mercredi 27 février 2019

Ne pas hésiter à reconnaître...

Nous avons toujours essayé, dans le combat que nous menons, de ne pas hésiter à reconnaître certains mérites à nos adversaires lorsque l'occasion se présentait. 
En l'occurrence, force est de reconnaître que nos vieux adversaires de l'INCa ont été les premiers, hier 26/02 à se
mettre à jour en citant le BEH du 19/02 : https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Reduire-les-risques-de-cancer/Alcool.
Échappant ainsi à l'obsolescence quasi-généralisée que nous avons mise en lumière récemment : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/02/obsolescence.html.
Et force est de constater que le ton des recommandations s'est un peu adouci :
« ◆ ne pas consommer d’alcool régulièrement ;
en cas de consommation d’alcool, 
   ◆ réduire autant que possible sa quantité comme sa fréquence.»
En tout cas depuis l'époque où cet institut était présidé par une personne qui dès sa prise de fonctions demandait «à tout le monde d'arrêter de boire» (France Info 07/02/2013, entretien enregistré par nos soins).
Et, par la suite (10/11/2017) n'hésita pas à déclarer, concernant le tabac et surtout l'"alcool" : «...  malheureusement, je ne les interdit pas ! J'aimerai bien, peut-être !».
Cf. notre article "Y a d'l'abus... zinzin !" :  http://honneurduvin.blogspot.com/2017/11/y-dlabus-zinzin.html,

Cela étant dit, bien évidemment, nous aurions bien des choses à dire sur le contenu global de cette mise à jour.  
Nous le ferons peut-être un jour mais, pour l'heure, nos nous contenterons de nous étonner que des personnes se considérant scientifiques continuent à dénommer «alcool» ce qui se nomme éthanol...

lundi 25 février 2019

Boissons de synthèse

«Comment se fait-il que vous ne l'ayez pas encore signalé ?»
Cette réflexion qui nous a été récemment adressée concerne le
fait que le site "MANGERBOUGER" a été réactualisé et que les repères Ducimetière y apparaissent désormais : http://www.mangerbouger.fr/Les-recommandations/Reduire/L-alcool.
Oui, c'est vrai, nous aurions pu l'indiquer : nostra culpa
Mais en même temps chacun sait que ce site est une émanation de "Santé Publique France" et qu'il ne pouvait que suivre automatiquement l'officialisation des dits lugubres repères par cette structure.
Laquelle a été commentée dans notre article daté du jour même où elle a eu lieu : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/01/officialises.html.
Et les recommandations en matière d'alimentation sont bien entendu exactement identiques, même si les présentations sont différentes.
Cela étant dit, il est vrai que "chez" MANGERBOUGER la forme, plus synthétique et illustrée, est plus agréable à regarder et nous allons donc l'utiliser pour faire une proposition qui nous semble tout à fait recevable... sauf en cas de cocacoquinement !

Donc, on nous dit 10 verres par semaine. 
Et pour «les boissons sucrées et les sodas, même light, les boissons dites "énergisantes"» ?
Elles «doivent être limités le plus possible ; dans tous les cas, pas plus d’un verre par jour» : http://www.mangerbouger.fr/Les-recommandations/Reduire/Les-boissons-sucrees-les-aliments-gras-sucres-sales-et-ultra-transformes.
C'est à dire 7 verres par semaine.
Alors il serait logique que le niveau des entraves apportées à leur consommation soit équivalent à 10/7 de
celui que subit le vin.  
Soit 143% environ... arrondissable à 150% si l'on considère le calcul comme un peu compliqué à faire "de tête".
Cela tant en matière fiscale (TVA comprise) que de possibilité de communiquer, notamment par publicité. 
Et en matière aussi de stigmatisation dans les médias. 
D'autant plus que ces produits élaborés par synthèse industrielle de divers composants transformés sont quotidiennement ingurgités par une partie beaucoup plus importante de la population. 
Notamment les enfants...
`

vendredi 22 février 2019

Obsolescence

Plus récemment ils ont été élaborés, plus ils peuvent être considérés comme insincères, les avis, les études, les plans et les rapports qui partent du principe que ce qu'ils appellent «l'alcool» est responsable de 49 000 décès en France par an. 
Cf. notre article du 18/01/2019 : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/01/insinceres.html.


Mais depuis  le 19 février dernier, ils doivent être considérés aussi comme obsolètes.
Voir notre article publié hier : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/02/encore-moins-fort.html.
Y compris ceux qui ont été portés à la connaissance du public depuis le début de cette année 2019, que ce soit le plan MILDECA (cf. notre article "Matignon") ou le rapport du CESE.(cf. Notre article "Machin").


`

jeudi 21 février 2019

Encore moins fort !

À aucun lecteur fidèle de ce blog nous ne ferons l'offense de penser qu'il n'a pas en mémoire les observations comportées dans notre article du 18 janvier dernier intitulé "Insincères".
Notamment l'une d'entre elles : si (par hypothèse !) on s'acharne à employer l'étonnant coefficient multiplicateur utilisé depuis bientôt 20 ans par Mme Hill, il ne faut quand même pas négliger par la suite de réactualiser régulièrement le chiffre obtenu. 
Et nous proposions pour l'année 2015, en utilisant cette même manière spéciale de calculer ainsi que les données de base fournies par le CépiDc, celui de 42 000 : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/01/insinceres.html.
Or, tout récemment, en tandem avec un M. Bonaldi dont nous ignorions jusqu'à présent l'existence, cette même dame vient de... sous-enchérir !
En donnant dans le dernier BEH, le chiffre de... 41 000 : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/5-6/pdf/2019_5-6_2.pdf.
Cela au terme de circonvolutions sur lesquelles nous reviendrons.
Mais au sujet desquelles nous pouvons déjà indiquer -nul ne s'en étonnera- que nous les avons parcourues avec une certaine dose d'amusement !
Amusement qui ne s'est pas même pas atténué à la lecture des tout derniers mots (avant les "Références").
Lesquels incitent, sans surprise, à en venir aux lugubres repères Ducimetière.

Instantanément, la concomitante vague médiatique de rigueur s'en est suivie... certains articles ayant même anticipé : bien informés ! 
Cf. notre 'Revue de presse' depuis le 19/02.
Et à cette occasion, bien entendu, on a pu entendre la meute habituelle glapir les thèmes récurrents : «Il faut taxer, bâillonner, etc...».
Bon, là... on est nettement moins dans l'inattendu !

`

lundi 18 février 2019

Pas d'«âme» aux manants !

C'est un peu difficile de trouver le prix moyen payé par le consommateur pour un verre de vin (10cl) au jour d'aujourd'hui.
Mais nous avons fini par nous souvenir d'un article datant du 27/11/2012 donnant 3,17€ par litre, ce qui nous paraît cohérent avec les prix des mercuriales de l'époque et les coûts de mise en marché... y compris le "revenant-bon", bien entendu !
Cet article, le voici :
https://www.sudouest.fr/2012/11/27/en-france-le-prix-moyen-d-achat-du-vin-n-est-que-de-3-17-eur-le-litre-891230-713.php.
En extrapolant sur la base de l'augmentation constatée entre 2010 et 2011 et en divisant par 10, on arrive à 0,35€ le verre, et il est logique de penser que ce prix moyen est consenti par les ménages français disposant d'un revenu moyen.
Si le projet de "minimum pricing" appliqué à la France est mis en œuvre, il y a tout lieu de penser que ce ce prix sera porté à 0,50€ (cf. notre article du 13/02 dernier).
Soit, donc, une augmentation d'environ 43%.
Prenons maintenant ce document : https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/3549496/REVPMEN18_F1.6_decomp-RD.pdf (voir tableau nº1).
Il porte sur l'année 2015, mais on peut considérer que les proportions entre déciles n'ont pas beaucoup changé en 4 ans.
Or on constate que si on multiplie le revenu moyen par 143%, on aboutit dans le "D8 à D9", ce qui signifie que seuls les 20% plus aisés ne subirons pas les conséquences de cette augmentation. 
Concernant les français moyens, sachant que la consommation de vin moyenne en France est inférieure à 42 litres/an (http://www.vinetsociete.fr/magazine/article/le-vin-en-quelques-chiffres-cles), c'est à dire 1,15 verres/jour : 1,15/143% = 0,8...
Moins d'1/2 verres par repas !
Nettement moins que que certains parmi ceux qui souhaitent les contraindre à cette restriction (cf. la fin de notre article "Amorce") !
Quant aux catégories les plus défavorisées, celles qui conservaient le plaisir de conserver un peu de contact avec le "sang de la terre" tant apprécié par leurs aïeux (même s'il s'agissait de produits d'entrée de gamme) : multiplication par plus de 4 !
Autant dire que sera fini pour eux...

`

dimanche 17 février 2019

10 ans

Cela fait aujourd'hui exactement 10 ans que le vin a subi une attaque d'une violence alors sans précédent (pour mémoire : "L'affaire de la brochure").
C'est de l'indignation qu'elle provoqua que naquit notre association, laquelle dut par la suite faire face à plusieurs d'autres offensives.
Offensives similaires et à finalité analogue. 


vendredi 15 février 2019

Effet Mithridate

Ce que nous appelons "effet Mithridate" appliqué au vin c'est la consommation régulière et modérée : environ un verre par repas. 
De nombreuses études à l'appui, nous considérons que consommé selon ce modèle il est facteur de santé, longévité et performance intellectuelle. 
L'observation de données objectives telles que les espérances de vie respectives de populations de pays à PIB/habitant équivalent et à comportements différents vis à vis du "divin breuvage" nous renforce dans cette opinion. 

`

mercredi 13 février 2019

Auto-censure

Un peu par hasard,, nous avons fait une petite découverte amusante !
À l'origine, un travail entrepris concernant le projet de
prix minimum appliqué au vin, celui pour lequel militent les tenants de la motivation que nous avons dénommée "élitisme" (cf. notre article "Motivations", voir nº2).

Notre intention était de déterminer quel pouvait être ce plancher dans leur esprit. 
Dès le tout début de cette recherche, une émission télévisuelle nous est revenue spontanément en mémoire : celle présentée par Mme Nora Hammadi et diffusée au mois d'octobre dernier sur la chaîne Arte dans le cadre de l'émission "Vox Pop" (cf. notre article "Chaîne déchaînée").
Nous nous souvenions  plus ou moins vaguement qu'il était question de «peste éthylique» et de «piquette à moins de 5 €».
De quoi frapper les esprits !
Pour vérifier,  nous avons alors cliqué sur le premier lien comporté dans l'article ("Chaîne déchaînée") que nous avions à l'époque consacré à cette émission.
Et là... surprise : https://www.arte.tv/fr/videos/078527-031-A/vox-pop/ !
Nous tombons sur ceci : «NOUS SOMMES DÉSOLÉS, LA PAGE QUE VOUS CHERCHEZ N’EXISTE PLUS...».
Étonnant, non ?
Alors nous allons chercher sur le Web, et nous tombons sur cette version : https://www.arte.tv/fr/videos/085756-000-A/france-le-lobby-de-l-alcool-dicte-sa-loi-vox-pop/.
D'emblée, nous sommes surpris par le fait que la durée du petit film en question est de 9mn 29sec.
Nous avions nettement plus long en mémoire !
Soit environ 1/2 heure dont un second sujet consacré aux plastiques. 
Nous écoutons et nous n'entendons rien concernant la «peste éthylique» et la «piquette à moins de 5 €».
En continuant à chercher, nous constatons qu'il existe aussi une version "You Tube", légèrement plus récente : https://m.youtube.com/watch?v=9z8zggNl5vo.
À une seconde près : pareil !
Alors, en persistant dans notre recherche nous tombons sur la version "Rutube" :  https://rutube.ru/video/080e17bb4034683fff7158f0c1ced241/.
Et là nous retrouvons ce que nous cherchions : de 3'30" à 4'.
Bien sûr, nous avons immédiatement enregistré : ça, c'est fait !
Bon ! N'épiloguons pas sur ces révélatrices coupures et constatons que l'objectif visé se chiffre à 5 euros.
Mais signalons quand même à Mme Hammadi et à ses amis que nous sommes disposés à leur indiquer d'excellentes bouteilles à des prix nettement inférieurs : à déguster !

Et puis notons que 5 € c'est assez cohérent, du moins si
l'on considère qu'il y a velléité de s'aligner sur l'exemple de l'Écosse.
Exemple au nom duquel «une bouteille de 75 cl de vin à 12,5 %» ne peut coûter «moins de 4,69 livres (5,2 euros)» : https://www.lesechos.fr/05/05/2018/lesechos.fr/0301643324490_l-ecosse-fixe-un-prix-minimum-pour-l-alcool.htm.
À la limite, ce différentiel de 20 centimes pourra servir à nous expliquer que ça aurait pu être pire, que nous ne nous en sortons mieux que les écossais... et que nous devons nous estimer heureux !

                                                 https://m.youtube.com/watch?v=y6Sxv-sUYtM

lundi 11 février 2019

Matignon

Lorsqu'ils parlent de la Mission interministérielle de
lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), les journaux la définissent souvent comme «placée sous l'égide de Matignon».
Exemple : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/01/08/97001-20190108FILWWW00195-le-gouvernement-publie-enfin-son-plan-addictions.php.
Ils ont raison, c'est le cas.
Prouvons le.
Pour cela, revenons au dernier plan transmis aux préfets le... 27 décembre dernier dans les conditions dont nous avons parlé au mois de janvier (voir notre article "Coup tordu").
Et on constate qu'effectivement l'éditorial (page 3) a été écrit par M. le Premier Ministre ou plutôt, sans doute... pour le Premier Ministre : https://www.drogues.gouv.fr/sites/drogues.gouv.fr/files/atoms/files/plan_mildeca_2018-2022_def_190109_web.pdf.
Écrit, probablement ... sans avoir véritablement lu le plan en question.
Ce qui d'ailleurs serait le moindre mal car, en cas inverse, on pourrait penser qu'il y a eu intention d'en aggraver les termes.
En effet, dans l'édito en question, on peut lire ceci : «Chaque  année,  le  tabac  et  l’alcool  sont  responsables du décès respectivement de 73 000 et de 49 000 personnes.»
Alors que dans le corps du plan en question (page 12),
ce sont «49 000 décès liés à l’alcool» qui sont indiqués. 
Or, les adjectifs responsable et lié ne sont pas synonymes !
En particulier si le lien dont il s'agit se révèle être un lien statistique et non pas un lien de causalité, cliniquement avéré. 
Et que, de surcroît, il a été "négligé" d'en actualiser le chiffre : voir notre article "Insincères".

M. le Premier Ministre, aussi humbles citoyens que nous soyons, nous allons nous permettre de vous donner un conseil : méfiez-vous de votre " Direction de l'information légale et administrative".
Laquelle, il y a un 15 mois, vous faisait déjà dire qu'il fallait carrément «éviter l'alcool» (même homovanillique ?). 
C'était très radical et c'était le 14 septembre 2017 : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A12000?xtor=EPR-100.
Et puis cela ouvrait la voie au précédent "coup tordu de fin d'année", celui de l'avant-dernière Saint-Sylvestre. 
M. Philippe, pratiquement un an plus tard nous n'oublions certes pas votre cri du cœur au Sénat, votre déclaration d'amour au ton tout à fait sincère : «J'aime le vin» !
                                     https://m.youtube.com/watch?v=Y-4Xa6yRQ0k (28ème seconde)
Une sincérité dont nous ne doutons absolument pas et c'est la raison pour laquelle, bien respectueusement, nous vous faisons une proposition honnête : à l'avenir, avant de donner votre imprimatur... passez-nous un petit coup de fil.
Et même en période de fêtes !


`

jeudi 7 février 2019

Gilles et John parlent religion

J. Dear Gilles, je te sais très préoccupé par le climat conflictuel que les visiteurs peuvent constater en France actuellement.

G, Oui, ami John, cette nervosité, ces tensions m'inquiètent beaucoup. 
J'aimerai pouvoir agir dans le sens à plus de sérénité pour mon pays mais voilà : j'habite à la campagne, je n'appartiens à aucun réseau... mes moyens capacités d'action sont très limitées.

J. Si tu n'avais pas pris une voie inverse à la mienne en t'éloignant de la foi de ton enfance, je te proposerai bien
un certain mode d'action.

G. Dis toujours.

J. Eh bien, à ta place, j'adresserai une prière à Saint Bacchus (*), martyrisé au IVº siècle dans des conditions faisant référence aux vendanges et à la vinification. 

G. Ah ça !... Je t'avoue que je ne m'attendais pas à une telle proposition !
Et comment la formulerais-tu, toi, cette prière ?

J. À toi de trouver les mots, mais tu pourrais t'inspirer d'une phrase  de Properce, poète latin contemporain du Christ (**).
En l'adaptant, bien sûr. 

G. Et quelle est cette phrase ?

J. En l'occurrence, il s'agit d'une supplique qui se situe au tout début de l'Élégie XVII : « Maintenant, Bacchus, c'est au pied de tes autels qu'humblement je me prosterne ; dieu puissant, rends la paix et le calme à mon âme.» (***)


(*)
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bacchus (saint)
(**)
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Properce#cite ref-10
(***)
https://mediterranees.net/civilisation/amour/properce2/properce3.html 


Article associé : 
http://honneurduvin.blogspot.com/2018/12/lien-social.html.

`

lundi 4 février 2019

Insincères (suite et fin)

Suite de notre article du 18/01/2019.

2) Autre méthodes
Depuis l'an 2000, Mme Hill a fait le choix de multiplier
par plus de 18 le nombre de décès attribués par le CépiDc à l'«abus d’alcool (y compris psychose alcoolique)».
C'est environ 2 fois le coefficient qui ressort d'une "étude source" portant sur une année très voisine (1998 vs 1995) et à taux de mortalité légèrement superieur selon le CépiDc (4,3 vs 4,2).
Et tout aussi digne d'être considéré comme pertinente : http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/168/%3Fsequence%3D23 (pdf).
Il en ressort un total de 23 000 décès pour 1998 et il est de plus indiqué qu'«en 20 ans, le taux comparatif de mortalité liée à l’imprégnation éthylique chronique a chuté d’environ 40 % pour les deux sexes».
Cette étude a été maintes fois reprise en référence, notamment dans ce document : http://fulltext.bdsp.ehesp.fr/Ministere/Drees/EtudesResultats/2002/153/er153.pdf.
Document en le préambule duquel il nous est dit que «si l'on tient compte par ailleurs des décès où l'alcool intervient comme "cause associée", le nombre de décès qui lui serait imputable seraient de l'ordre de 35 000».
Il est vrai qu'il est ajouté que «Cette estimation peut aller jusqu'à 45 000 avec d'autres méthodes en y ajoutant des "fractions de décès" dont l'alcool serait responsable».
Notons bien le «serait»...
Et notons bien aussi que si on applique la même méthode de réactualisation utilisée dans la première partie de cette mise au point, on obtient pour 2015 : 23 000 / 4,3 × 3,9 = 20 860.
Et «si l'on tient compte par ailleurs des décès où l'alcool intervient comme "cause associée"», voici le résultat : 35 000 / 4,3 × 3,9 = 31,744. 
Toujours pour 2015 et si l'on prolonge les courbes, on aboutit pour 2018 à des chiffres inférieurs à 20 000 et 30 000.
Il convient de souligner que l'un des signataires du dit préambule,  M. Éric Jougla, directeur du CépiDc, était en 2003 cosignataire d'un document intitulé « La mortalité "évitable" liée aux comportements à risque, une priorité de santé publique en France» : http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php%3Fexplnum_id%3D2066.
Intéressant de prendre connaissance en page 140 du tableau portant sur les «causes spécifiques de la mortalité "évitable" < 65 ans,France,1979-1999» car là aussi, on peut constater une certaine conjonction avec la baisse de consommation de vin telle que l'on peut la constater sur le tableau ci-dessus reproduit.

Conclusion
Non seulement le bourrage de crâne taxœnomane
choisit les chiffres les plus sévères mais en plus, il "néglige" de les réactualiser... lorsqu'il y a lieu de le faire à la baisse, évidemment !
Chacun reconnaîtra que lorsque nous parlons d'insincérité, le propos n'est pas excessif.
Malheureusement pour eux (et ceux qui les sponsorisent), le bon sens des français résiste à leur propagande : http://www.vinetsociete.fr/eclairer-l-opinion/les-francais-et-le-vin-ifop.
Par conséquent n'en doutons pas : le vin vaincra !

`