la pollution atmosphérique à près de 100 milliards d’euros par an» :
Pollution de l'air : Royal promet "des... par LCP
Cette information nous a donné une l'idée d'une revendication : nous demandons qu'une commission d'enquête parlementaire se penche avec honnêteté et rigueur sur les chiffres qui sont sans cesse assénés au public par les médias marchands d'espaces publicitaires se disputant la clientèle des sodas diabèsitogènes.
Et cela concernant les effets de la consommation d'alcool que ce soit en termes de coûts d'hospitalisation ou de mortalité.
Chiffres émanant de ceux qui vivent de plus en plus nombreux et grassement au moyen de leurs extrapolations aux limites sans cesse repoussées... et dont le peu de crédibilité est à notre avis aisément démontable.
Lesquelles extrapolations leur permettent néanmoins d'émarger abondamment au guichet du Ministère de la Santé.
Lequel consent à la chose avec délectation, étant par eux puissamment infiltré.
Et depuis longtemps !
Et avec une parfaite connaissance du "principe des vases communicants" : relire notre article "Reconversion sans rupture".
Naturellement, toute investigation du type de celle que nous proposons n'aura de valeur que dans la mesure où les partisans du vin auront aussi pu être entendus.
Nos dossiers sont prêts...
Pollution de l'air : Royal promet "des... par LCP
Cette information nous a donné une l'idée d'une revendication : nous demandons qu'une commission d'enquête parlementaire se penche avec honnêteté et rigueur sur les chiffres qui sont sans cesse assénés au public par les médias marchands d'espaces publicitaires se disputant la clientèle des sodas diabèsitogènes.
Et cela concernant les effets de la consommation d'alcool que ce soit en termes de coûts d'hospitalisation ou de mortalité.
Chiffres émanant de ceux qui vivent de plus en plus nombreux et grassement au moyen de leurs extrapolations aux limites sans cesse repoussées... et dont le peu de crédibilité est à notre avis aisément démontable.
Lesquelles extrapolations leur permettent néanmoins d'émarger abondamment au guichet du Ministère de la Santé.
Lequel consent à la chose avec délectation, étant par eux puissamment infiltré.
Et depuis longtemps !
Et avec une parfaite connaissance du "principe des vases communicants" : relire notre article "Reconversion sans rupture".
Naturellement, toute investigation du type de celle que nous proposons n'aura de valeur que dans la mesure où les partisans du vin auront aussi pu être entendus.
Nos dossiers sont prêts...
mercredi 8 juillet 2015
Et allez !
C'est reparti !
Hier, mardi 7 juillet 2015, une fois de plus, nous avons assisté à une nouvelle campagne de presse prohibitionniste souvent illustré par un verre ou une bouteille de vin. Exemple : http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/07/2139781-alcool-premier-motif-d-hospitalisation-en-france.html. Cette campagne s'appuyant sur une étude publiée... le jour même. Nous avons même pu, par un effort de vigilance accru, nous rendre compte que certains de ces articles avaient été écrits AVANT que l'étude ne soit à disposition !
Ce qui montre que la technique de sur-information massive n'est pas encore, par nos adversaires, considérée comme démodée.
Cette fois-ci, c'était sur le thème du nombre d'hospitalisations imputables à l'alcool. Et à leur coût.
Comme à l'habitude, dans ces cas là, nous avons commencé par aller voir le texte sur lequel s'appuyait ce déchaînement médiatique.
Et nous devons dire que ce rapport, en très grande partie, nous convient quasi-parfaitement. Le voici : http://www.invs.sante.fr/beh/2015/24-25/pdf/2015_24-25_1.pdf. Que dit-il ?
Le mieux est de laisser s'exprimer son "signataire en premier", le professeur François Paille qui répond à certaines questions dans l'Obs : http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20150707.OBS2263/580-000-hospitalisations-liees-a-l-alcool-il-faut-agir-le-plus-tot-possible.html. Notamment celle-ci : «Dans l'étude, vous dites qu'entre 2006 et 2012, le nombre de patients hospitalisés à cause de l'alcool a bondi de 11,3%. Comment en sommes-nous arrivés là ?» Il répond : «Ce n'est pas nouveau, les Français en consomment trop. Mais aujourd'hui, on assiste surtout à une modification des comportements. En France, on est passé d'une consommation de culture plutôt latine, c'est-à-dire boire du vin à table, à une consommation anglo-saxonne orientée vers l'excès, surtout avec l'arrivée du "binge drinking" (ou "biture express"). Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce sont les 35-55 ans qui sont le plus touchés par ce phénomène, pas les jeunes.»
Est à considérer aussi que dans l'étude c'est «la consommation excessive» qui seule est mise en cause dans ce phénomène d'augmentation.
C'est bien ce que nous disons depuis des années : plus l'habitude de consommer du vin de manière régulière et modérée au cours des repas se raréfie, plus l'alcool cause de dégâts, notamment de comas éthyliques.
Et cela parce que lorsque le premier contact avec l'alcool (initiation paradigmatique) s'effectue en famille, on peut être sûr que l'apprentissage de la modération interviendra en même temps. Par contre, lorsque ce contact initial s'effectue avec des copains un peu plus âgés à l-occasion de la "teuf"... Et de là tout découle.
D'ailleurs on peut voir de manière tout à fait significative sur les cartes ci-contre que les régions où le problème se pose avec le plus d'acuité sont loin d'être celles où la culture du vin est la plus traditionnelle.
Mais à partir de cette étude intéressante pour la cause que nous défendons, les commentaires médiatiques, du moins une grande partie d'entre eux, firent passer un message beaucoup moins agréable. Et bien peu conformé à la source de référence...
Hier, mardi 7 juillet 2015, une fois de plus, nous avons assisté à une nouvelle campagne de presse prohibitionniste souvent illustré par un verre ou une bouteille de vin. Exemple : http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/07/2139781-alcool-premier-motif-d-hospitalisation-en-france.html. Cette campagne s'appuyant sur une étude publiée... le jour même. Nous avons même pu, par un effort de vigilance accru, nous rendre compte que certains de ces articles avaient été écrits AVANT que l'étude ne soit à disposition !
Ce qui montre que la technique de sur-information massive n'est pas encore, par nos adversaires, considérée comme démodée.
Cette fois-ci, c'était sur le thème du nombre d'hospitalisations imputables à l'alcool. Et à leur coût.
Comme à l'habitude, dans ces cas là, nous avons commencé par aller voir le texte sur lequel s'appuyait ce déchaînement médiatique.
Et nous devons dire que ce rapport, en très grande partie, nous convient quasi-parfaitement. Le voici : http://www.invs.sante.fr/beh/2015/24-25/pdf/2015_24-25_1.pdf. Que dit-il ?
Le mieux est de laisser s'exprimer son "signataire en premier", le professeur François Paille qui répond à certaines questions dans l'Obs : http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20150707.OBS2263/580-000-hospitalisations-liees-a-l-alcool-il-faut-agir-le-plus-tot-possible.html. Notamment celle-ci : «Dans l'étude, vous dites qu'entre 2006 et 2012, le nombre de patients hospitalisés à cause de l'alcool a bondi de 11,3%. Comment en sommes-nous arrivés là ?» Il répond : «Ce n'est pas nouveau, les Français en consomment trop. Mais aujourd'hui, on assiste surtout à une modification des comportements. En France, on est passé d'une consommation de culture plutôt latine, c'est-à-dire boire du vin à table, à une consommation anglo-saxonne orientée vers l'excès, surtout avec l'arrivée du "binge drinking" (ou "biture express"). Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce sont les 35-55 ans qui sont le plus touchés par ce phénomène, pas les jeunes.»
Est à considérer aussi que dans l'étude c'est «la consommation excessive» qui seule est mise en cause dans ce phénomène d'augmentation.
C'est bien ce que nous disons depuis des années : plus l'habitude de consommer du vin de manière régulière et modérée au cours des repas se raréfie, plus l'alcool cause de dégâts, notamment de comas éthyliques.
Et cela parce que lorsque le premier contact avec l'alcool (initiation paradigmatique) s'effectue en famille, on peut être sûr que l'apprentissage de la modération interviendra en même temps. Par contre, lorsque ce contact initial s'effectue avec des copains un peu plus âgés à l-occasion de la "teuf"... Et de là tout découle.
D'ailleurs on peut voir de manière tout à fait significative sur les cartes ci-contre que les régions où le problème se pose avec le plus d'acuité sont loin d'être celles où la culture du vin est la plus traditionnelle.
Mais à partir de cette étude intéressante pour la cause que nous défendons, les commentaires médiatiques, du moins une grande partie d'entre eux, firent passer un message beaucoup moins agréable. Et bien peu conformé à la source de référence...
lundi 6 juillet 2015
Fin de la pause !
Il y a une semaine, un site spécialisé dans les questions de consommation alimentaire et très attentif aux tendances et aux prévisions annonçait que la canicule aurait une influence extrêmement positive sur les ventes de certains produits, notamment les bières blondes : http://www.lsa-conso.fr/canicule-ces-produits-dont-les-ventes-vont-exploser,213993.
Ce qui rejoint une évidence mise à disposition par le sens commun le plus élémentaire : concernant les boisons alcoolisées, en période de forte chaleur, la consommation de bière blonde s' accroît beaucoup plus que celle de vin rouge.
Et c'est pourtant un verre de vin rouge qui a été choisi par le ministère de la Santé et l'INPES pour déconseiller la consommation d'alcool en ce très chaud début d'été.
Lire notre article précédent : "Canicule".
«Pas surprenant -ajouterons les plus anciens- ça a toujours été comme ça : c'est toujours le vin qui est stigmatisé. Même lorsqu'il s'agit des accidents de la route du samedi soir !»
D'accord... sauf que, du moins concernant un organisme officiel, cela ne s'était pas produit depuis très longtemps !
13 ans environ selon nous, puisqu'il faut remonter à une certaine campagne de la sécurité routière qui avait d'ailleurs donné lieu a action en justice.
C'était en 2002 : http://news.autojournal.fr/news/1409644/Campagne-sécurité--journal-automobile-video.
Ce fut le point de départ d'une mobilisation indignée qui trouva son aboutissement dans la création du Conseil de Modération et Prévention en 2006 : Click.
À partir de là, les campagnes ne furent plus contre la moindre consommation mais bien contre l'abus.
Et un réel équilibre fut trouvé entre les d différentes boissons alcoolisées.
Exemple 2008 :
Boire trop : campagne contre l'alcoolisme des... par roycod
Exemple 2011 :
Mais en 2014, le CMP fut sournoisement assassiné.
Lire notre article "Le point sur certaines questions en cours (2)". Fin de la pause !
Nous voici revenus au statu quo ante.
Alors, il va peut-être falloir revenir aux méthodes d'ante.
Par exemple en commençant par relire l'article L3311-3 du code de la santé publique : «les messages de prévention et d'information ne doivent pas présenter de caractère discriminatoire entre les différents produits»...
Nous avions dit lors de l'exécution du CMP que (faute peut-être d'avoir assez poussé) «nous avons reculé en mêlée» et qu'il fallait donc s'attendre «à souffrir en défense.»
Mais cela ne voulait certainement pas dire qu'il faut baisser les bras et accepter de "prendre des essais".
N"est-ce pas à l"occasion des plus fortes offensives que l'on peut espérer voir les plus belles actions défensives et, parfois... de bien belles contre-attaques ?
Ce qui rejoint une évidence mise à disposition par le sens commun le plus élémentaire : concernant les boisons alcoolisées, en période de forte chaleur, la consommation de bière blonde s' accroît beaucoup plus que celle de vin rouge.
Et c'est pourtant un verre de vin rouge qui a été choisi par le ministère de la Santé et l'INPES pour déconseiller la consommation d'alcool en ce très chaud début d'été.
Lire notre article précédent : "Canicule".
«Pas surprenant -ajouterons les plus anciens- ça a toujours été comme ça : c'est toujours le vin qui est stigmatisé. Même lorsqu'il s'agit des accidents de la route du samedi soir !»
D'accord... sauf que, du moins concernant un organisme officiel, cela ne s'était pas produit depuis très longtemps !
13 ans environ selon nous, puisqu'il faut remonter à une certaine campagne de la sécurité routière qui avait d'ailleurs donné lieu a action en justice.
C'était en 2002 : http://news.autojournal.fr/news/1409644/Campagne-sécurité--journal-automobile-video.
Ce fut le point de départ d'une mobilisation indignée qui trouva son aboutissement dans la création du Conseil de Modération et Prévention en 2006 : Click.
À partir de là, les campagnes ne furent plus contre la moindre consommation mais bien contre l'abus.
Et un réel équilibre fut trouvé entre les d différentes boissons alcoolisées.
Exemple 2008 :
Boire trop : campagne contre l'alcoolisme des... par roycod
Exemple 2011 :
Mais en 2014, le CMP fut sournoisement assassiné.
Lire notre article "Le point sur certaines questions en cours (2)". Fin de la pause !
Nous voici revenus au statu quo ante.
Alors, il va peut-être falloir revenir aux méthodes d'ante.
Par exemple en commençant par relire l'article L3311-3 du code de la santé publique : «les messages de prévention et d'information ne doivent pas présenter de caractère discriminatoire entre les différents produits»...
Nous avions dit lors de l'exécution du CMP que (faute peut-être d'avoir assez poussé) «nous avons reculé en mêlée» et qu'il fallait donc s'attendre «à souffrir en défense.»
Mais cela ne voulait certainement pas dire qu'il faut baisser les bras et accepter de "prendre des essais".
N"est-ce pas à l"occasion des plus fortes offensives que l'on peut espérer voir les plus belles actions défensives et, parfois... de bien belles contre-attaques ?
vendredi 3 juillet 2015
Canicule
Il y a un mois et demi, le ministère de la santé édictait un certain nombre de recommandations en cas de vague de chaleur : http://www.sante.gouv.fr/vague-de-chaleur-recommandations-pour-la-population.html.
Au chapitre "COMMENT SE PROTÉGER", on pouvait lire ceci : « 2) Boire régulièrement Sans attendre d’avoir soif. De l’eau essentiellement, des fruits pressés éventuellement. Jamais d’alcool. Éviter sodas et autres boissons sucrées. Évitez les boisons à forte teneur en caféine (diurétiques)»
Bon, le "jamais d'alcool", venant de ce ministère, chaleur ou pas, on est habitués ! Par contre, ce qui est plus intéressant c'est ce qui est dit à propos «des sodas et autres boissons sucrées » et aussi des «boisons à forte teneur en caféine».Que dire alors de la star des sodas sucrés, dans la mesure où l'on sait bien qu'elle comporte non seulement de l'acide phosphorique mais également une teneur non négligeable en caféine !
À partir d'aujourd'hui, provenant de la même source et dans le contexte de canicule que nous connaissons, des recommandations sont diffusées sur les chaînes de télévision par l'intermédiaire de "spots".
On se dit que ce qui vaut en cas de vague de chaleur est encore plus valable en cas de canicule. Et que les prescriptions que nous venons d'évoquer seront toutes reprises. Pour l'alcool, bien entendu, pas de problème ! On constate même sans surprise que le verre qui illustre le logo proscrivant n'est ni une chope de bière ni un verre à pastis mais bien un ballon de rouge. Par contre, rien sur les sodas sucrés caféinés ! Manque de place ? 35 secondes C'est trop court pour tout pouvoir dire ? Mais on constate que sur le format "longue durée" (1 min 15) c'est pareil :
À notre avis, le problème est qu'en l'occurrence et comme bien souvent, les occultations ont été décidées en fonction des vecteurs de communication, lesquels sont avant tout des marchands d'espaces publicitaires. Et la loi Évin, nous l'avons maintes fois souligné ici, interdit la publicité aux boissons «à limiter» (World Cancer Research Fund) mais pas aux boissons «à éviter».
Ce qui, de fait, induit un rapport de force biaisé à l'égard des médias, notamment télévisuels. Et par conséquent à l'égard aussi des politiques souvent télévisés. Ou qui souhaitent l'être.
Cela étant dit, la télé n’explique pas tout, puisque sur les autres documents "grand public ce n"est pas mieux.
Voir ce dépliant [http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1027.pdf] cet autre [http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1185.pdf] ou cette affiche [http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1028.pdf].
Pas trace de boissons sucrées, caféinées ou cumulant ces deux caractéristiques...
Alors quelle explication ? Qu'est ce que les fabricants de boissons délétères ont les moyens d'acheter, à part des espaces publicitaires ?
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Au chapitre "COMMENT SE PROTÉGER", on pouvait lire ceci : « 2) Boire régulièrement Sans attendre d’avoir soif. De l’eau essentiellement, des fruits pressés éventuellement. Jamais d’alcool. Éviter sodas et autres boissons sucrées. Évitez les boisons à forte teneur en caféine (diurétiques)»
Bon, le "jamais d'alcool", venant de ce ministère, chaleur ou pas, on est habitués ! Par contre, ce qui est plus intéressant c'est ce qui est dit à propos «des sodas et autres boissons sucrées » et aussi des «boisons à forte teneur en caféine».Que dire alors de la star des sodas sucrés, dans la mesure où l'on sait bien qu'elle comporte non seulement de l'acide phosphorique mais également une teneur non négligeable en caféine !
À partir d'aujourd'hui, provenant de la même source et dans le contexte de canicule que nous connaissons, des recommandations sont diffusées sur les chaînes de télévision par l'intermédiaire de "spots".
On se dit que ce qui vaut en cas de vague de chaleur est encore plus valable en cas de canicule. Et que les prescriptions que nous venons d'évoquer seront toutes reprises. Pour l'alcool, bien entendu, pas de problème ! On constate même sans surprise que le verre qui illustre le logo proscrivant n'est ni une chope de bière ni un verre à pastis mais bien un ballon de rouge. Par contre, rien sur les sodas sucrés caféinés ! Manque de place ? 35 secondes C'est trop court pour tout pouvoir dire ? Mais on constate que sur le format "longue durée" (1 min 15) c'est pareil :
À notre avis, le problème est qu'en l'occurrence et comme bien souvent, les occultations ont été décidées en fonction des vecteurs de communication, lesquels sont avant tout des marchands d'espaces publicitaires. Et la loi Évin, nous l'avons maintes fois souligné ici, interdit la publicité aux boissons «à limiter» (World Cancer Research Fund) mais pas aux boissons «à éviter».
Ce qui, de fait, induit un rapport de force biaisé à l'égard des médias, notamment télévisuels. Et par conséquent à l'égard aussi des politiques souvent télévisés. Ou qui souhaitent l'être.
Cela étant dit, la télé n’explique pas tout, puisque sur les autres documents "grand public ce n"est pas mieux.
Voir ce dépliant [http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1027.pdf] cet autre [http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1185.pdf] ou cette affiche [http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1028.pdf].
Pas trace de boissons sucrées, caféinées ou cumulant ces deux caractéristiques...
Alors quelle explication ? Qu'est ce que les fabricants de boissons délétères ont les moyens d'acheter, à part des espaces publicitaires ?
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