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dimanche 15 avril 2018

Éthylo-tabagisme et cancers des VADS

 Nous considérerons tout d'abord cet article dont le titre est alarmiste et la photo d'illustration particulièrement désagréable.
 Par contre, quand on lit le texte , on se rend bien compte qu'il n'est pas question de l'éradication totale de la consommation d'alcool comme, en France, le préconisaient naguère les organisateurs d'une certaine conférence de presse "grand public", mais d'un appel à la modération. Nous pensons pouvoir répondre à celui-ci en proposant l'abstinence totale de la consommation d'alcool... autre que celui contenu par les jus de fruits fermentés (vin, cidre, bière, etc...). Et cela en raison des polyphénols contenus par ces derniers.
 Ainsi, sur les bases actuelles de consommation, l'objectif de limitation préconisé pourrait être atteint en moyenne nationale.
 Mais continuons notre propos et penchons nous un peu plus sur l'étude mentionnée, en particulier sous l'angle des cancers les plus souvent évoqués en matière d'alcool, celui des Voies Aéro-Digestives Supérieures.
 Il est bien dit que l'alcool est responsable de 44% de ces cancers mais on constate un certain flottement quand il s'agit de différencier les cas en lesquels il est consommé seul et ceux en lesquels il est consommé en association avec le tabac.
 Cette dernière pratique, lorsqu'elle est fréquemment répétée, voire compulsive, est couramment nommée "alcoolo-tabagisme" ou "éthylo-tabagisme".
 Une autre étude, publiée postérieurement, est plus précise.
En effet, elle indique que si 29% des cancers des VADS sont attribuables au seul tabagisme, 44% à l'éthylo-tabagisme, 1% seulement est attribuable au seul alcool. Les 26% restants étant causés par d'autres facteurs. Papillomavirus notamment.
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 Qu'au terme d'une synergie particulièrement délétère, l'alcool soit le facteur favorisant du tabac au sein de ce redoutable phénomène qu'est l'éthylo-tabagisme, nous en avons toujours convenu.
 En effet, nous avons toujours admis la thèse selon laquelle l'alcool présente un effet dissolvant qui perméabilise les muqueuses et favorise la pénétration des éléments carcinogènes que contient le tabac, lequel reste tout de même, en tout état de cause, le facteur fondamental des dégâts occasionnés.
  À preuve cet extrait de texte qui nous dit que «moins de 2% des patients atteints d'un cancer des voies aérodigestives supérieures n'ont jamais fumé».
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 Cela étant dit, nul n'ignore qu'un couple cesse d'exister lorsqu'un seul des deux individus qui le compose disparaît.
Et que l'immeuble dans lequel habitait ce couple sera d'autant plus calme si c'est le plus bruyant des deux qui s'en va.
Surtout s'il était 29 fois plus bruyant que l'autre lorsque l'un et l'autre étaient séparément responsables de nuisances sonores.
 Aussi, sachant que pour détruire l'éthylo-tabagisme, il suffit d'anéantir le tabagisme, il serait logique de commencer par là, d'insister là-dessus, de concentrer sur ce point les attaques... mais ce n'est pas ce que nous constatons.
 C'est un peu comme si, lorsqu'on déplore l'étendue d'un feu attisé par le vent, comme si l'on voulait arrêter le vent avant d'éteindre le feu !
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 On nous répondra qu'en tout état de cause, il reste néanmoins 1% des cancers des VADS attribuable au seul alcool.
Effectivement.
 Mais, sachant que selon ce document (page 8) publié en 2009, «la mortalité est estimée à près de 5 000 patients par année», cela nous donne une évaluation équivalente à 50 décès attribuables au seul alcool.
C'est à dire environ 0,009% du total des décès.
 Soit 1 par département tous les 2 ans !
  Il s'agit très probablement de personnes qui dépassent largement la limite que nous préconisons, sachant que la seule «consommation à risque chronique» représente en moyenne unisexe 7,5% de la population selon ce document de l'IRDES (tableau sur la page 1).
 Nul ne doute qu'il existe en France des consommateurs qui dépassent la dose de 40g d'alcool pur par jour. et que certains d'entre eux sont non-fumeurs.
 C'est plus particulièrement à ces derniers qu'il convient de rappeler comme aux amateurs de cigarettes que «sans tabac et en consommant moins d'un 1/2 litre de vin (équivalent à 40g d'alcool) par jour, environ 90% des cancers des VADS seraient évités» comme l'indiquent la Ligue Nationale Contre le Cancer (bas de la page 6) ou l'Institut Curie (voir phrase en gras dans la 1°colonne, page 3)... entre autres !
 .
 Il convient à ce stade redus de souligner que, concernant le vin, il est probablement la boisson alcoolisée qui comporte le moins de risques concernant le cancer des VADS, car il se consomme généralement au cours des repas, c'est à dire à un moment où le tabac est moins présent et où les aliments présents dans la bouche "tapissent" les muqueuses.
 C'est probablement la raison pour laquelle le World Cancer Research Fund recommande de ne boire de l'alcool "qu'en mangeant" (http://www.dietandcancerreport.org/cancer_resource_center/downloads/Second_Expert_Report_full.pdf).
Nota Bene :
La mise en perspective de certains documents nous laissent parfois un peu perplexes.
 Il en est ainsi, par exemple, de celui-ci, qui émane de l'Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies.
Il nous est dit (tableau 11, page 43) que 60% des cancers des VADS sont, pour les hommes, attribuables au tabac, soit un total de 5500.
Les cancers des VADS, en l'an 2000, auraient donc représenté 9167 décès masculins (5500 divisé par 60%).
 Mais plus bas, (tableau 13, page 46), le nombre total des «décès directement liés à l'imprégnation alcoolique» sont, toujours concernant les VADS et toujours pour les hommes, est de 9261.
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 Cherchez l'"erreur" !
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Suppléments :

1) Pour approfondir la question, on peut se reporter avec grand profit à cet excellent article paru naguère sur une revue scientifique de renom :
http://www.em-consulte.com/article/232784/article/analyse-critique-du-rapport-de-linstitut-national-.
 On pourra ainsi découvrir ce passage :
«La minimisation du rôle dominant du tabac
La synthèse porte sur les effets de la consommation de boissons alcoolisées, sans mettre en cause d’autres facteurs de risque qui pourraient en fait être les principaux. Le «rôle du tabac» combiné avec celui de l’alcool est certes souligné, mais en général comme facteur aggravant et non comme effet principal.
 Selon l’Académie nationale de médecine, la principale cause de cancer est le tabac, responsable de 33 % des décès chez l’homme et 10 % chez la femme, alors que l’alcool est à l’origine d’environ 9 % des décès chez l’homme et 3 % chez la femme. Or on peut lire dans le rapport de l’INCa : «les populations alcooliques étudiées consomment généralement du tabac...». Il conviendrait donc de comparer systématiquement deux groupes de buveurs : les non-fumeurs et les fumeurs [7,15]. Chez les non-fumeurs, il est d’ailleurs précisé que l’augmentation du risque de cancers des VADS est faible, en dessous de 40 g d’alcool... soit quatre verres par jour !
 Si le niveau de cancers des VADS est plus élevé en France qu’ailleurs, n’est-ce pas aussi (et surtout) lié à la consommation de tabac qui est particulièrement élevée en France ?
 L’étude publiée en 2009 d’Allenet al. (1 200 000 femmes britanniques suivies pendant septans [16] suggère que le rôle du tabac est principal, voire exclusif.
 Les auteurs ne trouvent en effet aucune corrélation entre augmentation de prise d’alcool et risque de cancer chez les non-fumeuses, et une forte corrélation dans le cas des fumeuses. L’interprétation en serait que l’alcool servirait de solvant pour les dérivés carbonés toxiques du tabac !»
2) Le passage suivant, issu de notre fiche "Acétaldéhyde ou éthanal", se rapporte également au thème développé dans celle-ci : "...de prendre connaissance des conclusions de la Million Women Study, une étude réalisée sur 1 280 296 (!) femmes d'âge moyen au Royaume Uni :«For cancers of the upper aerodigestive tract, the alcohol-associated risk was confined to current smokers, with little or no effect of alcohol among never and past smokers (P(heterogeneity) < .001)»."

mercredi 2 mars 2016

Préparation 2017

Dès la création de notre association, début 2009, nous avons combattu l'imposture par le rétablissement de la vérité.
Cela en opposant une incontestable traduction du rapport décennal du Fonds Mondial de Recherche sur le Cancer (WCRF) à l'"interprétation" œnophobiste qui en était faite en France.
Relire "L'affaire de la brochure".

Mais on peut désormais se poser la question de savoir si nos adversaires, conscients de notre façon d'agir, n'ont pas entrepris de contourner la difficulté en remontant à la source.
Souvenons nous quels étaient les membres du panel d'experts du WCRF en 2007 (pages 4 et 5) : http://www.wcrf.org/sites/default/files/english.pdf.
Ils étaient 21 dont (excellente chose !) pas un seul français.
De plus, il comprenait le Dr. Philip James (7° position), un farouche adversaire de la consommation de sodas dont nous avons souvent évoqué le nom ici.

Voyons à présent quels sont les membres du panel aujourd'hui : http://www.wcrf.org/int/research-we-fund/continuous-update-project-cup/cup-expert-panel.
Ils ne sont plus que 12, le Dr. James n'y figure plus et, en revanche (grâce à l'action d'une puissante marque de soda nord-américaine ?) une française s'est intégrée au cœur du dispositif, Mme Isabelle Romieu.
Celle-ci est membre du réseau NACRe, avec responsabilité de groupe : http://www6.inra.fr/nacre/Le-reseau-NACRe/Membres-NACRe/Equipe-NACRe-37-Groupe-Epidemiologie-Nutritionnelle-NEP-Section-Nutrition-et-Metabolisme.
Le réseau NACRe, rappelons-le, fut en 2009, au travers de sa coordinatrice, Mme Paule-Latino Martel, la cheville ouvrière de la violente attaque que nous appelons " l'affaire de la brochure" (voir lien plus haut). Et M Hercberg en est toujours un membre éminent.
Rappel concernant les 2 derniers personnages cités et une certaine Mme Bellisle qui aime bien les sodas... l'un d'entre eux surtout :  http://honneurduvin.blogspot.com/2015/01/rien-que-des-faits.html.

Pour revenir à Mme Romieu, on peut utilement consulter un certain nombre de documents dont elle est responsable.
Celui-ci, par exemple : http://www.iarc.fr/fr/publications/pdfs-online/breport/breport1011/13SectionOfNutritionAndMetabolism.pdf (voir chapitre "Alcool et cancer", page 111).
Question : le prochain rapport du World Cancer Research Fund, dont la publication devrait intervenir en 2017, continuera-t-il, comme par le passé, à implicitement considérer les boissons sucrées comme plus dangereuses que les boissons alcoolisées ?
Boissons sucrées : éviter (to avoid).
Boissons alcoolisés : limiter.
La preuve ?
Voir le tableau page 373 du rapport :   http://www.dcscience.net/WCRF-Marmot-Report.pdf.

Et voici la traduction certifiée des lignes 3 à 15 de la page 374 :
«La commission conclut qu’il y a suffisamment de preuves pour dire que les causes d’un grand nombre de cancers, y compris des cancers communs, sont dus à l’excès de gras corporel ou à l’inactivité physique. Pour cette raison, les trois premiers groupes d’objectifs et recommandations ont été mis au point pour servir de point de départ pour la politique, les programmes et les choix dont le but est de maintenir un poids corporel sain et de continuer à pratiquer une activité physique tout au long de la vie. Les cinq recommandations générales restantes n’ont pas de priorité particulière, elles sont traitées au fur et à mesure selon les sujets  des chapitres de la deuxième partie. Après les huit premières recommandations, il y en a deux plus particulières, une sur l’alimentation au sein de nourrissons et l’autre sur les survivants de cancers, et qui visent un groupe spécifique de personnes.»
On notera au passage que les trois premières recommandations (dont celle qui concerne les boisson sucrées) sont considérées comme étant prioritaires contrairement à celles qui suivent (dont celle qui concerne les boissons alcoolisées).
Mais ça c'était en 2007 !
Et c'était (de notre point de vue, bien sûr) en progression au regard du rapport 1997 que nous possédons version "papier".
Mais qu'en sera-t-il en 2017, compte tenu des évolutions que nous venons de révéler ?

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lundi 29 février 2016

Snipers

Comme nous l'avions indiqué dans notre article "bissextile", le vin devrait se trouver à l'abri d'une nouvelle attaque de type "vague scélérate" au moins jusqu'à la fin de l'année 2017.
En revanche, si le combat frontal ne semble pas devoir être d'actualité pendant cette période, il ne saurait être question de nous reposer sur nos lauriers.
Car, n'en doutons pas un instant, il ne s'agit que d'un fragile cessez-le-feu dans le cours de la guerre qu'il y a 60 ans la "limonade brune" a déclaré au "divin breuvage".
Soyons donc bien persuadés que nos adversaires sont déjà en train d'aiguiser leurs dagues.
De commanditer contre le vin des études et rapports toujours plus à charge et programmés pour être publiés au moment choisi, grand fracas médiatique à l'appui.
Et aussi d'infiltrer, de pénétrer, d'occuper les endroits stratégiques.
 Là aussi discrètement jusqu'aux "jours J"... ceux où ces "snipers dormants" se mettront à flinguer frénétiquement depuis leurs postes.
Frénétiquement mais de manière synchronisée.
En haut lieu : à la Direction Générale des Snipers.
À nous donc de rester vigilants, d'investiguer, de découvrir... et de porter la lumière sur les lieux où cela se passe.

Nous avons souvent ici parlé de Mme Agnès Buzyn,  présidente de l'INCa, dont la doctrine, en ce qui concerne le sujet qui nous intéresse, tient en quelques mots prononcés sur France Info quelques mois après sa nomination : «Je demande à tout le monde d'arrêter de boire».
À 1mn 15sec : http://www.franceinfo.fr/player/resource/227807-494191.
En la matière, rarement fut osé un radicalisme aussi pur et sans tache !
Eh bien il y a de fortes chances que la candidature de Mme Buzyn à la présidence de la Haute Autorité de Santé soit retenue.
"Soit" ou "ait été" ?
On ne sait pas trop où en est l'affaire depuis cet article du 3 février dernier qui l'annonçait comme devant être conclue une semaine plus tard : http://www.lopinion.fr/edition/economie/agnes-buzyn-a-defaut-parite-haute-autorite-sante-aura-moins-femme-a-96043.
Depuis, plus de nouvelles.
On ne trouve même pas à ce jour son nom dans la composition du "Collège", l'organe de gouvernance de la HAS : http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_434776/fr/composition-du-college-de-la-haute-autorite-de-sante.
Bien entendu, nous allons continuer à suivre au jour le jour ce dossier de très près tout en nous demandant si, au dernier moment, pour quelque obscure raison, il n'a pas finalement été décidé de recourir au "plan B".
C'est à dire à l'une de nos vieilles connaissances selon cet article : http://www.liberation.fr/france/2015/12/04/bientot-une-femme-a-la-tete-de-la-haute-autorite-de-sante_1418043.
Agnès Buzyn ou Claude Évin ?
Cruel dilemme,  n'est-ce pas, amis lecteurs ?

jeudi 25 février 2016

Politicienne


Publié le 25 février 2016 par admin
C'était le 11 dernier, le matin même du jour où le remaniement allait être annoncé.
Un petit billet en page 31 de Paris Match, témoignage d'une grande solidarité de Mme Marisol Touraine à l'égard de M. Stéphane Le Foll dont le maintien au poste de Ministre de l'Agriculture n'était alors pas considéré comme assuré.
Solidarité qui pourrait être surtout l'expression d'une grande reconnaissance pour avoir, au moment du débat portant sur la clarification de la loi Évin, choisi le camp œnophobiste contre le monde du vin : http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/08/2120390-loi-evin-touraine-et-le-foll-contre-tout-changement.html.
Cela après avoir "laissé filer" la suppression du Conseil de Modération et Prévention.

Attention !
Prière de bien vouloir nous exonérer de tout soupçon portant sur une quelconque arrière-pensée politicienne.
En effet, les 2 personnes que nous venons de citer appartiennent à la même majorité, au même parti et au même courant que le Premier Ministre et le Président de la République.
Lesquels, dans cette affaire, ont été, eux, exemplaires.
Une preuve de plus que le clivage entre bords n'est pas pour nous le même que celui qui est communément admis.

Et toujours ce petit rappel : http://www.u-bourgogne.fr/images/stories/Doc-uB/ProgrJMVN_congr%C3%A8sHy%C3%A8res9.10-03-16NL.pdf.

mardi 23 février 2016

Du lourd ! (3)

Nous n'avons pas fini d'en parler et cela
pour montrer qu'il ne doit pas être pris au sérieux... sauf en ce qui concerne sa dangerosité.

Au titre de laquelle, si ce travail n'était pas fait, il continuerait à constituer une arme redoutable entre les mains œnophobistes.
Au profit de leur sempiternelle pression à but fiscal.

Il porte sur l'année 2010 et son titre officiel est «Le coût social des drogues en France».
Mais nous l'appellerons "le rapport Kopp" : http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epfxpkvc.pdf.
On peut lire dès la page 2 : «les paramètres de calculs suivent les recommandations du Rapport Quinet (2013)...»
Rapport Quinet qui porte également sur l'année 2010 : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/CAS_2013_final_CGSP_Evaluation_socioeconomique_170920131.pdf.
Mais que le "rapport Kopp" interprète en fait parfois assez librement.
C'est le moins qu'on puisse dire.

Exemple.
Le rapport Quinet estime la valeur statistique de la vie (VVS) à 3 millions d'euros et la valeur de l'année de vie (VAV) à 115 000 € : voir entre autres 2.1.1. page numérotée 42.
Ces valeurs ne sont nulle part, dans le rapport Quinet, données comme modulables en fonction de tel ou tel facteur.
Eh bien dans le "rapport Kopp", pas d'hésitation !
«Le coût des années de vies perdues du fait des pathologies engendrées par l’alcool est de près de 66 milliards d’euros et la valeur moyenne de la vie perdue par décès de 1,35 millions d’euros à un âge moyen de 63 ans.»
Tandis que «le coût des années de vies perdues du fait des pathologies engendrées par le tabac est  de  près  de  65  milliards  d’euros  et  la  valeur  moyenne  de  la  vie  perdue  par décès de 0,8 millions d’euros à un âge moyen de 71 ans.» (p.40 du "rapport Kopp ")
Donc, au terme de ce calcul aux modalités inexpliquées, en 8 ans la vie humaine perdrait près de 60% de sa valeur !

Cela étant dit malgré que «le rapport  Quinet  refuse de  différencier  la valeur de  la  vie humaine  en  fonction  de l’âge. En effet, selon les auteurs du rapport, les études sont peu conclusives pour établir  des modalités de différenciation.  Plus  généralement, une  telle  différenciation n’apparaît pas opportune du point de vue éthique. La référence à une valeur tutélaire unique exprimant la volonté collective de garantir que l’effort engagé en matière de santé est le même quel que soit le secteur et quel que soit l’individu concerné  :  sauver  une  vie  statistique,  ou  réduire  le  risque  de  décès  doit  mobiliser la  même  somme  d’argent  quelle  que soit  la  personne  en  jeu  (Quinet, 2013).  L’effort qui doit être consenti pour sauver une vie doit être rapporté à une grandeur unique (VVS de 3 millions d’euros) quel que soit l’âge de la personne dont la vie est sauvée. Ainsi, le rapport coût-bénéfice d’une stratégie thérapeutique n’est pas affecté par l’âge du sujet.»
(À cheval sur pages 15 et 16 du "rapport Kopp")
Voir aussi la page 106 du rapport Quinet où il est déclaré que si une différenciation pouvait être établie ce devrait être plutôt en fonction du revenu que de l'âge,  la VVS étant calculée sur la base du consentement à payer pour une réduction du risque de décès.
Sans oublier d'ajouter, concernant ladite différenciation : «de toute façon, cette  dernière n’apparaît pas opportune du point de  vue éthique.»
Réconfortante, cette idée que certains rapports ne négligent pas la dimension éthique !

Mais restons dans la version "cynique", comme si nous ne l'avions pas lue, cette page 106 du rapport Quinet.
Sachant que 71-63 = 8 (et qu'en comptant les années bissextiles, 8 ans = 2 922 jours) il faudrait que nous nous mettions dans la tête que la valeur de notre vie perd en moyenne 188 € par jour !
1,35 millions € - 0, 8 millions € = 550 000 € / 2 922 jours = 118 € (à peu près).
Pas loin de 3 600 € par mois !
Et donc qu'à partir de 82 ans elle ne vaudrait plus rien.
Ce qui, soit dit en passant, pourrait constituer un bon argument de défense pour les assassins d'octogénaires traînés devant les tribunaux : avis aux avocats !

Mais ce qui constitue aussi une source d'argumentation pour les taxolâtres ennemis du vin.
En effet, cela permet d'affirmer en conclusion que «le "coût social" de l’alcool et celui du tabac sont presque identiques. Chacun est presque égal à 120 milliards d’euros...» (page 64 du rapport Kopp).
Rapprochement, bien sûr prêt à être repris lors d'une grande "campagne d'information", tous médias confondus... sans même reprendre le mot "presque".
Comme ce fut le cas en septembre dernier : cf. notre article "Du lourd ! (2)".

Cela étant dit, les lecteurs savent que nous aimons bien travailler à partir des chiffres de nos adversaires et le fait que M. Kopp indique 63 ans comme étant l'âge moyen des décès pour cause d'alcool n'est pas forcément négatif.
Nous verrons bientôt pourquoi...

                                                                                             (À suivre)

jeudi 18 février 2016

Taxes et sur-taxes

Concernant toujours l'immortel ouvrage de M. Kopp, "Le coût social des drogues en France", il convient d'indiquer que sa fonction fiscale apparaît nettement quand on réalise le nombre de fois où le mot "taxe" est utilisé.
6 fois dans la seule page 10 !
Ce qui semble bien confirmer que l'utilisation de ce rapport dans le cadre d'une campagne de presse en septembre dernier pour tenter de "tordre le choix" des élus du peuple avait en réalité fait l'objet d'un détournement de finalité.
Et ceci en urgence : voir notre article "Du lourd (1 bis)".


Il n'est pas interdit de penser que l'objectif initial n'était pas l'opposition à l'amendement clarifiant la loi Évin, mais bien la sur-fiscalisation du "divin breuvage".
Selon un schéma récurrent que nous ne connaissons que trop bien, et cela depuis un conséquent nombre d'années.
Nous pourrons donc voir réapparaître ce rapport à l'occasion d'une prochaine campagne d'"information".
C'est pourquoi nous allons continuer à l'examiner de près...

mardi 16 février 2016

Bonnes nouvelles et beau programme !

1) Chiffres parallèles ?
Depuis des années le nombre de non-consommateurs de vin et la consommation d'anxiolytiques ne cessaient de progresser à des rythmes comparables.
Or, en 2015, la dernière étude de France Agrimer montre que le nombre d'abstèmes est enfin en voie de régression :


Et voici ce qu'on apprenait hier : http://news.doctissimo.fr/Medicaments/Anxiolytiques-une-baisse-de-la-consommation-constatee-en-2015-46889.
En plus, le tableau ci-dessus semble montrer que la chute du nombre de consommateurs réguliers est en voie d'être enrayée.
Un grand motif de satisfaction pour tous les défenseurs du "divin breuvage" !
Et certainement un grand motif d'inquiétude pour les laboratoires pharmaceutiques qui ont en permanence leurs entrées dans un certain ministère...

2) Un très beau programme pour un colloque que nous recommandons tout particulièrement : http://chaireunesco-vinetculture.u-bourgogne.fr/images/stories/Programme_colloque_hyere_mars2016.pdf

lundi 8 février 2016

Cocasse !

Notre série "Du lourd !" n'est pas terminée mais nous avons conscience que son contenu est assez complexe et ardu.

C'est pourquoi nous proposons une pause a nos amis lecteurs.
Une pause distrayante.
Mais, comme les légendes comportent une part de vérité, il s'agit en l'occurrence d'un humour fondé sur une réalité... regrettable.

Car le fait que les membres de la malbouffisante organisation cocacollaborationiste s'en prennent toujours prioritairement à la régularité (plutôt qu'à l'excès) en matière de consommation d'alcool est une triste réalité.
Qui aboutit à la progression d'une cohérence sociétale désormais bien connue : malbouffisation quotidienne (liquide et solide) avec binge-drinking hebdomadaire à la clé, le week-end venu.
Binge-drinking très rarement à base de jus de fruits fermentés,  évidemment : cohérence oblige !

Et comment, en quelques mots, pourrait-on résumer leur cocasse argumentation ?
Comme ceci :
"Sachant que la consommation régulière de vin est plus répandue chez les plus de 65 ans, et qu'au delà de 65 ans le risque de décès s'accroît, nous enjoignons d'en déduire qu'en cette matière, la régularité accroît le risque de décès".
Bon, estimons nous heureux : pour le moment ils ne nous expliquent pas encore que cette situation pourrait se normaliser si l'on rencontrait plus souvent cette partie de la population autour des fontaines à sodas... et que dans ce cas là la régularité serait beaucoup plus acceptable !
Ça viendra ?

«Un résumé pertinent et assez drôle mais pas si réjouissant que ça quant au fond», souligneront les lecteurs.
C'est vrai, mais chacun sait qu'il peut parfois y avoir de l'amer dans l'humour...

Addendum de circonstance
On parle beaucoup en ce moment de remaniement ministériel.
Et de changement au Ministère de l'Agriculture : Stéphane Le Foll en partirait.
Si c'est le cas, nous ne le regretterons pas.
Plus exactement nous ne regretterons pas la version "cumulante".
Car c'est depuis qu'il exerce également la fonction de porte-parole du gouvernement (02/04/2014) que les défenseurs du vin ont légitimement pu perdre confiance en lui.
Rappelons que depuis cette date l'influence de la secte œnophobiste semble bien avoir gagné son esprit, probablement par l'intermédiaire de celui de Mme Touraine.
On l'a bien vu dans les affaires de la suppression du Conseil de Modération et Prévention et de l'amendement clarificatif de la loi Évin.
Auparavant, c'était plutôt bien

vendredi 5 février 2016

Du lourd ! (2)

(Suite de notre article "Du lourd ! (1)")

Bon, voyons aujourd'hui de plus près dans quelle circonstance sont apparus les chiffres hallucinants dont nous parlions dans notre article précédent. On les trouve en tableau 21,  pages 63 et 64 de ce document daté officiellement de décembre 2015 :

Mais ils figuraient déjà dans une note de synthèse publiée fort opportunément le 10 septembre dernier. Synthèse dont les résultats, selon un scénario que nous ne connaissons que trop bien, étaient repris et claironnés dès le lendemain et pendant le week-end qui suivit dans un très grand nombre de journaux.

Exemple, cet article : http://www.lemonde.fr/sante/article/2015/09/11/les-chiffres-chocs-du-cout-social-de-l-alcool-et-du-tabac_4753027_1651302.html. On peut y lire, concernant les dits chiffres : «À trois jours du début de l’examen du projet de loi de santé au Sénat, ils tombent à point nommé pour la ministre de la santé, Marisol Touraine, qui s’apprête à faire face à de nouveaux assauts parlementaires contre la loi Evin...».

Et, comme par hasard, ce week-end était celui qui précédait immédiatement le lundi 14 septembre, c'est à dire le jour inaugurant la semaine au cours de laquelle la commission des affaires sociales allait se pencher sur le nouveau projet de loi de santé. À l'occasion duquel des élus de droite et de gauche avaient réintroduit l'amendement visant à clarifier la loi Évin voté par les élus quelques mois plus tôt mais "retoqué" en par le Conseil Constitutionnel pour raison de forme.

La première de ces initiatives datant vraisemblablement du 2 septembre et étant due à l'un des plus anciens et meilleurs défenseurs du vin : http://www.roland-courteau.com/?p=2377. 8 jours plus tard et un trimestre avant la publication du rapport dont étaient issus les chiffres terrifiants, paraissait donc la fameuse synthèse : quel remarquable concours de circonstances !

Mais depuis la loi Évin,  un quart de siècle a passé et on s'étonne que certains n'aient pas encore compris que de nos jours il n'est pas chose aisée, par études ou rapport commandités et par campagne de presse organisée, de manipuler les élus de la République !

Une petite remarque pour finir On peut voir en haut de la 2º page du rapport cité plus haut : «le travail a été suivi par un comité de pilotage composé de Stéphane Bahrami, Thomas Bayeux, Benjamin Cadier, Serge Karsenty, Pierre-Yves Bello, Christophe Palle et un représentant de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA)». Nous connaissons bien M. Karsenty dont nous avons naguère parlé dans notre article dans notre article "Réseaux Got".
Il est (était ?) président de l'Alliance Prévention Alcool qui semble figurer aujourd'hui "aux abonnés absents" :  http://alliancepreventionalcool.org/.
On ne trouve d'ailleurs pas l'APA dans ce communiqué relativement récent :  http://www.sfalcoologie.asso.fr/download/FFA-CP-LoiEvin-2015juin5.pdf.
À noter d'autre part que ce monsieur était, du moins jusqu'en juillet 2014, membre du Conseil Scientifique de l'OFDT, la structure commanditaire.... la preuve ?
Voir en page 2 : http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/efnxofub.pdf.
Mais apparemment plus maintenant : http://www.ofdt.fr/ofdt/college-scientifique/. Qu'est-il devenu ? Des problèmes suite à cette intervention :  http://tnova.fr/videos/extrait-de-l-intervention-de-serge-karsenty-au-debat-cannabis-reguler-le-marche-pour-sortir-de-l-impasse ?

C'est que nous nous faisons du souci, nous !

(À suivre

mardi 2 février 2016

Du lourd ! (1 bis)

Addendum à notre article "Du lourd ! (1)" 

Panique à bord ?

Lorsque nous préparions notre article  "Du lourd ! (1)", nous avons vainement cherché sur le site de l'OFDT le rapport dont étaient issus les chiffres hallucinants dont nous fîmes état.  C'était le 26/01 et à cette recherche, nous avons consacré un temps certain. N'ayant rien trouvé, nous nous sommes rabattus sur la note de synthèse parue en septembre 2015 qui était, elle, disponible : http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxpkv9.pdf.
Et qui figurait en 11º position sur la page indiquant les publications de cet office avant les fêtes. La dernière (du moins à ce moment là), s'intitulait "Alcool, tabac et cannabis en 2014, durant les « années collège » ".
Trois jours plus tard, donc le 30/01, un de nos fidèles lecteurs nous demande pourquoi nous n'avons pas utilisé le rapport intégral dans l'article du 27/02 alors qu'il figure sur la page de l'OFDT.
Nous y retournons et là (incroyable mais vrai !) nous nous rendons effectivement compte que la dernière publication mentionnée, toujours pour l'année 2015, est à présent le rapport "Le coût social des drogues en France, Rapport, décembre 2015" :  http://www.ofdt.fr/publications/date-de-parution/publications-ofdt-parues-en-2015/. Ce qui pourrait bien vouloir dire que notre article a déclenché cette modification.
Pourquoi ?
Tout simplement pour réduire la durée "officielle" constatable entre le moment où ont été portés à la connaissance du public la synthèse et le rapport.
Dans quel but ?
Nous en parlerons bientôt.

Des preuves ?
Malheureusement nous n'avions pas prévu le coup et n'avons pas pensé à réaliser avant le 27/12 une copie d'écran de la page.
Mais nous pouvons montrer que :
1°) Le rapport "Le coût social des drogues en France" ne figure toujours pas dans les 2 "lettres actu" de décembre 2015 :
- 03/12 : http://ofdt.systalium.eu/lettre/?lettre=48&contact=3486,
- et 22/12 : http://ofdt.systalium.eu/lettre/?lettre=49&contact=3486.
Ni même au 20 janvier 2016 : http://ofdt.systalium.eu/lettre/?lettre=50&contact=3486 ! Alors que la synthèse datée du 10 septembre 2015 a été signalée dans la "lettre actu" du même mois : http://ofdt.systalium.eu/lettre/?lettre=41&contact=1114...
2°) À ce jour, le rapport n'est toujours pas non plus mentionné dans le flux RSS :  http://www.ofdt.fr/rss/154.

Un peu de manque de coordination due à une certaine fébrilité, peut-être ?
En tout cas, en ce qui nous concerne, c'est en toute sérénité que cette fois-ci nous avons sauvegardé ces documents... (À suivre)

mercredi 27 janvier 2016

Du lourd ! (1)

Après une année 2015 assez mouvementée, la ligne de front devrait se stabiliser pour quelques mois (cf. notre article "Bissextile").

En attendant d'en savoir plus sur la stratégie que concoctent nos adversaires en préparation de la prochaine "vague scélérate" examinons de plus prés les données qu'ils ont utilisées au cours de l'année écoulée et dans le cadre du différent qui nous a opposés à eux.

Pour commencer, examinons celles fournies par le bon professeur Kopp.

Nos lecteurs fidèles connaissent de longue date le "Principe de Hill", principe selon lequel moins il est consommé de vin en France,  plus la France compte de décès imputables à l'alcool (+11,25% décès pour - 23% consommation) : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/principe-de-hill/.

Mais il y a beaucoup plus fort ! C'est le principe de Kopp. Dans un domaine différent (le coût social et non la mortalité) il pulvérise carrément les chiffres dont nous venons de parler !

En 2005, est publiée une étude co-signée par MM. Kopp et Fenoglio: http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epfxpkm4.pdf.

En page 55, le coût social (afférent à l'année 2003) estimé est égal à 37 030,90 millions d'euros. Mais on peut voir aussi qu"il est fait référence à une étude antérieure co-signée par les mêmes auteurs datant de 2000 et portant sur l'année 1995.
Laquelle n'aboutissait qu'à un résultat de 17 595,80 millions d'euros !
Cette étude précédente la voici:  http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/cout2000.pdf
Donc, le coût social lié à l'alcool aurait déjà plus que doublé de 1995 à 2003 alors que la consommation est déjà en diminution sensible (presque - 2% par an) !

Pour justifier de l'augmentation considérable de ces chiffres, on nous explique qu'il s'agit d'une «Modification du système de calcul».
Et encore, estimons nous heureux car Mme Hill, elle, n'a jamais daigné nous donner la moindre explication.

Jamais 2 sans 3 : en septembre dernier, nouvelle "modification de calcul" et on passe à 118 057 millions d'€ !
Voir page 6 : http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxpkv9.pdf.
Notons au passage que cette étude est signée par le seul M. Kopp et c'est la raison pour laquelle nous parlons de "principe de Kopp" et non pas de "Kopp & Fenoglio".

570% d'augmentation en 15 ans ! Pendant que la consommation de vin diminuait de presque 25% : http://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/alcool-evolution-des-quantites-consommees-par-habitant/ !

Alors çà, C'EST DU LOURD !!!
Beaucoup,  beaucoup plus lourd, comme nous le verrons ultérieurement, que l'estimation internationale sur le même sujet relative au groupe de pays auquel appartient la France...



On en connait une qui doit être super jalouse... Mais rien n'est encore perdu pour elle : jamais 2 sans 3 dans ce domaine aussi.
Bientôt, selon les mêmes proportions, 302 000 décès imputables à l'alcool ?
C'est à dire plus d'un sur deux ?
Attention quand même, dans l'élan, à ne pas finir englober tout ou partie des malheureux abstèmes !

lundi 18 janvier 2016

De l’audace !

Que nous dit cette étude suédoise réalisée  entre 1997 et 2009 auprès de plus de 20 000 hommes de 45 à 79 ans ? : http://content.onlinejacc.org/article.aspx?articleID=1909605 ?

Que le simple fait de respecter les 5 comportements suivants permettrait de réduire de 79 % le risque d'infarctus : 1) Une alimentation saine, riche en fruits, légumes, noix, céréales complètes, graines et poissons  2) une consommation d’alcool  modeste (1 à 3 verres par jour) 3) pas de tabac 4) une activité physique régulière (au moins 40 minutes de marche ou de vélo par jour et 1 heure d’exercice par semaine) 5) un tour de taille inférieur à 95 cm.

Rappelons à cette occasion que, selon l'Organisation Mondiale de la Santé :  «les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde: il meurt chaque année plus de personnes en raison de maladies cardio-vasculaires que de toute autre cause» : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs317/fr/.

Et, concernant le 2º point, qu'en matière de protection sur le plan cardiovasculaire, le vin l'emporte de loin sur les autres boissons alcoolisées et cela grâce à sa richesse en tanins : http://sante-guerir.notrefamille.com/sante-a-z/le-vin-rouge-conforte-dans-ses-benefices-cardiovasculaires-o58014.html.

Attention ! Ces recommandations ne sont valables que relativement aux risques cardiaques. Concernant la mortalité "toutes causes", l'objectif 2 est nettement inférieur à celui indiqué plus haut.

Mais il est quand même supérieur à 0 ! Disons... à mi-chemin.

Terminons ce billet en précisant qu'en ce qui nous concerne, nous ne  mettons absolument pas sur un même plan l'abstinence et l'abus par rapport aux repères communément admis. En terme de santé et de longévité, l'abus c'est de la perte. L'abstinence c'est du manque à gagner.

Faut-il, comme le font malheureusement trop souvent certaines équipes sportives "jouer petit bras" et par crainte de perdre s'abstenir de gagner ?

De l'audace, bon sang !

mercredi 13 janvier 2016

Gonflé !

Il manque pas d'air, le sieur Évin !
Peur de sortir d'être oublié ?
Si c'est le cas, nous pouvons l'assurer qu'au moins dans la mémoire des défenseurs du vin, il continue à occuper une place tout à fait particulière !

Ou alors, peut-être s'agit-il d'un "coup de pied de l'âne" de celui qui, depuis août dernier, n'est plus désormais qu'ancien directeur général de l'Agence régionale de santé d'Île-de-France.
Et dont une certaine idée en forme de parachute n'a toujours pas été retenue à ce jour : http://www.lopinion.fr/4-septembre-2013/marisol-touraine-ne-veut-pas-claude-evin-3628.

En tout état de cause, le voici à présent vitupérant contre la loi de Santé Publique : http://www.rfi.fr/france/20160110-france-combat-contre-alcool-est-train-etre-perdu-claude-evin-loi-sante-marisol-toura.
Et cela avec des arguments usés jusqu'à la corde et qui ont démontré depuis longtemps leur non-opérationnalité.
Surtout si on se souvient que la loi qui porte son nom fête cette année son quart de siècle.

Quelques exemples ?
1) les «viticulteurs qui dans cette affaire sont instrumentalisés».
Vieille rengaine : "ces pauvres vignerons un peu benêts n'ont pas encore compris que ma loi elle est bien pour eux et les protège de la bière et des alcools forts".
Notre réponse : observer, concernant les produits concernés, les évolutions comparées des consommations depuis 25 ans.
2) «Les grands vainqueurs de ce recul sanitaire seront les publicitaires qui lorgnent ce marché gigantesque et les vendeurs de bières et d’alcools forts, qui vont s’engouffrer dans la brèche».
25 ans que cette prédiction nous est ressassée : une prédiction qui décrit en fait une réalité constatable depuis... 25 ans.
3) La possibilité pour le vin de communiquer «sur Internet a été autorisée en 2009 », regrette également M. Évin.
Une position qui n'était pas la sienne en... octobre 2008 : http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE49Q06J20081027.
4) Il s'insurge aussi contre le fait qu'on ne trouve dans cette loi de Santé «aucune action contre le "binge drinking" (beuveries), en augmentation constante chez les jeunes».
Ce que nous regrettons aussi, tout en ne pouvant éviter de remarquer, cette omission ne résulte pas d'un quelconque amendement, qu'il s'agit là directement d'une pierre dans le jardin du ministère de la Santé.

Lequel ministère, en la matière, semble beaucoup plus occupé à financer des études aboutissant toutes à des propositions de sur-taxation du vin.
Pour le plus grand bonheur des grandes marques d'alcool organisées en un puissant et influent lobby qui ne cache pas ce même objectif et cela depuis des années, comme nous l'avons souvent démontré ici.
Un lobby qui ne doit pas être trop désolé de l'omission évoquée plus haut...
Mais il faudrait quand même aussi que l'ancien ministre de la Santé ne rechigne pas a faire son mea culpa en reconnaissant que cette déplorable pratique d'origine anglo-saxonne qu'est le "binge drinking" se développe d'autant plus que celle de la consommation régulière et modérée de vin est de moins en moins transmise.
Un quart de siècle, c'est à peu près l'espace d'une génération...

Bon ! En ce qui concerne la cause que,nous défendons, il s'agit d'une petite escarmouche sans forte gravité.
Mais c'est l'occasion de répéter qu'après 25 ans, il serait grand temps que soit enfin réalisé un bilan honnête et sérieux !
Il y a moins de 10 mois, un député de la majorité rappelait en l'hémicycle de l'Assemblée nationale «que cette loi n’a jamais fait l’objet d’une évaluation. Il serait temps de la mener.»
Lire la seconde intervention de M. Jacques Krabal, à peu près au quart de la page : https://www.nosdeputes.fr/14/seance/4800#inter_6fbbfbe23365fb467008543ddcbb12e8.

mardi 5 janvier 2016

Bissextile

Très bonne année à tous les défenseurs du vin ! Qu'elle leur soit en tous points agréable,  bénéfique et profitable. Ainsi qu'à ceux qui leur sont chers et à la cause qui leur tient à cœur.

Sur ce dernier point, 2016 ne devrait pas être trop difficile. En effet, l'histoire récente nous indique que les années bissextiles ne sont pas des années d'agressions fortes contre le "divin breuvage". Mais attention ! N'oublions pas qu'elles se sont assez régulièrement révélées a posteriori avoir été des périodes de sombres manœuvres. Au cours desquelles se sont préparées de graves offensives.

Ainsi, force est de constater que les années post-bissextiles, elles, ont bien souvent été des années pénibles. Et de combat en ce qui nous concerne.

Derniers exemples : 2009 et 2013. 2009 : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/2009-l-affaire-de-la-brochure/. 2013 : http://honneurduvin.vitisphere4.vitisphere.com/hier-lundi/.

À noter que si 2017 devait voir de telles bassesses être réitérées, ce devrait plutôt être en fin d'année pour cause d'élections présidentielles et législatives précis au cours du premier semestre. Et chacun sait que ce type de période n'est pas propice aux polémiques... Surtout quand il s'agit de prendre à rebrousse-poil l'opinion populaire légitimement fort favorable à l'égard de "la boisson-totem de la nation française".

Il convient donc qu'au cours de ce nouvel an, et au cours des 6 mois suivants nous redoublions de vigilance en particulier concernant les opérations d'infiltrations en cours que met actuellement en œuvre la secte œnophobiste dans différentes instances Notamment internationales : nous serons bientôt un peu plus clairs et précis à ce sujet, solides arguments à l'appui.

Et puis il faudra mettre à profit ce relatif répit pour s'acharner encore et encore à rétablir la vérité dans les propos de ceux à qui il est particulièrement donné d'être entendus par l'opinion publique. Notamment concernant certains chiffres. Ceux qu'assène une certaine Mme Hill,  par exemple...

Encore pas mal de travail, donc, mais le "pain sur la planche" ne nous fait pas peur. "Con pan y vino se anda camino" dit un vieux dicton espagnol : "avec du pain et du vin, on fait du chemin".

En avant pour 2016 !

lundi 28 décembre 2015

Cadeaux

Entre Noël et le jour de l'an,  nous tentons habituellement de nous conformer à la coutume et d'offrir quelques menus cadeaux à nos lecteurs sous forme de quelques informations positives.
Ou de quelques bonnes nouvelles récentes que nous n'avons pas eu le temps de communiquer auparavant pour cause de "tête dans le guidon".

 Ne dérogeons pas et n'hésitons pas à monter en puissance : l'année dernière il y en avait eu une, cette année il y en aura quatre : c'est Byzance !

1) Tout d'abord,  pour ceux qui n'en aurait pas encore connaissance, il est très instructif et bien agréable de lire cet article : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Vin_et_culture.
Insistons particulièrement sur un point qui apparaît dès l'introduction : dans nos contrées, le théâtre est né du culte du vin.
Il est intéressant, nous semble-t-il, de mettre en évidence un parallèle entre ces deux faits culturels.
En effet, comme c'est actuellement le cas pour le vin, le théâtre a longtemps subi l'ostracisme et la diabolisation.
Et puis, l'obscurantisme reculant, cette stigmatisation a cessé.
Est-ce un signe avant-coureur ?
Les ténèbres vont-elle continuer à se dissiper ?
Les défenseurs du divin breuvage sont-ils autorisés à entrevoir le moment où ils pourront enfin se reposer ?

2) Une information récente : la chaîne Quick est passée au privé !
http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/12/17/le-rachat-de-quick-conclu-par-burger-king-france_4834303_1656994.html.
En effet, le vendeur,  Qualium Investissements,  est une filiale de la Caisse des Dépots et Consignations,  laquelle est une émanation de l'État.
Or l'histoire de l'alimentation depuis 60 ans monte clairement que si s'éloigner du vin c'est se rapprocher de la malbouffe, l'inverse est également vrai.
"Vice versa", selon l'expression consacrée.
La malbouffe étant un vice et le vin étant versable.

3) Tant que nous sommes sur ce sujet, fêtons le fait que «la stratégie de désinformation de Coca-Cola tombe à l'eau» :  http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/12/02/24364-obesite-strategie-desinformation-coca-cola-tombe-leau.

4) Vient également de tomber à l'eau la menace de "minimum pricing" au terme d'un très récent arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne :  http://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2015-12/cp150155fr.pdf.
Bien entendu, certaines considérations concomitantes sont désagréables à lire, mais nous avons des réponses que nous développerons plus tard : n'oublions pas que nous sommes en période de fêtes, quand même !

Des fêtes de fin d'année que nous vous souhaitons excellentes, amis lecteurs... tout en préconisant à chacun d'éviter les abus afin de ne pas les gâcher.
Et aussi d'avoir une pensée compassionnelle envers tous ceux auxquels l'abstinence s'impose, et cela pour quelque motif que ce soit.

mardi 22 décembre 2015

Excuse et fêtes

Nous approchons des fêtes de fin d'année, c'est à dire d'une période où traditionnellement et parce qu'elle suppose une dose certaine d'agressivité,  nous suspendons pour quelques jours l'activité qui fait notre spécificité : la défense contre-attaquante.
Une activité que nous exerçons au bénéfice du vin, bien entendu.
Et au détriment de ceux qui en dénigrent tout usage.
Cela pour des raisons que nous pensons avoir identifiées...

Mais avant de l'entamer, cette période, nous devons réparer un oubli.
En fait, il convient plutôt de parler d'omission involontaire.
Que nous prions les lecteurs de bien vouloir excuser.
De quoi s'agit-il ?
D'un courrier qui date de nettement plus d'un mois, précisément du 9 novembre dernier, c'est à dire en pleine bagarre parlementaire autour d'un amendement dont nous avons beaucoup parlé et dont nous reparlerons encore.
Ce courrier, le voici (liste des députés signataires en fin de page) : CLICK.
Cette lettre a été adressée à Mme Marisol Touraine,  ministre de la Santé, mais on peut légitimement se demander si elle lui est parvenue malgré les filtres mis en place  par le lobby cocacollaborationiste qui règne en maître dans le ministère que cette dame est censée gérer... comme bien d'autres avant elle !
Mais ce qui rend cette action particulièrement notable c'est que copie de ladite missive a été adressée à la présidente de la commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale, Mme Catherine Lemorton.
Celle-ci appartenant au même parti que les députés signataires du courrier évoque... mais ne partageant absolument pas leur point de vue concernant le traitement qui doit être appliqué au "divin breuvage".
D'où l'intérêt de la démarche.
Une démarche dont, du fond du cœur, les défenseurs du vin remercient ces députés !
Sans que ne doivent être oubliés,  bien entendu, tous les parlementaires de toutes sensibilités et toutes opinions qui se sont régulièrement impliqués dans le même combat et cela tout au long de l'année qui s'achève.

Et maintenant que cet oubli est réparé, changeons de registre et passons au bon temps : EXCELLENTES FÊTES DE FIN D'ANNÉE À NOS LECTEURS ET À TOUS LES DÉFENSEURS DU VIN !!!

Sans abus, bien entendu...

mardi 15 décembre 2015

C’est mal ?

C'est mal de mettre en garde contre la consommation excessive ?

2 verres maximum pour les femmes.
3 pour les hommes.
4 en une occasion exceptionnelle.
0 un jour par semaine.
En tout cas, bien que très souvent grassement payés pour sauvegarder la santé des citoyens,  les œnophobistes ne le font pas.
Et quand une vaillante association comme Vin & Société s'y attelle(http://2340.vinetsociete.fr/sites/default/files/CP%20National_campagne-reperes_Vin_et_Societe.pdf), quel scandale !
Alors que la structure "Entreprise et Prévention" le fait depuis des années :  http://2340.fr... et qu'on a jamais enregistré un tel volume de réactions.
Il faut dire que dans cette organisation siègent la plupart des productions d'autres boissons alcoolisées comme surtout la Fédération Française des Spiritueux, actuellement présidée par Mme Hénin-Badoinot (Bacardi) : http://2340.fr/qui-sommes-nous/.
Laquelle partage avec les ci-dessus cités œnophobistes l'objectif affiché de faire exploser la fiscalité sur le vin.
Et cela depuis bien longtemps puisque son ancien président disait déjà en 2010 que la FFS le demandait «depuis plusieurs années». Lire la dernière phrase de ce communiqué : <span style="border:0px;font-family:inherit;font-style:inherit;fon

mardi 8 décembre 2015

Impolitesse

Introduction
Tout se passe comme si les œnophobistes les plus radicalisés considéraient que le vin est l'œuvre du diable.
Et donc que ceux qui le défendent sont démoniaques.
Et qu'il faut absolument éviter de leur adresser la parole.
Ne serait-ce même que pour leur répondre.
Quitte à faire fi de la moindre parcelle de bonne éducation.
Ce qui est un symptôme typique de fanatisation.

Actualité
Regarder cet extrait du journal télévisé "Le Grand Soir" (France 3, 03/12/2015) :Il est clair que l'augmentation des températures favorise l'augmentation de la consommation de bière, n'est-ce pas ?

Et pas de vin rouge.
À notre avis, une étude menée sur ce point révélerait même l'effet inverse..

Rappel
Nous avons en juillet dernier mis en évidence le ciblage du vin par l'INPES dans le cadre des avertissements donnés aux français confrontés au phénomène de chaleur excessive et de longue durée.
Voir notre article "Canicule".

Sectarisme impoli
Il y a 3 mois, nous avons écrit à M. Bourdillon, directeur de l'INPES la lettre que le lecteur trouvera en bas de page.
Lettre confirmée par courriel quelques jours plus tard.
Sans réponse après 6 semaines, nous avons rappelé cette interpellation au secrétariat de M. Bourdillon.
Toujours rien à ce jour.
Bel exemple de la conception du dialogue chez les ennemis du vin !
Cela étant dit, nous ne sommes pas surpris : nous avions pu constater il y a quelques années leur refus de participer au Conseil de Modération et Prévention, instance de concertation dont ils ont fini par avoir la peau...

La lettre à M. Bourdillon



François Bourdillon

Directeur général de l’INPES

INPES- 42, bd de la Libération

93203 Saint Denis Cedex



Objet : Observation concernant la campagne d’information de l’INPES durant l’épisode de canicule au cours de l’été 2015



Paris, le 09 septembre

Monsieur le Directeur Général,



Au nom de l’association l’Honneur du vin, nous souhaitions vous faire part d’une observation relevée par certains de nos membres concernant la dernière campagne d’information sur la canicule diffusée en juillet dernier.



Durant ce spot télévisé, relayé également sur Internet, vous donnez aux citoyens de nombreux conseils pour prévenir les risques liés à une température particulièrement élevée.  Vous suggérez ainsi de ne pas boire d’alcool. Si ce conseil répond à un enjeu de prévention que nous comprenons et partageons parfaitement, vous illustrez cette information uniquement par un verre de vin rouge barré. Cette représentation graphique d’un verre de vin est censée représenter l’ensemble des alcools. Certains de nos membres ne comprennent pas pourquoi le vin est la boisson alcoolisée qui sert à elle seule d’illustration quand il s’agit de représenter la consommation excessive d’alcool ou la nécessité de s’abstenir de consommer dans ces circonstances particulières comme l’est la canicule.

D'autant plus que, selon toute les enquêtes de consommation, le vin ne fait pas partie des boissons alcoolisées dont les ventes augmentent en période de fortes chaleurs.



Par ailleurs, nous avons noté que, dans un document intitulé «Vague de chaleur : recommandations pour la population», votre ministère de tutelle recommande également d'«éviter sodas et autres boissons sucrées» ainsi que «les boissons à forte teneur en caféine» (document joint).

Concernant les sodas et autres boissons sucrées, notant au passage que les principales entreprises qui les produisent sont adhérentes à un syndicat national qui s'intitule «des boissons rafraîchissantes» (!), nous nous permettons de vous rappeler qu'il s'agit de liquides beaucoup plus fréquemment absorbés par les enfants que les boissons alcoolisées.

N'aurait-il pas été bon d'informer leurs parents au travers de tous les supports que vous avez utilisés ?



Nous espérons donc qu'il vous sera possible tenir compte de ces remarques dans vos prochaines campagnes d’information.



Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur général, etc..., etc...

Documents joints à cette lettre :

Vague de chaleur : recommandation pour la population par le Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des femmes. http://www.sante.gouv.fr/vague-de-chaleur-recommandations-pour-la-population.html
Page d'accueil du Syndicat National des Boissons Rafraîchissantes. http://www.boissonsrafraichissantes.com/

mardi 1 décembre 2015

COP21

«Île flottante émulsion de cèpe, en entrée, suivie d’un poisson sauvage de Bretagne au romarin, accompagné de pommes de terre confites de Noirmoutier au jus de crustacés. Vieux Comté, Roquefort, Brie de Meaux et cabri du Poitou sur l’assiette de fromage. Et pour dessert, la spécialité de la maison : une tarte fine sablée au cacao. Le tout arrosé de Bourgogne blanc, Bordeaux rouge et vin de Banyuls.»
http://www.20minutes.fr/planete/1741175-20151201-diner-3-etoiles-place-vosges-hollande-obama
À l'occasion de la COP21 le président de la République Française tente-t-il d'assassiner Barack Obama par inoculation du cancer ?
C'est dans doute la question que doivent se poser l'INCa, l'ANPAA, l'APA, la FFA, la SFA, et cætera, et cæcoca...
En effet, hier soir, François Hollande a amené dîner son homologue américain dans un restaurant parisien bien connu,  l'Ambroisie, un de ces lieux de perdition où l'on sert encore du vin !
Heureusement que ces deux présidents se fient probablement d'avantage aux rapports et études internationaux qu'à la littérature prohibitionniste française... car du coup tout s'est bien passé dirait-on.

jeudi 26 novembre 2015

Cocacolère

Ouh ! Ils ne sont contents les "big boss" de la junk food :
«On est même dans une sacrée cocacolère !
Ça pourrait bien barder pour certaines matricules !
Si on ne peut même plus compter sur la cocacollabosphère avec ce qu'elle nous coûte !»
En effet, malgré tous les efforts des marquygienistes de ministère, les députés, dans la nuit de mardi à mercredi dernier, ont confirmé la clarification de la loi Évin en refusant de supprimer l'amendement que les sénateurs avaient introduit dans le Projet de Loi de santé.
Et cela à une très large majorité : 76% des élus du peuple présents.
«Grave : faudrait quand même pas que ledit peuple se mette à entendre les appels à la décocacolonisation d'associations comme "Honneur du Vin" !
Vite : faire réagir les marchands d'espaces publicitaires sur ondes ou sur papier.
Les mêmes qui ont pris grand soin de regarder ailleurs quand le Conseil de Modération et Prevention a été mis à mort sans que soit au minimum consulté le Parlement qui l'avait institué quelques années auparavant.
Ça c'était de la victoire !»

Bon, trêve de plaisanterie, nous reviendrons bientôt en détail sur cet épisode.

En attendant,  voici quelques uns des éléments que nous utiliserons.

L'actualité
Un article parmi bien d'autres : http://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/les-deputes-assouplissent-la-loi-evin-et-debrident-la-publicite-sur-le-vin_1191427.html.
Le communiqué de Vin & Société : http://www.vinetsociete.fr/presse/communiques/projet-de-loi-de-sante-publique-les-deputes-votent-en-faveur-de-la-clarification-de-la-loi-evin-selon-une-etude-conduite-par-l-ifop-en-juin-dernier-75-des-francais-y-sont-favorables.
La réaction de "ceux d'en face" (voir 2º chapitre : "Mise à jour du 25 novembre 2015") : http://www.alliancepreventionalcool.org/index.php?option=com_content&view=article&id=51&catid=28.
Le compte-rendu des débats sur l'article 4 ter : http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2015-2016/20160064.asp#P662754.
La vidéo : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.3392472_5654c70086491.3eme-seance--projet-de-loi-relatif-a-la-sante-nouvelle-lecture-suite-24-novembre-2015.

En amont
Le compte rendu de la commission des affaires sociales du 9 novembre :  http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-soc/15-16/c1516012.asp.
La vidéo : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.3343231_5640b303e1e33.commission-des-affaires-sociales--projet-de-loi-sante-nouvelle-lecture-articles-1er-a-5-duovicie-9-novembre-2015.
L'amendement de suppression de C.Lemorton, présidente de la commission (signé également par le rapporteur Sebaoun) : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3215/AN/715.pdf.
L'amendent de modification ("piège" à nos yeux) du rapporteur Sebaoun "tout seul" :  http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3215/AN/725.pdf.

Autre chose (en relation avec notre article précédent, juste avant le "Petit supplément culturel")
La position -et ses conséquences- de M. Gérard Sebaoun lors de la discussion sur l'état d'urgence : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/etat-d-urgence-ces-deputes-ps-ont-vote-contre-ils-vont-devoir-s-expliquer_1738953.html.

À bientôt pour reparler de tout cela !