vendredi 19 avril 2019

jeudi 18 avril 2019

Loin de nous !

Pas question d'inciter à la consommation de tabac : loin de nous cette idée !
Mais en même temps, dans l'exercice de la mission que nous nous sommes confiée, nous sommes confrontés nous même à tellement de falsifications que nous voulons remettre les chiffres en perspective à la lumière des données les plus récemment remises à jour.
Un document produit par Mme Hill et datant de 2010 nous dit que, concernant le tabac, «les ventes n’ont pas bougé depuis janvier 2004».
Avant-dernière phrase : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Mortalite_attribuable_au_tabac_en_France.pdf.
Ce qui était, à peu de chose près, exact à l'époque :  https://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/tabac-evolution-des-ventes/.
Mais le même tableau nous indique qu'en 2017 les ventes ont baissé d'environ 16%. 
54,5 contre 65 milliers de tonnes. 
En utilisant les méthodes de Mme Hill elle même, on peut donc réévaluer le nombre de décès attribuables au tabac.
73 000 en 2004.
54,5/65 ≈ 0,84 × 73 000  61 400.
Environ 61 400, donc, pour l'année 2017.
Mettons 62 000 en estimant que le volume des achats trans-frontaliers ont encore augmenté. 

☆Pour mémoire et selon la même méthode : 64 000 environ en 2015.

Amusant : nouvelle illustration du "Principe de Hill"
Le tableau de l'OFDT indiqué ci-dessus en référence nous donne une baisse de mise en vente entre 2003 et 2017, la baisse est donc d'environ 31%.
Les chiffres de 2003 sont les derniers dont disposait Mmes Hill avant de co-produire ce travail :  https://www.gustaveroussy.fr/sites/default/files/tabac_les_vrais_chiffres_2004.pdf.
Elle indiquait alors que «le tabac tue chaque année 66 000 personnes en France».
En 2015, nous en sommes à 78 000 pour 2010 : https://www.gustaveroussy.fr/sites/default/files/evolution_mortalite_tabac_france_2015.pptx (slide 27).
18% de hausse pour 31% de baisse : on peut toujours faire mieux, d'accord... mais c'est déjà pas mal, non ?
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mardi 16 avril 2019

lundi 8 avril 2019

Phtalates

«L’alimentation est la première source d’exposition aux phtalates, qui migrent de l’emballage au contenu.» 
Les phtalates sont «cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques».
«En France, 99,6 % des femmes enceintes – et leurs fœtus – sont contaminés par les phtalates, impliqués dans toutes les maladies chroniques (asthme et obésité, notamment) liées à l’exposition durant la grossesse.»
Source : https://www.environnement-magazine.fr/pollutions/article/2019/03/13/123377/trois-questions-andre-cicolella-fondateur-reseau-environnement-sante.
Questions : le pictogramme de mise en garde aux femmes enceintes va-t-il figurer sur les emballages plastiques ?
Y compris les bouteilles ?
Par exemple celles qui contiennent une grande marque de sodas ?
Même si celle-ci dispose de colossaux moyens d'influence : https://www.larvf.com/alcool-l-etude-du-lancet-influencee-par-coca-cola,4604862.asp...
99,6% c'est beucoup plus que 0,5 pour 1000, non ?
Cf. avant-dernier paragraphe de ce billet : http://honneurduvin.blogspot.com/2018/09/multiplications-par-2-20-200.html.
Et concernant «70 % des petits pots pour bébé» ?
N'est-ce pas plus urgent que d'agrandir une partie de ceux qui existent déjà ?

Nota Bene
Cet article a été intégré dans notre dossier "Picto".

Autre chose
Quelques nouvelles d'une vieille connaissance : https://www.theguardian.com/science/2019/mar/26/an-innocent-drink-could-alcosynth-provide-all-the-joy-of-booze-without-the-dangers.
Et pour mémoire, relativement à ce monsieur : http://honneurduvin.blogspot.com/2013/04/david-nutt.html.

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vendredi 5 avril 2019

Tabac

Depuis le début de la semaine, nous subissons une nouvelle vague médiatique s'appuyant sur une récente
étude britannique : voir notre "Revue de presse".
Cette étude la voici : https://bmcpublichealth.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12889-019-6576-9.
Elle nous dit en gros que, concernant le cancer, un verre de boisson éthanolique présente le même risque que fumer une cigarette. 
En "moyenne unisexe" car plus précisément il nous est dit qu'une bouteille de vin par semaine équivaut à 4 à 5 cigarettes pour les hommes et 10 pour les femmes... 
Insistons : en ce qui concerne le seul risque cancer.
Et en "oubliant" cette phrase d'entame du chapitre "Discussion" : «Nous devons d’abord bien préciser que cette étude ne dit pas que boire de l’alcool avec modération équivaut en aucune façon à fumer.»
Et voici ce qu'en France cela peut donner comme titre : «Boire 75 cl de vin par semaine est aussi dangereux que fumer 10 cigarettes» : http://www.francesoir.fr/lifestyle-bien-etre/boire-75-cl-de-vin-par-semaine-est-aussi-dangereux-que-fumer-10-cigarettes.
Voir aussi cette phrase contenue dans le corps de l'article : «À noter qu'un individu qui ne serait pas fumeur, mais qui consommerait une bouteille de vin par semaine, voit son risque de développer un cancer aussi augmenter de 1,4%.»
Or, que dit l'étude ?
Ceci : « Chez les hommes non-fumeurs, l'augmentation du risque absolu de cancer lié à la consommation d'une bouteille de vin par semaine était de 1,0%. Pour les femmes non-fumeurs, il était environ 50% plus élevé, avec une augmentation du risque absolu de cancer de 1,4%».

Il est intéressant de noter aussi que l'augmentation du risque n'est pas linéaire puisque «Boire trois bouteilles de vin par semaine, une consommation représentative chez les buveurs dangereux, entraîne la même augmentation du risque absolu de cancer que fumer environ huit cigarettes par semaine pour les hommes et 23 par semaine pour les femmes (environ un paquet)» 
C'est juste avant «Sensitivity analysis».
Donc, un peu plus de 2 cigarettes en "moyenne unisexe".
1 pour une, 3 pour 2...
Remarquons au passage qu'en Grande-Bretagne le niveau de «trois bouteilles de vin par semaine», c'est à dire environ 3 verres par jour (ou plus de 4 verres en s'infligeant hebdomadairement 2 jours "sans") est celui qui représente «a representative consumption in hazardous drinkers».

Et puis, n'oublions pas que cette étude ne concerne que le risque cancer. 
Et que, selon Mmes Hil & Cº elles mêmes, la consommation de ce qu'elles nomment «alcool» sans plus de précision, constitue, toutes causes de mortalité confondues, «un effet protecteur Royaume-Uni» («−28 ou −08%») : https://academic.oup.com/eurpub/article/23/4/588/431734.



Encore un peu plus fort ?
«Selon une étude menée par des chercheurs britanniques, le vin serait aussi mauvais pour la santé que le tabac. Les chiffres sont même inquiétants !»
C'est le sous-titre de ce potin : https://www.potins.net/lifestyle/sante-boire-une-bouteille-de-vin-est-tout-aussi-dangereux-que-de-fumer-332478.html.

Pas nouveau
En fait, les tentatives d'assimilation au tabac, il y a longtemps que les défenseurs du vin y sont confrontés : depuis la loi Évin !

Remonte-moral
Ceci : http://www.agrobiosciences.org/IMG/pdf/dossier_vin_de_finitif_.pdf.
Sympa !

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lundi 1 avril 2019

Calculs et conseil

«Il faisait des centenaires à ne plus savoir qu'en faire.» (Jean Ferrat "La montagne")
                                                    https://m.youtube.com/watch?v=ElnZm3AZJTc
Oui mais voilà : pour ceux qui sont en charge des caisses de retraite : des centenaires, il n'en faudrait quand même pas trop !
Ni même des nonagénaires...
Car cela pourrait bien aggraver le problème de déséquilibre financier.
Un problème si prégnant que récemment Mme Agnès Buzyn, en charge du Ministère des Solidarité et de la Santé, s'est un peu "emmêlé les pinceaux" à ce sujet : https://www.latribune.fr/economie/france/la-volte-face-d-agnes-buzin-sur-l-age-de-depart-a-la-retraite-811248.html.

Or, force est de constater que les français dont l'âge a d'ores et déjà dépassé l'espérance de vie qui leur était offerte en perspective l'année de leur naissance (c'est à dire celle du Front Populaire), sont ceux qui ont, au cours de leur vie, le plus pratiqué la consommation régulière et modérée de vin.
Et continuent bien souvent. 
Leur exemple est encore suivi par plus d'1/3 de l'ensemble des seniors. 
Et presque 1/4 des pré-seniors (50 à 65 ans).
Du coup, certains de ceux qui sont bien souvent financés plus ou moins directement par le ministère évoqué ci-dessus semblent à nos yeux vouloir particulièrement s'en prendre à ce véritable effet Mithridate que constitue la régularité. 
Et cela depuis quelques années déjà.

Depuis quand ?
Prenons ces «lignes directrices» du PNNS datant de 2008 : https://www.economie.gouv.fr/files/directions_services/dgccrf/consommation/information_consommateurs/nutrition/lignes_directrices_nutition_sante.pdf (page 6).
«Boissons alcoolisées  : ne pas dépasser, par jour, 2 verres de vin (de 10 cl) pour les femmes et 3 pour les hommes.»
Aucune interruption réclamée de la quotidienneté. 
Mais en fin d'année 2008 il est apparu que le gain d'espérance de vie de 20 à 65 ans était en train de croître notablement. 
Réf.  : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/03/quen-sera-t-il.html.
Et en plus la baisse de consommation commençait à ralentir.

Il fallait donc agir !

Début 2009, l'"affaire de la brochure" : «toute consommation quotidienne de vin est déconseillée» ( http://honneurduvin.blogspot.com/2009/02/conference-de-presse-du-170209-depeche.html).
À partir de ce moment là, il va nous être recommandé d'observer un jour d'abstinence hebdomadaire dans un grand nombre de publications, souvent en mettant cette recommandation "sur le dos" de l'OMS.
Par exemple dans ce document datant du 19 mai 2010 (2ème page) : http://sante.public.lu/fr/espace-professionnel/exposes/conference-nationale-sante/5eme-conference-nationale-sante/07-Jean-Marc-Cloos.pdf.
Document qui donne comme référence cet autre : [Usage nocif de substances psychoactives: Identification des usages àrisque.La Documentation Française: Ministère de l’Emploi et de la Solidarité].
Lequel (signé par une vieille connaissance) ne comporte nullement la notion d'abstinence hebdomadaire.
Vérifier dès la page 32 : https://www.ladocumentationfrancaise.fr/docfra/rapport_telechargement/var/storage/rapports-publics/024000138.pdf.
Cela étant dit et de manière générale, même après 2009, celles des différentes publications qui sont destinées au corps médical (et non au vulgus pecum) ne mentionnerons pas cette préconisation. 
Exemple datant de 2014 (page 11) : http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/591_Alcool_medecin_2014.pdf.

Mais voilà : fin 2015, "on" se rend compte que le nombre de consommateurs réguliers n'a décru que de 1%.

Et même presque pas décru si l'on tient compte du fait que les chiffres sont exprimés en pourcentage et que la population nationale a augmenté d'environ 2,4% de 2010 à 2015.
Peut être les prémisses d'une inversion de tendance due en partie à la résistance œnophile ?
Et en plus, la proportion des consommateurs occasionnels augmente !
Comment s'empêcher de penser que certains d'entre eux, l'âge venant, régularisont leur consommation ?
À l'instar de ce professeur que nous avons pourtant eu à combattre en 2009 : «avant mes 50 ans, je n'achetais pas de vin, sauf quand on invitait des amis. Mais j'ai changé : je bois maintenant deux-trois verres de vin rouge chaque jour. Je suis convaincu que c'est bénéfique pour moi (homme, senior): moins d'accidents cardiaques et surtout moindre vieillissement cérébral.»
Réf. : http://fcorpet.free.fr/Denis/Vin-Cancer.html.

Il n'est donc pas interdit d'imaginer qu'en début d'année 2016 le choix fut fait de déréguler encore plus la consommation de "divin breuvage".
En même temps que (par amalgame paritairement correct mais scientifiquement absurde) de féminiser le maximum masculin.
« 1) ne pas consommer plus de 10 verres standards par semaine et pas plus de 2 verres standard par jour 
2) avoir des jours dans la semaine sans consommation.»
C'était le "coup du mandat"...

Remarque 
Dans notre article précédent nous demandions pourquoi n'étaient pas préconisés des "jours sans" pour les sodas.
Finalement, rien d'illogique : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/boire-un-soda-sucre-tous-les-jours-ferait-vieillir-plus-vite_17736.

Notre conseil
Seniors et pré-seniors qui n'êtes pas pressés de mettre un pied dans la tombe, évitez la direction Ducimetière !



Articles liés

http://honneurduvin.blogspot.com/2014/01/revolution-culturelle.html

http://honneurduvin.blogspot.com/2014/12/telomeres-et-palmipede.html

http://honneurduvin.blogspot.com/2018/05/pas-0.html

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vendredi 29 mars 2019

Campagne

Elle est apparue sur les écrans, la campagne «contre les ravages de l'alcool».
C'était en début de semaine :
                                               https://youtu.be/znOLuavKcHE.
Une campagne, bien entendu destinée à promouvoir les nouveaux repères. 
Les "Ducimetière", ceux qui ont été officialisés le 22 janvier dernier : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/01/officialises.html.
Nous, nous pensons qu'elle aurait dû être précédée d'une autre. 
En effet, prenons la page 36 du rapport dont sont issus ces repères : http://invs.santepubliquefrance.fr/content/download/153015/558460/version/4/file/rapport-recommandations-relatives-alimentation-activite-physique-sedentarite-adultes.pdf.
D'une part : «Si vous consommez de l’alcool [...] il est recommandé de :   
- ne pas consommer plus de 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres standard par jour ;  
- avoir des jours dans la semaine sans consommation.»
D'autre part : « Les jus de fruits, les boissons sucrées et les sodas, même  light, les boissons dites "énergisantes" doivent être limités le plus possible : dans tous les cas, pas plus d’un verre par jour.»
C'est à dire 7 verres par semaine.
Taux de dangerosité de ceux-ci par rapport à celui-là : 10/7.
Il eut donc été logique que soit diffusée  prioritairement une campagne mettant en garde contre les produits présentant le taux de dangerosité le plus important, non ?
D'autant plus que ces produits concernent aussi notamment les enfants... alors que la consommation régulière et modérée de vin est de nos jours (hélas) surtout le fait des seniors :
Or, à notre avis -et nous y reviendrons- l'essentiel du message, le fond de la doctrine, le cœur du projet vise à "casser" cette régularité-là : «avoir des jours dans la semaine sans consommation».
On retrouve ici le principe des mois "dry" (voir revue de presse du 1 au 8 janvier).
Mais... au fait... pour les sodas, pas de "jours sans"...
Simple oubli ?

Autre question
N'y a-t-il donc pas de scientifiques rigoureux à Santé Publique France ?
Si nous posons cette question, c'est en relation avec le thème traité dans notre billet "Pluriel et Camus".

Encore deux autres
Toujours page 36 du document cité plus haut et concernant les boissons comportant de l'éthanol : «boire lentement, en mangeant et en alternant  avec  de l’eau».
«En mangant» : pourquoi cette recommandation n'a-t-elle pas été reprise dans la campagne ?
Parce qu'elle est trop favorable au vin ?

mardi 26 mars 2019

Suprématisme actif

Il n'est pas interdit de penser que les œnoligarques veulent qu'à leur caste seule soit "facilitée la résolution créative de problèmes".?https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22285424

Et qu'ils ont déjà -et pour cause- les moyens intellectuels d'agir afin qu'à terme la boucle soit bouclée.
https://www.consoglobe.com/gens-intelligents-alcool-cg

Par exemple en préconisant des mesures fiscales particulièrement difficiles à surmonter pour qui n'est pas des "hautes sphères"... auxquelles, pour accéder, il est favorisant de maîtriser plusieurs langues : http://time.com/4989850/alcohol-foreign-language-speak/.

Nul doute qu'ils ont bien lu Darwin !
Et tiré les lecons de l'histoire : https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/l-evolution-humaine-a-ete-acceleree-par-l-alcool_112696...

Et aussi qu'ils sauront réserver à leurs rejetons l'exclusivité de cette informarion : 
«Les données montrent que le revenu moyen augmente avec la consommation d’alcool jusqu’à un certain point, puis diminue au fur et à mesure que l’on se rapproche de la forte consommation d’alcool. Le revenu culmine à 2,6 verres par jour pour les hommes et à 1,5 fois par femmeCependant, le revenu chute rapidement au-delà de ces niveaux modérés: à cinq verres par jour, l’homme moyen gagne 21% de moins que le maximum, et à ce même moment, la femme gagne en moyenne 65% de moins que si elle ne buvait que 1,5 par jour.»
https://www.forbes.com/forbes/2009/0216/026.html#616a9121e438
Pas près de s'améliorer, le fonctionnement l'ascenseur social !

Nota Bene 1
Nous avons choisi s'illustrer ce bref billet au moyen d'un tableau de Picasso, exemple de créativité.

Nota Bene 2
Ce billet sera intégré dans notre dossier "Œnoptimisateur cérébral" (nº 17).

Article lié : http://honneurduvin.blogspot.com/2018/10/motivations.html.

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mercredi 20 mars 2019

Qu'en sera-t-il..?

Embrayons sur le titre de cet article : https://www.lesechos.fr/22/11/2018/lesechos.fr/0600188814014_pourquoi-l-esperance-de-vie-progresse-moins-vite-en-france.htm.
Et ajoutons une hypothèse d'explication à celles qu'il comporte. 
Plus particulièrement dans le chapitre intitulé «Infarctus et AVC».

La consommation de vin en France a connu son apogée de 1957 à 1963 et cette période se présente visuellement comme un plateau sommital "en dents de scie".
C'est à partir de 1963 qu'il y a eu régression quasi-continue : voir tableau ci-dessous portant sur la consommation des "15 ans et +" de 1961 à 2015.

Pour des raisons culturelles et d'éloignement des lieux de production, cette consommation est essentiellement le fait de la France métropolitaine.
Prenons donc le second tableau de ce document : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2554599?sommaire=1912926.
Il ne comporte pas de colonne "à 15 ans", c'est donc, pour nous éloigner le moins possible de cet âge, celle "à 20 ans" que nous allons utiliser pour nous livrer (en "unisexe") à certains calculs.

Espérance de vie à 20 ans pour une femme en 1963 : 56 ans.
Pour un homme : 49,7 ans.
"Unisexe" : 49,7 + 56,1 = 105,8 ÷ 2 = 52,9 ans
Donc (en 1963) durée entière : 20 (déjà accomplis) + 52, 9 (à venir) = 72,9.
Une personne âgée de 20 ans en 1963 pouvait donc, en moyenne, espèrer une durée totale de vie égale à 72,9
ans. 
45 années plus tard, en 2008, parvenue à l'âge de 65 ans, son espérance de vie est de 22,5 ans si c'est une femme, 18,3 ans si c'est un homme. 
Moyenne "unisexe" : 18,3 + 22,5 = 40,8 ÷ 2 = 20,4.
Espérance de durée "unisexe" totale de vie en 2008 : 65 + 20,4 = 85,4 ans.
Donc, de 1963 à 2008, gain d'espérance de vie : 85,4 - 72,9 = 12.5 ans.

Et maintenant, refaisons les mêmes calculs mais concernant, cette fois-ci, une personne ayant fêté son 20ème anniversaire 10 ans plus tard : en 1973.
50,8 + 57,9 = 54,35 + 20 = 74,35 - 65 = 9,35
45 ans après, en 2018
19,4 + 23,2 = 42,6 ÷ 2 = 21,3
21,3 - 9,35 = 11.95 ans.

Atténuation du gain d'espérance de vie à 65 ans : 12,5 - 11,95 = 0.55 an.
Avec conséquence statistique sur l'espérance de vie à la naissance, du moins selon cette enquête :  https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/02/19/pourquoi-l-esperance-de-vie-des-francais-plafonne_5425324_1650684.html.
0,55 an = + de 200 jours !
Soit en moyenne : 20 jours par an !
- 0,55 ÷ 12, 5 = - 4,4%.
Un taux négatif à rapprocher probablement de celui du nombre de consommateurs réguliers de 1963 à 1973.
Sachant que cette décroissance a été, par la suite, l'objet d'une importante accélération, qu'en sera-t-il dans l'avenir des personnes ayant eu 20 ans en 1983 ?
En 1993 ?
En 2003 ?
Etc...

Bon, pour le moment, le peuple français reste, parmi
ceux de l'Union Européenne, celui qui consomme le plus
de "divin breuvage".
Et, par conséquent selon nous, le premier en terme d'espérance de vie à 65 ans.
Les suivants sur le podium étant l'Espagne et l'Italie...
Voir figure 3.6. page 87 : https://ec.europa.eu/health/sites/health/files/state/docs/2018_healthatglance_rep_en.pdf.
Sachant, bien sûr,  que l'Europe elle-même est, du monde, la première "région OMS" en termes de consommation de vin... et d'espérance de vie !

Article lié
http://honneurduvin.blospot.com/2016/07/baisse-du-quotient-intellectuel.html
Peut-être un lien entre gain d'espérance de vie et Q.I ?
Du moins en tendances évolutives...

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lundi 18 mars 2019

Le coup du mandat

Être efficaces dans la lutte implique de ne pas sous-estimer l'adversaire. 
Forts de ce constat, nous allons reconnaître aux ennemis du vin un mérite à tout le moins : savoir anticiper, calculs prospectifs à l'appui. 
Si nous reprenons (encore une fois) l'immortelle étude signée par Mmes Hill & Cº en 2013, il est fait état de «la consommation de 27g/jour estimée par l’Insee pour 2009» : http://www.invs.sante.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Archives/2013/BEH-n-16-17-18-2013 (page 163).
Ces 2,7 verres/jour pour 2009, correspondent, par an, à 12,61 litres d'«alcool consommé (en litres équivalents d'alcool pur) par habitant de 15 ans et plus».
Voir tableau 1 : https://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/alcool-evolution-des-quantites-consommees-par-habitant-age-de-15-ans-et-plus-depuis-1961-en-litres-equivalents-dalcool-pur/.
Au tout début du millénaire en cours, c'était 13,92 litres, contre 11,68 en 2017.
2,24 litres de moins en 17 ans.
Diminution : 2,24 ÷ 17 ≈ 0,13 litres de moins en moyenne par an.
Donc, baisse annuelle : environ 1%.
Pour être honnêtes, de 2005 (date de la création de l'INCa par décret n°2005-419) à 2015 -par définition dernière année observable en 2016- cette baisse était un peu ralentie : environ 0,8%.
Mais on était quand même passé de 2,75g à 2,54 (11, 87 ÷ 12,61 ≈ 0,94 et 2,7 × 0,94  2,54).
Et encore ne tenons-nous pas compte des 10% minimum d' «alcool perdu, renversé ou gaspillé» (Mmes Hill & Cº, op. cit. page 166).
Parce qu'alors, nous en aurions été à 2,29 environ (2,54 × 0,90).
Donc au dessous de la barre d'excès : panique à bord du vaisseau taxœnomane !
Rappelons qu'à cette époque là, les repères de consommation maximales sont toujours "les OMS", c'est à dire :
« ◆ne pas consommer plus de trois verres de boisson alcoolisée par jour lorsqu’on est un homme, deux verres lorsqu’on est une femme, réserver un jour par semaine sans alcool,
  ◆ne jamais dépasser quatre verres par occasion.»
Ceci comme en atteste ce document mis à jour le 13.03.16 : https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/alcool-sante.
Or, 3 pour les hommes et 2 pour les femmes, cela nous donne une "moyenne unisexe" de 2,5.
Et à 2,54, on est vraiment pas loin et l'avenir s'annonce compliqué !
Aussi, le dernier document cité ajoute très rapidement : «ces seuils sont discutés et pourraient être abaissés à l’avenir»...
Dernière mise à jour de ce «dossier d'information», il est important de le signaler : le 13 mars 2016.
Et 100 jours plus tard : «Santé publique France et l’Institut national du cancer ont été mandatés le 21 juin 2016 par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives et la Direction générale de la santé afin de faire des propositions pour le renouvellement du discours public sur l’alcool.»
Cf. : https://www.santepubliquefrance.fr/Actualites/Avis-d-experts-relatif-a-l-evolution-du-discours-public-en-matiere-de-consommation-d-alcool-en-France-organise-par-Sante-publique-France-et-l-Inca.

Et la suite on la connaît : «ne  pas consommer plus de 10
verres standards par semaine et pas plus de 2 par jour pour les hommes et les  femmes» ("Repères Ducimetière").
Soit au maximum 10 verres par semaine : une moyenne de 1,4g/jour.
Concernant la consommation du français moyen, on passe de "un peu trop " à "presque 2 fois trop" !
Ce qui, à l'aube de la prochaine législature, donnera au minimum "beaucoup trop" (cf. notre article "Législatures").

Bon, les personnages évoqués en debut d'article peuvent à bon droit penser qu'ils sont tranquilles pour quelques années. 
Et qu'ensuite, le cas échéant, ils pourront toujours refaire le "coup du mandat".
Et puis embrayer sur l'articulation habituelle : étude alarmiste, consternation ministérielle, porte-parole hystérique, tsunami médiatique, etc... etc...
Le tout, bien entendu, se concluant sur les récurrentes préconisations d'ordre fiscal. 
Aucune raison de changer !
Ne dit-on pas que c'est dans les vieux pots-pourris qu'on fait les meilleures soupes... à la grimace ?



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lundi 11 mars 2019

Hallucinants !

Il est un argument actuellement de plus en plus brandi par "le camp d'en face" sur lequel il nous avons pensé devoir nous pencher.
 Un argument qui apparaît particulièrement souvent dans les propos de M. Michel Reynaud.
Exemple récent «à propos du lobby de l'alcool» : «Le modèle économique est fait sur les buveurs à risques» et «10% des Français consomme 58% de l'alcool vendu» : https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-19-fevrier-2019.
Nous avons trouvé d'autres articles avec des chiffres un peu différents... mais il faut faire la part de l'interprétation journalistique à tendance parfois simplificatrice.

Alors, nous avons préféré aller à la source en consultant l'étude à laquelle ces propos font référence... et cela nous a amené à opérer une sorte de "réfutation par l'absurde".
Cette étude, la voici : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/5-6/pdf/2019_5-6_1.pdf.
Nous invitons les lecteurs n'ayant pas envie de la lire en totalité à consulter directement les figures et tableau.
Figure 1 page 92 : «10% des 18-75 ans consomment 58% de l’alcool».
Quant à la figure 3 page 94, elle montre à l'évidence que plus la consommation est régulière, moins elle est importante.
Et comporte ce commentaire : «18-75 ans : 98 jours - 2,3 verres».

Voir aussi  l'interprétation de la figure 2 p.93 en haut à droite de cette même page 93 : «Parmi les 18-75  ans, les  consommateurs  d’alcool dans l’année buvaient en moyenne 2,3 verres d’alcool 98 jours par an.»
 Mais n'oublions pas que ces chiffres sont issus d'une «Enquête  en  population  générale» qui «a été  confiée à  l’institut Ipsos».
Et qu'il faut faire la part des sous-déclarations.
Pour ce qui est de la fréquence, nous pensons pouvoir considérer qu'elle correspond à la réalité : 98 jours/an, environ 2 jours par semaine, cela nous semble cohérent.
 Bien dommage, pour nous qui sommes partisans d'une consommation régulière, modérée et s'effectuant au cours des repas (0 poids éthanol ≤ 1% poids total), mais cohérent.
Par contre, en ce qui concerne la quantité, 2,3 × 98 = 225.4 verres/an soit 2,78 litres d'alcool pur/an, cela nous semble fort peu !
Or, il ne faut pas oublier les données objectives de «mise à la consommation».

«En 2017, le nombre de litres d’alcool pur mis à la consommation correspond en moyenne à 2,56 verres "standard" ou unité standard d’alcool (un verre standard contient environ 10 g d’alcool pur) consommés chaque jour par chaque habitant âgé de 15 ans et plus.» : https://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/alcool-evolution-des-quantites-consommees-par-habitant-age-de-15-ans-et-plus-depuis-1961-en-litres-equivalents-dalcool-pur/.
Et dans le tableau (p. 92), il apparaît que la «quantité d'alcool consommé (en litres équivalents d'alcool pur) par habitant de 15 ans et plus)» était, pour l'année 2017, égale à 11,68,..
Excluons immédiatement l'hypothèse selon laquelle les [15-17 ans] et les [+ de 75[ consommeraient la différence !
Tout semble à l'inverse laisser à penser que les consommations de ces 2 groupes d'âge est en moyenne moins élevée que celle des [18-75].
D'autant plus que nous savons depuis 2005 «qu’il y a un certain tassement de la prévalence de la consommation à partir de 70 ans» : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2006/34_35/beh_34_35_2006.pdf (figure 4, page 257, voir aussi la part des [15-17]).
Mais, bon... prenons les chiffres de répartition par âges de la population française en 2017 et constatons que les [18-75] représentent environ 92% des [+ de 15[ : https://www.insee.fr/fr/outil-interactif/2418114/xls/irsocsd2016_t6_fe.xls.
Et considérons donc que généraliser les données n'affectera pas trop les résultats.
Donc, 2,56 verres standard/jour... pendant toute l'année.

2,56 × 365,25 ≈ 935.
935 ÷ 92 ≈ 10.
10 verres "standard" par jour de consommation (2 fois par semaine) !
Et cela en moyenne !!
Et "unisexe", il ne faut pas l'oublier : multiplier par 6/5 pour les hommes et 4/5 pour les femmes.
Mais notons bien que pour les 10% qui «consomment 58% de l’alcool», c'est beaucoup, beaucoup plus : 10 × 58% ÷10% ≈ 58 !!!
Utilisons les dernières données disponibles concernant la répartition par types de boissons éthanoliques : https://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eftxfbv3.pdf.
Et opérons une simulation pour un jour de consommation par individu appartenant au "groupe des 10%" :
4 bouteilles de vin + 3 litres de bière + 1/2 bouteille de vodka + 4 verres d’un «autre alcool» (cidre, aperitifs divers, etc...) !!!!
Et cela 2 fois par semaine : des chiffres hallucinants !!!!!
Et dire que moins de la moitié de 10% (4,6%) des personnes interrogées ont déclaré (tableau p.92) un épisode d'«alcoolisation ponctuelle importante au moins une fois par semaine»...

10% des [18-75 ans], c'est environ 7,5% de la population totale (bébés compris).
Environ 1 sur 13...
À tous, nous posons une question simple : vous arrive-t-il, 2 fois par semaine, chaque fois que vous avez croisé 12 personnes dans la rue, de constater que la treizième est totalement ivre-morte ?
En plein coma éthylique ?
Titubant, s'écroulant, roulant dans le caniveau... et passons sur les détails peu râgoutants*.
Car, par définition, ces consommateurs ultra-excessifs ne font pas partie de ceux qui ont été "retirés de la circulation" car en cas inverse ils seraient hospitalisés et seraient comptés au nombre des abstinents, n'est-ce pas ?

Question simple à présent : franchement, les arguments qu'on nous oppose... sont-ils crédibles ?

Nota Bene 1 :
Par souci d'honnêteté intellectuelle, nous avons pensé qu'il pouvait aussi y avoir sous-estimation du nombre de jours de consommation et que si tel était le cas elle pouvait être parallèle au coefficient de sous-estimation affectant le nombre de verres.
98 ÷ 2,3 × 2,56 ≈ 109
+ 11%
Pas de quoi changer fondamentalement la démonstration.
Nota Bene 2 :
Nous nous sommes également intéressés à la consommation de la majorité des français, c'est à dire ceux qui ne font pas partie de «la moitié (49%) des 18-75 ans» qui «consomment 3% de l’alcool» (Fig. 1) et nous avons obtenu, en terme de consommation moyenne type, un résultat moins impressionnant, certes, mais tout aussi peu crédible.
En gros : une voiture croisée sur 4 qui zigzague  !

*Et bien beau s'il ne s'agit pas d'un cadavre, puisque «théoriquement, à partir d’un taux de 3 g/L, le coma éthylique survient. Et à 5 g/l, la mort.» : https://www.permis-de-exploitation.com/787-l-2g-alcool.html.

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vendredi 8 mars 2019

MILDE(co)CA

Qu'un document soit obsolète ne l'empêche pas forcément de comporter des éléments significatifs sur lesquels il peut ne pas être inintéressant de se pencher.  
Ne serait-ce que pour préparer l'avenir.

C'est à partir de cette considération que nous allons une fois de plus nous intéresser au plan MILDECA 
D'abord, rappelons pourquoi nous disons qu'il est obsolète : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/02/obsolescence.html.

Cela étant posé, revenons maintenant au récent plan publié par cet organisme interministériellement missionné : https://www.drogues.gouv.fr/sites/drogues.gouv.fr/files/atoms/files/plan_mildeca_2018-2022_def_190109_web.pdf.
Pas de panique, amis lecteurs : nous contenterons de commenter une seule page:  la page de couverture. 
Et même seulement les 4 premiers mots : «Alcool, Tabac, Drogues,  Écrans».
Passons sur l'ordre dans lequel sont disposés ces mots : il est d'autant plus significatif qu'il n'est pas alphabétique. 
Mais constatons que le mot «Écrans» se trouve en quatrième position, certes, mais quand même sur la même ligne que les 3 autres, beaucoup plus habituels. 
Or, ce mot, il ne figurait que 3 fois dans le plan précédent, et encore... il faut le chercher : https://www.drogues.gouv.fr/sites/drogues.gouv.fr/files/atoms/files/plan_gouvernemental_drogues_2013-2017_df.pdf !

Par contre, dans le 2018-2022, toujours pas de mots sucre, boissons sucrées, soda, etc... même en cherchant bien !
Pourtant... 
Lire cet article : https://bienmanger.co/boissons-gazeuses-effets-nefastes/
Particulièrement les points 1, 7 et surtout 8, cela pour rester sur le seul plan de l'addictivité... car sur celui des nocivités comparées, il y aurait beaucoup trop de choses à dire !
Surtout à l'attention de tous ceux qui ne sont pas indifférents au sort des enfants...
Bon ! Avec un peu de chance, sur la version 2022-2026, il y aura 3 mots là-dessus ?
Pas trop difficiles à débusquer quand même, s'il vous plaît !
Et peut-être que dans le plan 2026-2032, la MILDECA rejoindra la position de Santé Publique France cette année.
C'est à dire que, concernant «les boissons sucrées et les sodas, même light, les boissons dites "énergisantes"», elles «doivent être limités le plus possible ; dans tous les cas, pas plus d’un verre par jour» : http://www.mangerbouger.fr/Les-recommandations/Reduire/Les-boissons-sucrees-les-aliments-gras-sucres-sales-et-ultra-transformes.
Et même qu'il y aura un jour un plan MILDECA qui préconisera, comme World Cancer Research Fund en 2007, d'éviter (to avoid) les boissons sucrées : http://www.dcscience.net/WCRF-Marmot-Report.pdf (tableau page 373).
Avant la fin de ce siècle : on peut rêver, non ?

Petit plus
Mercredi dernier, sur Canal+, émission "L'info du vrai L'ÉVÈNEMENT".
Thème : "Drogue : Un marché en pleine croissance" : https://www.mycanal.fr/actualites/l-info-du-vrai-l-evenement/h/10318722_5000.
M. Michel Reynaud présent sur le plateau a parlé beaucoup d'"alcool", plus même que d'héroïne ou de cocaïne.  
Il était le seul et hors-sujet : le marché des boissons éthanoliques est, lui, en pleine décroissance !
Et à la fin de l'émission, promouvant le portail "Addict'aide" (https://www.addictaide.fr), site issu du Fonds Actions Addictions qu'il préside, il affirma que l'on y traite de «toutes les addictions».
Faux !
Il en manque une : le "doux poison" !

Sucre, le doux poison : https://m.youtube.com/watch?v=LqIuH8yACp8.

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mardi 5 mars 2019

Donner du fond à l'actualité


Le Président de la République Française publie ce mardi 5 mars dans plusieurs journaux européens une tribune baptisée « Pour une renaissance européenne ».p : https://www.lepoint.fr/elections-europeennes/emmanuel-macron-sa-tribune-pour-une-renaissance-europeenne-04-03-2019-2298070_2095.php.
Un titre intéressant !



Profitons-en pour lui rappeler que François Rabelais fut un écrivain français humaniste majeur de la Renaissance.
Et que l'une de ces plus belles citations est celle- ci : «Le vin est ce qu'il y a de plus civilisé au monde».
Lire aussi cet article : https://www.liberation.fr/futurs/2013/06/16/civilise_911282.


Et, en ce qui concerne l'Europe, lui indiquer aussi ce qui la caractérise à nos yeux : http://honneurduvin.blogspot.com/2015/04/leurope.html.

Puissent nos responsables politiques ne pas oublier un important lien de parenté : dans la mythologie grecque, Dionysos est fils de de Zeus et de Sémélé lequel est fils d'Agénor et donc frère d'Europe... dont le portrait figure ci-dessous. 


lundi 4 mars 2019

Législatures

Il est un cadencement que nous avons pu observer au cours des années, c'est celui des offensives majeures contre le vin : les 2 premières années de chaque législature. 
Afin de ne pas alourdir ce préalable, passons rapidement sur les exemples : Martel 2009, Hill 2013...
Cette fois-ci, il a été tenu compte des positions prises avant son élection par le Président de la République : http://www.terredevins.com/actualites/macron-president-aimait-vin/.
Et le choix a été donc fait, en vue de l'échéance suivante, de mettre en place des bases de lancement (repères Ducimetière, etc...).
Cela au niveau strictement national !


Par contre, en ce qui concerne l'UE, c'est dans quelques semaines qu'une législature va commencer. 
Et le même cadencement pourrait bien avoir déjà été élargi à la dimension continentale, du moins si on se réfère à quelques événements passés.   
Par exemple au contenu d'une certaine conférence informelle organisée en avril 2015 et au cours de laquelle ont été évoquées fixation des prix et mesures fiscales : https://eu2015.lv/fr/actualites/communique-aux-medias/1382-les-ministres-de-la-sante-reunis-a-riga-conviennent-de-la-necessite-de-disposer-d-une-politique-commune-en-matiere-de-nutrition-et-d-alcool...
Or cette fois-ci, que constate-t-on ?
Qu'avant même l'échéance électorale, le sponsoring se met en placehttps://www.ladepeche.fr/2019/03/02/quand-coca-cola-sponsorise-leurope,8046096.php !
Rappel : à l'époque, au printemps 2015, nous avions émis l'idée que les mercenaires de la cocacolonisation, déçus par l'échec subi en 2013, étaient en train de faire "le tour par Bruxelles"...


Article qu'il faut espérer non-lié
https://www.bfmtv.com/politique/europeennes-l-hypothese-agnes-buzyn-prend-de-l-ampleur-1641212.html.

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vendredi 1 mars 2019

Pluriel et Camus

Il est navrant de constater que nombre de personnes qui se prétendent scientifiques attribuent de nos jours encore le
mot "alcool" au seul éthanol et, par amalgame, à toute boisson en comportant un tant soit peu !
Ignorance ou volonté de désinformer ?

«Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde.» (Albert Camus) 

Alors, parce que nous connaissons aussi bien que nos adversaires l'importance stratégique des batailles sémantiques, rappelons une fois de plus qu'un alcool est une molécule dont la fonction caractéristique est un groupe hydroxyle OH porté par un atome de carbone.

Et notons que ce sont de différentes et nombreuses molécules à terminaison en -ol qui apparaissent chaque fois au terme de processus tout à fait naturels. 
Car, fondamentalement... c'est la Nature qui est alcoolière !

Éthanol, glycérol, inositol, hydroxytyrosol, etc...
Sauf erreur de notre part, le vin est la boisson qui contient le plus... d'alcoolsRespect !


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mercredi 27 février 2019

Ne pas hésiter à reconnaître...

Nous avons toujours essayé, dans le combat que nous menons, de ne pas hésiter à reconnaître certains mérites à nos adversaires lorsque l'occasion se présentait. 
En l'occurrence, force est de reconnaître que nos vieux adversaires de l'INCa ont été les premiers, hier 26/02 à se
mettre à jour en citant le BEH du 19/02 : https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Reduire-les-risques-de-cancer/Alcool.
Échappant ainsi à l'obsolescence quasi-généralisée que nous avons mise en lumière récemment : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/02/obsolescence.html.
Et force est de constater que le ton des recommandations s'est un peu adouci :
« ◆ ne pas consommer d’alcool régulièrement ;
en cas de consommation d’alcool, 
   ◆ réduire autant que possible sa quantité comme sa fréquence.»
En tout cas depuis l'époque où cet institut était présidé par une personne qui dès sa prise de fonctions demandait «à tout le monde d'arrêter de boire» (France Info 07/02/2013, entretien enregistré par nos soins).
Et, par la suite (10/11/2017) n'hésita pas à déclarer, concernant le tabac et surtout l'"alcool" : «...  malheureusement, je ne les interdit pas ! J'aimerai bien, peut-être !».
Cf. notre article "Y a d'l'abus... zinzin !" :  http://honneurduvin.blogspot.com/2017/11/y-dlabus-zinzin.html,

Cela étant dit, bien évidemment, nous aurions bien des choses à dire sur le contenu global de cette mise à jour.  
Nous le ferons peut-être un jour mais, pour l'heure, nos nous contenterons de nous étonner que des personnes se considérant scientifiques continuent à dénommer «alcool» ce qui se nomme éthanol...