"Les Demoiselles de Rochefort", un des meilleurs films francais ! Et ce fut une occasion de revivre l'époque où les français avaient le moral. Pourquoi l'avaient-ils ? Voir les objets verticaux qui ornent la table du dîner partagé par les 2 sublimes "jumelles" avec d'autres convives dans cet extrait : https://vimeo.com/14385676. Le liquide qu'ils contiennent, ce n'est assurément pas de la "limonade brune" ! Mais à présent, les français semblent constituer le peuple le plus pessimiste du monde : https://www.ipsos.com/sites/default/files/ct/publication/documents/2018-12/what_worries_the_world_-_france_-_novembre_2018.pdf (voir page 7). Pour quelle raison, depuis 1967, cette baisse vertigineuse de l'espérance ? À quelle autre évolution cette décroissance est-elle parallèle ? Réponse : le graphique ci-dessous.
Le Président de la République, depuis Le Caire, parlait hier de «mal être»...
Incompréhension journalistique Il est instructif de lire cet article paru dans le "Financial Times" et intitulé «Why the French went off wine» : https://www.ft.com/content/b7f38a7e-18b8-11e2-80af-00144feabdc0. Un article qui se termine ainsi (traduction) : «Au bout du compte, le déclin du vin est une illustration des changements positifs que la mondialisation a suscités en France. Les Français sont seulement d’humeur trop sombre pour l’admettre.» Dommage que l'auteur de cet article, Simon Kuper n'ait pas été en capacité de penser qu'entre ce malbouffisant déclin et cet assombrissement délétère, il pouvait peut-être y avoir une relation de cause à effet...
Et cela bien qu'il réside à Paris. À se demander si la capitale d'un pays est le lieu le plus approprié pour en connaître l'âme. Bien d'autres exemples permettent d'en douter...
Mais fort heureusement il est aussi des contre-exemples ! Bien que parisien, Michel Legrand connaissait bien le philtre d'humour, la potion de joie, le suc épanouissant... ainsi que son exceptionnelle aptitude à générer joie et convivialité !
Il n'avait certes pas oublié que «le bon vin réjouit le coeur de l'homme» (Bible). ` `M
J.- Dear Gilles, où en êtes-vous de ce "Grand Débat" dont nous entendons beaucoup parler au Royaume Uni ?
G.- Eh bien, ami John, cette consultation a commencé sur le terrain et il apparaît que la participation est plutôt satisfaisante quantitativement.
J. Super ! G.- Un bémol, toutefois : selon la presse, il semblerait que la moyenne d'âge des participants est assez élevée. Elle serait de 50 ans. J.- Aïe ! N'est-il pas possible d'amener de plus jeunes personnes à participer ? G.- Certaines initiatives sont en cours, parfois assez fantaisistes. Mais à mon avis, ce sera difficile... J.- Pourquoi ? G.-Parce que ce sont les quinquagénaires qui, majoritairement du moins, ont été élevés dans leur enfance au contact quotidien du vin par l'intermédiaire de la consommation pratiquée par leurs parents. Et dont l'inconscient avait atteint une solidité suffisante pour que s'y grave plus difficilement la propagande acculturante qui a accompagné la loi Évin en 1991. Par conséquent, si les générations précédentes possèdent un niveau plus élevé encore d'œno-culture, cette dernière devient minoritaire chez les suivantes. J.- Mais quel rapport avec le Grand Débat ? G.- Eh bien, comme tu le sais, nous vivons en ce moment en France une période agitée, troublée, conflictuelle, parfois gravement conflictuelle, et le but de ce débat est, finalement, de restaurer le lien social. J.- Oui, et alors ?
J.- My dear Gilles, j'ai bien l'impression que vous allez
très bientôt passer devant nous (*) en matière d'hygiènisme punitif ! G.- Oui, ami John, j'ai comme toi repéré -c'est le cas de le dire - la manœuvre sournoise à laquelle tu fais allusion. Il faut dire que nos "élites" administratives ont toujours nourri une forme de complexe d'infériorité par rapport aux vôtres. Alors... elles veulent faire plus fort ! J.- Mais ne crois-tu pas que cela va ajouter au malaise que l'on peut constater en France depuis quelques semaines ? G.- C'est très possible mais dans les couloirs ministériels, para-ministériels ainsi que chez les "Hill's Angels Gotiques" (**), assimilés et autres malbouffisants on juge probablement que l'agitation en cours va permettre d'agir discrètement. J.- C'est quand même malheureux de voir une telle aversion au vin dans les hautes sphères du pays même où naquirent Colette, Baudelaire, Rabelais... G.- Eh oui ! Sais-tu que ce dernier était admirateur d'Érasme (***) et avait beaucoup étudié Hippocrate, le génial fondateur de la médecine rationnelle. Lequel disait que «le vin est une chose merveilleusement appropriée à l'homme si, en santé comme en maladie, on l'administre avec à propos et juste mesure suivant la constitution individuelle». J.- Bien sûr ! Et je sais également que Rabelais (****) se tenait aussi
Contexte Nous sommes sommes dans un mois de janvier que les tenants de l'hygiènisme punitif (THP) espèrent fondateur pour des victoires futures. On le voit bien non seulement au travers de la très vaste promotion du "dry january" (voir notre revue de presse 01/01 au 12/01), de la publication concomitante de certains documents sur lesquels nous reviendrons et des récentes réactions au permis du Ministre de l'Agriculture (revue de presse depuis le 16/01).
La prochaine étape, dans les prochains jours, étant d'officialiser les lugubres "repères Ducimetière", possiblement au travers du prochain PNNS. Pour savoir où nous en sommes aujourd'hui, voir bas de la 2ème colonne de la 2ème page : http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1179.pdf. Notre position de principe Nous considérons comme INSINCÈRES toute étude, article, rapport, déclaration, plans, avis (etc...) qui reprennent aujourd'hui le chiffre de 49000 décès attribuables à l'alcool ! Du moins quand ils émanent de personnes ayant les moyens d'être informées, et en particulier de celles qui ont reçu une formation scientifique. Car il est issu d'une étude datant de 2013 signé notamment par Mme Catherine Hill et portant sur l'année 2009 : https://www.gustaveroussy.fr/sites/default/files/mortalite_alcool_france_2014.pdf. Or, entre temps, la consommation de vin a encore baissé et, surtout, les données de base ont évolué. Articulation du développement ◆Nous allons tout d'abord montrer par quelle logique ce 49 000 a été obtenu, déterminer quel devrait être le chiffre actualisé par cette même méthode et ensuite pourquoi il est stratégique pour les THP taxœnomanes de sacraliser le chiffre portant sur des données vieilles de 10 ans. ◆Ensuite nous rappelerons les autres méthodes de calcul, souvent mises en œuvre par des spécialistes reconnus et ailleurs que dans une structure sponsorisée, méthodes qui aboutissent à des résultats au minimum nettement plus modérés. 1) Logique
In vino veritas : reconnaissons tout d'abord honnêtement que, dès lors que l'on accepte la thèse selon laquelle l’"alcool", en 1995, était «responsable d’un décès sur onze, c’est-à-dire d’environ 45 000 décès par an» (http://www.hcsp.fr/docspdf/adsp/adsp-30/ad301417.pdf), avancer le chiffre de 49 000 pour 2009 n'est pas illogique. En effet, selon le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), le taux brut de mortalité pour «abus d’alcool (y compris psychose alcoolique)» était établi en 1995 à 4,2. Or, en 2009, ce même taux était établi à 4,6. 4,6 / 4,2 =1.095. 45 000 × 1, 095 = 49,275. Quod erat demonstrandum. Mais dans la même logique, il faut bien noter que, depuis 2009, ce même taux brut de mortalité a baissé ! Il était en 2015 (dernière donnée disponible) établi à 3,9. 3, 9 / 4, 6 = 0.848. Et 0,848 × 49 000 = 41,552. Cela au terme, concernant ce taux, d'une baisse continue entamée il y a une quinzaine d'années au rythme d'environ 1,8% /an. Rappelons qu'il y a 15 ans, c'était l'époque où, statistiquement la génération d'âge médian en 1959 commençait à nous quitter et que ses derniers representants, à présent nonagénaires, représentent aujourd'hui une part ténue de la population. 1959 étant le "milieu du cratère sommital", la consommation de boissons éthanoliques ayant cessé d'augmenter en 1957 avant de décroître à partir de 1961. En prolongeant la courbe, on peut estimer que ce même taux brut de mortalité a été en 2018 égal à 3,6. Et que le nombre de décès «attribuables à l’alcool» est donc probablement passé au dessous de 40 000... toujours si on utilise les coefficients multiplicateurs "hilliesques". Mais 41 500 c'est déjà très important !
Car c'est moins que les 48 000 décès attribués à la pollution en France (9%) : https://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/06/21/la-pollution-de-l-air-est-responsable-de-9-de-la-mortalite-en-france_4954518_1652666.html. Laquelle passe maintenant, derrière le tabac, sur la 2ème marché du podium. Peut-être injustement d'ailleurs, car -cocacolonisation oblige- on oublie trop souvent de parler du diabète sucré dont le taux brut de mortalité indiqué par CépiDc pour 2015 est égal, lui, à... 18,1. +1% /an depuis 30 ans ! Presque 5 fois plus que l'"alcool" et 2 fois plus que la pollution... ce qui nous donne 96 000. Par conséquent, si la majorité des membres du jury n'était pas cocacorrompue, la place de l'alimentation diabèsitogène devrait être sur la première marche du podium, devant même le tabac : http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/tabac/index.asp.
Mais des méfaits de la junk food, les autorités et les medias ne parlent à l'évidence... cocasionellement. Et encore ! C'est ainsi que le taux de TVA qui lui est affecté reste celui des produits de première nécessité. Nécessaire mortalité ? (À suivre)
Un coup de fil reçu ce week-end : «Avez-vous lu le rapport publié mercredi 9 janvier dernier par le CESE, ce machin qui ne sert à rien d'autre qu'à engraisser ceux qui en font partie ? Il contient des considérations très dangereuses pour le vin !». Ce rapport, bien évidemment, nous nous nous y sommes penchés dessus dès sa parution et il est vrai qu'il comporte nombre de passages pour le moins désagréables. Notamment les 2 premiers points évoqués à la plage numérotée 19 dans le document : https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2019/2019_02_addictions.pdf. Mais nous n'avons pas envie de le commenter plus longuement, cela pour ne pas lui donner plus d'importance que ce qu'il a. Mise à jour du 18/01/2018 Nous considérons cet avis comme insincère au sens développé dans notre article de ce jour : http://honneurduvin.blogspot.com/2019/01/insinceres.html.
Nous y reviendrons, sur ce plan, mais d'ores et déjà nous voudrions faire quelques remarques : 1★ d'abord, rappelons que dans notre article "Savoir-vivre", nous n'avions pas exclu «un nouveau "coup
tordu" en pleine "trêve des confiseurs" notamment parce que quelques indices nous incitent à la méfiance». Or qu'apprenons nous ? Que «sans aucune publicité, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) qui dépend des services du premier ministre a transmis le 27 décembre (date idéale s’il en est !) aux préfets le plan gouvernemental de lutte contre les addictions» ! Suite à la "mise à jour" de l'article initial (voir ci-dessus), l'information sont il vient d'être fait état ne se trouve que sur la partie de l'article du "Monde" accessible aux abonnés mais on peut en prendre connaissance ici : https://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/addiction_le_gouvernement_a_un_peu_force_sur_la_sobriete_175535/document_actu_pro.phtml (sous le titre «Dans des préfectures vides ou presque…»). Bien informés, non, nos informateurs vigilants ? Merci à eux ! 2 ★ intéressant de voir la page de couverture dudit plan : https://www.drogues.gouv.fr/sites/drogues.gouv.fr/files/atoms/files/plan_mildeca_2018-2022_def_181227_web.pdf.
Particulièrement des 4 premiers mots : « Alcool, Tabac, Drogues, Ecrans». Ordre alphabétique ? Non : le tabac devrait se trouver en fin de liste. Ordre basé sur le nombre de décès ? Non : le tabac devrait se trouver en début de liste. Ordre de priorité dans l'esprit des auteurs ? No... comment ! 3★ nous avons en notre possession, sans autorisation de le communiquer, l'article du "Monde" publié le 07/08, c'est-à-dire avant mise à jour du 08.
On peut y lire ceci : <<«Même s'il ne contient pas de mesure flamboyante, c'est un plan très équilibré qui
tient globalement la route», juge Nathalie Latour, la déléguée générale de la Fédération Addiction, une structure qui fédère la majorité des associations du monde médico-social, chargé du traitement des addictions>>. Qui est le président de la Fédération Addiction ? Que dit-il du vin ? C'est sous le titre «Le vin n'est-il pas un alcool comme les autres ?» : https://www.franceinter.fr/societe/en-france-des-lobbyistes-tentent-toujours-de-nous-faire-croire-que-le-vin-n-est-pas-dangereux-pour-la-sante. Au passage, il est à noter que, visiblement, Mme Latour était au courant avant le 08/01 du plan qui devrait être divulgué ce jour là...