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mardi 25 mars 2014

Effet pervers ?

Question insolite

Dimanche dernier, à l'occasion du 1° tour des élections municipales, peu de Français se sont déplacés pour aller aux urnes, vraiment !
 Et d'élections en élections, ce phénomène semble prendre de plus en plus d'ampleur...
 .
L'occasion d'évoquer une hypothèse : et si l'abstinence de vin était la source de l'abstention ?
 Si l'action des "abstinencionistes" avait ouvert la voie à une moindre conscience du devoir de citoyen ?
Pourrait-on alors parler de "sodabstentionnisme" ?
 .
 Une boutade, bien sûr.
Mais quand même... quelques faits sont à considérer :
 .
1) Les files d'attentes dans les bureaux de vote étaient beaucoup plus longues au temps où l'illustre sémiologue Roland Barthes déclarait «Le vin est senti par la nation française comme un bien qui lui est propre, au même titre que ses trois cent soixante espèces de fromages et sa culture. C’est une boisson totem» [Mythologies, Seuil, coll. “Essais”, 1970]
Pourtant c'était une époque en laquelle Léo Ferré chantait «1ls ont voté et puis après ?».
 Et bien plus qu'aujourd'hui, on pouvait lire alors  «Élections, pièges à cons» sur certains murs de France.
On nous dira aussi que la kokakolonisation était déjà en route depuis 15 ans environ et c'est vrai.
 Mais elle n'avait pas encore atteint la maturité, la splendeur et la magnificence constatables à présent.
 .
2) Le faible taux de non-votants vers lequel tend la France est celui qui est habituel aux USA, berceau des principales marques de sodas.
Notamment du plus célèbre d'entre eux, celui qui se compose en grande partie d'acide phosphorique carbo-hydraté.
 .
3) Le vin est historiquement lié à ce que nous appellerons la "démocratie consciente".
On se souvient en effet que, selon Platon, lors des banquets au cours desquels Socrate, pratiquait la maïeutique, l'art d'accoucher les esprits, du vin était servi pour faciliter la mise au monde des idées, des concepts.
C'est ainsi notamment qu'a été théorisé le principe de République.
Profitons au passage de ce rappel pour souhaiter fraternellement un avenir de réconciliation à tous les habitants de la Crimée, contrée dont les rivages furent oeno-civilisés sensiblement à la même période que les nôtres.
 Et n'oublions pas le rôle de la Révolution Française qui permit de mettre le vin à la disposition de tous.
D'ailleurs, qui peut nier que la généralisation progressive de sa consommation fut concomitante à la conquête graduelle par les Français du suffrage universel.
.
4) Nous nous sommes amusés à comparer les taux de participation au vote entre 2 communes :
a) Montblanc (34) qui est le siège de notre association de résistance à l’œnophobie..
    b) Villejuif (94) qui est la localité d'où partent aujourd'hui la majorité des attaques contre le vin, puisqu'un très grand nombre de ses ennemis, notamment Mme Hill, y travaillent.
Résultats :
    a) Montblanc : 79,63%,
    b) Villejuif : 48,36% !
 .
Boutade que tout cela disions-nous !
 Et d'ailleurs cet article est classé dans la catégorie "Humour".
Mais quand même...
 Nous aimerions bien savoir, entre autres choses, si dans les villes les bureaux de votes les plus fréquentés ne seraient pas ceux situés dans les quartiers qui comportent la plus forte densité de cavistes... par pure coïncidence, bien entendu !
 L'idéal, évidemment, serait qu'ait été réalisé un sondage auprès des votants pour connaître la proportion d'entre eux qui résistent à la propagande prohibitionniste.
Et que le résultat ait été comparé avec la moyenne nationale...
.
Copinage
 Sur ce même thème "vin et abstention", un bel article de l'ami de l'ami Hervé Lalau est paru avant le scrutin :  http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2014/03/23/abstention-record-8141629.html.

mercredi 19 mars 2014

Particules fines

Démonstration

Beaucoup d'émoi, ces jours derniers autour du pic de pollution atteint dans toute une partie de notre pays et notamment à Paris.
 Remise en cause de l'avantage fiscal depuis longtemps octroyé au gazole comparativement à l'essence sans plomb.
L'occasion pour nous d'appeler une fois de plus à se reporter au Global Health Risk de l'OMS, et plus particulièrement au tableau de la page 11, qui porte sur les facteurs de risques de décès.
 Et encore plus particulièrement sur la partie qui se trouve en bas à droite de ce tableau, celle qui concerne le groupe de pays auquel appartient la France.
 On constatera que la pollution urbaine est un facteur de risque 1,5 fois plus élevé que l'usage de l'alcool... mais aussi 6 fois moins élevé que le total présenté par les facteurs de risques liés à la malbouffe (excès de sucre dans le sang, surpoids, obésité).
Lequel total est donc près de 10 fois plus élevé que le risque alcool.
 Mais beaucoup moins taxé !
Et nettement bien moins souvent évoqué par les responsables de la santé publique...
 Ces 2 dernières remarques valant également pour le gazole.
 .
Conclusion
On parle souvent du "lobby viticole" ou de celui des constructeurs français de voitures diesel...
 Et aussi des fabricants de pesticides, des OGM, etc...
Mais le plus puissant est sans nul doute le lobby des fournisseurs d'hydrates de carbone puisque les méfaits de leurs produits, bien supérieurs à ceux de tous les autres cumulés, ne sont pratiquement jamais montrés du doigt par les instances politiques de diverses obédiences.
 Et encore moins combattus, évidemment !
Et tout cela se fait dans la plus grande discrétion car la règle est que le lobby le plus efficace est celui dont on ne parle jamais.
 Ou presque jamais : voir notre article du 21/06/2012.
 .
Possibilité d'objection 1
On pourra éventuellement nous reprocher de n'avoir pas pris en compte l'hypertension artérielle dans les causes de décès attribuable à la malbouffe  alors que celle-ci représente un risque supérieur à l'hyperglycémie, au surpoids et à l'obésité réuni.
 En arguant que ce fléau est particulièrement dû à l’excès de sel d'une part et qu'une consommation modérée d'alcool en protège quelque peu : lire CECI.
Et il est vrai que la malbouffe joue beaucoup sur l'effet exhausteur de goût que constitue le couple "chlorure de sodium-hydrate de carbone".
 Nous ne l'avons pas fait par honnêteté car l'abus de sel, selon les individus, peut se retrouver aussi dans l'alimentation traditionnelle et qu'au delà des limites d'une consommation modérée, l'alcool ne protège plus mais peut aussi aggraver le problème.
.
Possibilité d'objection 2
On pourrait aussi nous dire que la comparaison des substances dont nous parlons avec d'autres (pesticides, OGM, particules fines), n'est pas pertinente puisque dans le cas des premières, nul n'est obligé d'en absorber en excès.
 Cette objection est en partie recevable, mais en partie seulement, nous semble-t-il.
En effet, on peut considérer que l'autorisation illimitée, par l'intermédiaire de divers moyens publicitaires, de matraquer la lucidité des consommateurs sans qu'aucun véritable contre-feu ne soit mis en place, peut altérer l'instinct de survie de beaucoup d'entre eux (enfants, adolescents ou même adultes).
.
Remarque
 Il faudrait faire preuve d'un incroyable manque d'ambition économique, lorsqu'on dispose de telles influences et de tels réseaux pour ne pas les mettre pleinement à profit.
Par exemple en faisant en sorte que le vin soit le plus diabolisé possible afin que certains sodas bien connus prennent définitivement sa place sur la table des français.
 Certains de ces sodas, et vraiment non des moindres, étant à base d'acide phosphorique carbo-hydraté additionné de quelques ingrédients pour le moins... suspects..
C'est bon pour la santé, ça ?
.

jeudi 13 mars 2014

Resnais


Publié le 13 mars 2014 par admin
 «"Aimer, boire et chanter" ! À cause du mot  "boire", les prohibitionnistes vont ils demander l'interdiction du dernier film d'Alain Resnais ?».
 Tel est le message destiné à être "tweeté" par l'un de nos rédacteurs. Et cela au format adéquat.
 .
 Bon... bien sûr, notre "tweetmaster" l'a traduite en langage approprié;
Mais c'est ainsi qu'il faut procéder, n'est-ce pas ?
 .
Vous souhaitez nous suivre sur Twitter ?
Pas de problème, puisque nous vous l'avons très récemment proposé sur Facebook.
.
Voici l'adresse : https://twitter.com/HONNEURDUVIN.

lundi 10 mars 2014

Aggravation sénatoriale

Nota bene avant lecture :
  a) Cet article s'inscrit dans la lignée de celui que nous avons publié le 28 février dernier.
  b) La phrase-clé est en caractères gras et surlignée.
  c) Il est bien évident que l'ensemble des sénateurs ne doivent pas se sentir concernés par la mise en cause que véhicule cet article.
 Et notamment pas, bien entendu, les sénateurs amis du vin auxquels, à cette occasion, nous renouvelons nos remerciements.
 .
1) AGGRAVATION
 Malheureusement, lorsque l'on cherche sur le site du Sénat, on apprend que le rapport d'information sur la fiscalité comportementale «rapport d'information n°399... fait au nom de la mission d'évaluation et de contrôle des comptes de la sécurité sociale et de la commission des affaires sociales... n'est pas disponible au format électronique».
 Mais nous avons quand même pu le parcourir grâce à une structure amie.
Et au cours de ce parcours, certaines affirmations nous ont particulièrement étonnés...
.
Ainsi en est-il de la page 44.
 En effet, celle ci est occupée majoritairement par un tableau reprenant sans réserve les chiffres avancés dans l'étude de Mmes Hill & C° (Alcohol-attributable mortality in France in 2009), soit un total de 49048 décès imputables à l'alcool, et cela malgré les incongruités sur les quels ils sont fondés et nonobstant le fait que nous les ayons signalées aux sénateurs concernés en date du 12 juin 2013 : lire notre courrier.
 Mais la surprise ne vient vraiment pas de là !
Elle vient bien plutôt de la phrase qui se trouve au bas du tableau :
«Selon une étude datée de 2011 portant sur des données de 2008, il   convient d’ajouter à ces chiffres 1 400 décès imputables à une conduite sous   l’emprise de l’alcool.»
 Ainsi, ce rapport sénatorial permet à la littérature œnophobique de franchir allègrement le seuil psychologique des 50 000 décès imputables à l'alcool avec un gain de prés de 3% en un an !
 .
2) OBJECTIONS
  a) En effet et tout d'abord, il apparaît bien étonnant qu'il convienne «d’ajouter à ces chiffres 1 400 décès imputables à une conduite sous   l’emprise de l’alcool» au chiffres de Mmes Hill & C°" qui ont été publiées en 2013 et cela selon une'«étude datée de 2011» !  Étude citée en référence et que nous avons consultée : Laumon,Gadebegku, Martin et Groupe SAM (2011)"Stupéfiants et accidents mortels (projet SAM) : Analyse épidémiologique".
Et il apparaît clairement et sans surprise qu'aucune mention d'un quelconque chiffre de 49000 décès imputables à l'alcool n'y est indiqué : elle ne porte que sur les décès par accidents de la route.
 Pour mémoire, elle indique en conclusion (page 139) qu'en 2008 le nombre de décès par accidents de la route  attribuables à l'alcool s'élevait à 1380, chiffre dont on peut tout à fait accepter qu'il soit arrondi à 1400, ne chipotons pas sur ce point...
 .
  b) D'autre part, si l'on se penche avec attention sur ce même tableau, on se rend compte qu'il comporte en 5° position une rubrique "Causes externes", les 4 premières étant consacrées aux maladies.
 Pour Mmes Hill & C°, ces causes externes provoqueraient 8154 décès par an que l'on peut à la rigueur arrondir à 8200.
Quelles sont-elles ?
 Allons à la 14° page de ce document de présentation de l'étude de ces dames :
 http://www.gustaveroussy.fr/doc/cancer/pdf/prevention/mma2013.pdf.
On voit bien que 8200 correspond à la ligne "Accidents et suicide".
 Mais les accidents de la route sont-ils compris dans ces "8200" ?
Reprenons le dernier document examiné et retournons à la 6° page, dernière ligne : nous voyons que le total "Accidents et suicides" est de 37 400.
 Il est intéressant de constater que au passage que les codes CIM 10 recouvrant l'ensemble de ces causes vont de V 01 à Y 89.
 Souvenons nous que cette étude porte sur l'année 2009 et allons sur le site du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc de l'INSERM) pour voir quel était cette année là le nombre total de décès imputables à ces causes là : Click.
 Le total porté est de 37368, ce qui, après "arrondissement", correspond bien aux 37 400 avancés par Mmes Hill & C°.
Donc, les 8 200 font partie des 37 400 qui correspondent au "total codes CIM de V 01 à Y 89".
 Or, dans ce total, on trouve les accidents de transports (V 01 à V 99).
Est-ce que les accidents de transport comportent les accidents de la route ?
 La réponse spontanée est «oui», mais vérifions quand même :  http://www.icd10data.com/ICD10CM/Codes/V00-Y99.
On voit bien que tous les moyens de transports sont mentionné, y compris les voitures, les "2 roues" plus ou moins motorisés, les bus, les "pousse-pousse", les transports aquatiques, aériens, spatiaux, etc...
 Et, bien sûr, les déplacement "pedibus cum jambis" !
 .
 Donc, les accidents de la route font bien partie des accidents de transport, eux même faisant partie des accidents ou suicides, lesquels, par conséquent, font bien partie des "causes externes",  lesquelles sont comprises dans les 49 000 décès imputables à l'alcool selon Mmes Hill & C°.
 Donc, rajouter 1400 aux 49 000 n'est pas pertinent..
  CQFD.
 .
3) PRÉCISIONS
 a) Chacun aura compris que l'aggravation sénatoriale est à notre avis incontestablement inappropriée... mais nous sommes prêts à débattre ici même ou ailleurs avec ceux qui ne partageraient pas notre point de vue.
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 b) Au travers de cette démonstration, il est évident que nous avons d'une certaine manière été amenés à défendre l'intégrité de l'étude Alcohol-attributable mortality in France in 2009.
Il est bien évident (nombre de nos articles précédents peuvent en attester)  que cela ne saurait signifier en aucune manière que nous la cautionnions sur le fond.
 Cela va sans dire... mais encore mieux en le disant !
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 4) QUESTION
Et Mme Hill comment va-t-elle réagir ?
Va-t-elle se vexer ?
 À notre avis, pas du tout.
Il se pourrait même, toujours à notre avis, qu'elle justifie cette aggravation en soulignant qu'elle est tout à fait normale en vertu du principe qui a fait sa gloire.
 Et qu'elle ajoute in petto : «3% en un an c'est toujours bon à prendre car il est un principe constant quand on poursuit l'objectif d'hyper-fiscaliser le vin : des décès imputables à l'alcool, plus y en a mieux ça va».
Et la réalité des chiffres ?
 «Elle compte moins que le nombre de fois où ils sont validés en étant repris et diffusés.
En fait c'est ce nombre le chiffre vraiment important;, celui dont l'augmentation doit être incontestablement authentique».
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jeudi 6 mars 2014

Le sucre en hyperliens

Son potentiel addictif plus élevé que celui de la cocaïne.
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Les aliments gras et sucrés sont aussi addictifs que la cocaïne et la nicotine.
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Il pose plus de problèmes que l'alcool (voir conclusion).
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Il est particulièrement dangereux sous sa forme liquide (sodas, etc...) car il déjoue alors plus facilement les mécanismes de satiété.
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Il est en grande partie responsable de l'épidémie mondiale d'obésité et provoque aussi "foie gras" et problèmes cardio-vasculaires.
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Le diabète sucré provoque environ 2,4 fois plus de décès que les maladies du foie causées par l'alcool.
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Selon le Global Health Risks de l'OMS (2009), dans le groupe de pays auxquels appartient la France, les High Income Countries, l'hyperglycémie tue proportionnellement 4,4 fois plus que l'alcool (page 11)
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Le fonds mondial de recherche contre le cancer recommande d'éviter les boissons sucrées
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Il semblerait en effet que le sucre "nourrisse" les tumeurs
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Et qu'il contribuerait par ailleurs au développement de la maladie d'Alzheimer
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À l'inverse de l'alcool, sa consommation est en constante augmentation et concerne aussi les enfants.
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Le sucre le plus consommé n'est pas celui que l'on croit : il est encore plus dangereux (de 2mn 30sec à 3mn) !
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Pour en savoir plus, on peut chercher à partir de ces 3 mots : doux poison blanc.

Focus sur le fructose majoritairement employé dans les "soft drinks" en raison d'un effet addictif supérieur.

Boire régulièrement des boissons gazeuses sucrées ferait vieillir prématurément .
C'est ce qu'affirment des scientifiques américains dans une étude publiée dans l'American Journal Of Public Health.
Impact très négatif des boissons sucrées sur notre système hormonal.

mardi 25 février 2014

Le point sur certaines questions en cours (2)

Il y a 2 semaines, après quasiment un an de silence, Mme la ministre des affaires sociales et de la santé a daigné répondre à la question de M. Alain Suguenot, député de Côte d'Or, au sujet de l'avenir du Conseil de Modération et Prévention, lui indiquant notamment que le CIMAP (comité interministériel pour la modernisation de l'action publique) en avait décidé la suppression plusieurs mois auparavant :  http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-19030QE.htm.
 Ce que nos lecteurs savaient déjà : voir notre article du 28/11/2014.
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Néanmoins, rien de vraiment officiel n'était encore intervenu.
 Mais la réponse tardive de Mme Marisol Touraine laissait à penser que la chose était imminente.
Effectivement, le couperet tomba quelques jours plus tard.sous la forme du  décret n° 2014-132 du 17 février 2014 portant suppression de commissions administratives à caractère consultatif.
 Pour éviter à nos lecteurs une lecture trop fastidieuse, nous publions ci-dessous l'article qui concerne le CMP, le n° 27 :
.
Conseil de modération et de prévention.
I. ― L'article 69 de la loi du 5 janvier 2006 susvisée est abrogé.
II. ― Le décret n° 2006-159 du 14 février 2006 portant création du Conseil de modération et de prévention est abrogé.
III. ― L'arrêté du 10 avril 2009 approuvant le règlement intérieur du Conseil de modération et de prévention est abrogé.
IV. ― Dans l'annexe de l'arrêté du 2 août 2012 portant fixation de la liste des instances dont les membres sont soumis à l'obligation de déclaration publique d'intérêts en application de l'article L. 1451-1 du code de santé publique, la ligne suivante est supprimée :

Conseil de modération et de prévention (prévention de l'alcoolisme) DGS MC2 Loi n° 2006-11 du 5 janvier 2006 d'orientation agricole (art. 69)
Décret n° 2006-159 du 14 février 2006


 Les plus avertis de la chose publique s'étonneront sans doute, comme tel a été notre cas, qu'un décret supprime le produit d'un article de loi.
La loi étant discutée et votée au Parlement, par les élus du peuple et des collectivités, est-il normal que le gouvernement puisse l'abroger ?
 Que l’exécutif défasse ce qu'ont voulu les législateurs ?
Est-ce conforme aux principes démocratiques de la séparation des pouvoirs théorisée dès le Siècle des Lumières ?
 Non !
Pas plus qu'à celui dit du "parallélisme des formes", principe selon lequel une décision administrative prise sous une certaine forme ne peut être annulée ou modifiée qu'en respectant les mêmes formes.
N'y aurait-il pas un recours à introduire pour excès de pouvoir ?
 Théoriquement oui, mais celui-ci, selon notre comité juridique, aurait très peu de chance d'aboutir dans la mesure où le Conseil Constitutionnel, le 5 novembre dernier, à la demande du 1° Ministre, Mr Jean-Marc Ayrault, a, en quelque sorte, "déclassé" l'article 69 de la loi du 5 janvier 2006.
Voir 3° tiers de ce document : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2013/2013-241-l/decision-n-2013-241-l-du-05-novembre-2013.138591.html.
 .
 Alors ?
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Alors voilà les défenseurs du vin bien démunis à présent et sans possibilité de voir arriver les attaques ad vinum et de pouvoir les prévenir.
 Et, ce qui nous ramène à la situation d'avant 2006, de ne pouvoir réagir qu'a posteriori, une fois que l'impact négatif a eu lieu.
Par exemple comme dans l'affaire de "l'étiquette sur le pare-brise" :  http://news.autojournal.fr/news/1409644/Campagne-s%C3%A9curit%C3%A9--journal-automobile-video.
 Certains peuvent à présent s'en donner à cœur-joie !
L'INPES, par exemple, qui n'avait pas hésité à se mettre hors-la-loi, en dernier, en observant toutefois un minimum de prudence au travers d'une campagne "soft". Voir notre article "Illégal".
  Qu'il nous soit permis à cette occasion, sans oublier les milliers d'amis du vin qui s'étaient mobilisés à leurs côtés, de rendre un hommage tout particulier à deux personnes qui jouèrent un rôle fondamental dans cette conquête que fut la mise en place du CMP, chose d'autant plus méritoire qu'ils opérèrent avec très peu de moyens propres.
 Xavier Carreau, tout d'abord, à l'époque remarquable président de Vin & Société.  et puis Delphine Blanc qui était alors directrice à mi-temps de cette association et dont la discrétion dissimula, hélas, aux yeux de beaucoup et pendant longtemps, l'excellente efficacité.
 .
 Tous deux doivent être bien tristes aujourd'hui de voir perdue une partie essentielle de l'héritage qu'ils avaient laissé !
Qu'ils sachent néanmoins que notre gratitude leur est pleinement acquise pour cette parenthèse de 8 ans.

lundi 17 février 2014

2 articles intéressants

1° article intéressant : http://languedoc-roussillon.france3.fr/2014/02/13/quand-les-senateurs-de-la-region-militent-pour-le-classement-du-vin-au-patrimoine-national-414751.html.

Notre commentaire :
 Merci aux parlementaires qui se sont déplacés pour une aussi noble cause.
Merci au Ministre de l'Agriculture pour son avis bienveillant.
 Reste que selon ce dernier aura fort à faire au cours de ladite "consultation en interministériel" face à la titulaire du Ministère de la Santé, un endroit où pullulent les ayatollahs, et cela de manière permanente.
C'est comme en Iran : les ministres passent, les ayatollahs restent !
 Et très peu de temps après leur nomination, les premiers ont beaucoup de mal à ne pas devenir les "Tatayets" des seconds.
Pour le plus grand bénéfice des malfaisants malbouffisants dont les produits délétères coûtent chaque année plus cher à notre Sécurité Sociale : diabètes,  obésité, cancers, problèmes cardio-vasculaires, etc...
 Et aussi pour le bonheur des fournisseurs de beuveries du week-end, l'explosion du nombre de comas éthyliques en témoigne.
Comptons d'ailleurs avec certitude et une fois de plus sur l'action du Junk Food & Binge-Drinking Lobbystic System pour jouer de son influence discrète et efficace afin que ce projet n'aboutisse pas.
 Tout cela dans le plus grand mépris des représentants du peuple et des collectivités locales, comme on l'a vu dans la récente affaire de la "mise en sommeil" du Conseil de Modération et Prévention, une instance pourtant créée à l'unanimité des parlementaires, épisode au cours duquel Mme Marisol Touraine l'a emporté haut-la-main sur Mr Le Foll.
Ce dernier aura donc fort à faire.
 .
2° article intéressant : http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/17/1820198-carcassonne-roland-courteau-veut-classer-le-vin-au-patrimoine-mondial.html.
.
Notre commentaire :
Bien entendu, nous aurions préféré un seul amendement co-signé par tous les protagonistes de la rencontre avec le Ministre de l'Agriculture, rencontre évoquée dans le premier article.
 Pour nous la défense du vin est fondamentale et devrait transcender les autres débats, lesquels nous semblent bien secondaires : capitalisme, socialisme, etc...
Mais hélas les clivages auxquels nous sommes, pour notre part, indifférents semblent bien peser encore de tout leur poids.
 Nous souhaitons donc, afin de démontrer que le message se situe bien au dessus des partis, que les autres sénateurs concernés, Mr Couderc en tête, déposent eux aussi un amendement allant dans le sens de la Proposition de Loi qu'ils avaient, avec d'autres, déposée à l'automne dernier : Click.
 .
Conclusion :
Dommage que le "camp du vin" ne soit pas aussi homogène que le "camp d'en face" !
En ce qui nous concerne c'est clair : nous n'avons que des amis dans le premier et aucun dans l'autre.

jeudi 13 février 2014

Converti ?

Notre président de la République, peut-être désireux de ressembler à son prédécesseur, s'est-il converti à l'abstinence ?
Jusqu'à éviter le moindre contact avec le vin ?
 Jusqu'à en être insincère et... carrément incorrect ?
Voir ceci de 6mn 40sec à 7mn'12sec :
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-petit-journal/pid6381-les-extraits.html?vid=1019507.
 Les plus superstitieux se poseront une autre question : nos relations avec la 1° puissance mondiale se trouvent-elles vraiment sous de bons auspices alors que le chef de l'Etat français se refuse à boire ne fût-ce qu'une goutte «à l'amitié franco-américaine» ?
 .
 Ce n'est pas la première fois qu'une telle attitude de sa part est observable lors de visites présidentielles à l'étranger et cette conversion semble dater d'avant la fin de l'année dernière.
 Voir cette scène qui se passe au Brésil en décembre dernier (de 2mn 30sec à la fin) et qui semble aussi procéder du fameux "zèle des convertis" (sans prosélytisme toutefois) :
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-petit-journal/pid6381-les-extraits.html?vid=989244.
 .
 Nous parlons de conversion car nous nous souvenons que lors de la dernière campagne électorale présidentielle, François Hollande s'exprimait très positivement à l'égard du vin, narrant sa propre première expérience : http://malolactik.com/2011/09/30/exclusif-malolactik-francois-hollande-donne-sa-vision-du-vin-en-france-nous-avons-un-potentiel-de-developpement-considerable/.
 Et parce qu'il y a peu de mois encore, il soutenait par le geste «la 2° activité exportatrice de notre pays» (la première non délocalisable). Voir cette image :  http://www.cequivavraimentsaoulerlesfrancais.fr/vin/assets/img/cequivavraimentsaoulerlesfrancais-campagneinterpellation-hollande.jpg.
 .
 Or qu'avons observer à l'occasion du voyage du Président de la République aux USA ?
Que parmi les 40 chefs d'entreprise qui avait été invités à l'accompagner, aucun représentant de la filière viti-vinicole ne figurait !
 Pas plus que le ministre de l'Agriculture ne faisait partie des membres du gouvernement qui étaient du voyage...
 .
 Mais la promotion du produit le plus emblématique de notre pays a quand même été assurée puisqu'au cours du dîner d’État, «Barack Obama a salué la France lors des toasts, citant notamment Alexis de Tocqueville et saluant les produits français comme "les films, la nourriture, le vin... surtout le vin"» : Click (3°§).
.
 Pour nos exportations, pour l’œnotourisme en France, pour la valorisation de notre patrimoine culturel et gastronomique : merci monsieur le Président... des États Unis d'Amérique !

mercredi 29 janvier 2014

Cette fois peut-être…

Depuis près de 8 ans, nous le demandons.

 Cette revendication, au fil du temps, a été largement reprise par la grande majorité des organisations agricoles et par des centaines de parlementaires de tous bords politiques.
 Plusieurs propositions ont été déposées officiellement par des groupes conséquents.
Des saboteurs sournois sont sans doute à l'oeuvre, mais personne n'a jamais déclaré publiquement qu'une telle inscription serait illégitime, voire inopportune.
 Mais le fait est que le sujet n'a jamais été inscrit à l'ordre du jour de l'une ou l'autre des 2 chambres formant le Parlement.
Et le vin, malgré sa présence plus que bimillénaire sur notre sol, n'est toujours pas inscrit au Patrimoine Culturel et Gastronomique Protégé de la France.
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 Mais cette fois, peut-être, les saboteurs sournois seront déçus !
Et cela grâce au sénateur Couderc et à 29 de ses amis dont l'historique défenseur du vin : M. Gérard César.
 Lisons cet article : http://www.midilibre.fr/2014/01/28/couderc-hardi-defenseur-du-vin,814269.php.
Et voici la proposition de loi qu'ils ont déposée : Click.
.
 C'est l'occasion pour nous de remercier une fois de plus tous les parlementaires qui se sont engagé dans ce combat et cela depuis des années.
 Comme le non moins historique sénateur Courteau : Click.
 .
C'est aussi l'occasion pour rappeler que pour nous, les clivages politiques traditionnels n'ont pas beaucoup d'importance.
 Il y a d'un côté les amis du vin et de l'autre le camp de la cocacollaboration.
Quelle différence de méthode ?
 Chez les premiers on agit franchement, au grand jour, tandis que dans le second, c'est beaucoup plus... sournois.
 Ce qui démontre une fois de plus que : In vino veritas !

lundi 27 janvier 2014

Obama, Canal + et Ku Klux Klan

I. Nous avons été assez étonnés  par une récente déclaration du Président des USA, lequel, parlant du cannabis a affirmé : «Je ne pense pas que ce soit plus dangereux que l'alcool». Tout en en déconseillant clairement l'usage à ses filles.      Et en ajoutant que «c'était une mauvaise idée, une perte de temps et pas très sain» : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/01/20/obama-je-ne-pense-pas-que-fumer-du-cannabis-soit-plus-dangereux-que-l-alcool_4350725_3222.html.

Est-ce à dire que Barack Obama reconnait lui-même avoir parfois "la mauvaise idée de perdre du temps à se livrer à une occupation pas très saine"?
 Nos lecteurs assidus se souviennent probablement que nous avions, il y a plus d'un an, parlé de son goût assumé pour la bière et de la richesse de sa cave à vin.
Relire notre article du 05/11/2012 : http://www.honneurduvin.com/obama-vs-romney/.
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 En fait, il faut lire la totalité de sa déclaration pour mieux comprendre : «Comme cela a été révélé, j'ai fumé de l'herbe lorsque j'étais enfant et je considère cela comme une mauvaise habitude et un vice, pas très différent de celui des cigarettes que j'ai fumées lorsque j'étais jeune et jusqu'à un âge avancé de mon existence d'adulte. Je ne pense pas que ce soit plus dangereux que l'alcool.»
 On peut observer que :
  a) cette déclaration fait suite à une révélation probablement considérée comme gênante et à laquelle il convenait de répondre en minimisant l'acte autant que possible pour laisser entendre que les facultés cérébrales présidentielles n'étaient pas amoindries.
   b) c'est uniquement au tabac que le cannabis est comparé en tant que vice.
Vice et danger sont des choses différentes : la comparaison avec l'alcool n'est faite que sur le plan de la dangerosité.
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 Comparaison abusive à notre sens, puisque si l'être humain est équipé de dispositifs détoxifiants en ce qui concerne l'alcool, notamment les enzymes alcool-déshydrogénases, par contre ses poumons ne sont absolument pas armés contre les fumées de différentes natures... ou les particules fines.
 On voit d'ailleurs bien dans le Global health Risks de l'OMS (page 11) que, dans les High Income Cuntries (les pays à haut niveau de vie, tels que les États Unis... ou la France) la pollution urbaine tue 2 fois plus que l'usage de l'alcool.
 Et le tabac 15 fois plus.
Qui plus est, personne, même pas Mme Hill, ne conteste l'intérêt d'une faible consommation quotidienne d'alcool.
 Alors que personne ne reconnaîtra la moindre vertu à la moindre bouffée.
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 II. Et nous avons été tout à fait indignés de la manière dont cette déclaration a été exploitée par certains médias, détournement de sens à l'appui.
 Prenons par exemple I Télé à l'occasion de son émission "On ne va pas se mentir" :
http://www.itele.fr/chroniques/onvpsm-on-ne-va-pas-se-mentir/pas-touche-a-la-loi-veil-obama-fumer-mieux-que-boire-psa-un-fleuron-francais-sous-emprise-chinoise-razzy-hammadi-un-depute-normal-69598.
Voir le titre : «Obama : fumer mieux que boire ?».
Titre  repris incrusté dans les images (par intermittence et plusieurs fois de 16 mn 30sec à 22mn).
 Ecoutons les propos de l'animatrice, Mlle Léa Salamé, dès le tout début : «Le président américain estime qu'il est moins dangereux de fumer du cannabis que de boire de l'alcool».
Cette affirmation est répétée à 14mn 54sec, à 16mn 04 sec,
La bonne vieille méthode du bourrage de crâne !
 Pourquoi ne pas rebaptiser l'émission ?
Au lieu de "on ne va pas se mentir", on pourrait l'appeler "on va mentir aux téléspectateurs" par exemple...
 Ce serait logique, puisque les propos du président Obama ont été gravement déformés.
Et pourquoi, puisque Mlle Salamé nous dit en entame que chez elle le débat se déroule «sans langue de bois», ne pas parler plutôt de "langue de soda gazeux" ?
 Cette dernière question parce que I Télé est une filiale du groupe Canal +, chaîne sur laquelle est diffusée une émission dénommée "Le petit journal" et que nous gardons en mémoire un commentaire posté il y a quelque temps par l'un de nos lecteurs : http://www.honneurduvin.com/du-pain-sur-deux-planches/#comments.
 C'est d'ailleurs sur I Télé que Mr Christophe Barbier, il y a presque un an, avait relaté les propos du Ministre de l'Intérieur d'une manière qui nous avait quelque peu... surpris.
 Relire notre article "Barbier : la triche".
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III. À l'attention de M. Obama et concernant le même sujet, rappelons les mots de l'un de ses illustres prédécesseurs et non le moindre.
 Abraham Lincoln, qui reste dans les mémoires comme l'un des personnages les plus emblématiques de la lutte contre l'esclavage, disait : «Il est reconnu depuis longtemps que les problèmes liés à l’alcool ne sont pas dus à l'usage d’une mauvaise chose, mais à l'abus d’une bonne chose».
 À l'inverse, le Ku Klux Klan, organisation ségrégationniste, fondée au lendemain de la Guerre de Sécession par d'anciens officiers confédérés,  fut un des principaux promoteurs de la prohibition.
Et fut même, après une période de relative inertie, réactivé en 1915 à Atlanta notamment dans ce but :
http://www2.potsdam.edu/hansondj/Controversies/1107362364.html#.UuEprtJKEf4.
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 Réactivé à Atlanta ?
Mais Atlanta c'est bien la ville où se situe le siège de la "Coca-Cola Company", n'est-ce pas ?
 C'est d'ailleurs à l'interdiction de l'alcool à Atlanta dès 1885 que le monde doit la création du plus célèbre des sodas gazeux par John Pemberton, vétéran confédéré.
 Une sorte de limonade brune à base d'acide phosphorique carbo-hydraté dont nous parlons parfois ici.
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Lorsque c'est le cas, il nous arrive d'utiliser le mot "cocacolonisation", un néologisme créé dans les années 1950, c'est à dire à la période au cours de laquelle ce phénomène prenait pied dans notre pays et que commençait, par sbires interposés, à se mettre en place une véritable stratégie de discrédit à l'égard du vin.
 Afin qu'il cède la place qu'il occupait à cette époque sur la table des français.
Une stratégie qui ne cessera dés lors et jusqu'à nos jours de monter en puissance... et en férocité!
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 Peut-être, pour rendre un triple "hommage" à la lettre K, faudra-t-il que désormais nous écrivions plutôt : "KoKaKolonisation" !
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jeudi 16 janvier 2014

Conférence de presse présidentielle

Mardi dernier, comme désormais tous les 6 mois, le président de la République donnait une conférence de presse.

 Celle ci semblait très attendue pour diverses raisons que nous ne commenterons pas...
Et elle a été très commentée le lendemain dans les médias.
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 Un passage nous a particulièrement interpellé. Il est court.
C'est celui où M. François Hollande dit :
«Pourquoi est-ce qu'il y a ce dénigrement de nous même ?
Peut-être parce que ça fait partie de la tradition française : on est à la fois très orgueilleux et en même temps on aime bien dire du mal de nous.
 En pensant pas que les autres peuvent entendre.
Mais ils écoutent tout maintenant.»
À écouter de 51mn 42 sec à 51mn 58sec :
http://www.lcp.fr/emissions/politique-matin/vod/155306-la-matinale-du-mercredi-15-janvier-2014.
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Cela a paru beaucoup amuser l'assistance et notamment Mme Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé.
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 Mais nous osons une question : est-ce que le dénigrement de nous même ne commence pas avec celui de nos productions.
 Et notamment celles qui font le prestige de notre pays dans le monde entier ?
Et en particulier du vin ?
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 Et si l'on en convient, pourquoi, de manière directe ou indirecte, paie-t-on un certain nombre d'individus qui s'adonnent en permanence à cette sinistre occupation ?
  A-t-on pensé au moins à solliciter les pays concurrents de la France afin qu'ils participent à ce financement ?
Ce ne serait que justice !
 Et le budget de l'état aurait tout à y gagner : c'est pas une proposition pragmatique, ça ?
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Et s'ils se faisaient tirer un peu l'oreille, ces dits pays, il suffirait de leur rappeler l'exemple de 2009, année d'attaque historique contre le vin dans notre pays et, consécutivement, de décrochage sur les marchés internationaux.
 Voir notre fiche : "Exportations : 2009 atypique".
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 Au fait ! Tant qu'on y est, il faudrait leur demander d'aider le Sénat à assurer les émoluments de son président, M. Jean-Pierre Bel.
 Pourquoi ?
Parce c'est à ce second personnage de l’État que l'on doit la nomination de M. Bernard Maris au prestigieux Conseil Général de la Banque de France :  http://www.senat.fr/presse/cp20111223.html.
 Et alors ?
Alors, c'est bien Mr Maris qui déclarait récemment à la télévision, à une heure de grande écoute et dans le cadre d'une émission très prisée qu'«en terme de santé, les vins français sont les plus mauvais d'Europe» !
 Relire notre article du 30/10/2013.
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Sans doute «en pensant pas que les autres peuvent entendre»...
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 Est-il prévu de créer un "Prix du dénigrement français" (PDF) ?
Parce que si tel était le cas nous avons des noms de candidats à proposer...
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lundi 13 janvier 2014

Révolution culturelle

(Développement de notre article du 02/01/2013)

À partir 1966 eut lieu en République Populaire de Chine une période qui reste dans l'histoire sous le nom de "Révolution Culturelle".

Elle dura environ 3 ans, son retentissement international fut considérable et induisit un certain nombre d’événements marquants, notamment en France.
 Un journal joua un rôle considérable à cette époque : "Le Quotidien du Peuple".
Il existe toujours.

 Dans le Quotidien du Peuple, en décembre 2013, est paru un article qui pourrait être à la source d'une véritable révolution culturelle dans le tristement hygiéniste paysage français des recommandations sanitaires.
Nous le reproduisons ci dessous in extenso :
«Selon une récente étude publiée par le Daily Mail, le meilleur moyen de se maintenir en bonne santé serait de boire plus d'alcool et moins de café, l'alcool allongerait l'espérance de vie, alors que la caféine pourrait la réduire.

Apparemment cela serait dû aux télomères, les séquences répétées à l'extrémité des chromosomes ADN. On nous apprend que lors de la division cellulaire, ils permettent aux chromosomes de rester stables et de prévenir l'altération, étant associés également au vieillissement cellulaire. Quand ils deviennent trop courts, les cellules meurent.

Les chercheurs de l'Université de Tel Aviv ont déclaré que les télomères étaient raccourcis, même par une faible dose de caféine, mais rallongés par l'alcool. « Ce phénomène étudié devrait contribuer un jour à la prévention et au traitement des maladies des êtres humains », a indiqué le Professeur Martin Kupiec.

En attendant, d'après le diététicien, que ce soit le vin ou le café, consommez en bien sûr avec modération.»
http://french.pfrench.peopledaily.com.cn/Sci-Edu/8480984.html


 Comme nous l'avons fait il y a 11 jours, nous mettons à disposition de nos lecteurs l'étude-source israélienne :
http://www.plosgenetics.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pgen.1003721.

 Nous intéressant désormais de prés (chacun comprendra pourquoi) à la longueur des télomères, nous avons découvert grâce à un article de l'hebdomadaire "Le Point" que celle-ci influait sur le risque cancer :
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/un-risque-de-cancer-plus-eleve-en-cas-de-telomere-court-09-07-2010-1212868_57.php.
Voici l'étude-source de cet article : Click.

Le rapprochement de ces 2 études devraient interpeller l'Institut National du Cancer, non ?
 Il est vrai que depuis la nomination de Mme Agnès Buzyn à sa présidence ( mi-mai 2011), l'INCa ne nous parle plus beaucoup de télomères.
Pour ne pas dire plus du tout...

Normalement, du moins à notre sens, ces nouvelles découvertes devraient provoquer une profonde remise à plat de la problématique "vin et cancer".
 Et un moratoire sur toute proposition qui lui serait liée en attendant la fin de ce vaste chantier.

  D'autant plus que ce n'est pas tout !
Car en fin d'année dernière on a appris aussi qu'une équipe de chercheurs américains dirigé par Mme Ilhem Messaoudi de l'Université de Riverside en Californie, avait mis en évidence qu'une consommation modérée de vin renforçait le système immunitaire.
 Lire cet article qui comprend un lien permettant d'accéder à l'étude source :  http://www.metronews.fr/iinfo/l-etude-sante-ddu-jour-boire-un-peu-de-vvin-renforcerait-le-ssysteme-immunitaire/mmmlt! 2YWyAFCfRyTMk/.

 Sans oublier, bien sûr, les bénéfices du point de vue circulatoire :  «La consommation du vin rouge assure une meilleure espérance de vie», nous dit Jean Ferrières, cardiologue au CHU de Toulouse et chercheur à l'Inserm qui parle notamment de «protection vis-à-vis de l’athérosclérose, quel que soit le territoire intéressé, c'est-à-dire au niveau cérébral et au niveau cardiaque».
 Et évoque le problème du lien alcool-cancer dans le 1° paragraphe...
http://www.lepoint.fr/vin/jean-ferrieres-la-consommation-du-vin-rouge-assure-une-meilleure-esperance-de-vie-13-11-2013-1755957_581.php


  À la lumière de ces constatations, une réponse s'impose aux manœuvres en cours : s'il fallait stigmatiser et sur-taxer tout ce dont l'usage est salutaire parce qu'une minorité d'usagers en abusent, rien n'y échapperaient !
Pas même la nourriture...
 Et en l'occurrence nous ne parlons pas seulement de celle qui est reconnue nocive.
Y compris par ceux-là même qui la vendent :  http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/aux-etats-unis-mcdonald-s-conseille-a-ses-employes-de-ne-pas-manger-de-burgers_1310319.html.


Hardis, valeureux amis du vin, nous en viendrons à bout des intrigues à but fiscal et/ou à inspiration coca-collaborationniste !

 Et dans les moments de doute, voire de découragement, répétons-nous, paraphrasant Mao Tsé Toung (ou Mao Zedong) parlant de "l'impérialisme" que... "l'œnophobisme est un tigre de papier" !

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jeudi 9 janvier 2014

TVA

Dès le 1° janvier dernier, la TVA appliquée au vin, comme à celle de nombreux autre produits de consommation, a été portée de 19,6% à 20%.

 C'est l'occasion pour nous de rappeler que nous cherchons encore quelqu'un qui veuille bien nous expliquer pourquoi le vin est affecté d'un taux bien supérieur à celui généralement appliqué aux produits alimentaires provenant directement de l'agriculture.
 Aucune donnée objective ne peut, à nos yeux, justifier techniquement cet état de fait

Affiche syndicat. 

Produit transformé ?
 Oui, le vin, comme le cidre ou le poiré, sont des jus de fruits qui ont subi une transformation : la fermentation.
Mais il s'agit d'une transformation naturelle maîtrisée car si elle ne l'était pas elle irait jusqu'à son terme et le liquide final serait du vinaigre... qui fait partie des produits dont le taux de TVA est de 5,5% !
 .
 Et puis, le fromage ne sort pas fromage du pis de la vache, que diable !
Les charcuteries font partie d'une catégorie qui s'appelle viande transformées !
 Quand aux sodas, n'en parlons pas, ce sont carrément des produits industriels !
 .
Problème de nocivité attribuable à l'alcool ?
 Rappelons une fois de plus que pour le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, les viandes transformées et les boissons sucrées sont à éviter tandis que les boissons alcoolisées sont à limiter.
 Un rapport que les responsables de l'Institut National du Cancer (INCa) semblent avoir oublié de lire... bien qu'ils ne se privent pas de le citer dans leur références !
 .
Et que ne pas dire des deux autres principales causes de mortalité ?
 Les problèmes cardio-vasculaires, par exemple, envers lesquels le vin présente un effet préventeur comme, Mme Buzyn, présidente de l'INCa le reconnaissait elle même à Bordeaux il y a un  peu plus d'un mois.
 Quant au diabète, nous n'épiloguerons pas sur les effets comparés du sucre et de l'alcool sur cette cause en constante progression...
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 Lorsque une telle aberration fut mise en place, dans les années 1950, la profession lutta contre cette sur-fiscalisation.
L'affiche ci-dessus en témoigne:
 Mais, malheureusement, bien peu réalisèrent que s'il en était ainsi c'était parce que la cocacolonisation avait commencé avec ses moyens de lobbying considérables, des "études" très défavorable à la consommation régulière et modérée de vin comme celle de Ledermann, et sa farouche ambition d'imposer définitivement et exclusivement la "limonade brune" sur la table des français.
 Objectif qui n'est pas loin d'être atteint, du moins si on observe quels liquides sont le plus présents sur les tables de cafétérias.
 Ne parlons pas des fast-food qui développent actuellement leurs implantations comme jamais... avec les conséquences sanitaires que l'on sait.
 Mais n'oublions pas non plus les brasseries ou restaurants plus traditionnels : le mal les gagne !
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 Plus tard, certains tentèrent encore d'agir, jusqu'à rappeler à celui qui était Président de la République dans les années 1980 qu'il avait signé une proposition de loi visant à ramener la TVA appliquée au vin au taux général des produits agricoles : peine perdue !
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 Beaucoup ont oublié, d'autres se sont résignés  à cette injustice... ce qui (avouons le) est un peu notre cas.
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 Mais pas tout à fait !
Car à l'heure ou certains œuvrent, rapports et études orientés à l'appui, à aggraver encore la situation, à passer de la sur-fiscalisation à "l'hyper-sur-fiscalisation", nous pensons avoir quand même encore le droit de rappeler que le vin, depuis des décennies, a largement payé son écot à la solidarité nationale... avec pour conséquence des courbes de consommation en chute libre et un risque de quasi-disparition de la culture populaire.
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  À d'autres maintenant !

lundi 6 janvier 2014

Continuer…

 "Faites ce que je dis, pas ce que je fais" !
 Le 30 novembre dernier à Bordeaux, quelques minutes après nous avoir asséné des chiffres «avérés», provenant d'études «robustes» et de documents OMS non communiqués, Mme Buzyn, Présidente de l'Institut National du Cancer, nous exhortait, à ne pas y regarder de plus près.
 Voir : http://www.youtube.com/watch?v=YiYuLR2T6aQ#t=5 à 1h 21mn 54 sec.
«Arrêtons de nous balancer des chiffres à la figure...».
À 1h 22mn 43sec : «Ne luttons pas contre les chiffres» !
 Est-ce qu'en l'occurrence il ne fallait pas entendre «ne luttez pas contre mes chiffres» ?
15000 décès par cancer attribuables à l'alcool en 2009, point, barre !
 Circulez, y a rien à voir !
Ite, missa est, et pis c'est tout !
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Et ces 15000 proviennent d'un document OMS dont nous ne divulguerons pas les références car vous n'avez pas à vérifier ce qui vous est péremptoirement affirmé !,
 Bande d'outrecuidants !
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 Désolés, madame, mais parce que nous avons déjà été confrontés à des chiffres de propagande à but fiscal et que nous savons donc que cela existe, nous allons pour notre part continuer à y regarder de plus prés !
 Et si «chercher à comprendre c'est commencer à désobéir», comme on nous le serinait pendant un an aux temps lointains du service militaire, nous allons être au regret de ne pas obtempérer, de ne pas vous obéir.
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 Car enfin, il faudrait bien qu'on nous l'explique et qu'on nous le démontre ce bond d'environ 67% en 3 ans de la mortalité par cancer due à l'alcool, de 2006 à 2009 selon les propres chiffres de l'INCa (voir notre article "Double langage ? (2)") !
Cela après un plus d'un demi-siècle de diminution continue de la consommation...
 Et si on ne nous l'explique pas, nous irons chercher l'explication !
Faute de quoi, certains esprits pervers et mal intentionnés pourraient en avancer une, d'explication.
 Par exemple que, le chiffre de 9000 s'étant révélé insuffisant lors de la manip' de 2009, le président de l'INCa étant alors M. Dominique Marraninchi, pour celle de 2013-2014, dans le but de de faire mieux, on a décidé d'en asséner un autre, espéré plus convaincant.
 Parce que plus impressionnant.
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 Et notre travail va commencer par le début de cette incroyable période, en 2009, avec le rapport de Mmes Hill, Doyon et M. Moussanif, intitulé "Évolution de la mortalité par cancer en France de 1950 à 2006".
 Un rapport, rappelons-le, référencé en 2011 par l'INCa dans une de ses "Fiches repères" (§ 1-2, page 2).
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Ouvrons le :
http://www.invs.sante.fr/publications/2009/evolution_mortalite_cancer_france_1950_2006/rapp_sci_cancer_mortalite_web.pdf.
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Passons pour le moment sur certaines fantaisies.
 Par exemple, page 39 (3.5 Cavité buccale) : «Les principaux facteurs de risque sont l’alcool, le tabac et
les infections à papillomavirus responsables respectivement de 60 %, 52 % et 7 % des décès.».
Et même si 60 + 52 + 7 = 119 , «l’ensemble de ces facteurs explique 78 % des décès par cancer de la cavité buccale».
119 = 78 ? Nous en reparlerons...
 Mais notons dès à présent que cette étrange base de calcul n'est pas sans conséquence puisque c'est sur elle qu'ont été estimés les 9000 décès par cancer attribuables à l'alcool en 2006 dont parlait l'INCa dans sa fiche repère à la fin de l'ère Marraninchi.
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 Ce qui pour Mme Hill, assez logiquement, représentait une nette diminution par rapport à 1995 puisque selon elle, cette année là, «parmi les 45 000 décès attribuables à l’alcool, 16 000 sont des décès par cancer».
 Voir cette étude parue en 2000, 1° colonne, page 16 : http://www.hcsp.fr/explore.cgi/ad301417.pdf.
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Cela avant l'inexplicable et tout récente violente inversion de tendance, entre 2006 et 2009 : + 6000 !
 Plus de 18% par an : une hécatombe !
Remarquons qu'à elle seule cette inversion explique sans doute que la mortalité totale attribuée à l'alcool ait augmenté de 1995 à 2009 (de 45000 à 49000).
 Or cette mortalité totale devait logiquement avoir diminué de 1995 à 2006, passant de 45000 à 38000 (16000 - 9000 = 7000 et 45000 - 7000 = 38000),
 Et encore... en faisant comme si les autres causes de décès n'avaient pas diminué !
Or, à titre exemple, le nombre de tués sur la route a été divisé par 2 en 20 ans selon les statistiques...
 On peut donc estimer que, selon Mme Hill et l'INCa, la mortalité totale attribuable à l'alcool, dans un contexte favorisant la décroissance, a augmenté de près de 10% par an !
 .
 D'autres chiffres encore, provenant du même document, sont à mettre en regard des propos de Mme Buzyn.
Et ceux que nous venons d'évoquer sont à rapprocher d'autres parutions... y compris OMS.
 Identifiables, celles là !
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                                                        (À suivre car nous n'arrêterons pas)